QCM : Anti-infectieux et surveillance infirmière (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Sur quel type de microorganismes les antibiotiques agissent-ils ?

Les champignons
Les virus
Les bactéries
Les parasites

Les bactéries

Explication

Les antibiotiques agissent contre les bactéries. Les antifongiques ciblent les champignons, et non les bactéries.

2. Quel mécanisme décrit l’action des bêta-lactamines comme l’amoxicilline et la ceftriaxone ?

Elles bloquent la réplication de l’ADN bactérien.
Elles détruisent la paroi bactérienne.
Elles perturbent la membrane des champignons.
Elles inhibent la synthèse des protéines bactériennes.

Elles détruisent la paroi bactérienne.

Explication

Les bêta-lactamines détruisent la paroi bactérienne, et l’amoxicilline et la ceftriaxone en sont des exemples. Le blocage de la réplication de l’ADN correspond notamment aux fluoroquinolones.

3. Une personne traitée par gentamicine doit être surveillée pour quels risques caractéristiques des aminosides ?

Un allongement du QT ou une hépatotoxicité
Une coloration rouge-orangé des sécrétions ou des neuropathies
Une néphrotoxicité ou une ototoxicité
Une atteinte tendineuse ou une hyperuricémie

Une néphrotoxicité ou une ototoxicité

Explication

Les aminosides, dont la gentamicine, peuvent entraîner une néphrotoxicité ou une ototoxicité. L’allongement du QT est notamment un risque associé aux macrolides.

4. Quel problème médicamenteux faut-il particulièrement envisager avec la clarithromycine chez une personne prenant une statine ?

Une atteinte de la vision des couleurs, ainsi qu’une toxicité rénale liée à la statine
Une baisse de l’absorption de la statine par le calcium, ainsi qu’un risque tendineux
Une diminution de l’efficacité de la statine par induction, ainsi qu’une hypokaliémie
Une interaction avec certaines statines, ainsi qu’un risque d’allongement du QT

Une interaction avec certaines statines, ainsi qu’un risque d’allongement du QT

Explication

La clarithromycine interagit notamment avec certaines statines et peut contribuer à un allongement du QT. La baisse d’absorption en présence de calcium concerne les tétracyclines, et non les statines avec la clarithromycine.

5. Contre quels microorganismes les antifongiques agissent-ils ?

Les champignons
Les parasites
Les virus
Les bactéries

Les champignons

Explication

Les antifongiques agissent contre les champignons. Les antibiotiques, eux, agissent contre les bactéries.

6. Chez une personne traitée par un azolé, quel ensemble de risques peut justifier une surveillance adaptée à la molécule ?

Une néphrotoxicité ou une hypokaliémie
Une neuropathie ou une altération de la vision des couleurs
Une atteinte tendineuse ou une ototoxicité
Une hépatotoxicité ou un allongement du QT

Une hépatotoxicité ou un allongement du QT

Explication

Les azolés perturbent la membrane fongique et peuvent entraîner une hépatotoxicité ou un allongement du QT selon la molécule. La néphrotoxicité et l’hypokaliémie sont notamment associées à l’amphotéricine B injectable.

7. Après le début d’une perfusion d’amphotéricine B, quels effets indésirables sont particulièrement à surveiller ?

Une néphrotoxicité, une hypokaliémie ou une réaction à la perfusion
Une hépatotoxicité, un allongement du QT ou une neuropathie
Une hyperuricémie, une coloration des sécrétions ou une interaction contraceptive
Une atteinte tendineuse, une ototoxicité ou une baisse visuelle

Une néphrotoxicité, une hypokaliémie ou une réaction à la perfusion

Explication

L’amphotéricine B injectable, un polyène, peut provoquer une néphrotoxicité, une hypokaliémie et des réactions à la perfusion. L’hépatotoxicité et l’allongement du QT sont plutôt des risques associés à certains azolés.

8. Pourquoi plusieurs médicaments sont-ils associés dans le traitement de la tuberculose ?

Pour empêcher la coloration des sécrétions
Pour réduire les interactions entre les médicaments
Pour éviter l’apparition de résistances
Pour limiter la surveillance des effets indésirables

Pour éviter l’apparition de résistances

Explication

L’association de plusieurs médicaments dans le traitement de la tuberculose vise à éviter les résistances. Elle ne supprime pas les interactions ni la nécessité de surveiller les effets indésirables.

9. Une personne sous isoniazide signale des fourmillements. Quelle surveillance et quelle mesure peuvent être pertinentes ?

Contrôler l’uricémie et surveiller les douleurs articulaires
Surveiller la couleur des sécrétions et envisager une modification des contraceptifs
Contrôler l’acuité visuelle et envisager une supplémentation en potassium
Contrôler les transaminases et envisager la vitamine B6

Contrôler les transaminases et envisager la vitamine B6

Explication

L’isoniazide peut entraîner des neuropathies et une hépatotoxicité ; la surveillance porte notamment sur les fourmillements et les transaminases, et la vitamine B6 peut être prescrite. La surveillance de la vision concerne plutôt l’éthambutol.

10. Une personne prenant de la rifampicine constate une coloration rouge-orangé de ses sécrétions et utilise un contraceptif hormonal. Quelle information est pertinente ?

La rifampicine peut troubler la vision et réduire l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux.
La rifampicine peut causer des douleurs articulaires et réduire l’absorption des contraceptifs hormonaux.
La rifampicine peut provoquer des fourmillements et augmenter l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux.
La rifampicine peut colorer les sécrétions et réduire l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux.

La rifampicine peut colorer les sécrétions et réduire l’efficacité de certains contraceptifs hormonaux.

Explication

La rifampicine peut colorer les sécrétions en rouge-orangé et diminuer l’efficacité de nombreux médicaments, dont certains contraceptifs hormonaux. Les troubles de la vision sont plutôt associés à l’éthambutol.

11. Quel signe et quelle surveillance orientent particulièrement vers une atteinte liée à l’éthambutol plutôt qu’à une hépatotoxicité ?

Une perturbation de la vision des couleurs, avec contrôle de l’acuité visuelle
Des douleurs articulaires, avec contrôle de la kaliémie
Des fourmillements, avec contrôle des transaminases
Des sécrétions rouge-orangé, avec contrôle de la fonction rénale

Une perturbation de la vision des couleurs, avec contrôle de l’acuité visuelle

Explication

L’éthambutol peut perturber la vision et la perception des couleurs ; la surveillance porte sur l’acuité visuelle et la perception des couleurs. Les transaminases et les fourmillements orientent plutôt vers la surveillance de l’isoniazide.

12. Quel est l’effet général des antiviraux sur les virus ?

Ils inhibent la multiplication des virus.
Ils détruisent directement les cellules infectées.
Ils préviennent l’entrée de toutes les bactéries dans l’organisme.
Ils stimulent la production d’anticorps contre les bactéries.

Ils inhibent la multiplication des virus.

Explication

Les antiviraux agissent en inhibant la multiplication des virus. La stimulation de la production d’anticorps décrit plutôt une réponse immunitaire, et non l’action générale de ces médicaments.

13. Un patient reçoit de l’aciclovir contre l’herpès : quels éléments de surveillance sont particulièrement pertinents ?

La fonction rénale, l’hydratation et l’évolution des lésions.
La fonction thyroïdienne, l’audition et l’évolution de la fièvre.
La fonction cardiaque, la vision et l’évolution de l’appétit.
La fonction pulmonaire, la glycémie et l’évolution de la toux.

La fonction rénale, l’hydratation et l’évolution des lésions.

Explication

Avec l’aciclovir ou le valaciclovir, une atteinte rénale est possible ; la surveillance porte donc sur la fonction rénale, l’hydratation et l’évolution des lésions. La surveillance de la fonction pulmonaire et de la toux ne correspond pas aux éléments associés à ces antiviraux contre l’herpès.

14. Quel appariement entre infection et traitement antiviral est correct ?

Le ténofovir et l’entécavir sont cités contre l’herpès, tandis que les antiviraux à action directe sont utilisés contre la grippe.
Le ténofovir et l’entécavir sont cités contre l’hépatite C, tandis que les antiviraux à action directe sont utilisés contre l’hépatite B.
Le ténofovir et l’entécavir sont cités contre l’hépatite B, tandis que les antiviraux à action directe sont utilisés contre l’hépatite C.
Le ténofovir et l’entécavir sont cités contre la grippe, tandis que les antiviraux à action directe sont utilisés contre l’herpès.

Le ténofovir et l’entécavir sont cités contre l’hépatite B, tandis que les antiviraux à action directe sont utilisés contre l’hépatite C.

Explication

Le ténofovir et l’entécavir sont cités pour l’hépatite B, alors que les antiviraux à action directe sont utilisés contre l’hépatite C. L’inversion des traitements entre ces deux hépatites est une confusion plausible, mais incorrecte.

15. Comment les antirétroviraux traitent-ils le VIH ?

Ils empêchent les bactéries opportunistes de se multiplier dans le sang.
Ils bloquent différentes étapes de la multiplication du VIH.
Ils stimulent directement la production de globules blancs contre le VIH.
Ils neutralisent les symptômes sans agir sur la multiplication du VIH.

Ils bloquent différentes étapes de la multiplication du VIH.

Explication

Les antirétroviraux traitent le VIH en bloquant différentes étapes de sa multiplication. La prévention des infections bactériennes opportunistes ne décrit pas leur mécanisme d’action antiviral.

16. Chez une personne prenant du darunavir, quelle association d’effets et de précaution médicamenteuse est pertinente ?

Une atteinte rénale et hématologique peut survenir, et les interactions concernent surtout les aliments riches en calcium.
Des troubles neurologiques et cutanés peuvent survenir, et les interactions médicamenteuses sont rares.
Des troubles digestifs et métaboliques peuvent survenir, et les interactions médicamenteuses sont nombreuses.
Une baisse de l’absorption par le fer peut survenir, et les interactions concernent surtout les vaccins vivants.

Des troubles digestifs et métaboliques peuvent survenir, et les interactions médicamenteuses sont nombreuses.

Explication

Le darunavir est un inhibiteur de protéase associé à des troubles digestifs et métaboliques, avec de nombreuses interactions médicamenteuses. La diminution de l’absorption par le fer concerne certains inhibiteurs de l’intégrase, et non cette caractéristique du darunavir.

17. Une personne prenant du dolutégravir commence un complément contenant du calcium : quel effet faut-il envisager ?

Le calcium peut augmenter les troubles métaboliques liés aux inhibiteurs de protéase.
Le calcium peut provoquer une atteinte hépatique caractéristique des inhibiteurs non nucléosidiques.
Le calcium peut diminuer l’absorption de certains inhibiteurs de l’intégrase.
Le calcium peut réduire l’efficacité des inhibiteurs nucléosidiques en augmentant leur élimination rénale.

Le calcium peut diminuer l’absorption de certains inhibiteurs de l’intégrase.

Explication

Le dolutégravir est un inhibiteur de l’intégrase, et le calcium peut diminuer l’absorption de certains médicaments de cette classe. Les troubles métaboliques cités sont associés aux inhibiteurs de protéase, pas à cette interaction avec le calcium.

18. Quels objectifs le traitement antirétroviral vise-t-il à atteindre ?

Une disparition définitive du VIH, une immunité indépendante et l’arrêt de tout suivi médical.
Une charge virale détectable, le maintien des symptômes et la prévention des effets indésirables.
Une baisse temporaire de la charge virale, une réduction de l’immunité et le traitement des symptômes.
Une charge virale indétectable, le maintien de l’immunité et la prévention des complications.

Une charge virale indétectable, le maintien de l’immunité et la prévention des complications.

Explication

Le traitement antirétroviral vise à rendre la charge virale indétectable, à maintenir l’immunité et à prévenir les complications. Il ne vise pas à faire disparaître définitivement le VIH ni à supprimer le suivi médical.

19. Quel rôle les vaccins jouent-ils dans la prévention infectieuse ?

Ils stimulent le système immunitaire afin de prévenir une infection.
Ils traitent une infection déjà déclarée en inhibant directement l’agent infectieux.
Ils stimulent le système immunitaire afin d’éliminer toutes les infections présentes.
Ils remplacent les anti-infectieux en bloquant directement la multiplication des agents infectieux.

Ils stimulent le système immunitaire afin de prévenir une infection.

Explication

Les vaccins stimulent le système immunitaire afin de prévenir une infection. Le traitement ou l’inhibition d’un agent infectieux déjà présent correspond au rôle des anti-infectieux, et non à la fonction préventive du vaccin.

20. Avant une vaccination, quelle démarche combine les vérifications et le suivi requis ?

Vérifier la réponse vaccinale précédente, surveiller la tolérance à distance et tracer les effets indésirables attendus.
Vérifier les symptômes infectieux, surveiller la réponse immunitaire différée et consigner les traitements antérieurs.
Vérifier les contre-indications et les antécédents allergiques, surveiller la tolérance immédiate et tracer le vaccin administré.
Vérifier les interactions médicamenteuses, surveiller la fièvre prolongée et consigner les résultats des bilans virologiques.

Vérifier les contre-indications et les antécédents allergiques, surveiller la tolérance immédiate et tracer le vaccin administré.

Explication

Avant la vaccination, il faut vérifier les contre-indications et les antécédents allergiques, surveiller la tolérance immédiate et tracer le vaccin administré. Le suivi des bilans virologiques et des interactions médicamenteuses relève plutôt de la surveillance de certains traitements antiviraux.

21. Une personne présentant une immunodépression importante reçoit un traitement immunosuppresseur : quelle précaution vaccinale est pertinente ?

La réponse vaccinale reste inchangée, et les vaccins vivants préviennent les complications immunitaires.
La réponse vaccinale diminue, mais les vaccins vivants sont recommandés pour compenser cette baisse.
La réponse vaccinale peut être renforcée, et les vaccins vivants sont à privilégier.
La réponse vaccinale peut être diminuée, et certains vaccins vivants sont contre-indiqués.

La réponse vaccinale peut être diminuée, et certains vaccins vivants sont contre-indiqués.

Explication

Les immunosuppresseurs peuvent diminuer la réponse vaccinale, et certains vaccins vivants sont contre-indiqués en cas d’immunodépression importante. Recommander ces vaccins pour compenser une réponse réduite négligerait précisément le risque associé à l’immunodépression.

22. Quels sont les six risques nécessitant une surveillance infirmière prioritaire ?

Allergie, neurotoxicité, cardiotoxicité, ototoxicité, tendinopathie et interactions médicamenteuses
Allergie, néphrotoxicité, hépatotoxicité, ototoxicité, tendinopathie et interactions médicamenteuses
Allergie, néphrotoxicité, hépatotoxicité, toxicité hématologique, troubles respiratoires et interactions médicamenteuses
Néphrotoxicité, hépatotoxicité, toxicité digestive, troubles glycémiques, tendinopathie et interactions médicamenteuses

Allergie, néphrotoxicité, hépatotoxicité, ototoxicité, tendinopathie et interactions médicamenteuses

Explication

Ces six risques regroupent des effets indésirables importants et les interactions entre traitements. La toxicité digestive peut aussi être surveillée, mais elle ne fait pas partie de cette liste de six risques prioritaires.

23. Une personne sous traitement présente une hausse de la créatininémie et une diminution de la diurèse. Quelle toxicité ces signes orientent-ils à surveiller ?

Une néphrotoxicité, évaluée par la créatininémie et la diurèse
Une hépatotoxicité, évaluée par la créatininémie et la diurèse
Une hépatotoxicité, évaluée par les transaminases et la diurèse
Une néphrotoxicité, évaluée par les transaminases et la coloration des urines

Une néphrotoxicité, évaluée par la créatininémie et la diurèse

Explication

La créatininémie et la diurèse sont les paramètres de surveillance d’une néphrotoxicité. Les transaminases, l’ictère et les urines foncées orientent plutôt vers une hépatotoxicité.

24. Avant d’administrer un traitement, quelle démarche aide à prévenir les interactions médicamenteuses ?

Vérifier les traitements associés et les médicaments pris en automédication
Contrôler les transaminases et rechercher un ictère ou des urines foncées
Rechercher des acouphènes, des vertiges et une baisse de l’audition
Évaluer la douleur tendineuse et la mobilité de la personne

Vérifier les traitements associés et les médicaments pris en automédication

Explication

La prévention des interactions repose sur la vérification des traitements associés et de l’automédication. Le contrôle des transaminases vise plutôt la surveillance d’une atteinte hépatique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Anti-infectieux et surveillance infirmière.

Contre quels organismes les antibiotiques agissent-ils ?

Contre les bactéries.

Quelle structure bactérienne les bêta-lactamines détruisent-elles ?

La paroi bactérienne.

Quel risque rénal les aminosides peuvent-ils provoquer ?

Une néphrotoxicité.

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