QCM : Sémiologie respiratoire (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de signes à l’examen physique est caractéristique d’un syndrome de condensation pneumonique ?

Vibrations vocales abolies, tympanisme et murmure vésiculaire aboli
Vibrations vocales augmentées, percussion mate et murmure vésiculaire diminué ou aboli
Vibrations vocales diminuées, tympanisme et murmure vésiculaire diminué
Vibrations vocales abolies, percussion mate et murmure vésiculaire aboli

Vibrations vocales augmentées, percussion mate et murmure vésiculaire diminué ou aboli

Explication

La condensation pneumonique associe une augmentation des vibrations vocales, une matité et une diminution ou abolition du murmure vésiculaire, parfois avec crépitants ou souffle tubaire. L’abolition des vibrations vocales avec matité correspond plutôt à un épanchement pleural liquidien.

2. Une toux présente depuis dix semaines est sèche et irritative : comment faut-il la caractériser ?

Comme une toux chronique nécessairement productive
Comme une toux chronique de type sèche et irritative
Comme une toux productive sans caractère chronique
Comme une toux aiguë de type sèche et irritative

Comme une toux chronique de type sèche et irritative

Explication

Au-delà de huit semaines, la toux est chronique, tandis que « sèche », « irritative » ou « productive » décrit son type. La durée courte caractérise une toux aiguë, et le caractère chronique n’implique pas une production d’expectorations.

3. Pour rechercher les vibrations vocales à la palpation thoracique, quelle consigne donne-t-on au patient ?

Lui demander de répéter « 33 » pendant la palpation
Lui demander d’inspirer profondément sans parler pendant la palpation
Lui demander de retenir sa respiration pendant la palpation
Lui demander de tousser plusieurs fois pendant la palpation

Lui demander de répéter « 33 » pendant la palpation

Explication

Les vibrations vocales sont recherchées par palpation pendant que le patient prononce « 33 ». Retenir sa respiration ou inspirer sans parler ne produit pas la vibration vocale recherchée.

4. Quel tableau correspond à une hémoptysie constituant une urgence vitale ?

Un rejet de plus de 50 mL d’expectorations purulentes d’origine bronchique
Un rejet de plus de 50 mL de sang rouge vif d’origine sous-glottique
Un rejet de plus de 50 mL de sang sombre d’origine digestive
Un rejet de moins de 50 mL de sang rouge vif d’origine sous-glottique

Un rejet de plus de 50 mL de sang rouge vif d’origine sous-glottique

Explication

L’hémoptysie est le rejet de sang rouge vif d’origine sous-glottique, et un volume supérieur à 50 mL constitue une urgence vitale. Un volume inférieur à ce seuil ne correspond pas au critère d’urgence indiqué.

5. Lors de l’inspection d’un patient atteint de BPCO, quel signe morphologique thoracique peut être recherché ?

Un souffle tubaire à l’auscultation
Des vibrations vocales augmentées
Un thorax en tonneau
Une matité à la percussion

Un thorax en tonneau

Explication

L’inspection permet notamment de rechercher un thorax en tonneau, signe morphologique associé à la BPCO. La matité, les vibrations vocales et le souffle tubaire relèvent d’autres éléments de l’examen physique.

6. Quel profil de percussion et d’auscultation oriente vers un épanchement pleural liquidien ?

Une percussion mate, avec abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire
Une percussion tympanique, avec abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire
Une percussion mate, avec augmentation des vibrations vocales et crépitants
Une percussion tympanique, avec diminution des vibrations vocales et des sibilants

Une percussion mate, avec abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire

Explication

L’épanchement pleural liquidien donne une matité et abolit les vibrations vocales ainsi que le murmure vésiculaire ; un souffle pleurétique peut aussi être entendu. Le tympanisme est plutôt associé au pneumothorax ou à l’emphysème.

7. Un patient présente une abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire, avec un tympanisme à la percussion : quel syndrome ces signes évoquent-ils ?

Un épanchement pleural liquidien
Une condensation pneumonique
Un pneumothorax
Un emphysème ou une BPCO

Un pneumothorax

Explication

Le pneumothorax associe l’abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire à un tympanisme. Un épanchement pleural donne également une abolition de ces signes, mais sa percussion est mate.

8. À la percussion thoracique, quelle association entre le son observé et les causes évoquées est correcte ?

La matité évoque un encombrement bronchique proximal, et le tympanisme une pleurite.
La matité évoque un épanchement liquidien ou une condensation, et le tympanisme un pneumothorax ou un emphysème.
La matité évoque un asthme ou une BPCO, et le tympanisme une fibrose ou une insuffisance cardiaque.
La matité évoque un pneumothorax ou un emphysème, et le tympanisme un épanchement liquidien ou une condensation.

La matité évoque un épanchement liquidien ou une condensation, et le tympanisme un pneumothorax ou un emphysème.

Explication

La matité à la percussion est évocatrice d’un épanchement liquidien ou d’une condensation, tandis que le tympanisme évoque un pneumothorax ou un emphysème. L’association inversée des deux sons est une confusion fréquente, mais elle attribue à chaque signe les causes de l’autre.

9. Quelle fréquence respiratoire se situe dans la plage normale chez un adulte au repos ?

8 respirations par minute
24 respirations par minute
16 respirations par minute
30 respirations par minute

16 respirations par minute

Explication

La fréquence respiratoire normale est de 12 à 20 respirations par minute, ce qui inclut 16. Les autres valeurs proposées se trouvent en dehors de cette plage.

10. Pour apprécier une dyspnée, quelle distinction faut-il faire entre les scores NYHA ou mMRC et sa chronologie ?

Les scores identifient sa cause, tandis que la chronologie mesure son intensité à l’effort.
Les scores quantifient la fréquence respiratoire, tandis que la chronologie distingue ses bruits associés.
Les scores évaluent l’impact fonctionnel, tandis que la chronologie précise si elle est aiguë ou chronique.
Les scores précisent si elle est aiguë ou chronique, tandis que la chronologie mesure l’impact fonctionnel.

Les scores évaluent l’impact fonctionnel, tandis que la chronologie précise si elle est aiguë ou chronique.

Explication

Les scores NYHA et mMRC, gradués de 0 à 4, évaluent l’impact fonctionnel de la dyspnée, alors que sa chronologie la classe comme aiguë ou chronique. Inverser ces deux rôles confond une mesure du retentissement avec une caractérisation temporelle.

11. Lors du tri d’un patient présentant une gêne respiratoire, quel signe constitue un critère de gravité immédiate ?

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute
Une toux sèche sans trouble de conscience
Une saturation en oxygène de 94 %
Une fréquence respiratoire de 24 par minute

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute

Explication

Une fréquence respiratoire supérieure à 30 par minute fait partie des signes de gravité immédiate que l’IPA doit repérer. Une saturation de 94 % ne correspond pas au seuil de gravité indiqué, qui est inférieur à 90 %.

12. Quel profil est compatible avec un emphysème ou une BPCO à l’examen respiratoire ?

Des vibrations vocales et un murmure vésiculaire diminués, avec tympanisme et parfois des sibilants
Des vibrations vocales abolies, un murmure vésiculaire aboli, avec matité et parfois un souffle pleurétique
Des vibrations vocales augmentées, un murmure vésiculaire diminué, avec matité et parfois des crépitants
Des vibrations vocales abolies, un murmure vésiculaire aboli, avec tympanisme et souffle tubaire

Des vibrations vocales et un murmure vésiculaire diminués, avec tympanisme et parfois des sibilants

Explication

Dans l’emphysème ou la BPCO, les vibrations vocales et le murmure vésiculaire sont diminués, la percussion est tympanique et des sibilants peuvent être présents. La matité avec abolition des vibrations vocales oriente plutôt vers un épanchement pleural liquidien.

13. Dans le cadre de l’éducation thérapeutique d’une personne utilisant un inhalateur, quelle stratégie l’IPA peut-elle mettre en œuvre ?

Limiter l’accompagnement à la surveillance des symptômes lors des consultations
Réserver le plan d’action aux patients ayant arrêté leur traitement inhalé
Faire apprendre la technique d’inhalation et élaborer un plan d’action personnalisé
Remplacer la technique d’inhalation par des examens radiologiques réguliers

Faire apprendre la technique d’inhalation et élaborer un plan d’action personnalisé

Explication

L’éducation thérapeutique comprend l’apprentissage de la technique d’inhalation et l’élaboration d’un plan d’action personnalisé. Les examens radiologiques ne remplacent pas cet accompagnement éducatif.

14. Chez un patient pour lequel une embolie pulmonaire est suspectée, quel examen complémentaire ciblé est indiqué ?

Un angio-scanner
Une mesure des gaz du sang
Des explorations fonctionnelles respiratoires
Une radiographie thoracique seule

Un angio-scanner

Explication

En cas de suspicion d’embolie pulmonaire, l’examen ciblé indiqué est l’angio-scanner. Les explorations fonctionnelles respiratoires servent plutôt au suivi de l’asthme ou de la BPCO.

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Mémorisez les réponses avec 29 flashcards sur Sémiologie respiratoire.

À partir de quelle durée une toux est-elle chronique ?

Plus de 8 semaines.

Quels scores évaluent l’impact fonctionnel de la dyspnée ?

Les scores NYHA ou mMRC, de 0 à 4.

Comment définit-on une hémoptysie ?

Un rejet de sang rouge vif d’origine sous-glottique.

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