QCM : Œsophagite à éosinophiles (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit l’œsophagite à éosinophiles sur le plan tissulaire ?

Une inflammation aiguë avec neutrophiles dans la sous-muqueuse et ulcérations
Une inflammation chronique avec éosinophiles dans la muqueuse et fibrose
Une inflammation aiguë avec mastocytes dans la muqueuse et nécrose
Une inflammation chronique avec lymphocytes dans la musculeuse et atrophie

Une inflammation chronique avec éosinophiles dans la muqueuse et fibrose

Explication

Cette maladie associe une inflammation chronique de l’œsophage, des éosinophiles dans la muqueuse et une fibrose. Une infiltration par des neutrophiles correspond à un autre profil inflammatoire.

2. Chez un adulte jeune présentant une dysphagie, quelle place épidémiologique occupe l’œsophagite à éosinophiles ?

C’est une cause rare de dysphagie, avec une prévalence d’environ 5 cas pour 100 000 habitants.
C’est la première cause de dysphagie, avec une prévalence d’environ 50 cas pour 100 000 habitants.
C’est une cause fréquente de dysphagie, avec une prévalence d’environ 500 cas pour 100 000 habitants.
C’est la deuxième cause de dysphagie, avec une prévalence d’environ 50 cas pour 10 000 habitants.

C’est la première cause de dysphagie, avec une prévalence d’environ 50 cas pour 100 000 habitants.

Explication

L’œsophagite à éosinophiles est la première cause de dysphagie chez le sujet jeune, et sa prévalence est estimée à environ 50 cas pour 100 000 habitants. Une prévalence de 5 cas pour 100 000 sous-estimerait nettement sa fréquence.

3. Quel profil histologique est le plus caractéristique de l’œsophagite à éosinophiles ?

Une inflammation persistante avec lymphocytes muqueux et accumulation de collagène sans éosinophiles
Une inflammation transitoire avec éosinophiles sanguins et épaississement musculaire
Une inflammation limitée avec éosinophiles sous-muqueux et dégénérescence nerveuse
Une inflammation persistante avec éosinophiles muqueux et développement de fibrose

Une inflammation persistante avec éosinophiles muqueux et développement de fibrose

Explication

Le profil caractéristique comprend des éosinophiles dans la muqueuse œsophagienne associés à une inflammation chronique et à une fibrose. La présence d’éosinophiles dans le sang ne remplace pas ce constat tissulaire.

4. Quel symptôme alimentaire concerne plus de 80 % des patients atteints d’œsophagite à éosinophiles ?

Une régurgitation des solides, généralement continue
Une dysphagie pour les liquides, généralement continue
Une dysphagie pour les solides, souvent intermittente
Une douleur à la déglutition des liquides, souvent intermittente

Une dysphagie pour les solides, souvent intermittente

Explication

Plus de 80 % des patients présentent une dysphagie pour les solides, qui est souvent intermittente. Une dysphagie prédominant pour les liquides ne correspond pas au tableau décrit.

5. Quel comportement un adulte atteint d’œsophagite à éosinophiles peut-il adopter pour réduire ses symptômes au cours des repas ?

Accélérer la mastication, espacer les boissons et choisir des aliments plus difficiles à avaler
Réduire la durée des repas, supprimer les boissons et conserver tous les aliments habituels
Prolonger la mastication, boire pendant le repas et éviter certains aliments ou situations
Mâcher moins longtemps, boire après le repas et privilégier les aliments secs

Prolonger la mastication, boire pendant le repas et éviter certains aliments ou situations

Explication

Les patients adultes peuvent prolonger la mastication, boire pendant les repas et éviter certains aliments ou situations afin de limiter leurs symptômes. Accélérer la mastication et choisir des aliments difficiles à avaler va à l’encontre de ces adaptations.

6. Une endoscopie œso-gastro-duodénale paraît normale chez une personne suspecte d’œsophagite à éosinophiles ; quelle conclusion est appropriée ?

L’aspect normal n’exclut pas la maladie, et des biopsies œsophagiennes restent nécessaires.
L’aspect normal écarte la maladie, sauf si des anneaux sont ensuite observés.
L’aspect normal rend le diagnostic probable, mais des biopsies gastriques suffisent.
L’aspect normal confirme la maladie, même sans prélèvement de tissu œsophagien.

L’aspect normal n’exclut pas la maladie, et des biopsies œsophagiennes restent nécessaires.

Explication

Une endoscopie macroscopiquement normale n’exclut pas l’œsophagite à éosinophiles : les biopsies œsophagiennes sont essentielles au diagnostic. À l’inverse, l’absence d’éosinophilie significative sur les biopsies est l’élément qui s’oppose au diagnostic.

7. Quel ensemble regroupe des anomalies endoscopiques possibles de l’œsophagite à éosinophiles ?

Érosions gastriques, varices, ulcères duodénaux et plis gastriques épaissis
Anneaux, diverticules, hernie hiatale, ulcérations et saignements actifs
Exsudats blanchâtres, polypes, varices œsophagiennes et lésions gastriques
Œdème, anneaux, exsudats blanchâtres, stries longitudinales et sténoses

Œdème, anneaux, exsudats blanchâtres, stries longitudinales et sténoses

Explication

Les signes endoscopiques possibles comprennent l’œdème, les anneaux, les exsudats blanchâtres, les stries longitudinales et les sténoses. Les varices œsophagiennes ne font pas partie des anomalies caractéristiques énumérées.

8. Lors d’une endoscopie pour impaction alimentaire, quelle conduite adopter si une dysphagie persiste sans cause évidente ?

Remplacer les biopsies œsophagiennes par une évaluation endoscopique visuelle
Prélever des biopsies gastriques si l’œsophage paraît macroscopiquement normal
Différer les biopsies œsophagiennes jusqu’à l’apparition d’anomalies visibles
Réaliser des biopsies œsophagiennes même si l’aspect endoscopique est normal

Réaliser des biopsies œsophagiennes même si l’aspect endoscopique est normal

Explication

En cas de dysphagie sans cause évidente, des biopsies œsophagiennes sont indiquées même lorsque l’endoscopie paraît normale, y compris dans le contexte d’une impaction alimentaire. Attendre l’apparition d’anomalies visibles peut faire manquer une maladie dont l’aspect macroscopique est parfois normal.

9. Combien de biopsies œsophagiennes faut-il prélever au minimum, et dans quelles zones ?

Au moins 8, à un seul niveau et dans la muqueuse d’aspect normal
Au moins 6, à différents niveaux et dans les zones anormales comme dans la muqueuse d’aspect normal
Au moins 4, à différents niveaux et dans les zones présentant des anomalies visibles
Au moins 3, à un seul niveau et dans les zones présentant des anomalies visibles

Au moins 6, à différents niveaux et dans les zones anormales comme dans la muqueuse d’aspect normal

Explication

Le prélèvement diagnostique doit comprendre au minimum six biopsies provenant de différents niveaux de l’œsophage, y compris des zones anormales et d’aspect normal. Limiter les prélèvements aux zones visibles comme anormales ne respecte pas cette recommandation.

10. Quel seuil histologique permet de retenir le diagnostic d’œsophagite à éosinophiles sur une biopsie ?

Au moins 10 éosinophiles par champ à fort grossissement, soit environ 40 par mm²
Plus de 15 éosinophiles par champ à fort grossissement, soit environ 60 par mm²
Plus de 30 éosinophiles par champ à fort grossissement, soit environ 120 par mm²
Plus de 15 éosinophiles par mm², soit environ 60 par champ à fort grossissement

Plus de 15 éosinophiles par champ à fort grossissement, soit environ 60 par mm²

Explication

Le seuil diagnostique est supérieur à 15 éosinophiles par champ à fort grossissement sur au moins une biopsie, ce qui correspond à environ 60 par mm². Le seuil de 10 par champ est inférieur au critère retenu.

11. Chez une personne sans signes évocateurs d’allergie alimentaire immédiate, quelle place les tests allergologiques ont-ils dans le diagnostic et le choix d’un régime d’éviction ?

Ils sont requis pour distinguer une allergie immédiate d’une œsophagite à éosinophiles
Ils déterminent les aliments à exclure avant toute biopsie œsophagienne
Ils ne sont pas recommandés systématiquement pour ces objectifs
Ils confirment le diagnostic en identifiant l’allergène responsable

Ils ne sont pas recommandés systématiquement pour ces objectifs

Explication

Les tests allergologiques ne sont pas recommandés systématiquement pour diagnostiquer l’œsophagite à éosinophiles ni pour guider le régime d’éviction, sauf en cas de signes d’allergie alimentaire immédiate. Leur utilisation pour choisir les évictions sans ces signes confond le bilan de l’œsophagite avec celui d’une allergie immédiate.

12. Quelles options sont considérées comme traitements de première intention de l’œsophagite à éosinophiles selon les recommandations internationales ?

Les corticoïdes systémiques, les régimes élémentaires et la chirurgie, selon l’intensité des symptômes
La dilatation endoscopique, les antihistaminiques et les immunosuppresseurs, selon les biopsies
Les IPP, la dilatation endoscopique et les antibiotiques, selon l’étendue des lésions
Les IPP, les corticoïdes locaux et les régimes d’éviction, selon les préférences du patient

Les IPP, les corticoïdes locaux et les régimes d’éviction, selon les préférences du patient

Explication

Les IPP, les corticoïdes locaux et les régimes d’éviction sont les options de première intention, avec un choix adapté aux préférences du patient. La dilatation endoscopique fait partie des modalités thérapeutiques, mais elle ne remplace pas ces options dans la liste des traitements de première intention.

13. Après un traitement de l’œsophagite à éosinophiles, quelle évaluation permet de documenter la réponse de façon adéquate ?

Répéter l’endoscopie et conclure selon l’aspect macroscopique de l’œsophage
Contrôler les biopsies et considérer les symptômes comme non pertinents
Mesurer les symptômes et conclure à la rémission si la dysphagie diminue
Évaluer l’évolution des symptômes et l’histologie à partir de biopsies

Évaluer l’évolution des symptômes et l’histologie à partir de biopsies

Explication

La réponse doit être évaluée à la fois sur le plan clinique et histologique, car l’amélioration des symptômes ne démontre pas à elle seule la rémission. Une baisse de la dysphagie sans examen histologique ne suffit donc pas à documenter la réponse complète.

14. Quelles sont les trois grandes modalités thérapeutiques de l’œsophagite à éosinophiles ?

Les médicaments, le régime d’éviction et la dilatation endoscopique
La dilatation endoscopique, l’immunothérapie et les médicaments
Le régime d’éviction, les antibiotiques et la dilatation endoscopique
Les médicaments, la chirurgie œsophagienne et la radiothérapie

Les médicaments, le régime d’éviction et la dilatation endoscopique

Explication

Les trois modalités thérapeutiques sont les médicaments, le régime d’éviction et la dilatation endoscopique. La chirurgie œsophagienne ne figure pas parmi ces trois modalités.

15. Quelle proportion approximative de patients obtient une rémission histologique et clinique sous IPP ?

Environ 50 % pour la rémission histologique et 60 % pour la rémission clinique
Environ 50 % pour les deux types de rémission
Environ 60 % pour les deux types de rémission
Environ 60 % pour la rémission histologique et 50 % pour la rémission clinique

Environ 50 % pour la rémission histologique et 60 % pour la rémission clinique

Explication

Les IPP induisent une rémission histologique chez environ 50 % des patients et une rémission clinique chez 60 %. Inverser ces proportions attribue à la réponse histologique le taux associé à la réponse clinique.

16. Quel schéma de traitement d’attaque par oméprazole est recommandé par le consensus européen de 2017 ?

40 à 80 mg deux fois par jour pendant 4 à 6 semaines
20 à 40 mg une fois par jour pendant 8 à 12 semaines
10 à 20 mg deux fois par jour pendant 4 à 6 semaines
20 à 40 mg deux fois par jour pendant 8 à 12 semaines

20 à 40 mg deux fois par jour pendant 8 à 12 semaines

Explication

Le schéma recommandé est de 20 à 40 mg d’oméprazole deux fois par jour, ou d’un équivalent, pendant 8 à 12 semaines. Une prise quotidienne conserve la durée indiquée, mais ne respecte pas la fréquence recommandée.

17. Avec du budésonide orodispersible à 1 mg matin et soir, quelle évolution de la rémission clinico-histologique est observée entre 6 et 12 semaines ?

Elle reste à 58 % aux deux échéances
Elle passe de 85 % à 58 %
Elle reste à 85 % aux deux échéances
Elle passe de 58 % à 85 %

Elle passe de 58 % à 85 %

Explication

À la dose de 1 mg matin et soir, la rémission clinico-histologique est observée chez 58 % des patients après 6 semaines et 85 % après 12 semaines. Le taux augmente avec la durée, plutôt que de diminuer ou de rester constant.

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Qu’est-ce que l’œsophagite à éosinophiles ?

Une inflammation chronique de l’œsophage avec des éosinophiles dans la muqueuse et une fibrose.

Quelle est la première cause de dysphagie chez le sujet jeune ?

L’œsophagite à éosinophiles.

Quelle est la prévalence de l’œsophagite à éosinophiles ?

Environ 50 cas pour 100 000 habitants.

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