QCM : Cancérogenèse et cancers du sein (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement décrit les phases de la cancérogenèse jusqu’à la dissémination à distance ?

Promotion, initiation, cancer infiltrant, progression puis métastases
Initiation, progression, métastases, promotion puis cancer infiltrant
Initiation, promotion, progression, cancer infiltrant puis métastases
Progression, promotion, initiation, métastases puis cancer infiltrant

Initiation, promotion, progression, cancer infiltrant puis métastases

Explication

La cancérogenèse progresse de l’initiation à la promotion, puis à la progression, qui conduit au cancer infiltrant et aux métastases. L’option qui place la promotion avant l’initiation inverse l’ordre des phases.

2. Quel événement caractérise l’initiation tumorale ?

Une invasion des tissus voisins causée par l’acquisition de propriétés métastatiques
Une multiplication cellulaire liée à des facteurs de croissance après une mutation déjà fixée
Une sortie des cellules tumorales des vaisseaux après leur entrée dans la circulation
Un dommage de l’ADN, comme une mutation ponctuelle provoquée par un agent génotoxique

Un dommage de l’ADN, comme une mutation ponctuelle provoquée par un agent génotoxique

Explication

L’initiation correspond à un dommage de l’ADN, notamment une mutation ponctuelle, provoqué par des agents génotoxiques tels que les radiations ou certains virus. La multiplication liée aux facteurs de croissance relève plutôt de la promotion tumorale.

3. Lors de la dissémination métastatique, quelle étape suit l’entrée des cellules tumorales dans la circulation sanguine ?

Leur dissimulation sous les plaquettes, avant leur sortie des vaisseaux par extravasation
Leur mutation sous l’effet des radiations, avant leur sélection clonale
Leur adhésion aux tissus voisins, avant la formation d’une tumeur primaire
Leur sortie immédiate des vaisseaux, avant leur dissimulation sous les plaquettes

Leur dissimulation sous les plaquettes, avant leur sortie des vaisseaux par extravasation

Explication

Après l’entrée dans la circulation, les cellules tumorales se dissimulent sous les plaquettes, puis sortent des vaisseaux par extravasation. La sortie des vaisseaux avant la dissimulation inverse cet ordre.

4. Quelle distinction décrit correctement l’effet de l’inactivation d’un gène suppresseur de tumeur et de l’activation d’un oncogène ?

L’activation d’un seul allèle d’un oncogène est récessive, tandis que l’inactivation d’un gène suppresseur est dominante
L’activation d’un seul allèle d’un oncogène peut suffire, tandis que l’inactivation d’un gène suppresseur est récessive
L’activation d’un oncogène et l’inactivation d’un gène suppresseur sont toutes deux récessives
L’activation d’un oncogène et l’inactivation d’un gène suppresseur sont toutes deux dominantes

L’activation d’un seul allèle d’un oncogène peut suffire, tandis que l’inactivation d’un gène suppresseur est récessive

Explication

L’activation d’un seul allèle muté suffit pour un oncogène et produit un caractère dominant, alors que l’inactivation des gènes suppresseurs est récessive. L’inversion des rapports de dominance constitue une confusion fréquente entre ces deux catégories.

5. Quelle propriété permet à une cellule tumorale de continuer à proliférer malgré l’absence de facteurs de croissance externes ?

La perte de dépendance à l’ancrage
L’indépendance vis-à-vis des facteurs de croissance
La perte de l’inhibition de contact
La capacité de néoangiogenèse

L’indépendance vis-à-vis des facteurs de croissance

Explication

L’indépendance vis-à-vis des facteurs de croissance permet aux cellules tumorales de proliférer sans ces signaux externes. La perte de dépendance à l’ancrage concerne plutôt leur capacité à se développer sans attachement à un support.

6. Quel profil de prédisposition associe correctement chaque gène aux cancers cités ?

BRCA1 au sein et à l’ovaire, BRCA2 au sein et au pancréas, PALB2 au sein et à l’ovaire
BRCA1 au sein et à l’ovaire, BRCA2 à l’ovaire et au pancréas, PALB2 au sein et au pancréas
BRCA1 et BRCA2 au sein et à l’ovaire, PALB2 au sein et au pancréas
BRCA1 au sein et au pancréas, BRCA2 au sein et à l’ovaire, PALB2 à l’ovaire et au pancréas

BRCA1 et BRCA2 au sein et à l’ovaire, PALB2 au sein et au pancréas

Explication

BRCA1 et BRCA2 sont associés aux cancers du sein et de l’ovaire, tandis que PALB2 est associé au sein et au pancréas. Attribuer le pancréas à BRCA2 et l’ovaire à PALB2 confond ces associations.

7. Laquelle de ces situations réunit deux facteurs personnels de risque du cancer du sein ?

Une première grossesse tardive et une ménopause tardive
Une activité physique réduite et des règles précoces
Une consommation d’alcool et des antécédents familiaux
Une alimentation riche en graisses et une première grossesse tardive

Une première grossesse tardive et une ménopause tardive

Explication

Une première grossesse tardive et une ménopause tardive figurent parmi les facteurs personnels cités. L’alimentation riche en graisses et l’inactivité physique sont plutôt des facteurs environnementaux.

8. Parmi ces profils, lequel réunit deux facteurs environnementaux associés au risque de cancer du sein ?

Des antécédents familiaux et une nulliparité
Une première grossesse tardive et une radiothérapie thoracique antérieure
Des règles précoces et une ménopause tardive
Une consommation d’alcool et une inactivité physique

Une consommation d’alcool et une inactivité physique

Explication

L’alcool et l’inactivité physique sont des facteurs environnementaux cités. Les règles précoces et la ménopause tardive relèvent des facteurs personnels.

9. Quelle association regroupe des lésions pré-néoplasiques citées dans le cancer du sein ?

Carcinome lobulaire in situ, hyperplasie canalaire atypique et métaplasie cylindrique avec atypie
Carcinome canalaire infiltrant, hyperplasie canalaire atypique et métaplasie cylindrique sans atypie
Carcinome canalaire in situ, hyperplasie lobulaire sans atypie et métaplasie cylindrique sans atypie
Carcinome lobulaire infiltrant, hyperplasie lobulaire sans atypie et métaplasie cylindrique avec atypie

Carcinome lobulaire in situ, hyperplasie canalaire atypique et métaplasie cylindrique avec atypie

Explication

Les lésions pré-néoplasiques comprennent notamment le carcinome lobulaire in situ, l’hyperplasie canalaire atypique et la métaplasie cylindrique avec atypie. Les formes infiltrantes ne font pas partie de cette liste de lésions pré-néoplasiques.

10. Qu’est-ce qui caractérise le carcinome canalaire in situ par rapport au cancer infiltrant ?

La prolifération cancéreuse se limite aux lobules et entraîne une atteinte ganglionnaire
La prolifération cancéreuse reste dans les canaux et respecte la membrane basale
La prolifération cancéreuse envahit les tissus locorégionaux après avoir franchi la membrane basale
La prolifération cancéreuse forme une tumeur de plus de cinq centimètres dans le sein

La prolifération cancéreuse reste dans les canaux et respecte la membrane basale

Explication

Dans le carcinome canalaire in situ, les cellules cancéreuses prolifèrent dans les canaux galactophores sans franchir la membrane basale. Le franchissement de cette membrane caractérise plutôt le cancer infiltrant.

11. Quelle évolution distingue un cancer du sein infiltrant d’un carcinome canalaire in situ ?

Il se caractérise par des récepteurs hormonaux négatifs et un index Ki67 faible
Il franchit la membrane basale, envahit les tissus locorégionaux et peut donner des métastases
Il respecte la membrane basale et reste limité aux canaux galactophores
Il correspond à une adénopathie mammaire interne sans tumeur primitive

Il franchit la membrane basale, envahit les tissus locorégionaux et peut donner des métastases

Explication

Le cancer infiltrant franchit la membrane basale et peut envahir les tissus locorégionaux par les réseaux lymphatiques et sanguins, puis évoluer en métastases. Un carcinome qui respecte la membrane basale est in situ, et non infiltrant.

12. Une patiente découvre une anomalie lors d’une palpation réalisée par son médecin. À quel mode de découverte cela correspond-il ?

Au dépistage organisé en l’absence de symptôme
À l’autopalpation réalisée par la patiente
À la palpation lors de l’examen clinique
À la découverte fortuite lors d’un examen sans lien

À la palpation lors de l’examen clinique

Explication

Une anomalie repérée par le médecin pendant l’examen correspond à une découverte par palpation clinique. L’autopalpation désigne au contraire une anomalie détectée par la patiente elle-même.

13. Quel ensemble d’informations peut être précisé par l’analyse anatomopathologique d’un cancer du sein ?

Le stade TNM complet, la réponse à la radiothérapie et le risque individuel de récidive
Le type histologique, le grade, le statut HER2 et l’index de prolifération Ki67
La stratégie chirurgicale, le choix de chimiothérapie et la durée du traitement hormonal
Le mode de découverte, les antécédents familiaux et la présence d’une douleur mammaire

Le type histologique, le grade, le statut HER2 et l’index de prolifération Ki67

Explication

L’analyse anatomopathologique renseigne notamment sur le type histologique, le grade, HER2 et Ki67, ainsi que sur d’autres caractéristiques de la tumeur et des prélèvements. Le mode de découverte et les antécédents familiaux ne sont pas des résultats anatomopathologiques.

14. Quel élément fait partie des facteurs pronostiques cités pour un cancer du sein ?

La présence de microcalcifications dans le prélèvement
La latéralité du prélèvement anatomopathologique
Le mode de découverte par autopalpation ou dépistage
La présence et le nombre de ganglions métastatiques

La présence et le nombre de ganglions métastatiques

Explication

La présence et le nombre de ganglions métastatiques sont des facteurs pronostiques cités, au même titre que la taille tumorale, le grade et certains marqueurs. La latéralité et les microcalcifications sont des éléments rapportés par l’analyse anatomopathologique, mais ne figurent pas dans cette liste de facteurs pronostiques.

15. Une tumeur du sein mesure 1,6 cm. Quelle catégorie T lui correspond dans la classification TNM présentée ?

T2, car la tumeur mesure entre 2 et 5 cm
T4, car toute tumeur mesurable atteint le thorax ou la peau
T1, car la tumeur mesure moins de 2 cm
T3, car la tumeur dépasse le seuil de 1 cm

T1, car la tumeur mesure moins de 2 cm

Explication

T1 correspond à une tumeur de moins de 2 cm, donc une tumeur de 1,6 cm relève de cette catégorie. T2 s’applique aux tumeurs comprises entre 2 et 5 cm.

16. À quelle catégorie N correspond une adénopathie axillaire mobile ?

N3
N2
N0
N1

N1

Explication

N1 désigne une adénopathie mobile dans cette classification. N2 correspond à une adénopathie fixée, ce qui constitue une distinction importante entre ces catégories.

17. L’imagerie met en évidence des métastases à distance chez une patiente atteinte d’un cancer du sein. Quel statut M s’applique ?

N1, qui indique une adénopathie mobile
T4, qui indique une atteinte évoluée du thorax ou de la peau
M1, qui indique la présence de métastases
M0, qui indique l’absence de métastases

M1, qui indique la présence de métastases

Explication

M1 indique la présence de métastases, comme dans la situation décrite. M0 correspond à leur absence ; les catégories N et T décrivent respectivement l’atteinte ganglionnaire et la tumeur primitive.

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Quelles étapes composent la cancérogenèse ?

L’initiation, la promotion et la progression.

Quel est le dernier événement de la progression cancéreuse ?

La formation de métastases après le cancer infiltrant.

Quel dommage caractérise l’initiation de la cancérogenèse ?

Un dommage de l’ADN, notamment une mutation ponctuelle.

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