★ À maîtriser
Les principaux Herpesviridae cités sont :
Après une primo-infection, les infections à Herpesviridae restent latentes à vie et peuvent se réactiver lors d’un stress ou d’une immunodéficience, notamment après une greffe ou en cas de VIH.
Compléments
Primo-infection → latence à vie → réactivation
★ À maîtriser
📌 HSV-1 se localise principalement dans la cavité orale, connaît une primo-infection précoce et est principalement responsable de l’herpès labial, tandis que HSV-2 est l’autre type d’herpès simplex cité dans le cours.
📌 Le valaciclovir est une prodrogue de l’aciclovir dont la meilleure biodisponibilité permet des concentrations plus élevées et une administration orale réduite à deux prises par jour, contre cinq prises par jour pour l’aciclovir oral.
Compléments
📌 L’aciclovir par voie IV est utilisé en urgence notamment en cas d’encéphalite herpétique, pour prévenir l’herpès néonatal et pour prévenir le VZV chez les personnes immunodéprimées ou les femmes enceintes quelques jours avant l’accouchement.
📌 En cas d’insuffisance rénale, la posologie de l’aciclovir oral ou IV doit être réduite, car le médicament est principalement éliminé sous forme inchangée dans les urines ; ses effets indésirables cités sont les céphalées et les troubles digestifs.
★ À maîtriser
La primo-infection par le VZV provoque la varicelle, dont l’incubation dure deux à trois semaines et qui se manifeste par une éruption vésiculeuse ; de petites épidémies surviennent en fin d’hiver et au printemps, surtout chez les enfants de six à huit ans.
La varicelle est très contagieuse et se transmet par les vésicules ainsi que par voie respiratoire.
📌 La réactivation du VZV provoque un zona caractérisé par une éruption vésiculeuse localisée autour d’un nerf sensitif, avec douleurs et sensations de brûlure ; une atteinte de la branche ophtalmique peut toucher la cornée et une compression du nerf facial peut provoquer une paralysie faciale.
📌 Le zona grave ou survenant chez un patient immunodéprimé est traité par aciclovir IV, tandis que le valaciclovir oral est utilisé pour le zona chez le patient immunocompétent.
Compléments
Le traitement symptomatique comprend : un à deux lavages ou douches fraîches par jour, la désinfection à la chlorhexidine, la coupe des ongles des enfants pour éviter les lésions de grattage
Le vaccin Shingrix contre le zona s’administre par voie intramusculaire en deux doses espacées de deux mois, sans dose de rappel nécessaire, et peut être administré en même temps que les vaccins contre la grippe, le dTP ou le pneumocoque.
La HAS préconise la vaccination contre le zona des adultes immunocompétents de 65 ans et plus, préférentiellement avec Shingrix.
Varicelle diffuse, zona localisé autour d’un nerf sensitif
★ À maîtriser
Le VIH se fixe aux récepteurs CD4 des lymphocytes T grâce à ses protéines de surface, fusionne sa membrane avec celle de la cellule, puis s’y multiplie ; la baisse des CD4 entraîne une diminution des défenses immunitaires et le développement de maladies opportunistes.
Les personnes atteintes du SIDA meurent des infections opportunistes, et non directement du SIDA ; le traitement vise à freiner la baisse des lymphocytes T CD4 et à prévenir la progression vers ce stade.
📌 Les inhibiteurs de la transcriptase inverse empêchent la transformation de l’ARN viral en ADN proviral, tandis que les inhibiteurs de la protéase s’opposent à la maturation des éléments constitutifs des futurs virus et entraînent la production de virions inactifs.
📌 Le traitement antirétroviral associe plusieurs médicaments appartenant à des classes thérapeutiques différentes et visant des cibles différentes.
Compléments
📌 Les inhibiteurs d’entrée empêchent l’infection de la cellule, notamment l’enfuvirtide, inhibiteur de fusion, et le maraviroc, inhibiteur du corécepteur CCR5 ; le raltégravir inhibe l’intégrase et empêche l’ADN proviral de s’intégrer à l’ADN de la cellule infectée.
★ À maîtriser
Le VHB se transmet principalement par voie sexuelle et par voie parentérale, notamment par contact avec du sang ou échange de seringues contaminées.
L’hépatite B aiguë est asymptomatique dans la majorité des cas et guérit dans 90 à 95 % des cas ; près d’un cas sur cent est fulminant et le plus souvent mortel sans transplantation.
📌 L’hépatite B aiguë ne nécessite pas de traitement antiviral ; le repos est recommandé et il faut éviter l’alcool et les médicaments hépatotoxiques, qui sont contre-indiqués.
📌 Le traitement de l’hépatite B chronique vise une suppression durable de la multiplication virale et repose soit sur la stimulation immunitaire par l’interféron, soit sur le blocage de la réplication par des analogues nucléosidiques.
Compléments
L’hépatite B devient chronique dans 10 % des cas.
L’interféron Roferon® ou Introna® s’administre par voie sous-cutanée trois fois par semaine pendant quatre à six mois ; ses effets indésirables cités comprennent un syndrome pseudo-grippal pendant 72 heures, l’anorexie dans 75 % des cas, la diarrhée dans 50 % des cas et la neutropénie ou thrombopénie dans 32 % des cas.
Le ténofovir, analogue nucléosidique actif contre le VIH en association avec d’autres antirétroviraux et contre le VHB, s’administre par voie orale avec une posologie réduite en cas d’insuffisance rénale ; il est assez bien toléré, mais un échappement virologique lié à des mutants résistants est possible.
Hépatite B aiguë : pas de traitement antiviral ; chronique : interféron ou analogues nucléosidiques
★ À maîtriser
Environ 3 % de la population mondiale présente une infection chronique par le VHC, et l’hépatite C chronique est une cause majeure de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire.
Les modes de contamination ou situations cités sont :
Le traitement de l’hépatite C chronique décrit dans le cours associe la ribavirine au peginterféron, à raison de 180 μg d’interféron par semaine et de 800 à 1200 mg de ribavirine par jour pendant 24 à 48 semaines.
📌 Avec ribavirine et peginterféron, les génotypes 2 ou 3 donnent un taux de réponse de 80 à 90 %, tandis que les génotypes 1 ou 4 donnent un taux de réponse de 30 à 50 %.
Compléments
📌 Avant le traitement de l’hépatite C, le patient et son entourage doivent être informés ; un suivi psychologique aide à soutenir l’observance et à accompagner les effets indésirables.
★ À maîtriser
Le 11 mars 2020, l’OMS déclare que l’épidémie de COVID-19 est une pandémie.
Les principaux symptômes comprennent : fièvre ou sensation de fièvre, toux, essoufflement ou oppression thoracique, maux de tête, courbatures ou fatigue inhabituelle, perte brutale de l’odorat sans obstruction nasale, disparition totale du goût, diarrhée
Les personnes vulnérables risquent davantage de développer une forme grave du COVID-19 ; les formes graves peuvent entraîner des difficultés respiratoires nécessitant une hospitalisation en réanimation.
Compléments
Fin 2019, la maladie due au COVID-19 apparaît en Chine, et le virus est découvert début janvier 2020.
Les signes d’alerte chez une personne âgée comprennent : une altération brutale de l’état général, l’apparition ou l’aggravation des capacités mentales, un état de confusion, des chutes répétées, l’aggravation rapide d’une maladie déjà connue
★ À maîtriser
La vaccination est recommandée aux groupes suivants : les personnes âgées de 65 ans et plus, les personnes dès six mois présentant des comorbidités à risque de forme grave, les personnes immunodéprimées, les femmes enceintes, les résidents d’Ehpad ou d’USLD, les personnes à très haut risque selon décision médicale partagée, les personnes en contact régulier avec des personnes vulnérables ou immunodéprimées
Le COVID-19 se transmet directement par des postillons porteurs du virus ou indirectement lorsqu’une personne touche une surface souillée puis ses yeux, sa bouche ou son nez.
Les gestes barrières recommandés comprennent le lavage régulier des mains ou l’utilisation d’une solution hydroalcoolique, la toux ou l’éternuement dans le coude ou un mouchoir à usage unique, le rejet du mouchoir après usage, l’évitement du contact avec le visage, une distance d’au moins deux mètres, les salutations sans poignée de main ni embrassade, le port d’un masque chirurgical ou FFP2, la limitation des contacts et l’aération fréquente des pièces.
Compléments
Le 1er août 2022, les dispositions relatives à l’état d’urgence sanitaire prennent fin en France.
Le vaccin monovalent adapté au variant circulant LP.8.1 est Comirnaty® LP.8.1 ; Pfizer a obtenu son autorisation de mise sur le marché le 25 juillet 2025.
Les précautions recommandées aux personnes vulnérables sont : évaluer leur situation avec leur médecin, limiter si possible leurs déplacements, privilégier les périodes peu fréquentées pour les transports ou les courses, privilégier le télétravail si possible, continuer leurs médicaments et leurs rendez-vous médicaux
★ À maîtriser
Un antiviral contre le COVID-19 est indiqué lorsque les symptômes le justifient ou chez les patients à risque de forme grave, quel que soit leur âge ou leur statut vaccinal, ainsi que chez les patients de plus de 65 ans, quel que soit leur statut vaccinal.
Le nirmatrelvir/ritonavir (Paxlovid®) est le traitement antiviral de première intention du COVID-19 et doit être administré le plus précocement possible, idéalement dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes, pendant cinq jours.
Dans le Paxlovid®, le nirmatrelvir du comprimé rose bloque une enzyme nécessaire à la réplication du SARS-CoV-2, tandis que le ritonavir du comprimé blanc augmente la concentration sanguine du nirmatrelvir par inhibition enzymatique.
Chez l’adulte, le Paxlovid® se prend à raison de deux comprimés roses et d’un comprimé blanc deux fois par jour pendant cinq jours, soit quatre comprimés roses et deux comprimés blancs par jour.
Compléments
📌 Le Paxlovid® est indiqué dans la situation décrite d’un test positif chez un patient non oxygéno-requérant présentant un risque d’évolution vers une forme grave.
📌 En cas d’insuffisance rénale, la dose de Paxlovid® est réduite à un comprimé rose et un comprimé blanc deux fois par jour ; le traitement comporte de nombreuses interactions médicamenteuses.
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1. Quel virus de la famille des Herpesviridae est associé à la mononucléose infectieuse ?
2. Après une primo-infection par un Herpesviridae, quelle évolution peut survenir lors d’un stress ou d’une immunodéficience ?
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Quels virus humains appartiennent aux Herpesviridae ?
HSV-1, HSV-2, VZV, HHV-4 et HHV-5.
À quelle maladie le virus Epstein-Barr HHV-4 est-il associé ?
À la mononucléose infectieuse.
Quelle est la gravité habituelle des infections à cytomégalovirus HHV-5 ?
Elles sont le plus souvent bénignes.
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