QCM : Asthme et asthme aigu grave (18 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel tableau caractérise le mieux l’asthme ?

Une obstruction bronchique permanente sans épisodes symptomatiques récurrents
Une hyperréactivité bronchique isolée sans inflammation des voies aériennes
Une infection aiguë des bronches entraînant une gêne respiratoire transitoire
Une inflammation chronique des voies aériennes avec hyperréactivité et obstruction variable, souvent réversible

Une inflammation chronique des voies aériennes avec hyperréactivité et obstruction variable, souvent réversible

Explication

L’asthme associe une inflammation chronique, une hyperréactivité bronchique et des épisodes symptomatiques avec obstruction variable, généralement réversible. L’obstruction fixe néglige sa variabilité, l’infection aiguë le confond avec une autre affection et l’hyperréactivité isolée omet l’inflammation.

2. Chez une personne asthmatique, une crise provoque un rétrécissement temporaire des bronches lié à la contraction bronchique et à l’inflammation. Quel mécanisme explique directement cette obstruction ?

La production de mucus seule bouche les bronches sans modifier leur diamètre
La destruction des parois bronchiques entraîne une réduction permanente du diamètre
L’œdème inflammatoire dilate les bronches tandis que les muscles se relâchent
La bronchoconstriction associée à un œdème inflammatoire réduit le diamètre bronchique

La bronchoconstriction associée à un œdème inflammatoire réduit le diamètre bronchique

Explication

La bronchoconstriction et l’œdème inflammatoire réduisent temporairement et de façon réversible le diamètre des bronches. La destruction permanente suppose une atteinte fixe, le mucus seul ne restitue pas le mécanisme décrit et la dilatation inverse le rôle de l’œdème.

3. Dans une famille, un seul parent est allergique. Quel pourcentage de risque d’asthme est indiqué pour cette situation ?

Environ 20 %
De 40 à 45 %
Environ 10 %
De 80 à 90 %

De 40 à 45 %

Explication

Le risque indiqué est de 40 à 45 % lorsqu’un seul parent est allergique, contre 80 à 90 % lorsque les deux le sont. Le chiffre de 80 à 90 % correspond donc à deux parents, tandis que 10 % concerne les asthmes professionnels apparus à l’âge adulte et 20 % le tabagisme chez les personnes asthmatiques.

4. Un peintre adulte développe un asthme associé à son exposition professionnelle aux isocyanates. À quelle catégorie de déclencheurs appartient cette exposition ?

Aux allergènes professionnels
Aux allergènes médicamenteux
Aux trophallergènes
Aux pneumallergènes

Aux allergènes professionnels

Explication

Les isocyanates chez les peintres sont un exemple d’allergènes professionnels. Les pneumallergènes sont une autre catégorie d’allergènes, les trophallergènes renvoient aux aliments et les allergènes médicamenteux aux médicaments; le chiffre de 10 % décrit une proportion, non une catégorie.

5. Quel tableau clinique correspond aux manifestations typiques de l’asthme ?

Sifflements uniquement diurnes et toux sèche sans dyspnée
Dyspnée, douleur thoracique persistante et fièvre, sans sifflements
Toux productive isolée, sans variation selon le moment ou l’activité
Dyspnée, sifflements surtout nocturnes ou à l’effort, et toux parfois productive

Dyspnée, sifflements surtout nocturnes ou à l’effort, et toux parfois productive

Explication

Les manifestations typiques associent dyspnée, respiration sifflante souvent le soir ou la nuit, parfois déclenchée par l’effort ou le rire, et toux éventuellement productive. La fièvre, la toux sèche isolée et l’absence de dyspnée ne décrivent pas ce tableau.

6. Une personne présente une crise d’asthme dont les symptômes s’atténuent spontanément après un certain temps. Quelle caractéristique de la crise cette évolution illustre-t-elle ?

Une crise nécessairement prolongée avant de s’améliorer
Une crise qui cède uniquement après un traitement médicamenteux
Une crise d’intensité variable qui peut céder spontanément
Une crise dont l’intensité variable exclut une amélioration spontanée

Une crise d’intensité variable qui peut céder spontanément

Explication

Une crise d’asthme peut varier en intensité et céder spontanément ou sous l’effet d’un bronchodilatateur. Une évolution forcément prolongée, une résolution exigeant un médicament et l’exclusion d’une amélioration spontanée méconnaissent cette réversibilité.

7. Chez une personne chez qui l’on suspecte un asthme, quelle place faut-il accorder à l’exploration fonctionnelle respiratoire dans le parcours de soins ?

La réaliser pour contribuer au diagnostic et la poursuivre dans le suivi
La réserver au suivi après que le diagnostic clinique est établi
La remplacer par une radiographie thoracique pour le diagnostic et le suivi
La proposer comme examen facultatif après le bilan allergologique

La réaliser pour contribuer au diagnostic et la poursuivre dans le suivi

Explication

L’exploration fonctionnelle respiratoire est recommandée au grade A pour le diagnostic et est indispensable au diagnostic comme au suivi. La limiter au suivi ou la remplacer par une radiographie ou un bilan allergologique ne correspond pas à cette place.

8. Une personne asthmatique doit commencer un traitement de fond. Quel médicament constitue le pilier principal de ce traitement ?

Une corticothérapie orale
Des corticoïdes inhalés
Un bêta-2-mimétique de courte durée d’action
Un bêta-2-mimétique de longue durée d’action seul

Des corticoïdes inhalés

Explication

Le traitement de fond de l’asthme repose principalement sur les corticoïdes inhalés. Le bêta-2-mimétique de courte durée correspond au traitement de crise, tandis que les LABA et la corticothérapie orale ne remplacent pas ce pilier principal.

9. Un adulte reçoit 1 200 μg/j de corticoïdes inhalés. Quel ensemble d’effets indésirables généraux peut apparaître au-delà du seuil adulte indiqué ?

Tremblements, tachycardie sinusale, hypokaliémie et crampes musculaires
Candidose oropharyngée, gêne pharyngée, raucité de la voix et dysphonie
Toux, bronchospasme paradoxal, céphalées et gêne pharyngée
Amincissement cutané, hématomes sous-cutanés, dépression surrénalienne biologique et raréfaction osseuse

Amincissement cutané, hématomes sous-cutanés, dépression surrénalienne biologique et raréfaction osseuse

Explication

Au-delà de 1 000 μg/j chez l’adulte, les corticoïdes inhalés peuvent entraîner des effets cutanés, surrénaliens et osseux. La candidose et la dysphonie sont des effets locaux, tandis que les tremblements et la tachycardie évoquent les bêta-2-agonistes.

10. Chez une patiente dont l’asthme est contrôlé, quelle règle doit guider l’ajustement de la posologie de corticoïdes inhalés ?

Choisir la dose minimale qui maintient l’efficacité
Augmenter la dose afin de prévenir toute exacerbation
Réduire la dose jusqu’à arrêter le traitement inhalé
Conserver la dose initiale malgré l’évolution du contrôle

Choisir la dose minimale qui maintient l’efficacité

Explication

La posologie doit correspondre à la dose minimale efficace, c’est-à-dire celle qui conserve le bénéfice thérapeutique. Une dose élevée systématique, une dose figée ou l’arrêt recherché du traitement ne suivent pas cette règle.

11. Quelle situation correspond à la définition de l’asthme aigu grave ?

Une crise habituelle avec obstruction bronchique légère sans menace vitale à court terme
Une gêne respiratoire chronique stable sans épisode aigu menaçant
Une crise prolongée avec symptômes modérés sans obstruction bronchique sévère
Une crise inhabituelle avec obstruction bronchique sévère menaçant le pronostic vital à court terme

Une crise inhabituelle avec obstruction bronchique sévère menaçant le pronostic vital à court terme

Explication

L’asthme aigu grave est une crise inhabituelle caractérisée par une obstruction bronchique sévère susceptible de menacer le pronostic vital à court terme. Une obstruction légère ou une gêne chronique stable ne répond pas à cette définition.

12. Un patient asthmatique présente une chute du DEP matinal, a été hospitalisé dans l’année, suit mal son traitement et vit dans des conditions sociales précaires. Comment interpréter ces éléments ?

Ils caractérisent une crise grave uniquement en présence d’hypoxémie
Ils décrivent principalement des signes respiratoires de gravité immédiate
Ils regroupent plusieurs facteurs de risque d’asthme aigu grave
Ils indiquent une faible probabilité d’asthme aigu grave

Ils regroupent plusieurs facteurs de risque d’asthme aigu grave

Explication

L’asthme ancien ou instable avec chute du DEP, l’hospitalisation récente, la mauvaise observance et la précarité font partie des facteurs de risque d’asthme aigu grave. Ce sont des facteurs de risque, et non les signes respiratoires immédiats tels que la difficulté à parler ou la tachypnée.

13. Un patient en crise respire à 34 fois par minute, ne parvient pas à parler en phrases et présente une cyanose. À quelle catégorie appartiennent ces manifestations ?

Aux facteurs de risque liés aux antécédents et au contexte social
Aux autres critères mesurés par le DEP, la saturation ou la PaCO₂
Aux signes respiratoires de gravité
Aux signes hémodynamiques tels que la tachycardie et l’hypotension

Aux signes respiratoires de gravité

Explication

La difficulté à parler, une fréquence respiratoire supérieure à 30 et la cyanose sont des signes respiratoires de gravité. Le DEP, la saturation et la PaCO₂ sont d’autres critères, tandis que les antécédents et la précarité relèvent des facteurs de risque.

14. Lors de l’évaluation d’une crise, un patient présente un DEP de 140 l/min, une saturation en oxygène de 88 % et une PaCO₂ de 42 mmHg. Quelle interprétation convient ?

Seul le DEP franchit le seuil de gravité indiqué
Les trois valeurs franchissent les seuils indiqués comme critères de gravité
Seules la saturation et la PaCO₂ franchissent les seuils de gravité
Seuls le DEP et la PaCO₂ franchissent les seuils de gravité

Les trois valeurs franchissent les seuils indiqués comme critères de gravité

Explication

Les seuils de gravité sont un DEP inférieur à 150 l/min, une saturation inférieure à 90 % et une PaCO₂ supérieure à 40 mmHg ; les trois mesures du patient les dépassent dans le sens de la gravité. Le seuil de 45 mmHg concerne l’asthme aigu très grave, et non le critère général ici visé.

15. Un patient arrive aux urgences avec un asthme aigu grave. Quel ensemble correspond à son traitement initial ?

Oxygénothérapie, bêta-2-agonistes intraveineux et anticholinergiques nébulisés, sans corticoïdes systémiques
Bêta-2-agonistes et anticholinergiques nébulisés, corticoïdes systémiques intraveineux, sans oxygénothérapie
Oxygénothérapie, bêta-2-agonistes nébulisés et corticoïdes inhalés, sans anticholinergiques
Oxygénothérapie, bêta-2-agonistes et anticholinergiques nébulisés, corticoïdes systémiques intraveineux

Oxygénothérapie, bêta-2-agonistes et anticholinergiques nébulisés, corticoïdes systémiques intraveineux

Explication

Le traitement initial associe oxygénothérapie, bêta-2-agonistes et anticholinergiques nébulisés, ainsi que des corticoïdes systémiques intraveineux. Les corticoïdes inhalés, la perfusion intraveineuse de bêta-2-agonistes et l’omission de l’oxygénothérapie ou des anticholinergiques ne correspondent pas à cet ensemble initial.

16. Après le traitement initial, l’asthme aigu grave d’une patiente reste insuffisamment contrôlé. Quelle conduite figure parmi les options d’escalade possibles ?

Choisir une perfusion intraveineuse continue de corticoïdes et différer le soutien ventilatoire
Envisager le salbutamol ou l’adrénaline en perfusion intraveineuse continue, la ventilation non invasive ou l’intubation avec ventilation mécanique
Répéter les traitements nébulisés comme seule option, sans envisager de soutien ventilatoire
Poursuivre l’oxygénothérapie et choisir une ventilation non invasive, sans possibilité d’intubation

Envisager le salbutamol ou l’adrénaline en perfusion intraveineuse continue, la ventilation non invasive ou l’intubation avec ventilation mécanique

Explication

Si le traitement initial est insuffisant, les options comprennent le salbutamol ou l’adrénaline en perfusion intraveineuse continue, la ventilation non invasive et l’intubation avec ventilation mécanique. La répétition des seules nébulisations, l’exclusion de l’intubation ou une perfusion de corticoïdes ne reprend pas ces options.

17. Une équipe prépare le suivi d’une personne asthmatique dont les symptômes et les déclencheurs varient. Quels éléments doit-elle prendre en compte pour adapter la prise en charge ?

Le phénotype, les symptômes du moment et les traitements déjà prescrits
Les facteurs étiologiques, la technique d’inhalation et les traitements déjà prescrits
La gravité, les symptômes du moment et la technique d’inhalation
Le phénotype, la gravité et les facteurs étiologiques de l’asthme

Le phénotype, la gravité et les facteurs étiologiques de l’asthme

Explication

La prise en charge doit tenir compte conjointement du phénotype, de la gravité et des facteurs étiologiques de l’asthme. Se limiter à la gravité, aux symptômes immédiats ou aux modalités d’inhalation omet une ou plusieurs de ces dimensions.

18. Une consultation vise à organiser la prise en charge globale d’un patient asthmatique. Quel plan associe les composantes attendues ?

Un traitement adapté de fond et de crise, une éducation à la gestion des crises, et un suivi programmé de l’urgence
Un traitement adapté de fond et de crise, une information sur les médicaments, et une réponse rapide à l’urgence
Un traitement adapté de crise, une éducation à la gestion du traitement, et une réponse rapide à l’urgence
Un traitement adapté de fond et de crise, une éducation à la gestion du traitement et des crises, et une réponse rapide à l’urgence

Un traitement adapté de fond et de crise, une éducation à la gestion du traitement et des crises, et une réponse rapide à l’urgence

Explication

La prise en charge globale réunit un traitement adapté de fond et de crise, l’éducation du patient pour qu’il puisse gérer son traitement et sa crise, ainsi qu’une réponse rapide à l’urgence. Un suivi programmé ne remplace pas la réponse rapide, et une information générale ne suffit pas à l’éducation à l’autogestion.

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Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Asthme et asthme aigu grave.

Selon l’OMS, qu’est-ce que l’asthme ?

Un désordre inflammatoire chronique des voies aériennes.

Quelle hyperréactivité l’asthme provoque-t-il dans les bronches ?

Une hyperréactivité bronchique.

Quels symptômes récurrents caractérisent l’asthme ?

Une respiration sifflante, une dyspnée, une oppression thoracique et/ou une toux.

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