QCM : Syndromes microdélétionnels et empreinte (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment appelle-t-on les variants chromosomiques correspondant à une délétion ou à une duplication ?

Les remaniements équilibrés
Les variants du nombre de copies (CNV)
Les cassures double brin
Les inversions chromosomiques

Les variants du nombre de copies (CNV)

Explication

Les CNV correspondent à des délétions ou à des duplications chromosomiques. Les remaniements équilibrés désignent des échanges ou des inversions, tandis que les cassures double brin sont des lésions de l’ADN.

2. Une analyse révèle un échange entre deux chromosomes, sans perte ni excès de matériel chromosomique. Comment classer ce remaniement ?

Comme une cassure double brin non réparée
Comme un remaniement équilibré
Comme un remaniement déséquilibré par perte
Comme un remaniement déséquilibré par excès

Comme un remaniement équilibré

Explication

Un échange entre chromosomes sans perte ni excès de matériel est un remaniement équilibré. La délétion implique une perte, la duplication un excès, et une cassure non réparée n’est pas le remaniement décrit.

3. Pourquoi des anomalies de structure chromosomique peuvent-elles apparaître après une lésion de l’ADN ?

Une réplication normale ajoute nécessairement un chromosome entier
Une lésion modifie le nombre de chromosomes sans toucher leur structure
Une réparation erronée de la lésion peut remanier la structure chromosomique
Un appariement normal transforme les chromosomes en remaniements structuraux

Une réparation erronée de la lésion peut remanier la structure chromosomique

Explication

Les anomalies de structure chromosomique résultent souvent d’erreurs de réparation des lésions de l’ADN. Une réplication normale, un changement du nombre de chromosomes entiers ou un appariement normal ne décrivent pas ce mécanisme.

4. Dans une cellule, une lésion rompt chacun des deux brins d’une molécule d’ADN. Quelle description correspond à cette lésion et aux voies de réparation possibles ?

Une cassure double brin, réparée par inversion ou duplication
Une cassure double brin, réparée par la réplication seule
Une cassure simple brin, réparée par NAHR ou NHEJ
Une cassure double brin, réparée par NAHR ou NHEJ

Une cassure double brin, réparée par NAHR ou NHEJ

Explication

Une cassure double brin rompt les deux brins de l’ADN et peut être réparée par NAHR ou NHEJ. Une rupture d’un seul brin n’est pas une cassure double brin, et la réplication ou les remaniements ne sont pas les voies citées.

5. Deux séquences d’ADN très similaires se trouvent à des positions différentes du génome et recombinent. Quel mécanisme cette situation décrit-elle ?

La duplication d’un chromosome entier
La recombinaison homologue non allélique (NAHR)
La recombinaison homologue allélique
La jonction d’extrémités non homologues (NHEJ)

La recombinaison homologue non allélique (NAHR)

Explication

La NAHR est une recombinaison entre des séquences très similaires situées à des positions différentes du génome et peut produire des délétions ou des duplications. La recombinaison allélique concerne des positions correspondantes, tandis que NHEJ est une autre voie de réparation.

6. Chez plusieurs patients, une même délétion récurrente est observée dans une région chromosomique. Quel mécanisme est le principal candidat pour expliquer cette répétition ?

La recombinaison homologue non allélique (NAHR)
La jonction d’extrémités non homologues (NHEJ)
L’inversion chromosomique sans perte de matériel
La duplication segmentaire (LCR) sans recombinaison

La recombinaison homologue non allélique (NAHR)

Explication

La NAHR est le principal mécanisme à l’origine des délétions, notamment des syndromes microdélétionnels récurrents. Les LCR sont des séquences répétées impliquées dans le mauvais appariement, NHEJ est une autre voie de réparation et une inversion ne correspond pas à une délétion.

7. Deux individus présentent un remaniement de structure identique entre des régions répétées très similaires. Quelle propriété de ces régions explique le mieux cette récurrence ?

Leur éloignement favorise un remaniement récurrent de même structure.
La taille du remaniement favorise à elle seule une structure récurrente.
Leur forte similarité favorise un remaniement récurrent de même structure.
Leur faible similarité favorise un remaniement récurrent de même structure.

Leur forte similarité favorise un remaniement récurrent de même structure.

Explication

Des régions répétées plus similaires favorisent la récurrence du remaniement et une structure semblable chez différents individus. L’éloignement, la faible similarité et la taille seule ne sont pas le facteur indiqué.

8. Lors d’un événement impliquant des duplications segmentaires, une erreur d’appariement survient pendant la méiose. Quelle conséquence peut-elle produire selon l’orientation des régions concernées ?

Une translocation ou une réparation sans changement de structure.
Une délétion, une duplication ou une inversion.
Une délétion, mais ni duplication ni inversion.
Une duplication ou une translocation, mais pas une inversion.

Une délétion, une duplication ou une inversion.

Explication

Une erreur d’appariement de duplications segmentaires peut conduire à une délétion, une duplication ou une inversion, selon leur orientation. Réduire ces issues à une seule ou remplacer l’inversion par une translocation confond des mécanismes distincts.

9. Une cellule en phase G1 subit une cassure double brin alors qu’aucune chromatide sœur n’est disponible. Quel mécanisme peut réparer la cassure en joignant les extrémités sans matrice homologue ?

La NHEJ.
La recombinaison avec une chromatide sœur.
La MMEJ.
FoSTeS.

La NHEJ.

Explication

La NHEJ intervient en G0 ou G1 et relie les extrémités d’une cassure double brin sans matrice homologue, puisqu’aucune chromatide sœur n’est disponible. FoSTeS agit en phase S, tandis que la MMEJ utilise des micro-homologies.

10. En phase S, une fourche de réplication bloquée sur une lésion bascule vers une matrice proche dans l’espace, puis peut revenir à la matrice initiale. Quel mécanisme décrit cette situation ?

La MMEJ, qui provoque une erreur de copie lors du changement de matrice.
La réparation par chromatide sœur, qui provoque une erreur de copie en G1.
FoSTeS, qui peut provoquer une erreur de copie lors du changement de matrice.
La NHEJ, qui provoque une erreur de copie lors du changement de matrice.

FoSTeS, qui peut provoquer une erreur de copie lors du changement de matrice.

Explication

FoSTeS agit en phase S : une fourche bloquée peut basculer vers une matrice proche, puis revenir à la matrice initiale, ce qui entraîne une erreur de copie. La NHEJ joint des extrémités en G0 ou G1, et la MMEJ repose sur des micro-homologies.

11. Quelle association décrit correctement les principales approches d’exploration chromosomique et leur domaine ?

Caryotype en cytogénétique conventionnelle, FISH et CGH-array en biologie cellulaire, séquençage en cytogénétique moléculaire.
Caryotype en biologie cellulaire, FISH et CGH-array en cytogénétique moléculaire, séquençage en cytogénétique conventionnelle.
Caryotype en cytogénétique moléculaire, FISH et CGH-array en cytogénétique conventionnelle, séquençage en biologie cellulaire.
Caryotype en cytogénétique conventionnelle, FISH et CGH-array en cytogénétique moléculaire, séquençage en biologie cellulaire.

Caryotype en cytogénétique conventionnelle, FISH et CGH-array en cytogénétique moléculaire, séquençage en biologie cellulaire.

Explication

Les explorations comprennent le caryotype en cytogénétique conventionnelle, la FISH et le CGH-array en cytogénétique moléculaire, ainsi que le séquençage de l’ADN en biologie cellulaire. Les autres associations déplacent une ou plusieurs techniques dans un domaine erroné.

12. Une équipe veut compter les chromosomes d’une cellule et examiner leur organisation générale au microscope. Quelle technique correspond à cet objectif, idéalement sur des chromosomes en métaphase ?

Le CGH-array.
Le caryotype.
La FISH.
Le séquençage de l’ADN.

Le caryotype.

Explication

Le caryotype sert à compter les chromosomes et à observer leur structure grossière, idéalement en métaphase. La FISH et le CGH-array sont des méthodes de cytogénétique moléculaire, tandis que le séquençage lit les bases de l’ADN.

13. Une anomalie chromosomique mesure environ 3 Mb. Compte tenu de la résolution du caryotype, quelle conclusion est la plus juste quant à sa détection ?

Elle sera détectée, car la résolution est d’environ 10 à 20 Mb.
Elle risque de ne pas être détectée, car la résolution est d’environ 5 à 10 Mb.
Elle risque de ne pas être détectée, car la résolution est d’environ 50 à 100 Mb.
Elle sera détectée, car la résolution est d’environ 1 à 3 Mb.

Elle risque de ne pas être détectée, car la résolution est d’environ 5 à 10 Mb.

Explication

La résolution du caryotype est de 5 à 10 Mb : il détecte surtout les grandes délétions ou duplications. Une anomalie d’environ 3 Mb est en dessous de cette plage de résolution ; les autres valeurs ne correspondent pas à la résolution indiquée.

14. Quel principe caractérise la FISH utilisée pour examiner une région chromosomique ciblée ?

L’hybridation in situ de sondes fluorescentes complémentaires de séquences ciblées
La coloration fluorescente de l’ensemble des chromosomes sans sondes spécifiques
Le séquençage des séquences chromosomiques après amplification de l’ADN
La comparaison des intensités d’ADN du patient et d’un échantillon de référence

L’hybridation in situ de sondes fluorescentes complémentaires de séquences ciblées

Explication

La FISH repose sur des sondes fluorescentes complémentaires de séquences chromosomiques ciblées, auxquelles elles s’hybrident in situ. Le marquage global, le séquençage et la comparaison avec une référence correspondent à d’autres approches.

15. Une sonde FISH ciblant une région ne s’hybride pas sur un chromosome. Quelle conclusion cette observation permet-elle, sans autre analyse ?

Une duplication est probable dans la région ciblée, avec une taille mesurable
Une anomalie est exclue dans la région ciblée, car la sonde ne s’est pas liée
Une délétion est possible dans tout le chromosome, avec une taille mesurable
Une délétion est possible dans la région ciblée, sans estimation précise de sa taille

Une délétion est possible dans la région ciblée, sans estimation précise de sa taille

Explication

La FISH renseigne sur les régions reconnues par ses sondes ; l’absence d’hybridation peut révéler une délétion ciblée, mais n’en précise pas la taille. Étendre la conclusion à tout le chromosome ou déduire une duplication dépasse ce que permet cette observation.

16. Pour obtenir rapidement un résultat prénatal, un laboratoire réalise une FISH sur des cellules amniotiques sans les mettre en culture. Quel délai est indiqué pour le résultat après le prélèvement ?

Environ une semaine
Environ deux semaines
Environ 24 heures
Environ 48 heures

Environ 24 heures

Explication

La FISH peut être effectuée sur des cellules amniotiques sans culture et donner un résultat en 24 heures après le prélèvement. Un délai d’une semaine ou davantage ne correspond pas au délai décrit pour cette analyse rapide.

17. Une FISH ciblée sur une hypothèse clinique ne révèle pas l’anomalie attendue, et deux signaux très proches sont difficiles à distinguer. Quelle interprétation rend le mieux compte de ces limites ?

Une hypothèse erronée n’affecte pas la recherche, car la FISH explore spontanément toutes les régions chromosomiques
Une hypothèse erronée peut imposer de recommencer avec une autre cible, et la résolution limitée complique la distinction des signaux proches
Une hypothèse erronée peut imposer de recommencer avec une autre cible, mais les signaux proches restent nettement séparés
Une hypothèse erronée peut être corrigée par l’examen global, et la résolution limitée complique la distinction des signaux proches

Une hypothèse erronée peut imposer de recommencer avec une autre cible, et la résolution limitée complique la distinction des signaux proches

Explication

La FISH teste l’hypothèse correspondant aux sondes choisies : si cette hypothèse est erronée, il faut recommencer avec une cible adaptée. Sa résolution peut aussi rendre difficiles à distinguer des signaux proches, notamment pour des microduplications.

18. Un laboratoire doit explorer simultanément tous les chromosomes sans choisir à l’avance une anomalie précise. Quelle approche correspond à cet objectif et offre une résolution supérieure au caryotype ?

Le caryotype après classement des chromosomes
L’hybridation génomique sur puce à ADN
La FISH avec une sonde spécifique d’un locus
La FISH avec une sonde ciblant un chromosome précis

L’hybridation génomique sur puce à ADN

Explication

L’hybridation génomique sur puce explore l’ensemble des chromosomes simultanément et sans a priori, avec une résolution supérieure à celle du caryotype. La FISH est ciblée, tandis que le caryotype n’offre pas cette même résolution.

19. Dans une CGH-array, que compare-t-on pour repérer des gains et des pertes de matériel chromosomique ?

La forme des chromosomes du patient et celle de chromosomes de référence au microscope
La séquence des bases de régions chromosomiques chez le patient et dans un ADN de référence
Le nombre de copies de régions chromosomiques chez le patient et dans un ADN de référence, par leurs intensités de fluorescence
Le nombre de chromosomes du patient et celui d’un échantillon de référence, par leur longueur

Le nombre de copies de régions chromosomiques chez le patient et dans un ADN de référence, par leurs intensités de fluorescence

Explication

La CGH-array compare le nombre de copies de régions chromosomiques dans l’ADN du patient et l’ADN de référence, en évaluant les intensités de fluorescence. Elle ne détermine pas directement la séquence des bases ni la forme des chromosomes.

20. Lors d’une CGH-array, le signal d’une région apparaît rouge. Quelle interprétation faut-il retenir pour le patient ?

Une délétion de cette région
Une absence de signal interprétable pour cette région
Une quantité égale d’ADN du patient et de référence
Une duplication de cette région

Une duplication de cette région

Explication

En CGH-array, un signal rouge indique un excès d’ADN du patient, correspondant à une duplication. Le vert signale une délétion chez le patient, tandis que le jaune indique une quantité égale d’ADN patient et de référence.

21. Un résultat de CGH-array indique une délétion. Quelle valeur du log du ratio d’intensité patient/référence correspond à cette situation ?

00
11
0,580{,}58
−1-1

$$-1$$

Explication

Le log du ratio patient/référence vaut −1-1 en cas de délétion, ce qui correspond à une perte de matériel chez le patient. La valeur 00 indique une situation normale et 0,580{,}58 une duplication.

22. Quelle caractéristique décrit la puce SNP-array utilisée pour étudier notamment les délétions, les duplications et l’homozygotie ?

Elle utilise des polymorphismes ponctuels et des sondes de 25 nucléotides.
Elle utilise des polymorphismes ponctuels et des sondes de 100 nucléotides.
Elle utilise des polymorphismes ponctuels et des sondes de 1000 nucléotides.
Elle utilise des variations du nombre de copies et des sondes de 25 nucléotides.

Elle utilise des polymorphismes ponctuels et des sondes de 25 nucléotides.

Explication

Le SNP-array s’appuie sur des polymorphismes ponctuels et des sondes de 25 nucléotides pour étudier notamment délétions, duplications et homozygotie. Les valeurs de 100 et 1000 nucléotides confondent la longueur des sondes avec d’autres échelles, tandis que les variations du nombre de copies ne sont pas le polymorphisme utilisé par la puce.

23. Une famille consanguine cherche à déterminer si une maladie génétique est associée à une région homozygote et à préciser l’origine parentale d’un remaniement. Quelle approche peut répondre à ces objectifs ?

Utiliser le SNP-array pour repérer les homozygoties et l’origine parentale du remaniement.
Utiliser un caryotype pour rechercher les homozygoties et l’origine parentale du remaniement.
Utiliser une CGH-array pour rechercher les homozygoties et l’origine parentale du remaniement.
Utiliser le SNP-array pour repérer les délétions sans étudier l’origine parentale.

Utiliser le SNP-array pour repérer les homozygoties et l’origine parentale du remaniement.

Explication

Le SNP-array peut révéler l’homozygotie et l’origine parentale d’un remaniement, et soutenir des analyses de liaison familiale en cas de consanguinité. La recherche limitée aux délétions écarte ces usages, tandis que l’attribution de ces capacités à la CGH-array ou au caryotype les confond avec d’autres méthodes.

24. Pour comparer les SNP d’un patient, un laboratoire doit-il ajouter l’ADN d’un témoin à son analyse SNP-array ?

Oui, un ADN de référence est nécessaire pour comparer les intensités.
Non, l’ADN du patient suffit puisque l’analyse repose sur ses SNP.
Oui, un étalonnage chromosomique remplace l’analyse des SNP du patient.
Oui, l’ADN des deux parents est requis pour lire les SNP du patient.

Non, l’ADN du patient suffit puisque l’analyse repose sur ses SNP.

Explication

La SNP-array analyse les polymorphismes du patient et n’a donc pas besoin d’ADN témoin. Le besoin d’un ADN de référence transpose à tort le principe de la CGH-array, tandis que les échantillons parentaux et l’étalonnage chromosomique ne sont pas requis pour cette comparaison.

25. Une ACPA est réalisée chez un patient porteur d’une inversion équilibrée sans gain ni perte de matériel. Quel résultat faut-il attendre pour cette anomalie ?

L’inversion ne sera pas détectée par l’ACPA.
L’inversion sera détectée comme une faible mosaïque par l’ACPA.
L’inversion sera détectée comme une perte de matériel par l’ACPA.
L’inversion sera détectée comme un gain de matériel par l’ACPA.

L’inversion ne sera pas détectée par l’ACPA.

Explication

L’ACPA révèle les gains et les pertes, mais un remaniement équilibré comme une inversion ne modifie pas la quantité de matériel chromosomique. L’interpréter comme une perte, un gain ou une faible mosaïque confond des catégories différentes d’anomalies.

26. Lorsqu’un laboratoire utilise le séquençage du génome entier pour étudier une maladie, quelles catégories d’anomalies cette méthode peut-elle mettre en évidence ?

Des maladies monogéniques et des CNV comme des délétions ou des duplications.
Des maladies monogéniques et des inversions équilibrées comme CNV.
Des maladies monogéniques et des délétions, sans détection des duplications.
Des maladies polygéniques et des CNV comme des délétions ou des duplications.

Des maladies monogéniques et des CNV comme des délétions ou des duplications.

Explication

Le séquençage du génome entier permet de détecter des maladies monogéniques ainsi que des CNV, notamment des délétions et des duplications. Les inversions équilibrées ne sont pas des CNV, et les réponses qui excluent les délétions ou les duplications réduisent à tort les capacités mentionnées.

27. Un variant est détecté chez un enfant atteint d’une maladie, et les deux parents peuvent être analysés. Comment l’analyse en trio aide-t-elle à interpréter ce variant ?

Comparer les variants des parents entre eux pour exclure les variants présents chez l’enfant.
Comparer les variants de l’enfant à ceux des parents pour filtrer les variants hérités et évaluer leur responsabilité.
Comparer les variants de l’enfant à ceux des parents pour confirmer que tout variant hérité est causal.
Comparer les variants de l’enfant à ceux des parents pour rechercher des CNV sans filtrer l’héritage.

Comparer les variants de l’enfant à ceux des parents pour filtrer les variants hérités et évaluer leur responsabilité.

Explication

L’analyse en trio compare les variants de l’enfant à ceux de ses parents afin de filtrer les variants hérités et d’aider à évaluer leur responsabilité dans la maladie. La transmission ne prouve pas à elle seule la causalité, et la comparaison parentale ne remplace pas l’examen des variants de l’enfant.

28. Que désignent les techniques 3C, 4C, 5C et HiC dans l’étude de la chromatine ?

Des techniques qui visualisent les chromosomes et classent les remaniements équilibrés.
Des techniques qui séquencent les exons et classent les variants selon leur fréquence.
Des techniques qui étudient les interactions entre régions de chromatine et les domaines tels que les TADs.
Des techniques qui mesurent les délétions et duplications et classent les CNV.

Des techniques qui étudient les interactions entre régions de chromatine et les domaines tels que les TADs.

Explication

La Chromosome Conformation Capture regroupe des techniques qui étudient les interactions entre régions de chromatine et les domaines chromatiniens, notamment les TADs. Le séquençage des exons, la mesure des CNV et la visualisation chromosomique relèvent d’autres types d’analyse.

29. Une délétion supprime une barrière TAD séparant un enhancer d’un gène qui n’était normalement pas régulé par lui. Quel effet peut en résulter ?

L’enhancer peut rester séparé de l’autre gène, maintenant son expression inchangée.
L’enhancer peut interagir avec l’autre gène, modifier son expression et entraîner une pathologie.
L’autre gène peut être supprimé, sans interaction nouvelle avec l’enhancer.
L’enhancer peut être supprimé, laissant l’expression de l’autre gène inchangée.

L’enhancer peut interagir avec l’autre gène, modifier son expression et entraîner une pathologie.

Explication

La délétion d’une barrière TAD peut permettre à un enhancer auparavant séparé d’interagir avec un autre gène, modifier son expression et contribuer à une pathologie. La suppression de l’enhancer ou du gène cible n’est pas le mécanisme décrit, et le maintien de la séparation contredit la perte de la barrière.

30. Pour interpréter un CNV chez un patient, quelle démarche rassemble les types d’informations pertinents ?

Croiser bases de patients et données cliniques, sans examiner les contrôles ni la famille
Croiser logiciels, bases de contrôles et de patients, ségrégation familiale et données épidémiologiques
Utiliser un logiciel et les données épidémiologiques, sans consulter les bases ni étudier la ségrégation
Examiner les contrôles et la ségrégation familiale, sans utiliser de logiciel ni de données épidémiologiques

Croiser logiciels, bases de contrôles et de patients, ségrégation familiale et données épidémiologiques

Explication

L’interprétation repose sur la combinaison d’outils logiciels, de bases de contrôles et de patients, de données de ségrégation et d’informations épidémiologiques. Écarter la famille, confondre les bases ou s’en tenir à la clinique laisse de côté des éléments importants.

31. Deux CNV sont observés : le premier est une grande délétion touchant plusieurs gènes, le second une petite duplication touchant un seul gène. Quelle conclusion générale est la mieux étayée ?

Les deux présentent un risque comparable puisque leur nature de CNV est identique
Aucun ne présente de risque accru sans preuve de ségrégation familiale
Le second présente des caractéristiques associées à un risque accru de pathogénicité
Le premier présente des caractéristiques associées à un risque accru de pathogénicité

Le premier présente des caractéristiques associées à un risque accru de pathogénicité

Explication

Une grande taille, un nombre élevé de gènes et la nature délétère d’une délétion sont associés à un risque accru de pathogénicité. L’option privilégiant la duplication inverse cette tendance, tandis que les autres négligent des critères pertinents ou ajoutent une condition non indiquée.

32. Un laboratoire classe un CNV dans la classe 3. Quelle interprétation correspond à cette classification ?

Variant probablement bénin
Variant probablement pathogène
Variant pathogène avéré
Variant de signification inconnue

Variant de signification inconnue

Explication

Dans la classification américaine, la classe 3 désigne un variant de signification inconnue. « Probablement bénin », « probablement pathogène » et « pathogène avéré » correspondent respectivement aux classes 2, 4 et 5.

33. Un parent porteur d’un CNV de classe 6 envisage d’avoir un enfant. Quel conseil décrit correctement le risque associé ?

Chaque enfant a 50 % de risque d’hériter du CNV, mais son expression reste incertaine
Chaque enfant a 50 % de risque d’exprimer l’anomalie, mais l’héritage reste incertain
Chaque enfant a un risque inférieur à 50 % d’hériter du CNV, avec une expression incertaine
Chaque enfant hérite du CNV avec certitude, mais son expression reste incertaine

Chaque enfant a 50 % de risque d’hériter du CNV, mais son expression reste incertaine

Explication

Pour un CNV de classe 6, le risque de transmission à chaque enfant est de 50 %, tandis que l’expression éventuelle est incertaine. Le risque d’hériter du CNV ne garantit pas que l’anomalie se manifestera.

34. Lors d’un interrogatoire clinique en génétique, quel ensemble de renseignements faut-il rechercher ?

Grossesse, accouchement et mensurations de naissance, développement, complications neurologiques, antécédents chirurgicaux et pathologies intercurrentes
Accouchement et mensurations de naissance, complications neurologiques et antécédents chirurgicaux, sans histoire de grossesse ni développement
Grossesse, accouchement et développement, pathologies intercurrentes et traitements, sans mensurations de naissance ni antécédents chirurgicaux
Grossesse et mensurations de naissance, développement et traitements actuels, sans antécédents chirurgicaux ni complications neurologiques

Grossesse, accouchement et mensurations de naissance, développement, complications neurologiques, antécédents chirurgicaux et pathologies intercurrentes

Explication

L’interrogatoire couvre les antécédents de grossesse, l’accouchement et les mensurations de naissance, le développement psychomoteur, les complications neurologiques, les antécédents chirurgicaux et les pathologies intercurrentes. Les autres réponses omettent une ou plusieurs de ces catégories.

35. Une équipe construit l’arbre généalogique d’un patient présentant une anomalie du développement. Quel choix répond aux objectifs de l’anamnèse familiale ?

Documenter au moins trois générations et relever uniquement les maladies diagnostiquées chez les parents
Documenter une seule génération et rechercher les anomalies du développement dans la famille
Documenter au moins trois générations et rechercher les anomalies du développement dans la famille
Documenter deux générations et rechercher les anomalies du développement dans la famille

Documenter au moins trois générations et rechercher les anomalies du développement dans la famille

Explication

L’anamnèse familiale s’appuie sur un arbre couvrant au minimum trois générations et recherche les antécédents d’anomalies du développement. Se limiter à deux générations ou aux seuls parents ne répond pas à ces deux objectifs.

36. Dans une famille, une personne porte une mutation mais ne présente aucun symptôme. Quelle interprétation rend compte de cette observation ?

Une concordance génotype-phénotype, indiquant que la mutation ne peut être présente
Une expressivité variable, avec une maladie présente mais d’intensité différente
Une pénétrance incomplète, avec une discordance possible entre génotype et phénotype
Une absence de transmission, malgré la présence de la mutation chez la personne

Une pénétrance incomplète, avec une discordance possible entre génotype et phénotype

Explication

La pénétrance incomplète signifie qu’un porteur peut être asymptomatique ; le génotype et le phénotype ne concordent donc pas nécessairement. L’expressivité variable concerne plutôt la sévérité ou l’âge d’apparition chez une personne malade.

37. Un parent hétérozygote porte une mutation autosomique dominante. Quel risque de transmission s’applique à chacun de ses enfants ?

50 % pour chaque fille et 25 % pour chaque garçon
50 % pour chaque enfant, fille ou garçon
25 % pour chaque enfant, fille ou garçon
50 % pour la fratrie entière, indépendamment du nombre d’enfants

50 % pour chaque enfant, fille ou garçon

Explication

Un parent hétérozygote porteur d’une mutation autosomique dominante a un risque de 50 % de la transmettre à chacun de ses enfants, sans distinction de sexe. Ce risque s’applique séparément à chaque enfant, et non à la fratrie considérée comme un tout.

38. Lors d’un examen clinique, quel protocole convient pour évaluer les mensurations et observer les caractéristiques physiques d’un enfant déshabillé ?

Mesurer le poids et la taille, examiner le visage de face, puis photographier l’enfant avant d’examiner ses extrémités
Mesurer le poids, la taille et le périmètre crânien, examiner le visage de face et de profil ainsi que les extrémités, puis prendre des photos avec consentement
Mesurer le poids, la taille et le périmètre crânien, examiner le visage et les extrémités, puis prendre des photos sans demander de consentement
Mesurer le poids et le périmètre crânien, examiner le visage de profil et les extrémités, puis remplacer les photos par une évaluation en déviations standard

Mesurer le poids, la taille et le périmètre crânien, examiner le visage de face et de profil ainsi que les extrémités, puis prendre des photos avec consentement

Explication

L’examen de l’enfant déshabillé associe les trois mensurations, l’observation du visage de face et de profil, l’examen des extrémités et des photos prises après consentement. L’examen incomplet omet des éléments, la photo sans consentement néglige une condition requise, et l’évaluation en déviations standard ne remplace pas les autres étapes.

39. Chez un enfant, plusieurs particularités mineures de la forme des yeux et des oreilles sont relevées. Quelle conclusion clinique cette accumulation peut-elle orienter ?

Vers un syndrome chromosomique à l’exclusion d’une cause génique
Vers un syndrome chromosomique ou génique particulier
Vers une affection acquise sans composante héréditaire
Vers une anomalie isolée sans lien syndromique

Vers un syndrome chromosomique ou génique particulier

Explication

L’accumulation de critères dysmorphiques mineurs peut orienter vers un syndrome chromosomique ou génique, sans constituer à elle seule un diagnostic certain. Une anomalie isolée ou acquise ne rend pas compte de cette valeur d’orientation, et une origine génique n’est pas exclue.

40. Lors de l’examen du visage d’un enfant, la distance entre ses deux yeux est supérieure à la taille d’un œil. Comment nomme-t-on cette caractéristique ?

Écartement oculaire normal
Hypotélorisme
Hypertélorisme
Asymétrie faciale

Hypertélorisme

Explication

L’hypertélorisme correspond à une distance entre les deux yeux supérieure à la taille d’un œil; une distance inférieure définit l’hypotélorisme. L’écart normal correspond à la taille d’un œil, tandis que l’asymétrie faciale désigne une autre caractéristique.

41. Une délétion chromosomique emporte plusieurs gènes voisins et s’accompagne de plusieurs anomalies associées de façon non aléatoire. De quel phénomène s’agit-il ?

Un syndrome monogénique isolé
Une association fortuite d’anomalies
Une séquence malformative
Un syndrome des gènes contigus

Un syndrome des gènes contigus

Explication

Un syndrome des gènes contigus est une association non aléatoire de phénotypes due à une délétion chromosomique qui emporte plusieurs gènes voisins. Une cause monogénique isolée ne met pas en jeu plusieurs gènes contigus, et une association fortuite n’est pas due à cette délétion commune.

42. Une microdélétion de première génération mesure 3 Mb. Quel résultat attend-on avec un caryotype standard ?

Elle est détectable seulement si elle dépasse 4 Mb
Elle est invisible seulement si elle mesure moins de 500 Kb
Elle est visible au caryotype standard
Elle est invisible au caryotype standard

Elle est invisible au caryotype standard

Explication

Les microdélétions de première génération mesurent en moyenne de 500 Kb à 4 Mb et celles de moins de 5 Mb sont invisibles au caryotype standard. Une délétion de 3 Mb se situe sous ce seuil; les réponses fondées sur 1 Mb, 4 Mb ou 500 Kb déplacent à tort la limite.

43. Quelle association décrit correctement la microdélétion 22q11.2, notamment appelée syndrome de Di-George ?

Prévalence de 1/4000 à 1/5000 et taille de 1,5 à 3 Kb
Prévalence de 1/500 à 1/1000 et taille de 1,5 à 3 Mb
Prévalence de 1/4000 à 1/5000 et taille de 1,5 à 3 Mb
Prévalence de 1/4000 à 1/5000 et taille de 500 Kb à 4 Mb

Prévalence de 1/4000 à 1/5000 et taille de 1,5 à 3 Mb

Explication

La microdélétion 22q11.2, également appelée syndrome de Di-George ou syndrome vélo-cardio-facial, a une prévalence de 1/4000 à 1/5000 et mesure de 1,5 à 3 Mb. Les autres choix modifient soit la prévalence, soit l’unité ou l’intervalle de taille.

44. Un enfant présente une délétion 22q11.2 héritée d’un parent. Quelle interprétation de la transmission et de la variabilité familiale est correcte ?

La transmission est autosomique dominante et la variabilité intrafamiliale faible
La transmission est autosomique dominante et la variabilité intrafamiliale importante
La transmission est liée à l’X et la variabilité intrafamiliale importante
La transmission est autosomique récessive et la variabilité intrafamiliale importante

La transmission est autosomique dominante et la variabilité intrafamiliale importante

Explication

La délétion est héritée d’un parent dans 10 à 20 % des cas et survient de novo dans 80 % des cas; sa transmission est autosomique dominante, avec une importante variabilité intrafamiliale. Une faible variabilité ou un mode récessif ou lié à l’X contredit ces caractéristiques.

45. Dans une cohorte de patients atteints du syndrome de Di-George, quelle répartition des anomalies cardiaques est attendue ?

Anomalies cardiaques dans 20 % des cas, dont CIV conoventriculaire dans 65 % et tétralogie de Fallot dans 80 %
Anomalies cardiaques dans 80 % des cas, dont CIV conoventriculaire dans 65 % et tétralogie de Fallot dans 20 %
Anomalies cardiaques dans 65 % des cas, dont CIV conoventriculaire dans 80 % et tétralogie de Fallot dans 20 %
Anomalies cardiaques dans 80 % des cas, dont CIV conoventriculaire dans 20 % et tétralogie de Fallot dans 65 %

Anomalies cardiaques dans 80 % des cas, dont CIV conoventriculaire dans 65 % et tétralogie de Fallot dans 20 %

Explication

Les anomalies cardiaques concernent 80 % des cas; parmi les cardiopathies citées, la CIV conoventriculaire est rapportée dans 65 % des cas et la tétralogie de Fallot dans 20 %. Les autres répartitions confondent les fréquences globales et celles des deux malformations, ou inversent ces dernières.

46. Un enfant présente une anomalie suspectée sur le chromosome 22. Quelle approche diagnostique convient à une délétion 22q13 de 400 Kb associée au syndrome de Phelan-McDermid ?

Recourir à la FISH ou à la biologie moléculaire
Rechercher une délétion de 7q11.23 par FISH
Écarter le syndrome en l’absence d’une transmission de novo
Recourir au caryotype comme méthode suffisante

Recourir à la FISH ou à la biologie moléculaire

Explication

La FISH ou la biologie moléculaire peut mettre en évidence les délétions de 22q13 allant de 130 Kb à plus de 9 Mb, alors qu’une délétion supérieure à 9 Mb peut être visible au caryotype. Le caryotype seul est donc insuffisant pour une délétion de 400 Kb; 7q11.23 renvoie à Williams-Beuren et une transmission non de novo n’exclut pas le diagnostic.

47. Quelle conséquence de l’haploinsuffisance de SHANK3/PROSAP2 contribue au phénotype du syndrome de Phelan-McDermid ?

Une perturbation neurologique et autistique liée à une protéine structurale postsynaptique
Une anomalie neurologique liée à une hormone de croissance postsynaptique
Une croissance accélérée liée à un récepteur de la somatostatine
Une artériopathie liée à une protéine structurale de l’élastine

Une perturbation neurologique et autistique liée à une protéine structurale postsynaptique

Explication

SHANK3/PROSAP2 code une protéine structurale postsynaptique; son haploinsuffisance est impliquée dans le phénotype neurologique et le syndrome autistique. Le récepteur de la somatostatine concerne SSTR3 et l’avance staturale, tandis que l’artériopathie à élastine est décrite dans Williams-Beuren.

48. Lors de l’évaluation d’un enfant atteint du syndrome de Phelan-McDermid, quelle association de fréquences correspond aux caractéristiques rapportées ?

Déficience intellectuelle et retard ou absence de langage dépassent 98 %, et l’hypotonie néonatale dépasse 97 %
Déficience intellectuelle dépasse 98 %, tandis que l’hypotonie et le retard de langage dépassent 80 %
Déficience intellectuelle et retard de langage dépassent 97 %, et l’hypotonie néonatale dépasse 98 %
Déficience intellectuelle et hypotonie néonatale dépassent 98 %, et le retard de langage dépasse 97 %

Déficience intellectuelle et retard ou absence de langage dépassent 98 %, et l’hypotonie néonatale dépasse 97 %

Explication

Dans le syndrome de Phelan-McDermid, la déficience intellectuelle et le retard ou l’absence de langage concernent chacun plus de 98 % des cas, tandis que l’hypotonie néonatale dépasse 97 %. Les valeurs de 80 % correspondent plutôt à la fréquence des cardiopathies dans Williams-Beuren.

49. Un enfant atteint du syndrome de Williams-Beuren présente une sténose aortique supravalvulaire. Quel ensemble d’autres manifestations est cohérent avec ce syndrome ?

Artériopathie à élastine et hypercalcémie pouvant s’accompagner de calciurie ou de néphrocalcinose
Délétion de SHANK3 et avance staturale comme complications calciques principales
Hypotonie néonatale et absence de langage comme manifestations vasculaires principales
Hyperphagie et obésité précoce comme manifestations associées à la sténose

Artériopathie à élastine et hypercalcémie pouvant s’accompagner de calciurie ou de néphrocalcinose

Explication

Williams-Beuren peut associer des cardiopathies, notamment la sténose aortique supravalvulaire, une artériopathie à élastine et une hypercalcémie idiopathique avec calciurie ou néphrocalcinose. L’hypotonie et l’absence de langage évoquent plutôt Phelan-McDermid, tandis que l’hyperphagie avec obésité précoce caractérise le tableau de Prader-Willi.

50. Une analyse révèle une déficience de l’allèle paternel dans la région 15q11q13. Quel syndrome cette anomalie oriente-t-elle à distinguer d’Angelman ?

Le syndrome d’Angelman
Le syndrome de Prader-Willi
Le syndrome de Phelan-McDermid
Le syndrome de Williams-Beuren

Le syndrome de Prader-Willi

Explication

Prader-Willi est lié à une anomalie de 15q11q13 avec déficience de l’allèle paternel; Angelman concerne le même locus mais avec une délétion de l’allèle maternel. Williams-Beuren relève de 7q11.23 et Phelan-McDermid de 22q13.

51. Un nourrisson a présenté des mouvements fœtaux diminués et un hydramnios, puis une hypotonie et des difficultés alimentaires à la naissance. À 2 ans, une hyperphagie apparaît. Quelle évolution est attendue dans le syndrome de Prader-Willi ?

Une amélioration alimentaire suivie d’une démarche ataxique
Une hyperphagie susceptible d’entraîner une obésité
Une absence de langage suivie d’une microcéphalie
Une hypotonie persistante sans phase d’hyperphagie

Une hyperphagie susceptible d’entraîner une obésité

Explication

Dans Prader-Willi, la période prénatale de mouvements diminués et d’hydramnios est suivie d’hypotonie et de difficultés alimentaires à la naissance, puis d’une hyperphagie vers 2–3 ans qui provoque une obésité. La démarche ataxique et l’absence de langage font partie des manifestations d’Angelman.

52. Quel tableau clinique caractérise le syndrome d’Angelman ?

Déficience intellectuelle sévère, absence de langage, démarche ataxique, microcéphalie et épilepsie avec EEG spécifique
Déficience intellectuelle légère à modérée, langage correct et cardiopathie fréquente
Hypersociabilité, hypersensibilité aux bruits, dispositions musicales et défaut visuo-spatial
Hypotonie néonatale, difficultés alimentaires, hyperphagie et obésité à partir de 2–3 ans

Déficience intellectuelle sévère, absence de langage, démarche ataxique, microcéphalie et épilepsie avec EEG spécifique

Explication

Le syndrome d’Angelman associe une déficience intellectuelle sévère, une absence de langage, une démarche ataxique, une microcéphalie, une épilepsie avec EEG spécifique et une dysmorphie. L’hyperphagie avec obésité évoque Prader-Willi, tandis que l’hypersociabilité et les dispositions musicales sont décrites dans Williams-Beuren.

53. Quel profil comportemental est associé au syndrome de Williams-Beuren ?

Absence de langage, démarche ataxique et épilepsie avec EEG spécifique
Retrait social, faible intérêt pour les autres et incoordination motrice
Hypersociabilité, hypersensibilité aux bruits et dispositions pour la musique
Colères, obstination, manipulation et comportements obsessionnels

Hypersociabilité, hypersensibilité aux bruits et dispositions pour la musique

Explication

Le comportement de Williams-Beuren peut associer hypersociabilité, hypersensibilité aux bruits et dispositions pour la musique. Le retrait social et l’incoordination sont associés à Phelan-McDermid, tandis que les troubles obsessionnels évoquent Prader-Willi et l’ataxie avec épilepsie évoque Angelman.

54. Dans une cellule, un gène soumis à empreinte est exprimé à partir d’une seule copie. Quel mécanisme explique cette expression ?

Les deux copies sont activées, mais à des moments différents
La copie maternelle est toujours détruite par une mutation
Une copie est supprimée par une délétion dans chaque cellule
La copie inactive est éteinte par méthylation selon son origine parentale

La copie inactive est éteinte par méthylation selon son origine parentale

Explication

Dans l’empreinte génomique, l’expression dépend de l’origine parentale et l’une des deux copies est éteinte par méthylation. L’expression temporelle des deux copies, la mutation de la copie maternelle et la délétion chromosomique confondent des mécanismes distincts.

55. Un patient présente une anomalie dans une région soumise à empreinte; la même anomalie est héritée de la mère chez un patient et du père chez un autre. Quelle conséquence est possible ?

Un phénotype identique, car seule la région chromosomique compte
Des phénotypes déterminés par le sexe de l’enfant plutôt que du parent
Des phénotypes différents selon l’origine parentale de l’anomalie
Un phénotype associé à une délétion, quel que soit le mécanisme en cause

Des phénotypes différents selon l’origine parentale de l’anomalie

Explication

Dans une région soumise à empreinte, une délétion, une disomie uniparentale ou une mutation peut avoir des effets différents selon son origine maternelle ou paternelle. L’identité du phénotype néglige l’origine parentale, tandis que le sexe de l’enfant et la délétion ne rendent pas compte de tous les mécanismes.

56. Un enfant possède deux chromosomes 15 provenant de sa mère et aucun chromosome 15 provenant de son père. À quel syndrome cette disomie uniparentale est-elle associée ?

Au syndrome de Prader-Willi
À une anomalie du centre d’empreinte sans syndrome associé
À une délétion 17p11.2
Au syndrome d’Angelman

Au syndrome de Prader-Willi

Explication

Une disomie uniparentale maternelle du chromosome 15 est associée au syndrome de Prader-Willi; l’origine paternelle est associée au syndrome d’Angelman. Une délétion 17p11.2 renvoie au syndrome de Smith-Magenis, et une anomalie du centre d’empreinte est un mécanisme distinct.

57. Quel profil génétique et quelle incidence caractérisent le syndrome de Smith-Magenis ?

Une monosomie 17, avec une incidence de 1/25 000
Une microdélétion 15q, avec une incidence de 1/25 000
Une microdélétion 17p11.2, avec une incidence de 1/25 000
Une microdélétion 17p11.2, avec une incidence de 1/5 000

Une microdélétion 17p11.2, avec une incidence de 1/25 000

Explication

Le syndrome de Smith-Magenis est associé à une microdélétion 17p11.2 et son incidence est de 1/25 000. La région 15q, une incidence de 1/5 000 et une monosomie 17 ne correspondent pas à ces caractéristiques.

58. Chez une personne atteinte du syndrome de Smith-Magenis, le suivi montre une sécrétion de mélatonine de 6 h à 20 h, sans sécrétion nocturne. Comment interpréter ce profil ?

Une sécrétion de mélatonine absente à toute heure
Une sécrétion nocturne prolongée jusqu’au matin
Une inversion complète de la sécrétion de mélatonine
Une sécrétion diurne et nocturne conservant son rythme habituel

Une inversion complète de la sécrétion de mélatonine

Explication

Dans le syndrome de Smith-Magenis, la sécrétion de mélatonine est complètement inversée : elle a lieu de 6 h à 20 h et est absente la nuit. Une sécrétion nocturne prolongée ou un rythme habituel contredit ce profil, tandis qu’une absence totale néglige la sécrétion diurne.

59. Quel ensemble de manifestations caractérise la monosomie 1p36 en tant que syndrome de gènes contigus ?

Obésité, petite taille, brachydactylie et hypotonie
Déficience intellectuelle, dysmorphie faciale, épilepsie et malformations cardiaques
Hypotonie, déficience intellectuelle sévère et retard ou absence de langage
Déficience intellectuelle, dysmorphie faciale, épilepsie et troubles du comportement

Déficience intellectuelle, dysmorphie faciale, épilepsie et troubles du comportement

Explication

La monosomie 1p36 est un syndrome de gènes contigus associant déficience intellectuelle, dysmorphie faciale, épilepsie et troubles du comportement. L’association obésité-petite taille évoque plutôt la monosomie 2q37, tandis que les deux autres réponses omettent ou remplacent un élément caractéristique.

60. Un nouveau-né présentant une monosomie 1p36 a une hypotonie congénitale. Quel profil neurologique sévère est également rapporté dans 100 % des cas ?

Déficience intellectuelle sévère et retard sévère du langage ou absence de langage
Surcharge pondérale et retard modéré du langage sans déficience intellectuelle
Déficience intellectuelle sévère et crises myocloniques sans retard du langage
Épilepsie et retard de croissance avec langage généralement préservé

Déficience intellectuelle sévère et retard sévère du langage ou absence de langage

Explication

Le profil neurologique décrit associe hypotonie congénitale, déficience intellectuelle sévère et retard sévère du langage ou absence de langage, rapportés dans 100 % des cas. L’épilepsie concerne 70 % des cas, et la surcharge pondérale ou les crises myocloniques ne remplacent pas le profil constant indiqué.

61. Un enfant atteint de monosomie 2q37 présente une obésité et une petite taille. Quel ensemble de signes complète le tableau caractéristique de ce syndrome ?

Brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 3e, 4e et 5e rayons, hypertonie et comportement de type Smith-Magenis
Brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 2e, 3e et 4e rayons, hypotonie et comportement de type Smith-Magenis
Brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 3e, 4e et 5e rayons, hypotonie et comportement de type Smith-Magenis
Brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 3e, 4e et 5e rayons, hypotonie et comportement de type autistique

Brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 3e, 4e et 5e rayons, hypotonie et comportement de type Smith-Magenis

Explication

La monosomie 2q37 peut associer obésité, petite taille, brachymétacarpie ou brachymétatarsie des 3e, 4e et 5e rayons, hypotonie et phénotype comportemental de type Smith-Magenis. Les rayons 2e à 4e ne correspondent pas à l’association ciblée, et l’hypertonie ou le profil autistique ne remplacent pas les signes indiqués.

62. Une équipe doit rechercher un syndrome microdélétionnel chez un patient, puis réaliser une analyse pangénomique rapide à haute résolution. Quelle association de techniques et de caractéristiques convient ?

FISH pour la recherche ciblée, puis CGH-array, qui interprète facilement les CNV non décrits
CGH-array pour la recherche ciblée, puis FISH, dont les CNV non décrits peuvent être délicats à interpréter
FISH pour la recherche ciblée, puis CGH-array, dont les CNV non décrits peuvent être délicats à interpréter
CGH-array pour la recherche ciblée, puis FISH pour une analyse pangénomique rapide à haute résolution

FISH pour la recherche ciblée, puis CGH-array, dont les CNV non décrits peuvent être délicats à interpréter

Explication

La FISH est la technique de choix pour rechercher les syndromes microdélétionnels, alors que la CGH-array offre une analyse pangénomique rapide à haute résolution, mais l’interprétation des CNV non décrits peut être délicate. Inverser leurs rôles ou présenter ces CNV comme faciles à interpréter contredit ces caractéristiques.

63. Lors de la phase S, une cellule somatique présente une recombinaison homologue non allélique entre deux chromatides sœurs d’un même chromosome. De quel phénomène s’agit-il ?

Un crossing-over méiotique entre chromatides non sœurs
Une réplication ordinaire de l’ADN
Un crossing-over entre chromosomes homologues
Une NAHR somatique

Une NAHR somatique

Explication

La NAHR peut survenir dans des cellules somatiques pendant la phase S, entre chromatides sœurs d’un même chromosome. Le crossing-over entre homologues concerne des chromosomes homologues, tandis que le crossing-over méiotique entre chromatides non sœurs ne correspond pas à la situation décrite.

64. Un enfant présente une tumeur de Wilms, une aniridie, des anomalies génito-urinaires et un retard intellectuel. Quel syndrome associe ces manifestations ?

Le syndrome WAGR
Le syndrome de Williams
Le syndrome de Prader-Willi
Le syndrome de Waardenburg

Le syndrome WAGR

Explication

Le syndrome WAGR associe une tumeur de Wilms, une aniridie, des anomalies génito-urinaires et un retard intellectuel. Le syndrome de Williams, celui de Waardenburg et celui de Prader-Willi ne désignent pas cette combinaison.

65. Chez un patient présentant des signes évocateurs du syndrome d’Angelman, l’analyse de méthylation montre un profil anormal. Quel mécanisme génétique cette analyse peut-elle aider à mettre en évidence, sans détecter une mutation génique d’UBE3A ?

Une anomalie de méthylation détectée par FISH
Une disomie uniparentale ou une anomalie du centre d’empreinte
Une délétion chromosomique recherchée par analyse de méthylation
Une mutation d’UBE3A responsable du syndrome d’Angelman

Une disomie uniparentale ou une anomalie du centre d’empreinte

Explication

L’analyse de méthylation repère des anomalies liées notamment à une disomie uniparentale ou à une anomalie du centre d’empreinte, mais ne détecte pas les mutations géniques d’UBE3A. La mutation d’UBE3A confond méthylation et séquençage génique ; la délétion relève de la FISH ; l’anomalie de méthylation n’est pas recherchée par FISH.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Syndromes microdélétionnels et empreinte.

À quoi correspondent les variants du nombre de copies (CNV) ?

À des délétions ou à des duplications chromosomiques.

Qu’entraîne un remaniement chromosomique déséquilibré ?

Une perte ou un excès de matériel chromosomique.

De quoi résultent souvent les anomalies de structure chromosomique ?

D’erreurs de réparation des lésions de l’ADN.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Syndromes microdélétionnels et empreinte.

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