QCM : Candidoses superficielles et profondes — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on une candidose ?

Une infection bactérienne localisée provoquée par des bacilles de la peau
Une virose transmissible touchant principalement les muqueuses digestives
Une parasitose due à des protozoaires présents dans le sang
Une mycose cosmopolite provoquée par des levures commensales du genre Candida

Une mycose cosmopolite provoquée par des levures commensales du genre Candida

Explication

Une candidose est une mycose due à des levures commensales appartenant au genre Candida. La confusion avec une infection bactérienne est incorrecte, car Candida est un champignon levuriforme.

2. Quelle espèce représente environ 70 à 80 % des isolats de Candida chez l’être humain ?

Candida glabrata
Candida parapsilosis
Candida guillermondii
Candida albicans

Candida albicans

Explication

Candida albicans est l’espèce la plus fréquemment isolée chez l’être humain, avec une proportion d’environ 70 à 80 %. Les autres espèces appartiennent au groupe des Candida non albicans et constituent la part restante.

3. Quels tissus sont principalement touchés par les candidoses superficielles ?

La moelle osseuse, la rate et les vaisseaux
Les poumons, les reins et le système nerveux
Le sang, le foie et les valves cardiaques
La peau, les ongles et les muqueuses

La peau, les ongles et les muqueuses

Explication

Les candidoses superficielles concernent la peau, les ongles et les muqueuses. L’atteinte du sang ou des organes profonds correspond plutôt aux candidoses profondes.

4. Quel pronostic est généralement associé aux candidoses superficielles ?

Un pronostic variable, dominé par une atteinte fréquente des organes profonds
Un bon pronostic, avec un diagnostic et un traitement généralement faciles
Un pronostic grave, nécessitant habituellement une prise en charge hospitalière prolongée
Un pronostic défavorable, avec une mortalité proche de 40 %

Un bon pronostic, avec un diagnostic et un traitement généralement faciles

Explication

Les candidoses superficielles sont très fréquentes, généralement bénignes et faciles à diagnostiquer et à traiter. La mortalité de 40 % concerne les candidoses profondes, et non les formes superficielles.

5. Quelle espèce est responsable de plus de 95 % des candidoses superficielles ?

Candida glabrata
Candida parapsilosis
Candida albicans
Candida tropicalis

Candida albicans

Explication

Candida albicans provoque plus de 95 % des candidoses superficielles. Les autres espèces citées peuvent être impliquées, mais elles ne représentent pas la majorité de ces infections.

6. Lequel de ces éléments fait partie des facteurs généraux ou immunitaires favorisant une candidose superficielle ?

La prise d’antibiotiques
La présence d’une valve cardiaque
La chirurgie digestive récente
La présence d’un cathéter veineux

La prise d’antibiotiques

Explication

La prise d’antibiotiques figure parmi les facteurs généraux favorisant les candidoses superficielles, avec notamment le diabète, la grossesse et l’immunodépression. Les autres éléments proposés sont surtout associés aux candidoses profondes.

7. Quels termes désignent également les candidoses profondes ?

Candidoses digestives, génitales ou buccales
Candidoses locales, bénignes ou superficielles
Candidoses cutanées, unguéales ou muqueuses
Candidoses invasives, systémiques ou disséminées

Candidoses invasives, systémiques ou disséminées

Explication

Les termes invasives, systémiques et disséminées sont utilisés comme synonymes de candidoses profondes. Les candidoses cutanées ou muqueuses appartiennent aux formes superficielles.

8. Quelle répartition des espèces caractérise les candidoses profondes ?

Toutes les espèces sont représentées à parts égales dans les candidoses profondes
La majorité est due à Candida glabrata, tandis que Candida albicans reste minoritaire
Environ 95 % sont dues à Candida albicans et le reste à des espèces non albicans
Environ la moitié est due à Candida albicans et l’autre moitié à des espèces non albicans

Environ la moitié est due à Candida albicans et l’autre moitié à des espèces non albicans

Explication

Les candidoses profondes sont dues pour moitié à Candida albicans et pour moitié à des espèces non albicans, notamment Candida glabrata, Candida tropicalis et Candida parapsilosis. La proportion de 95 % concerne les candidoses superficielles.

9. Chez quel patient le risque de candidose profonde est-il particulièrement élevé ?

Un patient ayant une prothèse dentaire et un mauvais état bucco-dentaire
Un patient présentant une candidose unguéale sans facteur général associé
Un patient jeune présentant une macération cutanée sans autre maladie
Un patient neutropénique atteint d’une hémopathie maligne et porteur d’un cathéter

Un patient neutropénique atteint d’une hémopathie maligne et porteur d’un cathéter

Explication

L’hémopathie maligne avec neutropénie et la présence d’un matériel étranger comme un cathéter sont des facteurs majeurs de candidose profonde. La macération et les problèmes bucco-dentaires favorisent plutôt les candidoses superficielles.

10. Qu’est-ce qu’une candidémie ?

Une infection cutanée à Candida associée à une macération locale
Une atteinte unguéale provoquée par une espèce non albicans
Une candidose profonde caractérisée par la présence de Candida dans le sang
Une candidose superficielle limitée aux muqueuses génitales

Une candidose profonde caractérisée par la présence de Candida dans le sang

Explication

Une candidémie est une candidose profonde dans laquelle Candida est présent dans le sang; elle constitue la forme la plus fréquente des candidoses profondes. Les atteintes cutanées, muqueuses et unguéales sont des formes superficielles.

11. Quel élément permet d’établir avec certitude le diagnostic d’une candidose ?

L’aspect blanchâtre d’une lésion muqueuse
La présence d’un prurit associé à une rougeur
L’isolement des levures à partir d’un prélèvement
L’existence d’une récidive après traitement

L’isolement des levures à partir d’un prélèvement

Explication

Le diagnostic de certitude repose sur l’isolement des levures. Les signes cliniques, comme le prurit ou l’aspect d’une lésion, sont peu spécifiques et ne suffisent pas à confirmer l’infection.

12. Quelle démarche diagnostique convient à une candidose superficielle ?

Un examen direct et une culture du prélèvement lésionnel
Une biopsie profonde complétée par une étude du LCR
Une imagerie ciblée suivie d’une analyse moléculaire
Une hémoculture associée à une sérologie répétée

Un examen direct et une culture du prélèvement lésionnel

Explication

Une candidose superficielle se diagnostique par examen direct et culture d’un prélèvement de la lésion. Les hémocultures, la sérologie et les prélèvements profonds concernent plutôt les candidoses profondes.

13. Quels examens sont particulièrement utilisés pour rechercher une candidose profonde et ses localisations secondaires ?

Le frottis muqueux et l’observation macroscopique
Les hémocultures, la sérologie et l’histologie
Le grattage cutané et la recherche de levures superficielles
L’examen direct des squames et la culture unguéale

Les hémocultures, la sérologie et l’histologie

Explication

Le bilan d’une candidose profonde comprend notamment les hémocultures et la sérologie, tandis que les prélèvements profonds et l’histologie explorent les atteintes profondes ou secondaires. L’examen des squames et des ongles correspond plutôt aux candidoses superficielles.

14. Que permet la culture sur milieu de Sabouraud avec antibiotiques lors du diagnostic d’une candidose ?

De visualiser directement les localisations secondaires
D’isoler et d’identifier la levure en quelques jours
De remplacer les prélèvements par une analyse sérologique
De confirmer l’infection par les seuls signes cliniques

D’isoler et d’identifier la levure en quelques jours

Explication

La culture sur milieu de Sabouraud avec antibiotiques permet d’isoler la souche en deux à cinq jours, de la quantifier et d’identifier l’espèce, avec une étude de sensibilité dans les formes profondes. L’examen clinique seul ne confirme pas une candidose et la culture ne remplace pas l’évaluation des atteintes secondaires.

15. Dans quelle situation un traitement antifongique local est-il généralement suffisant pour une candidose superficielle ?

Lorsque la candidose est récidivante après plusieurs traitements
Lorsque la forme reste superficielle et que le traitement est bien suivi
Lorsque l’infection est étendue malgré des applications régulières
Lorsque l’œsophage est atteint avec des symptômes persistants

Lorsque la forme reste superficielle et que le traitement est bien suivi

Explication

Un traitement local convient souvent à une candidose superficielle si la fréquence des applications et la durée prévues sont respectées. Une forme étendue, récidivante ou œsophagienne justifie plutôt un traitement systémique.

16. Quel traitement systémique est préconisé pour une candidose œsophagienne ?

Du fluconazole administré par voie orale
Une échinocandine administrée par voie intraveineuse
Un antifongique local appliqué sur la peau
Une antibiothérapie orale à large spectre

Du fluconazole administré par voie orale

Explication

La candidose œsophagienne relève d’un traitement systémique, notamment par fluconazole per os. La voie intraveineuse est associée au traitement des candidoses profondes, tandis qu’un traitement local ne convient pas à une atteinte œsophagienne.

17. Quelle stratégie correspond au traitement d’une candidose profonde selon l’espèce identifiée ?

Du fluconazole intraveineux pour Candida albicans et une échinocandine pour Candida non albicans
Du fluconazole oral pour Candida albicans et un traitement local pour Candida non albicans
Un traitement local pour Candida albicans et une antibiothérapie pour Candida non albicans
Une échinocandine orale pour Candida albicans et du fluconazole local pour Candida non albicans

Du fluconazole intraveineux pour Candida albicans et une échinocandine pour Candida non albicans

Explication

Les candidoses profondes sont traitées par voie intraveineuse, avec du fluconazole pour Candida albicans et une échinocandine en cas de Candida non albicans. Le traitement local ou la voie orale ne correspond pas à la stratégie indiquée pour ces infections profondes.

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Que sont les candidoses ?

Des mycoses cosmopolites provoquées par des levures du genre Candida.

Quelle espèce de Candida est la plus fréquente chez l'homme ?

Candida albicans.

Quelle proportion des isolats humains représente Candida albicans ?

70 à 80 % des isolats.

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