QCM : Éducation thérapeutique du patient — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle évolution caractérise les programmes de formation infirmière de 1972 ?

Ils définissent la prévention comme une pratique infirmière prioritaire.
Ils introduisent une démarche éducative centrée sur la santé publique.
Ils préconisent une démarche de soins centrée sur la personne soignée.
Ils distinguent le rôle propre du rôle prescrit dans les soins.

Ils préconisent une démarche de soins centrée sur la personne soignée.

Explication

En 1972, les programmes recommandent de centrer la démarche de soins sur la personne soignée. La démarche éducative en santé publique apparaît plutôt dans le programme de 1979.

2. Quelle distinction la définition de la fonction infirmière introduit-elle en 1978 ?

Elle associe le rôle propre aux actions éducatives de santé publique.
Elle remplace la démarche de soins par une approche centrée sur la maladie.
Elle distingue le rôle propre du rôle prescrit, fondé sur une prescription.
Elle réserve la prévention aux interventions réalisées sur prescription médicale.

Elle distingue le rôle propre du rôle prescrit, fondé sur une prescription.

Explication

En 1978, la fonction infirmière comprend le rôle propre et le rôle prescrit, ce dernier relevant d’une prescription. La démarche éducative en santé publique est rattachée au programme de formation de 1979.

3. Quel est l’objectif central de la promotion de la santé selon la Charte d’Ottawa de 1986 ?

Donner aux individus davantage de maîtrise et de moyens pour améliorer leur santé.
Organiser des soins destinés à réduire la durée d’évolution d’une maladie.
Éviter les récidives chez les personnes vivant avec une pathologie chronique.
Limiter les interventions invasives lorsqu’un traitement médical est envisagé.

Donner aux individus davantage de maîtrise et de moyens pour améliorer leur santé.

Explication

La Charte d’Ottawa définit la promotion de la santé comme un renforcement de la maîtrise et des moyens permettant d’améliorer sa santé. La réduction de l’évolution, la prévention des récidives et la limitation de la surmédicalisation relèvent de niveaux de prévention distincts.

4. Que désigne la prévention en santé ?

Un ensemble de mesures visant à éviter ou réduire la gravité des maladies et des accidents.
Une intervention centrée sur l’accompagnement éducatif d’une personne malade.
Une démarche visant à accroître le pouvoir d’agir des personnes sur leur santé.
Un programme destiné à développer les compétences psychosociales d’une population.

Un ensemble de mesures visant à éviter ou réduire la gravité des maladies et des accidents.

Explication

La prévention regroupe les mesures destinées à éviter les maladies et les accidents ou à en réduire la gravité. Le renforcement du pouvoir d’agir correspond à la promotion de la santé, tandis que les deux autres propositions décrivent des dimensions éducatives.

5. Une campagne de dépistage précoce destinée à réduire la durée d’évolution d’une maladie relève de quel niveau de prévention ?

La prévention primaire
La prévention secondaire
La prévention quaternaire
La prévention tertiaire

La prévention secondaire

Explication

La prévention secondaire intervient grâce au dépistage précoce afin de réduire la durée d’évolution d’un problème de santé. La prévention primaire précède son apparition, tandis que les niveaux tertiaire et quaternaire répondent à d’autres enjeux.

6. Comment définir l’éducation pour la santé ?

Un ensemble d’interventions renforçant les compétences d’une population pour favoriser des choix salutaires.
Un accompagnement principalement destiné à une personne atteinte d’une maladie chronique.
Une démarche centrée sur la prescription de traitements adaptés à chaque patient.
Un ensemble de mesures visant à éviter les accidents et à limiter leurs conséquences.

Un ensemble d’interventions renforçant les compétences d’une population pour favoriser des choix salutaires.

Explication

L’éducation pour la santé renforce les compétences d’une population afin de l’aider à effectuer des choix favorables à sa santé. L’accompagnement d’une personne atteinte d’une maladie chronique correspond davantage à l’éducation thérapeutique.

7. Quels objectifs appartiennent à l’éducation pour la santé ?

Éviter les accidents, limiter les récidives et réduire les interventions invasives.
Repérer précocement une maladie, réduire sa durée et prévenir ses complications.
Donner des repères éducatifs, développer les compétences psychosociales et renforcer l’estime de soi.
Prescrire des traitements, surveiller leurs effets et ajuster les doses nécessaires.

Donner des repères éducatifs, développer les compétences psychosociales et renforcer l’estime de soi.

Explication

L’éducation pour la santé vise notamment à fournir des repères, à développer les compétences psychosociales et à renforcer la valorisation et l’estime de soi. Le dépistage, la prescription et la limitation des interventions invasives relèvent d’autres domaines de santé.

8. Quels types de facteurs appartiennent aux déterminants de santé ?

Des facteurs biologiques, environnementaux, comportementaux et sanitaires
Des facteurs économiques, médicaux, héréditaires et exclusivement individuels
Des facteurs sociaux, hospitaliers, alimentaires et principalement génétiques
Des facteurs psychologiques, culturels, scolaires et exclusivement familiaux

Des facteurs biologiques, environnementaux, comportementaux et sanitaires

Explication

Les déterminants de santé regroupent les dimensions biologiques et génétiques, environnementales, comportementales et liées au système de santé. Une approche limitée aux facteurs individuels ou génétiques ne rend pas compte de cette diversité.

9. Sur quoi le modèle éducationnel de Marilyn Ferguson fonde-t-il principalement le changement du comportement de santé ?

Sur l’application de recommandations générales sans adaptation personnelle
Sur une transmission descendante de consignes par le professionnel
Sur le savoir, l’expertise et le pouvoir d’agir de l’individu
Sur l’observance d’un protocole élaboré par l’équipe soignante

Sur le savoir, l’expertise et le pouvoir d’agir de l’individu

Explication

Le modèle de Marilyn Ferguson valorise les ressources de la personne, notamment son savoir, son expertise et son pouvoir, afin qu’elle puisse modifier son comportement. Il se distingue ainsi d’une transmission unilatérale centrée sur le professionnel.

10. Une équipe associe des soignants, une association de patients et un proche pour accompagner une personne atteinte d’une pathologie chronique : quelle démarche met-elle en œuvre ?

L’éducation thérapeutique du patient, qui repose sur une intervention pluridisciplinaire
L’éducation pour la santé, qui intervient avant l’apparition de toute maladie
Une prévention collective, destinée à une population sans situation clinique particulière
Une information médicale standardisée, limitée à la remise de documents

L’éducation thérapeutique du patient, qui repose sur une intervention pluridisciplinaire

Explication

L’éducation thérapeutique du patient est une approche pluridisciplinaire destinée à accompagner une personne atteinte d’une pathologie chronique, avec l’intervention possible de plusieurs acteurs. L’éducation pour la santé se situe plutôt en amont de la maladie.

11. Selon la définition de la HAS en 2007, quel élément permet de caractériser une maladie chronique ?

Une anomalie biologique détectée sans conséquence sur les activités habituelles
Un état pathologique appelé à durer au moins trois mois et ayant un retentissement quotidien
Une affection nécessitant une hospitalisation ponctuelle sans évolution prolongée
Un épisode aigu dont la durée reste brève et dont les effets cessent rapidement

Un état pathologique appelé à durer au moins trois mois et ayant un retentissement quotidien

Explication

La HAS définit la maladie chronique comme un état pathologique physique, psychologique ou cognitif destiné à durer au moins trois mois et entraînant un retentissement sur la vie quotidienne. Une affection brève ou sans conséquence fonctionnelle ne répond pas à cette définition.

12. Lequel de ces éléments constitue un retentissement possible d’une maladie chronique ?

Une limitation fonctionnelle ou sociale, une dépendance ou un besoin de soins adaptés
Une amélioration spontanée ne demandant ni suivi ni adaptation particulière
Une anomalie diagnostique isolée sans conséquence pour l’autonomie du patient
Une gêne passagère sans modification des activités ni des habitudes de vie

Une limitation fonctionnelle ou sociale, une dépendance ou un besoin de soins adaptés

Explication

Le retentissement peut prendre la forme d’une limitation fonctionnelle ou sociale, d’une dépendance à un traitement ou à une technologie, ou d’un besoin de soins, d’aide, d’adaptation, de surveillance ou de prévention. Une anomalie sans conséquence sur la vie du patient ne correspond pas à ce retentissement.

13. Pourquoi une maladie chronique conduit-elle souvent le patient à apprendre à vivre avec la maladie plutôt qu’à rechercher une guérison ?

Parce que les changements d’habitudes concernent surtout la période précédant le diagnostic
Parce que les traitements, leurs effets et l’évolution possible imposent des adaptations durables
Parce que les traitements complexes réduisent habituellement la nécessité d’un suivi prolongé
Parce que la maladie disparaît généralement après une observance correcte du traitement

Parce que les traitements, leurs effets et l’évolution possible imposent des adaptations durables

Explication

La maladie chronique peut nécessiter des traitements complexes, entraîner des effets secondaires, modifier les habitudes et évoluer défavorablement malgré une bonne observance. Elle implique donc souvent une adaptation durable plutôt qu’une perspective simple de guérison.

14. Quelle opposition décrit correctement les modèles biomédical et global ?

Le modèle biomédical privilégie une équipe pluridisciplinaire, tandis que le modèle global repose sur un traitement individuel centré sur le médecin
Le modèle biomédical organise une prise en charge continue et égalitaire, tandis que le modèle global réduit la santé à une maladie biologique
Le modèle biomédical privilégie l’absence de maladie et une relation asymétrique, tandis que le modèle global associe facteurs complexes et patient acteur
Le modèle biomédical fait du patient un co-constructeur, tandis que le modèle global réserve les décisions au professionnel de santé

Le modèle biomédical privilégie l’absence de maladie et une relation asymétrique, tandis que le modèle global associe facteurs complexes et patient acteur

Explication

Le modèle biomédical réduit la santé à l’absence de maladie biologique et place le professionnel dans une relation asymétrique. Le modèle global prend en compte des facteurs complexes et favorise une prise en charge continue, pluridisciplinaire et égalitaire où le patient est acteur.

15. Dans quel modèle le patient participe-t-il à la co-construction d’une prise en charge continue et pluridisciplinaire ?

Dans le modèle biomédical, qui organise une relation hiérarchique centrée sur le médecin
Dans le modèle global, qui limite l’intervention aux traitements individuels de la maladie biologique
Dans le modèle global, qui le considère comme un sujet acteur du parcours de soins
Dans le modèle biomédical, qui définit la santé par l’équilibre de facteurs multiples

Dans le modèle global, qui le considère comme un sujet acteur du parcours de soins

Explication

Le modèle global considère le patient comme un sujet acteur et construit avec lui une prise en charge continue, pluridisciplinaire et égalitaire. Le modèle biomédical est plutôt associé à une relation médecin-patient asymétrique et à un traitement individuel.

16. Quelle définition correspond à l’éducation thérapeutique du patient selon l’OMS en 1998 ?

Une information médicale destinée à remplacer les consultations
Un processus continu intégré aux soins et centré sur le patient
Une action ponctuelle menée en dehors du parcours thérapeutique
Un enseignement standardisé centré sur la maladie plutôt que sur la personne

Un processus continu intégré aux soins et centré sur le patient

Explication

L’ETP est un processus continu, intégré aux soins et centré sur le patient afin de développer les compétences nécessaires à la gestion d’une maladie chronique. Une action éducative indépendante du parcours thérapeutique ne correspond donc pas à cette définition.

17. Quel objectif caractérise l’ETP telle qu’elle est inscrite dans le parcours de soins par la loi du 21 juillet 2009 ?

Obtenir la conformité du patient aux prescriptions par l’autorité médicale
Favoriser l’autonomie, l’adhésion aux traitements et la qualité de vie
Réduire les échanges entre le patient et les professionnels de santé
Remplacer les traitements par des apprentissages d’auto-soins

Favoriser l’autonomie, l’adhésion aux traitements et la qualité de vie

Explication

La loi associe l’ETP à l’autonomie du patient, à une meilleure adhésion aux traitements et à l’amélioration de sa qualité de vie. La conformité obtenue par soumission relève plutôt de la compliance que de l’adhésion recherchée en ETP.

18. Laquelle de ces actions relève d’une compétence d’auto-soins développée en ETP ?

Mesurer la satisfaction ressentie après une activité éducative
Adapter une dose thérapeutique en fonction d’une situation identifiée
Décrire la relation d’autorité entre le patient et le médecin
Exprimer une émotion liée à la maladie au cours d’un échange

Adapter une dose thérapeutique en fonction d’une situation identifiée

Explication

Les compétences d’auto-soins permettent notamment d’adapter les doses thérapeutiques, de surveiller son état et de faire face aux effets secondaires. L’expression des émotions relève plutôt des compétences d’adaptation.

19. Dans quel ordre se déroulent les quatre étapes d’un programme d’ETP ?

Mise en œuvre, bilan éducatif partagé, objectifs personnalisés, évaluation individuelle
Évaluation individuelle, mise en œuvre, objectifs personnalisés, bilan éducatif partagé
Bilan éducatif partagé, objectifs personnalisés, mise en œuvre, évaluation individuelle
Objectifs personnalisés, bilan éducatif partagé, évaluation individuelle, mise en œuvre

Bilan éducatif partagé, objectifs personnalisés, mise en œuvre, évaluation individuelle

Explication

Le programme commence par un bilan éducatif partagé, puis fixe des objectifs personnalisés, met en œuvre les activités et se termine par une évaluation individuelle. L’évaluation intervient donc après la réalisation du programme.

20. Quelle situation justifie plutôt une ETP de suivi approfondi qu’une ETP de suivi régulier ?

Le programme vient de commencer et le bilan éducatif doit être réalisé
Les objectifs sont atteints et les compétences doivent être entretenues
Les compétences ne sont pas acquises ou la situation du patient a changé
Le patient souhaite simplement confirmer les connaissances déjà maîtrisées

Les compétences ne sont pas acquises ou la situation du patient a changé

Explication

Le suivi approfondi reprend le programme avec de nouveaux objectifs lorsque les compétences ne sont pas atteintes ou que la situation évolue. Le suivi régulier sert plutôt à renforcer et actualiser des compétences déjà acquises.

21. Quelle distinction entre motivation intrinsèqu'et motivation extrinsèqu'est correcte ?

La motivation intrinsèque dépend d’une récompense, tandis que l’extrinsèque vient du plaisir de l’activité
La motivation intrinsèque concerne les soins, tandis que l’extrinsèque concerne les comportements sociaux
La motivation intrinsèque repose sur l’autorité médicale, tandis que l’extrinsèque repose sur l’autonomie
La motivation intrinsèque vient de l’activité elle-même, tandis que l’extrinsèque vise un résultat extérieur

La motivation intrinsèque vient de l’activité elle-même, tandis que l’extrinsèque vise un résultat extérieur

Explication

La motivation intrinsèqu'est liée au plaisir ou à la satisfaction procurés par l’activité, alors que la motivation extrinsèque vise une conséquence obtenue grâce à cette activité. Une récompense extérieure caractérise donc la motivation extrinsèqu'et non intrinsèque.

22. Qu’est-ce que l’adhésion thérapeutique ?

Une soumission du patient aux directives médicales dans une relation d’autorité
Une décision professionnelle visant à contrôler le respect des prescriptions
Une mesure de la satisfaction du patient après une séance éducative
Un ensemble de conditions permettant l’observance grâce à la participation du patient

Un ensemble de conditions permettant l’observance grâce à la participation du patient

Explication

L’adhésion thérapeutique associe notamment motivation, acceptation et information, et permet l’observance par la participation du patient. La soumission aux directives dans une relation dominée par l’autorité correspond davantage à la compliance.

23. Quelle situation illustre le mieux la compliance thérapeutique ?

Le patient choisit une activité parce qu’il éprouve du plaisir à la pratiquer
Le patient participe à la décision après avoir compris les bénéfices et les contraintes
Le patient suit les directives médicales dans une relation dominée par l’autorité du professionnel
Le patient adapte son traitement après avoir analysé ses symptômes avec l’équipe

Le patient suit les directives médicales dans une relation dominée par l’autorité du professionnel

Explication

La compliance désigne la soumission et la conformité aux directives médicales dans une relation où le professionnel détient l’autorité et le savoir. Une décision partagée fondée sur l’information et la participation du patient relève plutôt de l’adhésion thérapeutique.

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Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Éducation thérapeutique du patient.

En quelle année les programmes de formation ont-ils préconisé une démarche centrée sur la personne soignée ?

En 1972.

En quelle année la définition de la fonction infirmière a-t-elle inclus le rôle propre et le rôle prescrit ?

En 1978.

En quelle année la démarche éducative est-elle apparue dans le programme de formation infirmière ?

En 1979.

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