★ À maîtriser
L’amplitude d’extension du poignet est de 35° dans la radio-carpienne et de 50° dans la médio-carpienne.
L’extension entraîne une forte impaction articulaire, majore les contraintes articulaires et détend les ligaments entre les deux rangées, ce qui aplatit le carpe.
L’extension est une position de stabilité liée à la compression des surfaces articulaires.
Compléments
En extension, la première rangée du carpe roule dorsalement et caudalement, puis glisse ventralement et cranialement.
En extension, le rayon de courbure augmente du scaphoïde au lunatum puis au triquétrum, ce qui favorise une rotation supinatrice de la première rangée.
L’aplatissement du carpe en extension diminue son diamètre sagittal et augmente son diamètre frontal.
Les principaux muscles extenseurs du poignet sont le LERC, le CERC et l’EUC, avec une participation accessoire de l’extenseur des doigts.
L’extension du poignet est limitée par la mise en tension des ligaments antérieurs, de la partie antérieure de la capsule et des muscles mono-articulaires antérieurs de l’avant-bras, du poignet et des doigts.
L’extension comprime et stabilise, mais détend les ligaments entre les rangées.
★ À maîtriser
L’abduction et l’adduction du poignet se produisent dans le plan frontal autour d’un axe situé dans le plan sagittal et passant par la tête du capitatum.
L’amplitude de l’adduction du poignet est d’environ 45°, tandis que celle de l’abduction est de 20 à 25°.
Lors de l’abduction, la première rangée fléchit avec une tendance pronatrice, surtout du côté du scaphoïde, tandis que la deuxième rangée tend à s’étendre avec une tendance supinatrice.
Lors de l’adduction, la première rangée s’étend avec une rotation supinatrice, tandis que la deuxième rangée fléchit avec une rotation pronatrice.
L’adduction est une position anatomiquement stable, tandis que l’abduction est instable sur le plan osseux car le carpe ne s’appuie sur aucune structure osseuse.
Compléments
Lors de l’abduction, la première rangée roule latéralement et caudalement, puis glisse médialement et cranialement.
L’amplitude maximale d’abduction du poignet est de 25°, répartie pour un tiers dans la radio-carpienne et deux tiers dans la médio-carpienne.
L’amplitude d’adduction du poignet est d’au moins 45°, répartie pour deux tiers dans la radio-carpienne et un tiers dans la médio-carpienne.
Pour mesurer visuellement ou mécaniquement une inclinaison du poignet, on croise l’axe de l’avant-bras et celui du troisième métacarpien au niveau du capitatum, puis on mesure l’angle entre ces axes.
Lors d’une inclinaison ulnaire, le carpe glisse latéralement ; le goniomètre est donc décalé latéralement pour que la mesure reste pertinente par rapport au troisième métacarpien.
Radiale : instable ; ulnaire : stable anatomiquement.
★ À maîtriser
Le bilan articulaire qualitatif complète le bilan goniométrique quantitatif : la goniométrie repère les limitations, tandis que le bilan qualitatif aide à en déterminer les causes.
Le poignet présente deux degrés de liberté principaux et un degré de liberté supplémentaire, ce qui impose d’examiner ses mouvements mineurs lors du bilan.
Pour analyser une restriction du poignet, on formule des hypothèses pathomécaniques sur les mouvements mineurs déficients, puis on choisit des mobilisations spécifiques dans les trois plans, étage par étage et os par os.
Compléments
Une limitation de la flexion du poignet peut être causée par une restriction de rotation, ce qui conduit à examiner les étages radio-carpien et médio-carpien ainsi que les mobilités osseuses.
Pour une perte de flexion du poignet, les mobilisations spécifiques proposées comprennent un glissement dorso-caudal de la première rangée et de ses os, une rotation pronatrice de la radio-carpienne, une rotation supinatrice de la médio-carpienne et des mobilisations osseuses entre les rangées.
★ À maîtriser
Compléments
L’effet ténodèse se produit uniquement dans le plan sagittal et permet d’observer la flexion et l’extension actives ou passives des doigts.
L’effet ténodèse met en jeu la relation tension-longueur des longs fléchisseurs des doigts et de l’extenseur des doigts, car une modification de la longueur musculaire influence la capacité de tension.
À 30° d’extension du poignet, les fléchisseurs des doigts peuvent développer leur force maximale.
L’effet ténodèse peut économiser l’énergie et rassembler les forces disponibles lors de la préhension, notamment chez une personne paraplégique présentant un déficit musculaire.
Chez une personne tétrap parétique qui ne peut pas suffisamment étendre les doigts pour lâcher un objet, la flexion du poignet produite par la gravité est contrôlée par les extenseurs du poignet et contribue à ouvrir les doigts par effet ténodèse.
Lorsqu’une personne serre fortement la main avec le poignet en position neutre, les extenseurs du poignet contrôlent la composante de flexion produite par les fléchisseurs des doigts.
Il n’existe pas de poignet stable ou instable en toute circonstance : la stabilité dépend du contexte et de l’action des différents éléments.
La stabilité du carpe est corrélée à celle de l’articulation radio-ulnaire distale.
★ À maîtriser
Compléments
📌 La stabilité du carpe dépend des circonstances et de l’action des différents éléments plutôt que d’un état stable ou instable absolu.
★ À maîtriser
En position neutre, la composante perpendiculaire de la tension musculaire comprime R1 contre la glène et stabilise le carpe, tandis que sa composante parallèle tend à faire glisser R1 médialement.
Les ligaments radio-carpiens antérieur et postérieur, orientés vers le bas et médialement, limitent le glissement médial du carpe, surtout en abduction.
📌 En abduction, la composante perpendiculaire diminue et la composante parallèle augmente, ce qui réduit la coaptation et accroît la tendance au glissement médial ; les ligaments radio-carpiens assurent alors davantage la stabilité.
Compléments
En adduction, la composante musculaire est principalement perpendiculaire à la glène et la coaptation est maximale à 30° d’adduction, tandis que les ligaments radio-carpiens antérieur et postérieur sont détendus.
La stabilité maximale du poignet est recherchée en prono-supination neutre et à 30° d’adduction ; la pronation renforce la solidarisation du radius et de l’ulna par l’action axiale du carré pronateur.
En adduction maximale, une légère tendance au glissement latéral est arrêtée par le radius et la glène, ce qui augmente les contraintes entre R1 et la glène.
En abduction, les ligaments freinent le glissement ; en adduction, la coaptation musculaire domine.
★ À maîtriser
La tendance au glissement ventro-crânial est contrée par : les tissus fibreux antérieurs, la convergence en V des ligaments radio-carpiens antérieur et ulno-carpien antérieur, les fléchisseurs du carpe et des doigts, l’aponévrose palmaire
En extension, la composante perpendiculaire diminue tandis que la composante parallèle augmente et entraîne un glissement ventral et crânial de R1, rendant la tension musculaire déstabilisatrice pour l’articulation radio-carpienne.
En extension, le carpe est stabilisé par : les ligaments radio-carpiens et ulno-carpiens antérieurs, les tendons des muscles longs antérieurs, qui jouent un rôle de tendeurs, la capsule antérieure
En flexion à 30°, la tension musculaire est entièrement coaptatrice, sans composante rotatoire, ce qui en fait la position de stabilité maximale du carpe du point de vue musculaire.
Compléments
L’interligne radio-carpien est orienté vers l’arrière et vers le bas, et la luxation antérieure du carpe est beaucoup plus rare que la luxation postérieure.
En position neutre, la composante perpendiculaire comprime le carpe contre la glène, tandis que la composante rotatoire tend à faire glisser R1 en direction ventro-crâniale.
La combinaison de 30° de flexion et de 30° d’adduction est encore plus stable que la flexion seule.
Au-delà de 30° de flexion, le carpe glisse dorso-caudalement contre la partie la plus caudale de la glène, ce qui renforce sa stabilité et la coaptation des surfaces articulaires.
En flexion, les ligaments radio-carpiens et ulno-carpiens postérieurs sont tendus et les extenseurs forment un hamac postérieur pour R1.
En cas de lésion des tissus antérieurs, la position d’extension demande une prudence particulière.
Extension : rempart antérieur ; flexion à 30° : coaptation maximale.
★ À maîtriser
📌 Le ligament radio-carpien antérieur limite la pronation et est qualifié de supinateur de la main, tandis que le ligament radio-carpien postérieur limite la supination et est qualifié de pronateur de la main.
Compléments
L’articulation radio-carpienne est soumise au paradoxe de Codman, avec deux degrés de liberté plus un degré de liberté.
Les ligaments radio-carpiens antérieur et postérieur assurent la stabilité rotatoire de l’articulation radio-carpienne.
Le rétinaculum des extenseurs et les tensions des muscles fléchisseurs et extenseurs du poignet et des doigts limitent les décalages rotatoires du carpe par rapport au poignet en les solidarisant pendant la rotation.
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1. Lors d’une mesure séparée des mouvements du poignet, quelles amplitudes d’extension observe-t-on respectivement dans les articulations radio-carpienne et médio-carpienne ?
2. Lors d’une extension importante du poignet, quel ensemble de conséquences mécaniques est attendu au niveau du carpe ?
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Quelle est l’amplitude d’extension du poignet dans la radio-carpienne ?
35°.
Dans quel plan et autour de quel axe s’effectuent l’abduction et l’adduction du poignet ?
Dans le plan frontal, autour d’un axe sagittal passant par la tête du capitatum.
Quelles sont les amplitudes d’adduction et d’abduction du poignet ?
Environ 45° en adduction et 20 à 25° en abduction.
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