Fiche de révision : Révision PDF C1

Plan du Cours

  1. Développement embryonnaire et fœtal
  2. Annexes et risques de grossesse
  3. Laits maternels et préparations infantiles
  4. Adaptation et soins du nouveau-né
  5. Affections congénitales et risques néonataux
  6. Prématurité et vulnérabilité thermique
  7. Pathologies respiratoires du prématuré
  8. Atteintes digestives et neurologiques
  9. Surveillance et soins de développement
  10. Neurosciences et héritage génétique
  11. Cardiopathies congénitales majeures
  12. Détresses respiratoires néonatales
  13. Infections et suivi du nouveau-né
  14. Alimentation et troubles du nourrisson
  15. Repères et dépistage du développement
  16. Troubles neurodéveloppementaux et attachement
  17. Allaitement et physiologie de la lactation
  18. Nutrition et diversification de l’enfant

1. Développement embryonnaire et fœtal

Notions clés & Définitions

  • Phase embryonnaire : Période allant de la fécondation à la fin du deuxième mois, durant laquelle se mettent en place les organes.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le développement précoce suit cette séquence. :

    1. Le zygote migre dans la trompe.
    2. Il se divise par mitoses en 2, 4, 8 puis 16 cellules formant la morula.
    3. La morula compte 64 cellules au quatrième jour et atteint l’utérus.
    4. L’implantation dans l’endomètre a lieu au sixième jour.
  • La gastrulation transforme le disque embryonnaire initial à un feuillet, l’épiblaste, en embryon tridermique composé de l’ectoblaste superficiel, du mésoblaste intermédiaire et de l’entoblaste profond.

  • L’ectoblaste forme la plaque neurale, qui devient le tube neural puis le système nerveux central ; une fermeture incomplète du tube neural peut entraîner une anencéphalie ou un spina-bifida.

  • Le cœur est le premier organe à se former ; ses battements sont perceptibles à partir de 6 semaines d’aménorrhée et le tube cardiaque se développe ensuite en quatre cavités.

  • L’organogenèse se déroule de la quatrième à la huitième semaine, et l’embryon prend le nom de fœtus à la fin du deuxième mois.

  • Le fœtus est considéré viable à la fin du sixième mois, vers 28 semaines d’aménorrhée, mais une naissance à ce terme comporte des risques élevés liés à l’immaturité des organes.

Compléments

  • La grossesse dure en moyenne 280 à 290 jours, soit 40 à 41 semaines ; l’embryologie compte en semaines de grossesse et l’obstétrique en semaines d’aménorrhée.

  • Les corticoïdes accélèrent le développement de l’appareil respiratoire fœtal jusqu’à 34 semaines.

Astuce mémo

Fécondation, nidation, gastrulation, organogenèse

2. Annexes et risques de grossesse

Notions clés & Définitions

  • Placenta : Organe qui se développe avec l’embryon, s’implante dans l’endomètre et permet les échanges entre la mère et le fœtus, notamment pour le nourrir et filtrer le sang.

★ À maîtriser

  • Le liquide amniotique est principalement constitué d’eau, est renouvelé continuellement par le fœtus et contient des cellules épidermiques qui peuvent servir au diagnostic des trisomies.

  • Le cordon ombilical mesure en moyenne 50 cm de long et 1,5 cm de diamètre et contient deux artères ombilicales qui renvoient le sang vers la mère, une veine ombilicale qui apporte le sang au fœtus et de la gelée de Wharton autour des vaisseaux.

  • L’entretien prénatal précoce est proposé dès le quatrième mois pour repérer les difficultés sociales, personnelles ou les angoisses, élaborer un projet de naissance et présenter les possibilités de préparation à la naissance.

  • La dépression post-partum touche une femme sur quatre et son risque de dangerosité atteint un pic entre 6 et 12 semaines.

📌 Le baby-blues apparaît de J3 à un mois et se manifeste par une tristesse modérée et cyclique qui s’atténue progressivement, contrairement à la dépression post-partum, qui comporte des symptômes plus préoccupants comme des pensées obsessionnelles, une anxiété sévère ou un sentiment d’incompétence.

  • La psychose puerpérale peut associer confusion, troubles de la perception, hallucinations et risques suicidaires ou infanticides ; après la crise, l’épisode se résorbe souvent en quelques semaines, avec 20 % de récidives lors de grossesses ultérieures et un risque de chronicisation.

Compléments

  • Le placenta pèse environ un sixième du poids fœtal et mesure 16 à 20 cm de diamètre ; sa face maternelle est charnue et divisée en cotylédons par des sillons, tandis que sa face fœtale est lisse et tapissée par l’amnios.

  • Le chorion est une membrane fibreuse et résistante, tandis que l’amnios est une membrane mince et très résistante qui tapisse la face interne du placenta et entoure le cordon.

📌 L’hydramnios correspond à un excès de liquide amniotique, notamment associé au diabète, tandis que l’oligoamnios correspond à une quantité insuffisante pouvant survenir lors d’une fissure ou d’une rupture de la poche des eaux.

  • Une artère ombilicale unique peut signaler la présence d’un seul rein.

  • La préparation à la naissance comprend huit séances prises en charge par la Sécurité sociale : un entretien prénatal précoce et sept séances individuelles ou en groupe.

  • L’entretien postnatal précoce est réalisé entre le huitième et le quinzième jour après l’accouchement.

📌 Le déni de grossesse est partiel lorsque la grossesse est reconnue à partir du cinquième mois et total lorsqu’il persiste jusqu’au terme.

Astuce mémo

Deux artères ramènent le sang vers la mère, une veine apporte le sang au fœtus

3. Laits maternels et préparations infantiles

Notions clés & Définitions

  • Loi de différenciation : La loi de différenciation décrit le passage d’une motricité globale, involontaire et généralisée à une motricité progressivement plus précise, élaborée, localisée et volontaire.

★ À maîtriser

  • Le lait maternel couvre les besoins nutritionnels du bébé jusqu’à six mois et sa composition s’adapte à l’âge et au développement de l’enfant.

  • Le colostrum, produit dès le cinquième mois de grossesse, est épais, jaune et peu abondant, à raison d’environ 30 ml par 24 heures ; il est riche en protéines, oligosaccharides, vitamine A, sels minéraux et agents anti-infectieux, favorise la flore intestinale et aide à évacuer le méconium.

  • Le lait maternel contient les composants suivants. : 87 % d’eau, 70 g/L de glucides, 35 g/L de lipides, 9 à 15 g/L de protéines, 2 g/L de sels minéraux, des immunoglobulines A, des interférons, de la lactoferrine, des lysozymes, des nucléotides

  • Les préparations pour nourrissons (PPN) sont destinées aux nourrissons avant la diversification, généralement jusqu’à 5 ou 6 mois, tandis que les préparations de suite (PS) sont utilisées après le début de la diversification jusqu’à environ un an.

  • Pour 100 kcal, les PPN apportent 1,8 à 3 g de protéines, 9 à 14 g de glucides et 4 à 4,6 g de lipides.

  • À partir de la diversification, l’enfant doit conserver un apport quotidien de lait de 500 à 750 ml jusqu’à un an, voire trois ans.

  • L’activité motrice est fondamentale pour le développement des compétences cognitives de l’enfant.

📌 La progression céphalo-caudale correspond au perfectionnement moteur de la tête vers les pieds, tandis que la progression proximo-distale va du centre du corps vers les extrémités des membres.

  • La progression motrice n’est pas uniforme ni continue : la maturation peut être rapide, stagnante ou régressive avant de reprendre.

  • Le développement moteur dépend notamment des facteurs suivants :

    • la maturation neurologique
    • le capital neuronal
    • la plasticité cérébrale
    • la myélinisation
  • Les principaux réflexes archaïques décrits sont :

    • la succion ou le fouissement
    • le réflexe de Moro
    • la marche automatique
    • le grasping
    • la reptation
  • Vers 6 mois, le bébé se retourne, commence à utiliser le retournement pour se déplacer et atteindre des objets, et apparaît une préhension volontaire palmaire globale.

Compléments

  • Le lait maternel est faible en vitamines K et D, ce qui nécessite une supplémentation.

📌 La caséine ralentit la vidange gastrique et tend à constiper, tandis que le lactose contribue à éviter la constipation.

📌 En cas d’allergie aux protéines de lait de vache, des préparations à protéines hydrolysées peuvent être utilisées ; les laits anti-reflux contiennent un épaississant à base d’amidon ou de caroube.

Astuce mémo

Le lait maternel s’adapte au bébé ; les préparations répondent à des âges ou besoins définis

4. Adaptation et soins du nouveau-né

★ À maîtriser

📌 Un accouchement est dit eutocique si son déroulement est normal et dystocique s’il comporte des difficultés nécessitant une manœuvre obstétricale, un instrument ou une césarienne.

  • Un accouchement est à terme entre 37 et 41 semaines, post-terme après 41 semaines et prématuré avant 37 semaines.

📌 Le début du travail est associé à un col centré, effacé, mou et dilaté à 3 cm.

  • 🔄 L’accouchement comporte trois étapes :

    1. effacement et dilatation du col sous l’effet des contractions
    2. expulsion du fœtus
    3. délivrance du placenta et des annexes
  • Le score d’Apgar évalue globalement le nouveau-né sur 10 à 1, 3 et 5 minutes après la naissance.

  • L’accueil du nouveau-né comprend l’adaptation :

    • ventilatoire
    • circulatoire
    • thermique
    • nutritionnelle
    • des fonctions d’élimination
  • Le nouveau-né doit maintenir une température de 36,5 à 37,5 °C ; le séchage, la couverture de la tête et le peau à peau contribuent à la régulation thermique.

  • Les tétées doivent commencer dans les 2 heures après la naissance et être proposées à la demande, à raison de 8 à 12 fois par 24 heures au sein ou de 6 à 8 fois par 24 heures au biberon.

  • À la maternité, la perte de poids du nouveau-né ne doit pas dépasser 10 % de son poids, et la prise de poids attendue est d’au moins 150 à 200 g par semaine.

Compléments

  • La dilatation du col est complète à 10 cm et, chez une primipare, le travail dure généralement 7 à 10 heures.

  • La délivrance comporte trois étapes :

    • le décollement
    • l’expulsion
    • l’hémostase
  • Le surfactant présent dans les alvéoles à partir de 28 SA contribue à les maintenir ouvertes à la naissance.

  • Le peau à peau précoce, prolongé et ininterrompu est recommandé pour les nouveau-nés sains, à terme et présentant une bonne adaptation, sous surveillance.

5. Affections congénitales et risques néonataux

Notions clés & Définitions

  • Embryopathie : L’embryopathie est une anomalie du développement survenant pendant l’organogenèse embryonnaire, de J13 à J58, avec un risque de fausse couche ou de malformation.
  • Fœtopathie : La fœtopathie est une affection survenant après le deuxième mois, à partir de J59, avec un risque de mort fœtale in utero ou de malformation.
  • Macrosomie : Poids du bébé supérieur à 4 kg.

★ À maîtriser

  • Le diagnostic de trisomie 21 est établi sur le caryotype, et ses conséquences comprennent notamment une hypotonie et une hyperlaxité à la naissance ainsi qu’un retard des acquisitions psychomotrices.

  • Le syndrome d’alcoolisation fœtale est irréversible et évitable, et peut provoquer des troubles de succion, d’alimentation, du sommeil, une irritabilité et des convulsions.

  • Le diabète gestationnel est recherché systématiquement au deuxième trimestre et la glycémie à jeun doit être inférieure à 0,92 g/dL.

  • La rubéole présente un risque fœtal dépendant du terme : au premier trimestre, 80 % d’infections fœtales et 90 % d’anomalies congénitales ; au deuxième trimestre, 25 % d’infections et 11 % d’anomalies ; entre 27 et 30 SA, 35 % d’infections sans anomalie congénitale ; après 36 SA, 100 % d’infections fœtales.

  • Une infection toxoplasmique avant 24 SA expose à une fausse couche ou à des atteintes graves, notamment cérébrales et oculaires, tandis qu’après 24 SA le bilan neurologique est souvent normal.

Compléments

  • Le cytomégalovirus congénital peut être diagnostiqué après la naissance par PCR sur les urines ou la salive pendant les 15 premiers jours.

📌 Dans le syndrome de sevrage associé au syndrome d’alcoolisation fœtale, un score de Finnegan supérieur à 8 indique un syndrome de sevrage et un score supérieur à 8 à deux reprises conduit à mettre en place un traitement.

6. Prématurité et vulnérabilité thermique

★ À maîtriser

  • La prématurité concerne 7 % des enfants et, dans 30 à 40 % des cas, aucune cause n’est retrouvée.

  • La graisse brune contribue à la thermogenèse et est absente chez les prématurés avant le troisième trimestre.

  • La thermogenèse du nouveau-né repose sur les mouvements et les frissons, sur la production de chaleur par hydrolyse du glucose et de la graisse brune, ainsi que sur une régulation par des capteurs intrathoraciques.

  • L’hypothermie peut entraîner une acidose, une hypoglycémie et une bradycardie.

  • La prise en charge vise à limiter les pertes thermiques. :

    • Augmenter la température de la pièce.
    • Favoriser le peau à peau.
    • Mettre un bonnet et des couvertures.
    • Augmenter l’humidité de la couveuse.
    • Sécher le bébé.
    • Éviter les courants d’air.
  • L’hypoglycémie du prématuré est favorisée par l’absence de réserves de glycogène, l’immaturité hépatique et hormonale et les dépenses énergétiques importantes liées notamment à la thermorégulation.

  • L’hypoglycémie du prématuré est le plus souvent asymptomatique, mais peut se manifester par des trémulations, une cyanose ou des convulsions et exposer à des séquelles neurologiques même sans signes cliniques.

📌 La glycémie du prématuré doit être surveillée et une hypoglycémie est définie par une glycémie inférieure à 0,35 g/L à 24 heures, inférieure à 0,4 g/L à 48 heures et inférieure à 0,5 g/L après 48 heures.

  • L’anémie du prématuré est favorisée par un défaut de synthèse et de réponse érythropoïétique, une faible masse globulaire associée à une croissance rapide et des prélèvements sanguins répétés.

Compléments

  • Les causes possibles de prématurité comprennent :

    • les malformations utérines
    • les anomalies d’insertion placentaire
    • les infections
    • le diabète
    • la toxémie
    • les grossesses multiples
    • les malformations fœtales
    • les anomalies génétiques
  • Les facteurs favorisant la prématurité comprennent un âge maternel supérieur à 35 ans ou inférieur à 18 ans, le tabagisme, la multiparité, de mauvaises conditions socio-économiques et une charge familiale ou professionnelle.

  • Le score de Farr évalue notamment :

    • la peau
    • les œdèmes
    • le lanugo
    • les oreilles
    • les organes génitaux
    • le tissu mammaire
    • les plis plantaires
  • Chez le prématuré, l’immaturité des capteurs de température et le manque de force limitent la régulation thermique.

  • L’anémie du prématuré peut entraîner pâleur, apnées, bradycardie, difficultés alimentaires et absence de prise pondérale.

  • La prise en charge de l’anémie du prématuré comprend la justification des prélèvements sanguins, l’érythropoïétine chez les grands prématurés, le fer, la foldine et les transfusions sanguines.

Astuce mémo

Immaturité et réserves insuffisantes → risque d’hypothermie

7. Pathologies respiratoires du prématuré

Notions clés & Définitions

  • Dysplasie bronchopulmonaire : Définie par un besoin de soutien ventilatoire au-delà de 36 semaines d’aménorrhée et pouvant être minime, modérée ou sévère.
  • Apnée du prématuré : Arrêt respiratoire de plus de 20 secondes, associé à une cyanose et à une bradycardie inférieure à 100 battements par minute.

★ À maîtriser

  • La maladie des membranes hyalines est liée à une insuffisance fonctionnelle en surfactant, notamment avant 37 semaines d’aménorrhée, qui provoque un collapsus alvéolaire, une diminution de la compliance pulmonaire et une hypoxémie par perfusion de zones non ventilées.

  • La maladie des membranes hyalines se manifeste par une détresse respiratoire immédiate et des signes de lutte, qui peuvent être absents chez le grand prématuré, ainsi que par des opacités diffuses bilatérales, un bronchogramme aérien et une diminution du volume pulmonaire à la radiographie.

  • Le traitement de la maladie des membranes hyalines associe prévention par corticothérapie anténatale, administration de surfactant exogène par voie endotrachéale et ventilation artificielle.

Compléments

  • Les complications peuvent être :

    • Un pneumothorax.
    • Une surinfection.
    • Une dysplasie bronchopulmonaire.
    • Une persistance du canal artériel.
    • Des complications neurologiques.
    • Une rétinopathie.
  • La dysplasie bronchopulmonaire est liée à l’immaturité pulmonaire et à des agressions multiples, notamment l’oxygène, la ventilation, l’infection et l’inflammation.

  • La prise en charge peut comprendre :

    • La CPAP.
    • L’oxygénothérapie.
    • Des apports nutritionnels.
    • Une corticothérapie maternelle.
    • Un diurétique en cas de prise de poids importante.
  • Les apnées du prématuré sont habituellement sans conséquence, mais elles peuvent diminuer la perfusion cérébrale et entraîner un retard de développement neurologique.

  • La prise en charge comprend :

    • Des soins de développement.
    • Des analeptiques respiratoires comme la caféine ou le doxapram.
    • La CPAP.
    • La ventilation assistée.

8. Atteintes digestives et neurologiques

Notions clés & Définitions

  • Entérocolite ulcéro-nécrosante : Atteinte ischémique et hémorragique, partielle ou étendue, de l’intestin grêle et du côlon, avec mise en place d’une circulation collatérale.
  • Leucomalacie périventriculaire : Atteinte de la substance blanche, plus fréquente lorsque l’âge gestationnel est bas, diagnostiquée par imagerie et susceptible d’entraîner des séquelles neurosensorielles.

★ À maîtriser

  • Les facteurs de risque sont :

    • La prématurité.
    • Une alimentation sans lait maternel.
    • L’infection.
    • L’hypoxie ischémique.
  • L’entérocolite ulcéro-nécrosante peut évoluer très rapidement vers le décès et se manifeste notamment par un ballonnement abdominal, des résidus gastriques, du sang dans les selles, un abdomen douloureux et difficilement dépressible, une instabilité respiratoire ou cardiaque et une mauvaise coloration.

  • La prise en charge comprend :

    • L’arrêt de l’alimentation.
    • La nutrition parentérale.
    • L’antibiothérapie.
    • Un traitement symptomatique antalgique.
    • La chirurgie.

📌 Les lésions neurologiques du prématuré sont hémorragiques ou ischémiques et peuvent entraîner des séquelles motrices ou psychosensorielles.

  • Le dépistage des lésions neurologiques du prématuré repose sur l’échographie transfontanellaire et l’EEG.

  • L’hémorragie intraventriculaire est provoquée par des variations brutales des pressions de perfusion cérébrale dans les vaisseaux.

  • Les formes d’hémorragie intraventriculaire sont :

    • L’atteinte de la zone germinative.
    • La rupture dans la cavité ventriculaire.
    • La dilatation ventriculaire.
    • La nécrose hémorragique de la substance blanche.

Compléments

  • Les complications comprennent :

    • Le choc septique ou hémodynamique.
    • Le décès.
    • La perforation.
    • L’infection.
  • Les lésions neurologiques du prématuré apparaissent souvent durant la première semaine de vie et peuvent rester asymptomatiques.

  • Les facteurs de risque comprennent :

    • L’acidose.
    • L’hypercapnie.
    • L’hypothermie.
    • La détresse respiratoire.
    • Les troubles hémodynamiques.
    • Les anomalies de la coagulation.
    • Une naissance traumatique.
  • L’hémorragie intraventriculaire peut se manifester par un coma, des apnées, un choc hémorragique, une augmentation du périmètre crânien, une fontanelle pleine ou une hypertension intracrânienne, mais elle est le plus souvent asymptomatique.

  • Le pronostic de l’hémorragie intraventriculaire varie selon sa forme et comporte un risque de mortalité et de séquelles neurodéveloppementales.

  • Les causes de leucomalacie périventriculaire citées comprennent l’hypoxie ischémique aiguë avec insuffisance circulatoire cérébrale, liée à un accident anténatal ou à une détresse néonatale, une infection in utero associée à une rupture prématurée des membranes, un manque de facteurs nutritionnels ou hormonaux et des facteurs métaboliques toxiques ou médicamenteux.

  • Le pronostic des lésions neurologiques peut inclure le décès, une tétraplégie, des séquelles visuelles comme le strabisme, des troubles intellectuels et des troubles spécifiques du développement.

9. Surveillance et soins de développement

★ À maîtriser

  • La surveillance hémodynamique du prématuré porte sur la coloration, la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la diurèse, qui doit être d’au moins 0,5 mL/kg/h entre 12 et 24 heures puis de 1 à 3 mL.

  • La surveillance respiratoire du prématuré comprend la fréquence respiratoire, les apnées de plus de 20 secondes, l’oxymétrie de pouls, le tirage, les signes de lutte et la coloration; la fréquence respiratoire attendue est de 40 à 60 par minute et la saturation visée chez le prématuré est de 90 à 95 %.

  • Les soins de développement portent sur :

    • L’adaptation de l’environnement.
    • La posture et les manipulations.
    • La préservation du sommeil.
    • La relation parents-enfant.

Compléments

  • La fréquence cardiaque surveillée chez le prématuré est de 100 à 160 battements par minute.

  • La surveillance digestive et thermique du prématuré porte sur l’abdomen, les résidus gastriques, les vomissements, les selles et une température de 36,5 à 37,5 °C.

  • La surveillance du prématuré comprend aussi le tonus, la réactivité, la position et le contrôle des sondes cutanée ou rectale et de la sonde gastrique.

  • Le soutien du lien peut s’appuyer sur :

    • La participation des parents aux soins.
    • Un fauteuil.
    • Une pièce pour les parents.
    • La décoration de la chambre.
    • L’ouverture du service 24 heures sur 24.

10. Neurosciences et héritage génétique

Notions clés & Définitions

  • Neurosciences cognitives : Étudient les mécanismes de la pensée humaine et du système cognitif, qui acquiert, conserve et transmet des informations.
  • Neurosciences affectives et sociales : Étudient ce qui se passe dans le cerveau lorsqu’un individu entretient une relation émotionnelle avec une ou plusieurs personnes.
  • Altricialité majeure : État de dépendance extrême du nouveau-né, qui a besoin d’un autre être humain pour survivre.

★ À maîtriser

  • Les déterminants de la personnalité sont génétiques, biologiques et environnementaux, et le tempérament présente une composante héritée ainsi que des prédispositions innées.

  • Les expériences précoces et répétées créent et entretiennent des connexions neuronales, tandis que les connexions peu utilisées s’affaiblissent puis sont éliminées lors de l’élagage neuronal qui commence vers 5 ans.

  • Les connexions cérébrales commencent à se former pendant la grossesse et augmentent très rapidement de la naissance à 3 ans, période où les interactions positives et l’exploration de l’environnement nourrissent le développement cérébral.

  • Un enfant explore plus facilement son environnement lorsqu’il se sent sécurisé par une figure d’attachement, qui peut être primaire comme un parent ou secondaire.

  • Lorsqu’une personne observe une action, des neurones moteurs associés à cette action s’activent comme si elle allait l’effectuer elle-même, participant ainsi à l’imitation, première interaction sociale de l’enfant.

  • Chez l’enfant, la perception d’un objet déclenche une exploration motrice qui permet d’en découvrir les propriétés et les rapports du corps à l’espace, selon une boucle perception-action.

  • Le modèle distingue trois parties du cerveau :

    • le cerveau archaïque, lié à la survie
    • le cerveau limbique, lié aux émotions
    • le cortex préfrontal, qui régule et inhibe les réponses et permet de prendre du recul

Compléments

  • L’être humain est biologiquement culturel et ses comportements sont spontanément tournés vers autrui, ce qui contribue à sa survie.

  • Le nouveau-né manifeste des comportements tournés vers autrui, notamment l’imitation précoce et des comportements aversifs qui signalent ses besoins à l’adulte.

  • Jusqu’à 5 ans, l’être humain produit entre 700 et 1 000 synapses par seconde.

📌 L’insécurité déclenche la libération de cortisol et détruit des circuits neuronaux, tandis que la sécurité favorise la libération d’ocytocine et renforce ces circuits.

  • L’enfant porte particulièrement son attention sur ce qui est structuré, nouveau ou en mouvement.

  • Le cortex préfrontal atteint sa maturité vers 25 ans et que le cerveau émotionnel domine jusqu’à 6-7 ans.

11. Cardiopathies congénitales majeures

Notions clés & Définitions

  • Transposition des gros vaisseaux : Discordance ventriculo-artérielle caractérisée par la transposition de l’aorte et de l’artère pulmonaire, incompatible avec la vie sans traitement.
  • Tétralogie de Fallot : Association d’une communication interventriculaire large sous-aortique, d’une sténose pulmonaire, d’une dextro-position de l’aorte à cheval sur la communication et d’une hypertrophie secondaire du ventricule droit.
  • Coarctation de l’aorte : Rétrécissement congénital de l’aorte descendante au niveau de l’isthme aortique.
  • Canal atrioventriculaire : Association d’une communication interventriculaire, d’une communication interauriculaire et d’une fuite de la valve mitrale, fréquente dans la trisomie 21.

★ À maîtriser

  • La transposition des gros vaisseaux peut provoquer une dégradation rapide, une cyanose sans détresse respiratoire réfractaire à l’oxygène et une défaillance hémodynamique, avec décès possible dans les 5 heures sans traitement.

  • La prise en charge urgente de la transposition des gros vaisseaux comprend la Prostine, une manœuvre de Rashkind pour ouvrir le foramen ovale, puis un switch artériel à cœur ouvert avec circulation extracorporelle entre J4 et J10.

  • 🔄 La prise en charge du malaise suit ces étapes :

    1. Calmer l’enfant avec du Valium.
    2. Ramener les jambes contre le corps.
    3. Poser une voie veineuse périphérique pour remplissage et bêtabloquant.
  • Chez le nourrisson, la fermeture rapide du canal artériel peut provoquer une insuffisance cardiaque allant jusqu’au collapsus, une asymétrie tensionnelle entre membres supérieurs et inférieurs, un teint gris, une polypnée et l’absence de pouls fémoraux.

  • La prise en charge urgente de la coarctation vise à rouvrir le canal artériel et à soulager le ventricule gauche par Prostine, sédation et ventilation mécanique, inotropes comme la dobutamine et diurétiques, avant la chirurgie après 24 à 72 heures de stabilisation.

Compléments

  • Après chirurgie de transposition des gros vaisseaux, les complications possibles comprennent une sténose coronaire, une fuite aortique et des complications neurologiques, et le suivi est à vie.

  • Les signes possibles comprennent :

    • un souffle
    • parfois une cyanose
    • des malaises de Fallot
    • une désaturation
    • une tachycardie
    • une syncope
  • La naissance d’un enfant atteint de tétralogie de Fallot doit avoir lieu en niveau 3, et la chirurgie ferme la communication interventriculaire avec circulation extracorporelle.

  • Les complications à l’âge adulte comprennent :

    • la mort subite
    • des séquelles hémodynamiques
    • des séquelles électriques
    • l’endocardite
  • Après un mois, une coarctation de l’aorte peut être asymptomatique ou se manifester par un souffle systolique dorsal, une asymétrie tensionnelle, une hypertension des membres supérieurs et l’absence de pouls fémoraux.

  • Les complications tardives après chirurgie de coarctation comprennent l’hypertension artérielle, la recoarctation et un anévrisme ou faux anévrisme.

  • Le canal atrioventriculaire peut être asymptomatique à la naissance puis entraîner un shunt gauche-droite accru, un hyperdébit pulmonaire, un hypodébit systémique, une dyspnée et une faible prise de poids sans cyanose.

12. Détresses respiratoires néonatales

Notions clés & Définitions

  • Détresse respiratoire transitoire : Liée à un retard de réabsorption du liquide alvéolaire, notamment après césarienne ou en cas de prématurité entre 34 et 37 SA.
  • Surfactant : Substance lipidique et protéique sécrétée par les pneumocytes de type II sur la face interne des alvéoles, dont la production commence à 25 SA et devient mature à 35-36 SA.

★ À maîtriser

  • À la naissance, le cri et l’augmentation de pression ouvrent les alvéoles pulmonaires, puis les shunts fœtaux se ferment dans les 3 à 7 jours suivant la naissance.

  • La polypnée supérieure à 60 mouvements par minute, la cyanose et l’évaluation du besoin en oxygène contribuent au diagnostic de détresse respiratoire néonatale, dont la gravité clinique est appréciée par le score de Silverman.

  • Les signes de gravité d’une détresse respiratoire néonatale comprennent un score de Silverman élevé, des anomalies hémodynamiques, un temps de recoloration central supérieur à 3 secondes, des anomalies biologiques et un besoin en oxygène pour rester rose.

  • Le surfactant stabilise les alvéoles pendant l’expiration et prévient leur collapsus, qui compromet les échanges gazeux et entraîne hypoxémie, insuffisance respiratoire, hypoventilation et augmentation du travail respiratoire.

  • La prise en charge de la maladie des membranes hyalines comprend une corticothérapie anténatale, une CPAP avant 32 SA, une administration intratrachéale de surfactant exogène au plus tard 6 heures après la naissance, puis une ventilation invasive si la CPAP ne suffit pas.

Compléments

  • La prise en charge initiale installe le nouveau-né sous rampe chauffante s’il est à terme ou en incubateur fermé humidifié s’il est prématuré, en décubitus dorsal avec la tête dégagée, puis surveille fréquence cardiaque, fréquence respiratoire, saturation et tension artérielle.

  • L’oxygénation peut utiliser un mélange réchauffé et humidifié avec une FiO2 de 21 % chez un nouveau-né à terme et de 30 % chez un prématuré.

  • La détresse respiratoire transitoire est généralement bénigne et se diagnostique par le contexte, l’absence d’infection, une polypnée et un faible besoin en oxygène.

  • La production de surfactant est régulée par les hormones corticoïdes et thyroïdiennes dès 24 SA et est inhibée par l’insuline, notamment en cas de diabète maternel.

📌 La ventilation assistée conventionnelle permet à l’enfant d’inspirer et d’expirer avec des réglages de pression, de fréquence et de temps inspiratoire, tandis que l’oscillation à haute fréquence se règle notamment sur la pression moyenne, la fréquence et le delta P.

  • En cas d’inhalation méconiale, la présence de méconium dans les voies aériennes supérieures signale une mauvaise adaptation à la vie extra-utérine dans un contexte d’asphyxie périnatale ; la prise en charge décrite consiste à ne pas ventiler, intuber et utiliser HFO ou ECMO.

Astuce mémo

Manque de surfactant → alvéoles qui se collabent → hypoxémie

13. Infections et suivi du nouveau-né

★ À maîtriser

  • Les germes cités des infections néonatales bactériennes précoces sont notamment le streptocoque B et Escherichia coli, et l’infection peut constituer une urgence vitale.

  • Les facteurs de risque anténataux comprennent : la colonisation maternelle au streptocoque B, un antécédent d’infection néonatale lors d’une grossesse précédente, une prématurité spontanée inexpliquée avant 37 SA, une fièvre maternelle supérieure à 38 °C pendant le travail ou dans les 2 heures après l’accouchement

  • Les signes évocateurs d’infection chez le nouveau-né dans les 48 premières heures comprennent fièvre supérieure à 38 °C ou hypothermie inférieure à 36 °C, détresse respiratoire, tachypnée supérieure à 60/min, apnée, troubles du comportement ou du tonus, convulsions, anomalies de fréquence cardiaque, signes de choc, refus de boire et vomissements.

  • Chez un nouveau-né symptomatique, les hémocultures sont prélevées avant les antibiotiques, avec un volume minimal de 1 ml et un objectif de 2 ml.

  • Pour une infection néonatale bactérienne précoce sans signe de gravité, le traitement cité est amoxicilline et gentamicine, avec réévaluation à 48 heures ; en présence de signes de gravité, le traitement cité est céfotaxime et gentamicine.

  • Chez un enfant de moins de 3 mois, une fièvre de 38 °C est une urgence, et environ 10 % des enfants fébriles de moins de 3 mois ont une infection bactérienne sévère, notamment urinaire, occulte ou méningée.

  • L’examen des 15 premiers jours est un dépistage systématique et obligatoire réalisé par un médecin, qui évalue l’attachement familial, la croissance, les anomalies congénitales, les maladies, les infections et les décompensations d’organes.

  • Le poids de naissance doit être repris au plus tard à J15, et l’absence de reprise constitue une alerte nécessitant de rechercher notamment une cause alimentaire ou une maladie infectieuse.

  • Un ictère à bilirubine libre lié à l’hémolyse conserve des urines et selles normales, tandis qu’un ictère à bilirubine conjuguée lié au foie s’accompagne d’urines foncées et de selles claires.

  • Un ictère persistant à J15 nécessite l’examen des selles et des urines ainsi qu’un bilan de bilirubine, car une cholestase néonatale constitue une urgence.

  • Un petit poids pour l’âge gestationnel correspond à un poids inférieur au 10e percentile à la naissance ; un PAG harmonieux ou symétrique associe une malnutrition précoce ou une anomalie chromosomique et un pronostic moins bon, tandis qu’un PAG dysharmonieux ou asymétrique associe petit poids et périmètre crânien normal.

Compléments

  • Les infections néonatales bactériennes précoces sont favorisées par l’immaturité immunitaire, notamment le faible transfert d’IgG, l’absence de transfert des lymphocytes T maternels et une production d’IgM qui ne commence qu’entre 7 et 15 jours.

📌 La ponction lombaire est indiquée si les hémocultures sont positives, si l’état général est altéré ou si le tableau clinique est compatible, sans retarder l’antibiothérapie.

  • La CRP peut rester négative durant les 36 premières heures de vie et peut être répétée entre 24 et 48 heures pour guider le suivi.

  • Le nouveau-né de moins d’un mois ayant une température de 38 °C doit faire évoquer une infection, et la bandelette urinaire est peu fiable à cet âge.

  • Les facteurs de vulnérabilité à la bronchiolite comprennent un âge inférieur à 2 mois, une difficulté respiratoire par le nez, des antécédents, la prématurité, un contexte social défavorable et un accès difficile aux soins.

14. Alimentation et troubles du nourrisson

Notions clés & Définitions

  • Reflux gastro-œsophagien : Passage rétrograde involontaire du contenu gastrique dans l’œsophage, avec ou sans régurgitations.
  • Coliques du nourrisson : Pleurs durant au moins 3 heures, 3 fois par semaine pendant une semaine, souvent en fin d’après-midi.

★ À maîtriser

📌 La régurgitation est un phénomène passif, physiologique et lié à l’immaturité du cardia, tandis que le vomissement est actif et pathologique.

📌 Face aux pleurs, le conseil de prévention du syndrome du bébé secoué est de poser le bébé en sécurité sur le dos sans couverture, puis de sortir prendre l’air et demander de l’aide.

  • Les signes d’un allaitement insuffisant comprennent moins de 8 tétées par jour, moins de 3 selles par jour, moins de 5 à 6 urines par jour, une hypotonie, un bébé qui fait ses nuits, une prise de poids inférieure à 150 g par semaine durant les 3 premiers mois ou l’absence de reprise du poids de naissance à J15.

  • Un nouveau-né prend généralement 8 à 12 tétées par 24 heures et 25 à 30 g par jour, soit au moins 150 g par semaine.

📌 L’engorgement mammaire touche souvent les deux seins et provoque tension, chaleur et douleur, tandis que la mastite se présente surtout comme un placard inflammatoire unilatéral avec syndrome pseudo-grippal.

Compléments

  • Le reflux gastro-œsophagien devient préoccupant en présence d’une faible prise de poids, d’irritabilité ou de dysphagie.

  • La prise en charge du reflux comprend la réassurance, la vérification de la reconstitution des biberons, le fractionnement ou la réduction des repas, l’épaississement du lait, des rots répétés et l’arrêt du tabagisme passif.

  • Les coliques concernent environ 20 % des enfants, atteignent un pic vers 6-8 semaines et disparaissent généralement vers 4 mois.

  • Des pleurs avec bonne croissance, bonne succion, repas normaux, absence de vomissements, de fièvre et de léthargie, et selles et urines normales ne sont pas présentés comme inquiétants.

  • Entre 1 et 6 mois, le volume de lait maternel reste constant, en moyenne entre 700 et 800 ml par jour, mais varie selon la mère et l’enfant et dépend du transfert de lait.

  • 🔄 L’expression manuelle du lait suit ces étapes :

    1. Masser doucement et circulairement le sein.
    2. Placer la main en C ou en U.
    3. Exercer une pression vers le thorax.
    4. Comprimer le pouce et l’index en maintenant la pression.
  • Les causes citées sont :

    • la douleur
    • l’insuffisance de lait
    • le manque d’information ou de soutien

📌 La crevasse mécanique peut être liée à une prise au sein, une succion, un tire-lait ou un torticolis, tandis que les causes infectieuses citées comprennent bactéries, candidose et herpès, et la cause vasculaire un vasospasme avec blanchiment du mamelon en fin de tétée.

  • Un abcès mammaire peut provoquer un placard inflammatoire, une peau d’orange, une tuméfaction localisée, une rougeur, une fièvre de 39-40 °C et des douleurs vives et pulsatiles.

15. Repères et dépistage du développement

Notions clés & Définitions

  • Plasticité cérébrale : Processus continu qui modifie l’organisation synaptique afin d’améliorer l’efficacité des réseaux neuronaux.

★ À maîtriser

  • Les repères langagiers sont le premier mot à 12 mois, la dénomination d’images à 20 mois, l’association de deux mots à 24 mois et les phrases avec le pronom « je » à 3 ans.

  • Les repères des interactions sont le sourire-réponse à 3 mois, le rire aux éclats à 5 mois, l’attention conjointe à 7 mois, les jeux d’imitation à 20 mois et l’autonomie alimentaire à 22 mois.

  • L’examen développemental comprend l’inspection de l’attention, de la vision, de l’audition, des conduites sociales, de la respiration, de la nuque, des paires crâniennes, de la succion, de la déglutition et du cri ; les manœuvres du tiré-assis et des suspensions ventrale et verticale ; l’examen du tonus et des réflexes ; l’évaluation de Moro et du grasping ; l’étude de la préhension ; l’examen du crâne ; puis l’examen extra-neurologique.

  • Les signes d’alerte développementale comprennent l’absence de poursuite oculaire à 2 mois, l’absence de tenue de tête à 2 mois, l’hypotonie périphérique, l’absence de motricité spontanée, les troubles de déglutition et une anomalie du périmètre crânien.

  • Entre 5 et 12 mois, les signes d’alerte comprennent :

    • Une latéralisation précoce
    • L’absence de préhension volontaire à 6 mois
    • L’absence de parachute antérieur à 10 mois
    • L’absence de station assise à 10 mois
    • L’absence de déplacement à 12 mois
    • L’absence de pince pouce-index à 12 mois
    • La persistance des réflexes archaïques
    • L’hypertonie périphérique
    • L’absence de babillage ou d’interactions
  • Entre 12 et 24 mois, les signes d’alerte comprennent :

    • L’absence de mot isolé à 18 mois
    • L’absence de pointage à 18 mois
    • L’absence d’attention conjointe à 18 mois
    • L’absence de marche à 20 mois
    • L’absence d’association de mots à 24 mois
    • Un trouble de l’équilibre ou une anomalie de l’examen neurologique

Compléments

  • La distinction droite-gauche s’acquiert sur soi vers 6–7 ans et sur autrui vers 7–8 ans.

  • Le suivi visuel d’une cible est attendu dès l’âge de 1 mois.

  • Les formes de plasticité cérébrale mentionnées sont la plasticité naturelle liée à l’apprentissage et au maintien des circuits neuronaux adultes, ainsi que la plasticité post-lésionnelle.

  • Après 2 ans, l’examen neurologique devient identique à celui de l’adulte et peut inclure la manœuvre de Tower ainsi que la recherche de signes neurologiques discrets (soft signs).

  • À 24 mois, l’absence de jeu de faire-semblant, les jeux stéréotypés et le faible intérêt pour les pairs sont des signes d’alerte.

  • Chez l’enfant plus grand, les alertes comprennent l’absence de phrases et du pronom « je » à 36 mois, l’absence de saut à cloche-pied à 6 ans, la non-acquisition de la droite-gauche à 6 ans, l’absence de gnosie digitale à 7 ans et des syncinésies à 10 ans.

  • À l’âge scolaire, les signes d’alerte incluent :

    • Les troubles des apprentissages
    • Les difficultés de compréhension
    • La maladresse motrice
    • L’inattention
    • Les troubles de lecture, d’écriture ou de calcul
    • Les difficultés visuoconstructives
    • Les difficultés d’autonomie
    • L’agitation
  • Les facteurs de risque neurodéveloppemental cités sont la prématurité, le retard de croissance intra-utérin, la gémellité, l’anoxie périnatale, les fœtopathies toxiques, les infections anténatales ou périnatales, l’AVC, l’hémorragie, le traumatisme, la malnutrition, l’hypertension et le diabète maternels ainsi que les lésions cérébrales diagnostiquées en anténatal.

📌 La prise en charge des troubles neurodéveloppementaux doit être précoce ; la prise en charge visuelle doit être réalisée avant 6 ans et l’hypotonie peut bénéficier précocement de matériel comme des orthèses et de professionnels travaillant l’assouplissement.

16. Troubles neurodéveloppementaux et attachement

Notions clés & Définitions

  • Troubles du neurodéveloppement : Troubles apparaissant précocement, avec des symptômes d’appel évoquant un retard d’acquisitions avant l’école et des difficultés d’apprentissage à l’école, qui persistent et ont un retentissement personnel, familial ou académique.
  • Trouble développemental de la coordination : Caractérisé par une acquisition difficile des mouvements, de la maladresse ou de la lenteur qui gêne significativement la vie quotidienne, apparaît précocement et n’est pas expliqué par une autre cause.
  • Attachement : Processus qui pousse l’enfant à rechercher la proximité de sa mère ou de ses figures d’attachement.
  • Bonding : Processus qui pousse la mère à s’attacher à l’enfant et qui s’installe avant la naissance.
  • Caregiving : Dimension du lien parent-enfant correspondant à la fonction de prendre soin, sans se réduire à l’amour.

★ À maîtriser

  • Les catégories de troubles du neurodéveloppement citées dans le DSM-5 sont (DSM5) :
    • Le déficit intellectuel
    • Les troubles de la communication
    • Le trouble du spectre de l’autisme
    • Le trouble déficitaire de l’attention
    • Les troubles spécifiques des apprentissages
    • Les troubles moteurs

📌 Un trouble neurodéveloppemental primitif a une étiologie complexe ou inconnue, tandis qu’un trouble secondaire a une cause connue, génétique ou acquise, comme le syndrome d’alcoolisation fœtale.

  • Le nouveau-né ne s’attache pas d’emblée de manière spécifique ; avant 3 mois, il peut s’attacher à toute personne qui lui apporte des soins, puis vers 9 mois il s’attache spécifiquement à ses figures d’attachement.

  • Le parcours de soins des troubles neurodéveloppementaux comprend un niveau 1 pour les situations simples prises en charge par les professionnels de proximité, un niveau 2 pour les situations complexes avec plusieurs intervenants ou comorbidités, et un niveau 3 pour les situations très complexes relevant notamment de centres de référence ou de ressources autisme.

Compléments

  • Les fréquences indiquées sont de 1 % pour le trouble du spectre de l’autisme, 5 % pour le trouble déficitaire de l’attention et 5 à 10 % pour les troubles spécifiques des apprentissages.

📌 Les comorbidités des troubles du neurodéveloppement doivent être recherchées systématiquement afin d’adapter le parcours de soins et le parcours scolaire.

  • Vers 3 ans, l’enfant tend vers l’autonomie, explore en s’éloignant de sa figure d’attachement tout en sachant qu’il peut revenir vers elle.

  • Le bonding est favorisé par la proximité, le toucher et des réponses adaptées, et repose notamment sur l’ocytocine et la prolactine.

📌 L’autisme n’est pas un trouble psychiatrique dû à l’attachement ; le cours le présente comme génétique.

📌 L’attachement sécure se caractérise par la réassurance en présence de la mère, des pleurs lorsqu’elle disparaît et une réponse parentale cohérente, prévisible et chaleureuse.

  • L’attachement insécure peut être évitant, anxieux ou désorganisé ; l’attachement désorganisé est présenté comme pathologique.

Astuce mémo

L’attachement pousse l’enfant vers le parent ; le caregiving pousse le parent à prendre soin de l’enfant.

17. Allaitement et physiologie de la lactation

★ À maîtriser

📌 L’allaitement maternel désigne une alimentation par le lait maternel au sein ou exprimé ; l’allaitement exclusif n’apporte aucun autre liquide ou solide, tandis que l’allaitement prédominant autorise d’autres liquides et l’alimentation complétée associe lait maternel et aliments solides ou semi-solides.

📌 Les recommandations de l’OMS indiquent que la décision d’allaiter revient à la femme et au couple, que l’allaitement commence dans les premières heures de vie, reste exclusif jusqu’à 6 mois et se fait à la demande, jour et nuit.

  • Le colostrum est le premier lait, produit pendant les 3 premiers jours après l’accouchement ; il est jaune, épais, peu abondant, autour de 30 ml par 24 heures, et riche notamment en anticorps, globules blancs, protéines et oligosaccharides.

  • La prolactine stimule la synthèse et la fabrication du lait, tandis que l’ocytocine provoque son éjection et son transfert.

  • Le contrôle autocrine limite la production lorsque les alvéoles sont pleines et la stimule lorsqu’elles sont vidées ; il agit indépendamment dans chaque sein.

  • La lactation dépend de l’offre et de la demande : des tétées fréquentes et efficaces accélèrent la production, tandis qu’un endormissement, une mauvaise prise du sein ou des tétées insuffisantes la diminuent.

  • La lactogenèse de stade II, ou montée de lait, débute entre 30 et 40 heures après l’accouchement sous l’effet de la chute des hormones placentaires et de l’augmentation de la prolactine.

  • Un allaitement efficace associe un bébé bien positionné, des cycles de succion-déglutition, 8 à 12 tétées par jour et par nuit, des selles jaune d’or, 5 à 6 mictions et une reprise harmonieuse du poids.

Compléments

  • Le lait maternel apporte des bénéfices à l’enfant, notamment la prévention des infections et des allergies et une diminution du risque d’obésité et de diabète ; il facilite aussi les suites de couches et diminue le risque d’hémorragie post-partum chez la mère.

  • Le lait de transition est produit entre le 6e et le 15e jour et est riche en glucides et en lipides.

  • La succion stimule des terminaisons nerveuses qui transmettent un message à l’axe hypothalamo-hypophysaire ; les hormones libérées passent dans le sang jusqu’aux alvéoles mammaires.

  • L’éjection du lait survient après environ 60 secondes de succion et résulte de contractions alvéolaires et de modifications des canaux galactophores.

  • L’alcool, le stress et les opiacés inhibent le réflexe d’éjection du lait.

  • La concentration en graisses du lait augmente à mesure que les alvéoles se vident.

  • Entre 1 et 6 mois, la production de lait se stabilise autour de 700 à 800 ml par jour.

📌 La mise en place de la lactation est favorisée par une tétée rapidement après la naissance puis par la répétition des tétées et la stimulation mécanique.

Astuce mémo

La prolactine produit le lait ; l’ocytocine l’éjecte.

18. Nutrition et diversification de l’enfant

Notions clés & Définitions

  • Protection maternelle et infantile : Service de santé publique gratuit, de proximité et pluridisciplinaire destiné aux futurs parents, aux enfants de 0 à 6 ans et à leurs familles ; elle est organisée à l’échelle départementale sous la responsabilité du président du conseil départemental et dirigée par un médecin.

★ À maîtriser

  • Les besoins hydriques journaliers du nourrisson sont calculés selon la relation Q (ml)=200 ou 250+110×poids (g)Q\,(\mathrm{ml})=200\ \text{ou}\ 250+\frac{1}{10}\times poids\,(\mathrm{g}).

  • La répartition énergétique recommandée est de 50 à 55 % de glucides, 30 à 35 % de lipides et 10 à 15 % de protéines.

  • La diversification indiquée comprend les fruits et légumes à raison de 50 à 150 g par jour, les féculents à raison de 50 à 100 g dès 5 mois, des morceaux vers 8–9 mois sans mélanger les textures, et des protéines animales de 10 g à 6 mois, 15 g à 8–10 mois et 20 g à 12 mois.

  • Les missions de la PMI comprennent :

    • Les consultations prénatales et postnatales
    • La prévention médico-sociale des femmes enceintes
    • L’accompagnement parental
    • Les bilans et dépistages en école maternelle
    • Le suivi des mineurs maltraités
    • Le contrôle des modes de garde et des structures d’accueil collectif

📌 Lorsqu’un mauvais traitement compromet ou menace la santé ou le développement de l’enfant, la situation doit être signalée au médecin ; une information préoccupante permet d’alerter sur une situation d’enfance en danger.

Compléments

  • Les vitamines K et D sont indiquées respectivement à 2 mg par voie orale à J1, J4 et J7, et à 400–1 000 UI par jour.

  • Entre 3 et 6 ans, les apports indiqués sont de 90 kcal/kg/j, 1,1 g de protéines/kg/j, 0,8 à 1 g de calcium/j, 10 mg de fer/j, 400 UI de vitamine D/j et 1 ml d’eau par kcal.

  • Entre 3 et 6 ans, la répartition des repas indiquée est de 25 % au petit-déjeuner, 35 % au déjeuner, 15 % au goûter et 25 % au dîner.

📌 Un régime lacto-ovo-végétarien comprend les produits laitiers et les œufs ; un régime végétalien exclut les produits animaux, dont les produits laitiers, la viande et les œufs ; un régime végétarien exclut la viande, la charcuterie, le poisson, les mollusques et les crustacés.

  • La PMI réunit notamment les professionnels suivants :

    • Médecins
    • Sages-femmes
    • Infirmières puéricultrices
    • Assistantes sociales
    • Psychologues
  • Le bilan de PMI en école maternelle est réalisé pendant le temps scolaire vers 3–4 ans et comprend des dépistages, notamment visuels, auditifs et langagiers, ainsi qu’un examen médical ou paramédical.

📌 L’enfance en danger comprend l’enfant à risque, exposé à des conditions pouvant mettre sa santé en danger, et l’enfant maltraité, victime de violences physiques, de cruauté mentale, d’abus sexuels ou de négligences lourdes ayant des conséquences graves.

  • La PMI participe à l’agrément des assistantes maternelles et vérifie que les conditions d’accueil garantissent la santé, la sécurité et l’épanouissement des enfants en tenant compte des aptitudes éducatives de la personne.

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Où et quand l’embryon s’implante-t-il après la fécondation ?

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Quels feuillets composent l’embryon tridermique après la gastrulation ?

L’ectoblaste, le mésoblaste et l’entoblaste.

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