★ À maîtriser
La trachée, les bronches et les bronchioles distribuent l’air sans réaliser d’échanges gazeux.
Les bronchioles respiratoires, les canaux alvéolaires et les alvéoles constituent la zone des échanges gazeux.
Les pneumocytes I forment une surface mince où diffusent O₂ et CO₂, tandis que les pneumocytes II sécrètent le surfactant qui limite le collapsus alvéolaire.
Compléments
Les voies aériennes supérieures comprennent le nez, la bouche, le pharynx et le larynx, qui conditionnent et dirigent l’air.
Les poumons sont deux organes entourés par la plèvre ; le poumon droit possède trois lobes et le poumon gauche deux.
Dans l’OAP, le liquide épaissit la barrière alvéolo-capillaire puis envahit l’alvéole, ce qui dégrade l’oxygénation.
★ À maîtriser
📌 L’OAP cardiogénique résulte d’une pression de remplissage gauche élevée avec barrière initialement préservée, tandis que l’OAP non cardiogénique résulte d’une lésion inflammatoire alvéolo-capillaire avec perméabilité accrue.
Compléments
Les contextes associés à l’OAP cardiogénique comprennent :
Les contextes associés à l’OAP non cardiogénique comprennent :
Dans l’OAP cardiogénique, la barrière alvéolo-capillaire est d’abord intacte, mais une hausse brutale ou prolongée de pression peut altérer son intégrité.
Dans l’OAP cardiogénique, l’hypoxémie et la détresse activent le système sympathique, entraînant tachycardie, vasoconstriction et augmentation de la charge du ventricule gauche, ce qui entretient la congestion.
Pression hydrostatique élevée côté cardiogénique, perméabilité altérée côté non cardiogénique.
★ À maîtriser
Les causes cardiaques d’OAP comprennent : le syndrome coronarien avec dysfonction brutale du ventricule gauche, la poussée hypertensive, l’insuffisance mitrale ou aortique aiguë, les tachyarythmies ou bradyarythmies, l’insuffisance cardiaque, la surcharge hydrosodée, l’insuffisance rénale
Les causes non cardiaques d’OAP comprennent : le SDRA lié au sepsis, à une pneumonie sévère ou à une inflammation systémique, l’aspiration de contenu gastrique, l’inhalation de fumées, de gaz irritants ou toxiques, le TRALI, l’œdème neurogénique après agression cérébrale aiguë, la haute altitude, la pression négative, la pancréatite et des médicaments ou toxiques
Compléments
★ À maîtriser
Les signes respiratoires de l’OAP comprennent : une dyspnée aiguë souvent intense avec orthopnée, une tachypnée, un tirage ou une parole difficile, des crépitants bilatéraux, parfois des sibilants, une SpO₂ basse et une cyanose dans les formes sévères
Les signes cardiovasculaires de l’OAP comprennent une tachycardie fréquente, une arythmie possible, une pression artérielle souvent élevée mais parfois basse en cas de choc, un galop, un souffle orientant vers une valvulopathie, des extrémités froides, des marbrures, des jugulaires et des œdèmes selon le profil.
📌 Le diagnostic d’OAP est syndromique : aucun signe isolé n’est obligatoire ni spécifique.
Compléments
L’OAP débute rapidement, parfois la nuit en réveillant le patient, et peut s’accompagner d’anxiété, d’agitation et de sueurs profuses.
L’expectoration rosée mousseuse est un signe classique de l’OAP, mais elle est inconstante et tardive.
★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
L’OAP cardiogénique associe souvent dyspnée brutale suffocante, orthopnée fréquente, crépitants bilatéraux et œdèmes bilatéraux possibles, tandis que l’embolie pulmonaire peut donner une dyspnée brutale inexpliquée, des bruits respiratoires souvent normaux et un œdème unilatéral en cas de TVP.
L’asthme se manifeste typiquement par une dyspnée expiratoire paroxystique, des sibilants diffus et une expiration prolongée, tandis que l’exacerbation de BPCO évolue souvent sur plusieurs heures ou jours avec sibilants ou ronchi et murmure diminué.
Aucun signe isolé ne tranche le diagnostic différentiel ; il faut confronter l’histoire, l’examen, l’ECG, les gaz du sang, la biologie et l’imagerie.
Compléments
Crépitants bilatéraux et orthopnée orientent vers l’OAP ; sibilants diffus vers l’asthme.
★ À maîtriser
Compléments
L’évaluation clinique recherche le début des symptômes, l’orthopnée, les crépitants, les sueurs, la congestion et les signes de choc.
L’ECG et le monitorage évaluent l’ischémie, le rythme, la conduction et la fréquence, tandis que la pression artérielle et la SpO₂ sont surveillées en continu.
Le POCUS recherche des lignes B, examine la plèvre et le cœur, tandis que la radiographie peut montrer des opacités bilatérales, une cardiomégalie ou un épanchement.
La biologie comprend les gaz du sang en cas de gravité, la troponine, la fonction rénale et l’ionogramme, ainsi que les peptides natriurétiques selon le contexte.
Une méta-analyse de 2023 rapporte pour l’échographie pulmonaire une sensibilité groupée de 0,92 et une spécificité de 0,87 pour l’OAP cardiogénique. - Dong et al.
CÉIB : clinique, ECG, imagerie, biologie.
★ À maîtriser
📌 L’oxygène ne doit pas être administré systématiquement en normoxémie ; en cas d’hypoxémie, la cible d’oxygénation est individualisée.
Compléments
📌 La CPAP ou la VNI est envisagée précocement en cas de détresse respiratoire si elle est appropriée, avec préparation de l’intubation en cas d’échec.
Alerter et installer, mesurer, oxygéner si besoin, ventiler si détresse, traiter selon le profil.
★ À maîtriser
📌 En cas de choc ou d’hypoperfusion, la priorité est la perfusion et l’oxygénation, tandis qu’une vasodilatation ou une déplétion aveugle doit être évitée.
📌 Chez un patient hypertensif, un vasodilatateur peut être envisagé si la pression artérielle est suffisamment élevée et qu’il n’existe pas de contre-indication.
Compléments
📌 En cas de choc ou d’hypoperfusion, il faut escalader vers la réanimation, demander une échographie urgente et envisager vasopresseur ou inotrope selon le mécanisme.
📌 Chez un patient normotendu avec congestion, un diurétique IV est indiqué si une surcharge ou une congestion est présente, et une VNI peut être utilisée si la détresse respiratoire le justifie.
Choc : préserver la perfusion ; profil hypertensif : envisager la vasodilatation.
★ À maîtriser
📌 Une hypoxémie persistante, un travail respiratoire croissant, l’épuisement, l’acidose ou l’hypercapnie, une altération neurologique ou une hypoperfusion signalent un échec et imposent d’alerter, de réévaluer et de préparer l’escalade ventilatoire ou la réanimation.
Compléments
Sous nitrés ou traitement vasoactif, la surveillance hémodynamique porte sur la pression artérielle rapprochée, la fréquence cardiaque, l’ECG, la douleur et la perfusion ; hypotension, malaise, douleur ou arythmie imposent une alerte.
Sous diurétique IV, la réponse et la sécurité se surveillent par la diurèse horaire, le bilan hydrique, le poids, la congestion, la pression artérielle, la créatinine, l’urée, le sodium, le potassium et le magnésium.
Les complications à dépister comprennent : la détresse respiratoire, l’inhalation, l’arrêt respiratoire, l’ischémie, l’arythmie, le choc, l’hypotension, l’insuffisance rénale aiguë, les troubles ioniques et les lésions sous masque
Respiration, hémodynamique, diurèse : réévaluer, puis escalader si aggravation.
★ À maîtriser
📌 Le rôle infirmier propre comprend l’évaluation de la détresse, l’alerte, l’installation, la surveillance de l’état clinique et la traçabilité des actions et de leur réponse.
📌 Sur prescription ou selon protocole, le rôle infirmier comprend la mise en œuvre du support respiratoire, la réalisation des actes diagnostiques demandés, l’administration des traitements prescrits et la préparation de l’escalade.
Compléments
📌 En cas d’aggravation, l’infirmier alerte et réévalue le patient ; le rôle propre ne signifie pas agir seul et l’exécution d’une prescription n’est pas passive.
Rôle propre : évaluer et alerter ; prescription : mettre en œuvre et contrôler.
★ À maîtriser
📌 Une dyspnée brutale, l’impossibilité de s’allonger, une douleur thoracique, un malaise ou une confusion imposent d’appeler immédiatement le 15 ou le 112.
Compléments
Le plan quotidien peut prévoir :
Chez un patient de 72 ans présentant une dyspnée nocturne brutale, une orthopnée, une pression artérielle de 210/110 mmHg, une fréquence respiratoire de 34/min, une SpO₂ de 82 % à l’air et des crépitants bilatéraux, le tableau évoque un OAP probablement cardiogénique hypertensif et justifie alerte, installation assise, monitorage, oxygénation, VNI si appropriée et recherche du déclencheur.
Comprendre, suivre le traitement, se surveiller.
| Indice | OAP cardiogénique | Embolie pulmonaire | Asthme |
|---|---|---|---|
| Type de dyspnée | Brutale et suffocante | Brutale et inexpliquée | Expiratoire et paroxystique |
| Bruits respiratoires | Crépitants bilatéraux, parfois sibilants | Souvent normaux, parfois foyer discret | Sibilants diffus et expiration prolongée |
| Œdèmes | Bilatéraux possibles | Unilatéraux si TVP | Absents |
| Contexte évocateur | IC, HTA, SCA ou valvulopathie | Immobilisation, cancer, chirurgie ou TVP | Asthme connu, atopie ou allergène |
| Dimension | Rôle propre | Prescription ou protocole |
|---|---|---|
| Évaluation et alerte | Reconnaître la détresse et alerter | Préparer l’escalade des soins |
| Soins | Installer, rassurer et sécuriser | Mettre en œuvre le support respiratoire prescrit |
| Surveillance | Suivre et tracer les paramètres cliniques | Contrôler la sécurité et la tolérance des traitements |
| Examens et traitements | Transmettre les actions et la réponse clinique | Réaliser les actes demandés et administrer les médicaments prescrits |
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1. Chez un patient, une obstruction touche les bronchioles de conduction, avant les bronchioles respiratoires. Quelle fonction est directement perturbée ?
2. Lors d’une exploration, une région pulmonaire présente des canaux alvéolaires et des alvéoles. À quelle fonction cette région participe-t-elle ?
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Quelles structures distribuent l’air sans réaliser d’échanges gazeux ?
La trachée, les bronches et les bronchioles.
Quelles structures constituent la zone des échanges gazeux ?
Les bronchioles respiratoires, les canaux alvéolaires et les alvéoles.
Quel est le rôle des pneumocytes I dans les alvéoles ?
Ils forment une surface mince où diffusent O₂ et CO₂.
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