QCM : Diversification alimentaire du jeune enfant — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que décrit le mieux la diversification alimentaire ?

La suppression des repas lactés dès l’apparition des premières purées
Le passage progressif d’une alimentation liquide à une alimentation semi-liquide puis solide
Le remplacement rapide du lait par des aliments solides variés
L’introduction de boissons épaissies avant toute alimentation solide

Le passage progressif d’une alimentation liquide à une alimentation semi-liquide puis solide

Explication

La diversification correspond à une transition progressive du liquide vers le semi-liquide, puis vers le solide. Elle ne signifie pas que le lait est remplacé rapidement ou supprimé dès les premières purées.

2. Quelles formes de diversification alimentaire sont reconnues ?

La diversification classique, la diversification végétale et la DAM
La diversification classique, la DME et la DAM
La diversification par biberon, la diversification mixée et la DME
La diversification liquide, la DME et la diversification thérapeutique

La diversification classique, la DME et la DAM

Explication

Les trois formes reconnues sont la diversification classique, la diversification menée par l’enfant et la diversification mixte. La DME constitue donc une forme de diversification, et non une approche opposée à celle-ci.

3. Quel est l’objectif principal du Plan National Nutrition Santé lancé en France en 2001 ?

Réduire les risques liés à l’alimentation et à l’activité physique
Organiser le remplacement des repas lactés par des repas solides
Fixer un ordre national d’introduction des aliments allergènes
Déterminer les textures alimentaires selon l’âge de chaque enfant

Réduire les risques liés à l’alimentation et à l’activité physique

Explication

Le PNNS agit sur l’alimentation et l’activité physique afin de réduire notamment les risques de diabète, d’obésité, de cancers et de maladies cardiovasculaires. Il ne se limite pas à l’organisation de la diversification du nourrisson.

4. À quel moment la diversification alimentaire débute-t-elle généralement chez un enfant né à terme ?

Entre 4 et 6 mois, lorsque sa maturité physiologique est suffisante
Entre 2 et 4 mois, dès que l’enfant réclame davantage de lait
Entre 6 et 8 mois, après l’apparition des premières dents
Entre 8 et 10 mois, lorsqu’il peut manger des morceaux tendres

Entre 4 et 6 mois, lorsque sa maturité physiologique est suffisante

Explication

La diversification commence généralement entre 4 et 6 mois, lorsque l’enfant présente une maturité physiologique suffisante. L’apparition des dents ou la capacité à manger des morceaux ne constitue pas le critère de début.

5. Quel ensemble de signes indique une préparation possible à la diversification alimentaire ?

Une marche autonome, une mastication complète et une consommation accrue de lait
Une poussée dentaire, une diminution des siestes et une préférence pour les aliments sucrés
Une capacité à boire au verre, une prise de poids rapide et un sommeil prolongé
Un intérêt pour les aliments, une tête bien tenue et la station assise avec soutien

Un intérêt pour les aliments, une tête bien tenue et la station assise avec soutien

Explication

Les signes recherchés comprennent l’intérêt pour les aliments, le contrôle de la tête et la possibilité de rester assis avec soutien. La marche, la poussée dentaire ou la mastication complète ne sont pas les critères présentés pour commencer.

6. Comment les aliments, y compris ceux réputés allergènes, peuvent-ils être introduits au début de la diversification ?

Les aliments sont introduits selon un calendrier fixe établi par leur couleur
Les fruits sont proposés avant les légumes, puis les protéines sont introduites plus tard
Les aliments allergènes sont reportés après l’introduction complète des autres groupes
Tous les groupes peuvent être proposés entre 4 et 6 mois, sans ordre particulier

Tous les groupes peuvent être proposés entre 4 et 6 mois, sans ordre particulier

Explication

Tous les groupes d’aliments, y compris les aliments réputés allergènes, peuvent être introduits entre 4 et 6 mois sans ordre particulier. L’idée d’attendre avant de proposer les allergènes ne correspond pas à cette recommandation.

7. Quelle progression des textures est recommandée à partir de 6 à 8 mois ?

Des aliments à croquer vers les morceaux mous, puis les préparations lisses
Des petits morceaux durs vers les aliments écrasés, puis les purées lisses et épaisses
Des compotes liquides vers les boissons épaissies, puis les aliments entièrement mixés
Des préparations lisses vers les aliments écrasés, puis les petits morceaux mous et les aliments à croquer

Des préparations lisses vers les aliments écrasés, puis les petits morceaux mous et les aliments à croquer

Explication

Les textures évoluent progressivement des purées ou compotes lisses vers les aliments écrasés, puis vers les petits morceaux mous et les aliments à croquer. Les premières préparations restent lisses et épaisses, avant cette évolution graduelle.

8. Quelle recommandation concerne l’ajout de matières grasses lors de la diversification ?

Réserver les matières grasses aux préparations industrielles consommées par l’enfant
Remplacer les huiles par des produits sucrés pour augmenter l’apport énergétique
Ajouter des matières grasses aux préparations qui n’en contiennent pas et varier les huiles
Limiter les matières grasses aux repas comportant de la viande ou du poisson

Ajouter des matières grasses aux préparations qui n’en contiennent pas et varier les huiles

Explication

Les matières grasses doivent être ajoutées aux préparations maison ou commerciales qui n’en contiennent pas, en alternant notamment les huiles de colza, de noix et d’olive. Les produits sucrés ne remplacent pas cet apport lipidique et doivent être limités.

9. Quelle quantité quotidienne de viande, de poisson ou d’œuf est indiquée jusqu’à l’âge de 2 ans ?

20 g
40 g
10 g
30 g

20 g

Explication

La quantité indiquée est de 20 g jusqu’à 2 ans, après 10 g jusqu’à 1 an. Les quantités de 30 g et de 40 g correspondent respectivement aux repères allant jusqu’à 3 ans et jusqu’à 4 ans.

10. Quelle règle distingue les âges d’interdiction du lait cru et des aliments crus ou peu cuits chez le jeune enfant ?

Le lait cru est interdit avant 5 ans, tandis que les aliments animaux crus ou peu cuits le sont avant 3 ans.
Le lait cru et les aliments animaux crus ou peu cuits sont interdits jusqu’à l’âge de 5 ans.
Le lait cru et les aliments animaux crus ou peu cuits sont interdits jusqu’à l’âge de 3 ans.
Le lait cru est interdit avant 3 ans, tandis que les aliments animaux crus ou peu cuits le sont avant 5 ans.

Le lait cru est interdit avant 5 ans, tandis que les aliments animaux crus ou peu cuits le sont avant 3 ans.

Explication

Le lait cru et les fromages au lait cru présentent une interdiction jusqu’à 5 ans, alors que la viande, le poisson, les coquillages et les œufs crus ou peu cuits sont concernés jusqu’à 3 ans. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux seuils d’âge.

11. Comment les parents doivent-ils réagir lorsqu’un enfant refuse un aliment proposé au repas ?

Le retirer durablement, puis attendre que l’enfant le réclame spontanément.
Le présenter à chaque repas jusqu’à ce que l’enfant termine la portion prévue.
Le proposer à plusieurs reprises, respecter la satiété et éviter de forcer l’enfant.
Le remplacer immédiatement par un aliment sucré afin de préserver la quantité mangée.

Le proposer à plusieurs reprises, respecter la satiété et éviter de forcer l’enfant.

Explication

Un aliment refusé peut être reproposé jusqu’à 10 fois, tout en respectant l’appétit et les signes de rassasiement de l’enfant. Le forcer ou remplacer systématiquement l’aliment ne respecte pas cette approche.

12. Quelle consigne s’applique au miel et aux autres produits sucrés dans l’alimentation du jeune enfant ?

Le miel et les produits sucrés sont soumis à la même interdiction jusqu’à l’âge de 3 ans.
Le miel est interdit avant 3 ans, tandis que les produits sucrés sont proposés dès la diversification.
Le miel est interdit avant 1 an, tandis que les produits sucrés sont retardés et limités.
Le miel est permis avant 1 an, tandis que les produits sucrés sont réservés aux repas principaux.

Le miel est interdit avant 1 an, tandis que les produits sucrés sont retardés et limités.

Explication

Le miel est interdit avant 1 an, alors que les autres produits sucrés doivent être introduits le plus tard possible et consommés en quantité limitée. Il ne faut donc pas confondre l’interdiction stricte du miel avec la recommandation de modérer les autres produits sucrés.

13. En quoi consiste la diversification menée par l’enfant ?

Le bébé découvre de façon autonome des aliments peu transformés adaptés à ses aptitudes.
Le bébé reçoit principalement des aliments liquides jusqu’à la maîtrise complète de la mastication.
L’adulte nourrit le bébé à la cuillère avec des purées choisies selon un calendrier précis.
L’adulte détermine les quantités et présente progressivement des textures préparées pour l’enfant.

Le bébé découvre de façon autonome des aliments peu transformés adaptés à ses aptitudes.

Explication

La diversification menée par l’enfant repose sur la découverte autonome d’aliments peu transformés, en fonction des aptitudes du bébé. La diversification classique accorde davantage de contrôle à l’adulte sur les aliments et les quantités proposés.

14. Quels sont les deux piliers de la diversification menée par l’enfant ?

La préférence pour les aliments sucrés et l’obligation de respecter une quantité quotidienne.
La rapidité pour terminer le repas et la régularité des portions proposées par l’adulte.
La faim pour choisir les aliments et la dépendance à l’adulte pour les quantités servies.
La curiosité pour découvrir les aliments et l’autonomie dans les quantités consommées.

La curiosité pour découvrir les aliments et l’autonomie dans les quantités consommées.

Explication

Les deux piliers sont la curiosité, qui motive d’abord la découverte, et l’autonomie, notamment dans la gestion des quantités consommées. La faim devient ensuite un déterminant nutritionnel, mais elle ne constitue pas le moteur initial de la découverte.

15. Quel aspect peut déclencher une réaction de néophobie alimentaire chez l’enfant ?

La quantité de protéines, la durée de conservation, l’origine géographique ou le prix de l’aliment.
La présence d’un couvert, la place à table, le bruit ambiant ou la vitesse de mastication.
La couleur, la texture, la forme, la saveur ou la présentation d’un aliment nouveau.
La température, la valeur énergétique, la taille de la portion ou l’heure du repas familial.

La couleur, la texture, la forme, la saveur ou la présentation d’un aliment nouveau.

Explication

La néophobie alimentaire est une peur de la nouveauté pouvant porter sur la couleur, la texture, la forme, la saveur ou le mode de présentation. Les autres éléments proposés ne correspondent pas aux caractéristiques alimentaires principalement concernées par cette notion.

16. Quelle affirmation décrit correctement la néophobie alimentaire au cours du développement de l’enfant ?

Il s’agit d’un processus cognitif normal, pouvant durer jusqu’à 3 à 6 ans et concerner 77 % des enfants de 2 à 10 ans.
Il s’agit d’un comportement propre aux enfants ayant des difficultés motrices ou un retard du langage.
Il s’agit d’un trouble rare, apparaissant après 6 ans et concernant près d’un quart des enfants scolarisés.
Il s’agit d’une réaction passagère liée à la faim, qui disparaît généralement avant l’âge de 2 ans.

Il s’agit d’un processus cognitif normal, pouvant durer jusqu’à 3 à 6 ans et concerner 77 % des enfants de 2 à 10 ans.

Explication

La néophobie alimentaire fait partie du développement cognitif normal et peut durer jusqu’à 3 à 6 ans ; elle concerne 77 % des enfants de 2 à 10 ans. La présenter comme un trouble rare ou comme une conséquence nécessaire d’une difficulté développementale est donc incorrect.

17. Quelle combinaison décrit correctement les deux réflexes de protection lors de l’introduction des aliments solides ?

Le réflexe GAG repousse les solides, tandis que l’extrusion rejette les aliments trop volumineux
L’extrusion repousse les solides, tandis que le réflexe GAG rejette les aliments trop volumineux
Le réflexe GAG facilite la préhension, tandis que l’extrusion déclenche la mastication
L’extrusion facilite la mastication, tandis que le réflexe GAG déclenche la déglutition

L’extrusion repousse les solides, tandis que le réflexe GAG rejette les aliments trop volumineux

Explication

Le réflexe d’extrusion pousse les objets solides vers l’avant, alors que le réflexe GAG rejette les aliments trop gros pour être ingérés. Confondre ces deux fonctions revient à attribuer au réflexe d’extrusion la protection contre les aliments volumineux, qui relève du réflexe GAG.

18. Quelle situation correspond aux critères de préparation requis pour commencer la diversification menée par l’enfant ?

L’enfant a 7 mois, tient assis sans aide et mastique, mais ne porte pas encore les aliments à sa bouche
L’enfant a 6 mois, contrôle sa tête et saisit les aliments, mais les avale sans mouvements de mastication
L’enfant a 5 mois, tient assis avec aide, saisit les aliments mais attend qu’un adulte les porte à sa bouche
L’enfant a 6 mois, tient assis sans aide, contrôle sa tête et porte seul les aliments à sa bouche

L’enfant a 6 mois, tient assis sans aide, contrôle sa tête et porte seul les aliments à sa bouche

Explication

La DME requiert notamment un âge d’au moins 6 mois, une position assise autonome, le contrôle de la tête, la préhension, le port à la bouche et des mouvements de mastication. Les autres situations omettent au moins un de ces critères de préparation.

19. Quelle forme convient aux aliments proposés en DME à 6 mois pour permettre à l’enfant de les tenir ?

Des morceaux très fins, environ aussi longs que le poing et proches de son diamètre
Des bâtonnets assez épais, environ deux fois plus longs que le poing et deux fois plus petits en diamètre
Des aliments réduits en purée épaisse, déposés au centre d’une petite cuillère
Des bouchées rondes et compactes, adaptées à une prise entre le pouce et l’index

Des bâtonnets assez épais, environ deux fois plus longs que le poing et deux fois plus petits en diamètre

Explication

À 6 mois, les aliments de DME sont proposés sous forme de bâtonnets assez épais, dont les proportions facilitent la préhension par la main de l’enfant. Les autres formats ne correspondent pas aux dimensions ou au mode de prise attendus à ce stade.

20. Quel équipement accompagne le mieux la progression des compétences de l’enfant à table ?

Une cuillère plate ou ajourée au début, puis plus creuse lorsque les compétences progressent
Une cuillère très creuse au début, puis plate lorsque l’enfant maîtrise davantage ses gestes
Un couvert à manche long et étroit au début, puis un modèle plus lourd pour stabiliser la prise
Une cuillère fragile au début, puis un couteau non coupant lorsque l’enfant gagne en autonomie

Une cuillère plate ou ajourée au début, puis plus creuse lorsque les compétences progressent

Explication

Les couverts adaptés possèdent un manche court et large, et la cuillère évolue d’un modèle plat ou ajouré vers un modèle plus creux. La cuillère creuse n’est donc pas le format initial, et les autres propositions contredisent les caractéristiques de sécurité ou d’adaptation attendues.

21. Quel repère correspond à une journée alimentaire type entre 4 et 6 mois ?

Du pain au petit déjeuner, des légumes et une protéine à midi, un fruit au goûter, puis une purée complète le soir
Une découverte de fruit au petit déjeuner, du lait à midi, une découverte de légume au goûter, puis une protéine le soir
Du lait au petit déjeuner, une purée de légumes sans lait à midi, un laitage au goûter, puis des féculents le soir
Du lait au petit déjeuner, une découverte de légume avec du lait à midi, une découverte de fruit avec du lait au goûter, puis du lait le soir

Du lait au petit déjeuner, une découverte de légume avec du lait à midi, une découverte de fruit avec du lait au goûter, puis du lait le soir

Explication

Entre 4 et 6 mois, le lait reste présent à chaque repas et les légumes et fruits sont introduits comme découvertes progressives. Les autres repères remplacent trop tôt le lait ou attribuent aux repas des aliments qui ne correspondent pas à cette période.

22. Dans une journée type entre 6 et 8 mois, quel repas apporte les légumes, le féculent, la protéine et la matière grasse ?

Le dîner, accompagné d’une purée de légumes et de féculents
Le goûter, accompagné de lait ou d’un laitage
Le déjeuner, accompagné de lait ou d’un laitage
Le petit déjeuner, accompagné d’un fruit et d’un verre d’eau

Le déjeuner, accompagné de lait ou d’un laitage

Explication

Entre 6 et 8 mois, le déjeuner associe légumes, féculent, protéine et matière grasse, avec du lait ou un laitage. Le dîner de ce repère comprend du lait et ne constitue pas le repas apportant la source de protéines.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Diversification alimentaire du jeune enfant.

Qu'est-ce que la diversification alimentaire ?

Le passage d'une alimentation liquide à semi-liquide puis solide.

Quelles sont les formes de diversification alimentaire possibles ?

Classique, menée par l'enfant (DME) ou mixte (DAM).

Quel est l'objectif principal du Plan National Nutrition Santé (PNNS) ?

Réduire les risques de diabète, obésité, cancers et maladies cardiovasculaires.

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Consultez la fiche de révision complète sur Diversification alimentaire du jeune enfant.

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