QCM : Douleurs abdominales et occlusion (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une personne décrit une douleur abdominale profonde, sourde, difficile à situer et ressentie au milieu de l’abdomen. Quel mécanisme et quel type de douleur correspondent le mieux à cette description ?

Une atteinte à distance provoquant une douleur projetée
Une lésion pariétale provoquant une douleur précisément localisée
La distension d’un organe creux provoquant une douleur viscérale
L’irritation du péritoine provoquant une douleur pariétale

La distension d’un organe creux provoquant une douleur viscérale

Explication

La distension d’un organe creux est à l’origine d’une douleur viscérale, souvent médiane, sourde et mal localisée. L’irritation péritonéale caractérise la douleur pariétale, tandis que la douleur projetée est ressentie à distance de l’organe atteint.

2. Lors de l’examen, une douleur abdominale est précisément localisée et s’intensifie quand le patient tousse ou bouge, qui plus est il reste immobile. Quel type de douleur ce tableau évoque-t-il ?

Une douleur viscérale liée à la distension d’un organe creux
Une douleur viscérale médiane accompagnée de crampes
Une douleur pariétale liée à une irritation du péritoine
Une douleur projetée ressentie loin de l’organe atteint

Une douleur pariétale liée à une irritation du péritoine

Explication

Une douleur pariétale correspond à une irritation du péritoine et se reconnaît notamment à sa localisation précise ainsi qu’à son aggravation par la toux et le mouvement. La douleur viscérale est souvent mal localisée, et une douleur projetée se ressent à distance de l’organe atteint.

3. Une personne présentant une anomalie biliaire ressent une douleur à l’épaule droite, plutôt qu’au niveau de l’abdomen. Comment caractériser cette douleur ?

Une douleur viscérale, liée à la distension d’un organe creux
Une douleur projetée, ressentie à distance de l’organe atteint
Une douleur abdominale localisée directement sur l’organe atteint
Une douleur pariétale, liée à l’irritation locale du péritoine

Une douleur projetée, ressentie à distance de l’organe atteint

Explication

Une douleur projetée est ressentie à distance de l’organe atteint ; une anomalie biliaire peut notamment se manifester à l’épaule droite. Une douleur pariétale est liée à une irritation péritonéale, tandis qu’une douleur viscérale est associée à la distension d’un organe creux.

4. Pendant l’interrogatoire d’une douleur abdominale, un patient indique son intensité et son évolution, mais pas où elle a commencé, où elle se situe maintenant ni ce qui l’influence. Quels éléments restent à préciser pour compléter sa description ?

Le siège initial et actuel, le type, le mode d’apparition, les facteurs d’influence et l’irradiation
Les facteurs d’influence et l’évolution, sans distinguer le siège initial du siège actuel
Le type et le mode d’apparition, en remplaçant l’irradiation par la localisation de l’organe
Le siège actuel, l’intensité et l’évolution, sans préciser les autres caractéristiques

Le siège initial et actuel, le type, le mode d’apparition, les facteurs d’influence et l’irradiation

Explication

La description complète précise le siège initial et actuel, le type, le mode d’apparition, les facteurs d’influence, l’irradiation, l’intensité sur 10 et l’évolution. Se limiter au siège actuel ou confondre évolution et mode d’apparition laisse des caractéristiques importantes non explorées.

5. Après avoir pris les constantes d’un patient présentant une douleur abdominale, quel ordre faut-il suivre pour les étapes de l’examen abdominal ?

Inspection, palpation, auscultation, puis percussion
Palpation, inspection, percussion, puis auscultation
Auscultation, inspection, palpation, puis percussion
Inspection, palpation, percussion, puis auscultation

Inspection, palpation, percussion, puis auscultation

Explication

Après la prise des constantes, l’examen abdominal suit l’ordre inspection, palpation, percussion, puis auscultation. Commencer par la palpation ou avancer l’auscultation modifie cet ordre.

6. À la palpation de l’abdomen d’un patient, la contraction musculaire diminue quand l’examinateur procède doucement et progressivement. Quel signe décrit le mieux cette réaction ?

Une défense abdominale, réflexe et susceptible de diminuer avec une palpation douce
Une douleur viscérale, due à la distension d’un organe creux
Un signe de Murphy, marqué par l’arrêt inspiratoire sous le rebord costal droit
Une contracture abdominale, rigide et persistante malgré une palpation progressive

Une défense abdominale, réflexe et susceptible de diminuer avec une palpation douce

Explication

La défense est une contraction réflexe déclenchée par la palpation et peut diminuer si celle-ci est douce et progressive. La contracture est une rigidité involontaire, persistante et difficilement réductible ; le signe de Murphy concerne l’interruption de l’inspiration provoquée par la palpation sous le rebord costal droit.

7. Pour rechercher un signe de Murphy, un clinicien place sa main sous le rebord costal droit et demande au patient d’inspirer profondément. Quel résultat rend le signe positif ?

Une douleur est ressentie à l’épaule droite sans interruption de l’inspiration
L’inspiration s’interrompt à cause de la douleur déclenchée par la palpation
L’expiration s’interrompt à cause de la douleur sous le rebord costal gauche
Une douleur apparaît au point de McBurney dans la fosse iliaque droite

L’inspiration s’interrompt à cause de la douleur déclenchée par la palpation

Explication

Le signe de Murphy est positif lorsque la douleur provoquée par la palpation sous le rebord costal droit interrompt l’inspiration profonde. Une douleur au point de McBurney concerne un autre signe, et une douleur à l’épaule sans interruption inspiratoire ne correspond pas au critère décrit.

8. Un patient présente une douleur de l’hypochondre droit. Quel groupe de diagnostics est le plus directement orienté par cette localisation ?

Colique hépatique, cholécystite ou hépatite
Colique néphrétique ou pyélonéphrite
Ulcère, pancréatite ou infarctus inférieur
Atteinte de la rate ou de la queue du pancréas

Colique hépatique, cholécystite ou hépatite

Explication

Une douleur de l’hypochondre droit oriente notamment vers une colique hépatique, une cholécystite ou une hépatite. L’ulcère, la pancréatite et l’infarctus inférieur sont associés à l’épigastre, tandis que les atteintes rénales orientent plutôt une douleur du flanc.

9. Une personne souffre d’une douleur abdominale intense, mais son ventre reste souple. Quel mécanisme grave cette association évoque-t-elle souvent ?

Une ischémie d’origine vasculaire
Une infection abdominale avec sepsis
Une instabilité hémodynamique avec marbrures
Une irritation péritonéale avec défense

Une ischémie d’origine vasculaire

Explication

Une douleur intense avec un ventre souple est un signe vasculaire souvent évocateur d’ischémie. La défense relève des signes péritonéaux, le sepsis des signes infectieux, et les marbrures des signes hémodynamiques.

10. Une femme en âge de procréer consulte pour une douleur abdominale. Quel examen faut-il réaliser systématiquement pour écarter une grossesse extra-utérine ?

Un test des β-hCG
Un bilan hépatique
Un dosage de la lipase
Une échographie pelvienne

Un test des β-hCG

Explication

Le test des β-hCG doit être réalisé systématiquement chez une femme en âge de procréer présentant une douleur abdominale afin d’écarter une grossesse extra-utérine. Le bilan hépatique et la lipase explorent d’autres pistes, tandis que l’échographie ne remplace pas ce test.

11. Chez un patient présentant une douleur abdominale, quelle place faut-il donner aux examens complémentaires dans la démarche diagnostique ?

Choisir l’imagerie sans tenir compte des signes présentés
Les choisir en fonction de la clinique, sans remplacer celle-ci
Commencer par un bilan biologique identique pour toute douleur abdominale
Les utiliser à la place de l’examen clinique pour établir le diagnostic

Les choisir en fonction de la clinique, sans remplacer celle-ci

Explication

Les examens complémentaires sont orientés par la clinique et ne la remplacent pas. Les considérer comme un substitut, imposer le même bilan à tous ou choisir l’imagerie indépendamment des signes méconnaît cette démarche.

12. La lipase d’un patient atteint de douleur abdominale dépasse trois fois la limite supérieure de la normale. Quel diagnostic ce résultat suggère-t-il ?

Une atteinte hépatique
Une pancréatite
Une infection abdominale
Une insuffisance rénale

Une pancréatite

Explication

Une lipase supérieure à trois fois la normale suggère une pancréatite. Une atteinte hépatique s’évalue par le bilan hépatique, une infection par des marqueurs comme la NFS et la CRP, et la fonction rénale par l’ionogramme et la créatinine.

13. Quelle situation correspond à une occlusion intestinale ?

Une progression accélérée du contenu digestif dans l’intestin
Une interruption du transit limitée au côlon
Une inflammation de la paroi intestinale sans perturbation du transit
Une interruption ou une entrave importante à la progression du contenu digestif

Une interruption ou une entrave importante à la progression du contenu digestif

Explication

L’occlusion intestinale est définie par l’interruption ou l’entrave importante de la progression du contenu digestif et peut concerner l’intestin grêle ou le côlon. L’inflammation seule, l’atteinte limitée au côlon et l’accélération du transit ne correspondent pas à cette définition.

14. Une patiente présente des douleurs abdominales, des vomissements et un ventre distendu, mais n’a pas cessé d’émettre des matières. Quel élément clinique particulièrement évocateur du syndrome occlusif faut-il rechercher ?

L’arrêt de l’émission des gaz
La répétition des vomissements
L’arrêt de l’émission des matières
L’aggravation de la distension abdominale

L’arrêt de l’émission des gaz

Explication

Les quatre signes du syndrome occlusif comprennent douleurs, vomissements, arrêt des matières et des gaz, et distension ; l’arrêt des gaz est particulièrement évocateur. L’arrêt des matières, la distension et les vomissements font partie du tableau, mais ne sont pas désignés comme le signe particulièrement évocateur.

15. Chez une personne ayant une occlusion, des vomissements importants sont suivis d’une déshydratation et d’une hypokaliémie. Quelle évolution physiopathologique peut en découler ?

Une ischémie intestinale, puis une nécrose et une péritonite
Une augmentation de la motricité intestinale, puis une reprise du transit
Une insuffisance rénale fonctionnelle, puis un choc hypovolémique ou cardiogénique
Une perforation digestive, puis une péritonite sans étape intermédiaire

Une insuffisance rénale fonctionnelle, puis un choc hypovolémique ou cardiogénique

Explication

La distension en amont séquestre du liquide et provoque des vomissements ; la déshydratation et l’hypokaliémie qui en résultent peuvent entraîner une insuffisance rénale fonctionnelle puis un choc. L’ischémie et la nécrose relèvent du retentissement local de l’hyperpression, tandis qu’une reprise de motricité ne découle pas de cette chaîne.

16. Le diagnostic clinique d’occlusion est suspecté chez un patient ; quel examen permet de le confirmer, de localiser l’occlusion et d’en rechercher la gravité ?

Une radiographie abdominale sans injection
Un examen clinique abdominal seul
Un scanner injecté
Un toucher rectal

Un scanner injecté

Explication

Le scanner injecté confirme le diagnostic clinique, précise le siège de l’occlusion et recherche des signes de gravité. L’examen clinique contribue à la suspicion, le toucher rectal recherche notamment certaines tumeurs, et la radiographie sans injection ne remplit pas ici les trois fonctions indiquées.

17. Une imagerie montre un obstacle mécanique de l’intestin grêle, et le patient est atteint d’une maladie de Crohn avec sténose iléale. À quelle catégorie de causes d’occlusion cette situation correspond-elle ?

Une cause mécanique par sténose liée à la maladie de Crohn
Une cause mécanique par dissémination péritonéale tumorale
Une cause fonctionnelle par iléus réflexe paralytique
Une cause mécanique par blocage d’un calcul biliaire

Une cause mécanique par sténose liée à la maladie de Crohn

Explication

Les sténoses de la maladie de Crohn figurent parmi les causes mécaniques d’occlusion. L’iléus réflexe est fonctionnel et ne suppose pas d’obstacle mécanique démontré ; la carcinose et l’iléus biliaire sont d’autres causes mécaniques, mais ne décrivent pas la situation donnée.

18. Après une chirurgie abdominale, le transit d’un patient s’interrompt, mais aucun obstacle mécanique n’est démontré ; le mécanisme retenu est un défaut de motricité digestive. Comment classer cette occlusion ?

Un iléus réflexe ou paralytique
Une strangulation d’une anse intestinale
Une occlusion par sténose intestinale
Une occlusion mécanique par obstacle

Un iléus réflexe ou paralytique

Explication

L’iléus réflexe, ou paralytique, interrompt le transit par défaut de motricité digestive sans obstacle mécanique démontré. Une occlusion mécanique, une strangulation et une sténose supposent au contraire un mécanisme obstructif.

19. Une personne est admise en urgence pour une occlusion suspectée, avec vomissements importants et distension gastrique. Quelle conduite initiale associe correctement les priorités de prise en charge ?

Chirurgie immédiate avant l’évaluation de la gravité et la correction des pertes
Sonde nasogastrique seule, sans abord veineux ni évaluation de la stabilité
Mise à jeun, évaluation hémodynamique, voie veineuse et correction hydroélectrolytique, avec discussion d’une sonde nasogastrique
Alimentation orale, surveillance différée et traitement symptomatique avant toute évaluation

Mise à jeun, évaluation hémodynamique, voie veineuse et correction hydroélectrolytique, avec discussion d’une sonde nasogastrique

Explication

La prise en charge urgente comprend la mise à jeun, l’évaluation de la stabilité hémodynamique, un abord veineux et la correction des troubles hydroélectrolytiques ; une sonde nasogastrique est à discuter en cas de vomissements importants ou de distension gastrique. L’alimentation orale, l’absence de stabilisation et la chirurgie systématique ne correspondent pas à ces priorités.

20. Une tuméfaction apparaît sur une cicatrice opératoire ancienne, tandis qu’une autre correspond à un viscère qui traverse un orifice anatomique naturel. Comment qualifier respectivement ces deux situations ?

Éventration puis hernie
Éventration puis éviscération
Hernie puis éventration
Éviscération puis hernie

Éventration puis hernie

Explication

L’éventration se développe sur une faiblesse acquise, typiquement une cicatrice, tandis que la hernie passe par un orifice naturel ou une faiblesse anatomique. « Hernie puis éventration » inverse ces notions ; « éviscération » désigne une désunion pariétale généralement postopératoire récente.

21. À l’examen, une tuméfaction est localisée sous le ligament inguinal. Quelle localisation herniaire correspond à ce repère ?

Une hernie crurale
Une hernie inguinale
Une hernie ombilicale
Une hernie de la ligne blanche

Une hernie crurale

Explication

La hernie crurale siège au-dessous du ligament inguinal, alors que la hernie inguinale se situe au-dessus. « Hernie ombilicale » et « hernie de la ligne blanche » renvoient à d’autres localisations anatomiques.

22. Une femme âgée présente une petite tuméfaction herniaire peu remarquée. Quel risque associé à ce type de hernie doit particulièrement être pris en compte ?

Une localisation au-dessus du ligament inguinal
Une fréquence élevée chez l’homme
Un risque important d’étranglement
Une association typique avec l’ascite

Un risque important d’étranglement

Explication

La hernie crurale touche principalement les femmes âgées et, bien que souvent petite et méconnue, elle est exposée à l’étranglement. « Fréquence élevée chez l’homme » et « au-dessus du ligament » caractérisent plutôt la hernie inguinale ; l’ascite est associée à la hernie ombilicale.

23. Une personne remarque une tuméfaction après être restée debout et avoir fourni un effort ; celle-ci s’efface lorsqu’elle s’allonge. Quel comportement est typique d’une hernie ?

Elle disparaît à l’effort et réapparaît uniquement au repos
Elle apparaît debout ou à l’effort et disparaît couchée
Elle apparaît couchée et disparaît debout ou à l’effort
Elle demeure présente dans toutes les positions et devient très douloureuse

Elle apparaît debout ou à l’effort et disparaît couchée

Explication

Une hernie apparaît généralement en position debout ou à l’effort et disparaît en position couchée ; elle peut gêner ou peser, mais elle est rarement douloureuse. « Apparaît couchée » inverse ce comportement, tandis qu’une douleur marquée ou une persistance constante ne décrit pas le tableau typique.

24. Lors d’une consultation pour suspicion de hernie, quelle démarche correspond à l’examen clinique recommandé ?

Examiner debout puis couché et rechercher toux, constipation, obésité, tabagisme et port de charges
Examiner debout puis couché et rechercher uniquement la douleur et la coloration de la peau
Examiner debout puis couché et rechercher tuméfaction, réductibilité, impulsivité à la toux, douleur et inflammation locale
Examiner couché puis debout et rechercher tuméfaction, réductibilité, impulsivité à la toux, douleur et inflammation locale

Examiner debout puis couché et rechercher tuméfaction, réductibilité, impulsivité à la toux, douleur et inflammation locale

Explication

L’examen se réalise debout puis couché et évalue la tuméfaction, sa réductibilité, son impulsivité à la toux, la douleur et les signes inflammatoires locaux. « Couché puis debout » inverse l’ordre décrit ; la toux, la constipation et l’obésité sont des facteurs favorisants plutôt que les signes recherchés à l’examen.

25. Chez un patient, une tuméfaction est située sous le pli de l’aine, en dedans des battements fémoraux, et ne descend pas dans la bourse. Quel diagnostic topographique correspond à ces éléments ?

Une hernie crurale
Une hernie ombilicale
Une hernie inguinale indirecte descendue dans la bourse
Une hernie inguinale

Une hernie crurale

Explication

La hernie crurale se situe sous le pli de l’aine, en dedans des battements fémoraux, et ne descend pas dans la bourse. La hernie inguinale se trouve au-dessus du pli de l’aine ; la forme indirecte peut, elle, descendre dans la bourse.

26. Un patient présente une hernie douloureuse, tendue et dure, irréductible, qui ne devient pas impulsive à la toux. Quelle conduite impose cette présentation ?

Une chirurgie programmée après amélioration
Un traitement médical de la douleur seul
Une surveillance clinique sans traitement
Une intervention chirurgicale urgente

Une intervention chirurgicale urgente

Explication

L’association de douleur, tension, dureté, irréductibilité et absence d’impulsivité à la toux caractérise une hernie étranglée, qui est une urgence chirurgicale. Une hernie symptomatique non compliquée peut relever d’une chirurgie programmée, tandis que la surveillance concerne la forme asymptomatique.

27. Une petite portion de la paroi intestinale est pincée dans une hernie, sans blocage du transit. Quel risque caractérise cette hernie de Richter ?

Un prolapsus réductible sans atteinte intestinale
Une occlusion intestinale sans risque de nécrose
Une nécrose intestinale malgré l’absence d’occlusion
Une inflammation locale sans risque pour l’intestin

Une nécrose intestinale malgré l’absence d’occlusion

Explication

La hernie de Richter pince latéralement une petite portion intestinale : elle peut évoluer vers la nécrose sans entraîner d’occlusion. L’occlusion caractérise plutôt une atteinte du grêle pouvant bloquer le transit.

28. Une hernie découverte chez un patient ne provoque aucun symptôme. Quelle prise en charge convient à ce stade ?

Une réparation systématique par prothèse en voie ouverte
Une réparation chirurgicale immédiate à visée préventive
Un traitement médical qui guérit durablement la hernie
Une surveillance sans traitement, la chirurgie étant curative

Une surveillance sans traitement, la chirurgie étant curative

Explication

Une hernie asymptomatique relève de la surveillance sans traitement, tandis que la chirurgie est le seul traitement curatif. La chirurgie n’est donc pas indiquée d’emblée pour toute hernie asymptomatique.

29. Quel changement transforme des coussinets vasculaires normaux du canal anal en maladie hémorroïdaire ?

Leur présence dans le canal anal et leur rôle de continence
Leur localisation au-dessus de la ligne pectinée
Leur dilatation, leur inflammation ou leur saignement
Leur participation au maintien de la continence anale

Leur dilatation, leur inflammation ou leur saignement

Explication

Les hémorroïdes sont des coussinets vasculaires normaux qui contribuent à la continence ; elles deviennent pathologiques lorsqu’elles se dilatent, s’enflamment ou saignent. Leur présence et leur fonction ne suffisent donc pas à définir une maladie.

30. À l’examen, une lésion située sous la ligne pectinée, dans une zone cutanée sensible, est douloureuse. Quelle interprétation correspond à ces caractéristiques ?

Une hémorroïde interne, généralement indolore et sus-pectinée
Une hémorroïde externe, située au-dessus de la ligne pectinée
Une hémorroïde interne, située dans la muqueuse anale
Une hémorroïde externe, située dans une peau sensible

Une hémorroïde externe, située dans une peau sensible

Explication

Les hémorroïdes externes se trouvent sous la ligne pectinée, dans une peau sensible, et sont douloureuses. Les hémorroïdes internes sont situées au-dessus de cette ligne et sont généralement indolores.

31. Chez un patient, le prolapsus hémorroïdaire apparaît à la poussée et doit être réduit manuellement. À quel stade de Goligher correspond-il ?

Au stade 2
Au stade 4
Au stade 1
Au stade 3

Au stade 3

Explication

Dans la classification de Goligher, le stade 3 correspond à un prolapsus à la poussée nécessitant une réduction manuelle. Le stade 2 se réduit spontanément, tandis que le stade 4 est permanent et irréductible.

32. Une personne consulte pour rectorragies et rapporte des antécédents familiaux de cancer colorectal. Quelle démarche est prioritaire avant d’attribuer le saignement à des hémorroïdes ?

Retenir une maladie hémorroïdaire sur la seule couleur du sang
Conclure à une fissure anale avant toute exploration
Surveiller le saignement sans rechercher de cause
Envisager et explorer un cancer colorectal

Envisager et explorer un cancer colorectal

Explication

Une rectorragie ne doit pas être attribuée aux hémorroïdes avant d’avoir envisagé et exploré un cancer colorectal, en particulier en présence d’antécédents familiaux ou de signes généraux. La couleur rouge du sang ne permet pas, à elle seule, d’écarter cette cause.

33. Un patient ressent soudainement une douleur à la marge anale et présente une tuméfaction bleutée, ferme et située sous la peau. Quelle complication explique le mieux ces signes ?

Un abcès anal
Une thrombose hémorroïdaire externe
Une thrombose interne prolabée
Une fissure anale

Une thrombose hémorroïdaire externe

Explication

La thrombose externe se manifeste par une douleur brutale et une tuméfaction bleutée, ferme et sous-cutanée. Le prolapsus interne est œdémateux et irréductible, la fissure est liée à la selle, et l’abcès s’accompagne d’une tuméfaction inflammatoire.

34. Une personne décrit une douleur anale intense pendant la selle, qui persiste après celle-ci, avec une contracture du sphincter, mais sans fièvre ni tuméfaction inflammatoire. Quel diagnostic correspond le mieux à ce tableau ?

Une fissure anale
Une thrombose interne prolabée
Une thrombose hémorroïdaire externe
Un abcès ou une fistule anale

Une fissure anale

Explication

La fissure anale provoque une douleur intense pendant et après la selle, associée à une contracture sphinctérienne. Un abcès ou une fistule se distinguent par une douleur permanente, de la fièvre et une tuméfaction inflammatoire; la thrombose externe donne une tuméfaction bleutée.

35. Un patient présente une maladie hémorroïdaire de stade 4. Quelle prise en charge correspond à ce stade ?

Un traitement médical antalgique et anti-inflammatoire
Une hémorroïdectomie de Milligan-Morgan
Une brûlure instrumentale des hémorroïdes
Une pose d’élastiques autour des hémorroïdes

Une hémorroïdectomie de Milligan-Morgan

Explication

Les hémorroïdes de stade 4 relèvent notamment d’une hémorroïdectomie de Milligan-Morgan, tandis que les techniques instrumentales comme la brûlure ou la pose d’élastiques concernent les stades 1 à 3. Le traitement médical évoqué concerne notamment la prise en charge des thromboses.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Douleurs abdominales et occlusion.

À quoi est liée la douleur viscérale ?

À la distension d’un organe creux.

Quelles caractéristiques décrivent souvent une douleur viscérale ?

Elle est médiane, mal localisée et sourde, parfois ressentie comme une crampe ou une colique.

À quoi correspond la douleur pariétale ?

À une irritation du péritoine.

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