QCM : Prise en charge des AVC (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après un déficit neurologique transitoire, aucune lésion évocatrice d’AVC n’est visible à l’imagerie. Quel diagnostic correspond à cette situation ?

Une thrombose veineuse cérébrale
Un AVC ischémique constitué
Un AVC hémorragique
Un accident ischémique transitoire

Un accident ischémique transitoire

Explication

L’AIT correspond à un déficit transitoire, souvent lié à une ischémie cérébrale ou rétinienne, sans signe d’AVC à l’imagerie. L’AVC hémorragique implique une rupture vasculaire, la thrombose veineuse une atteinte veineuse, et l’AVC constitué ne désigne pas ce tableau transitoire sans signe d’AVC visible.

2. Chez une personne présentant des signes neurologiques récents, la TDM cérébrale ne montre pas de saignement. Quelle conclusion cet examen permet-il de tirer sur l’ischémie récente ?

Elle détermine l’étiologie de l’ischémie
Elle ne permet pas d’indiquer une ischémie récente
Elle date précisément l’accident cérébral
Elle confirme une ischémie récente

Elle ne permet pas d’indiquer une ischémie récente

Explication

La TDM permet d’éliminer un saignement, mais elle n’indique pas une ischémie récente. Confirmer l’ischémie, dater l’accident ou déterminer son étiologie attribue à la TDM des capacités associées à l’IRM.

3. Lorsqu’une IRM pourrait préciser le diagnostic et aider à dater un accident cérébral, mais que la thrombolyse est urgente, quelle priorité faut-il retenir ?

Ne pas laisser l’IRM retarder la thrombolyse
Attendre le résultat de l’IRM pour envisager la thrombolyse
Réaliser l’IRM avant toute décision thérapeutique
Remplacer la thrombolyse par une IRM plus précise

Ne pas laisser l’IRM retarder la thrombolyse

Explication

L’IRM contribue au diagnostic, au pronostic, à l’étiologie et à la datation de l’accident, mais elle ne doit pas retarder la thrombolyse. Réaliser l’examen avant le traitement ou attendre son résultat inverse cette priorité, tandis que l’IRM n’est pas un traitement.

4. Lors d’un dépistage, une personne présente une difficulté à parler, sans autre signe repéré. Quelle conduite découle de l’utilisation de FAST ?

Évaluer la conscience avec le score de Glasgow
Appeler le 15, car un signe évocateur suffit
Attendre l’apparition d’un autre signe évocateur
Mesurer la gravité neurologique avec le score NIHSS

Appeler le 15, car un signe évocateur suffit

Explication

FAST sert à repérer les signes évocateurs d’un AVC et conduit à appeler le 15 si l’un d’eux est présent. Attendre plusieurs signes méconnaît cette règle, tandis que Glasgow évalue la conscience et NIHSS mesure l’intensité des signes neurologiques.

5. Pour évaluer l’état de conscience d’un patient, quels critères composent le score de Glasgow ?

La réaction pupillaire, la respiration et la réponse motrice
La parole, la force des bras et la symétrie du visage
L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice
L’orientation, la mémoire et la compréhension des consignes

L’ouverture des yeux, la réponse verbale et la réponse motrice

Explication

Le score de Glasgow évalue l’état de conscience à partir de l’ouverture des yeux, de la réponse verbale et de la réponse motrice. La force des bras et la symétrie du visage relèvent plutôt du repérage de signes d’AVC; l’orientation et la mémoire ne remplacent pas les trois critères du score.

6. Chez une personne atteinte d’ACFA, un caillot d’origine cardiaque migre vers une artère cérébrale et l’obstrue. Quel mécanisme d’AVC ischémique cela illustre-t-il ?

Une thrombose sur artère athéromateuse
Une embolie cardio-artérielle
Une embolie artério-artérielle
Une thrombose in situ liée à l’hypercoagulation

Une embolie cardio-artérielle

Explication

Un caillot provenant du cœur, notamment dans un contexte d’ACFA, correspond à une embolie cardio-artérielle. L’embolie artério-artérielle provient d’une artère, tandis que les thromboses athéromateuse et in situ se forment dans l’artère concernée.

7. Lequel de ces profils réunit des facteurs de risque reconnus de l’AVC ischémique ?

Hypertension, diabète et tabagisme
Hypertension, diabète et consommation d’alcool
Hypertension, diabète et insomnie
Hypertension, activité physique et tabagisme

Hypertension, diabète et tabagisme

Explication

L’hypertension, le diabète et le tabagisme figurent parmi les facteurs de risque de l’AVC ischémique. L’alcool, l’activité physique régulière et l’insomnie ne remplacent pas les facteurs mentionnés dans cette liste.

8. Après un AVC ischémique, une personne ignore les objets situés à gauche malgré une vision préservée dans cet espace. Quel signe clinique décrit le mieux cette difficulté ?

Un trouble sensitif d’un hémicorps
Une négligence spatiale unilatérale
Une cécité monoculaire
Une hémianopsie latérale homonyme

Une négligence spatiale unilatérale

Explication

La négligence spatiale unilatérale se manifeste par la non-prise en compte d’un côté de l’espace. La cécité monoculaire concerne un œil, l’hémianopsie un champ visuel et le trouble sensitif la sensibilité corporelle.

9. Une personne cumule hypertension, dyslipidémie et tabagisme. Comment faut-il comprendre l’effet conjoint de ces facteurs sur le risque d’AVC ischémique ?

Seul le facteur le plus important intervient
Leurs effets se multiplient
Leurs effets s’additionnent simplement
Leurs effets s’annulent mutuellement

Leurs effets se multiplient

Explication

Les facteurs de risque de l’AVC ischémique ne s’additionnent pas simplement : leur effet se multiplie. Le modèle d’une somme linéaire, celui d’un seul facteur déterminant et celui d’une annulation mutuelle ne correspondent pas à ce principe.

10. Une équipe choisit un traitement intraveineux qui dissout le thrombus afin de désobstruer une artère cérébrale. Quel traitement administre-t-elle ?

Une surveillance neurologique par score
Une thrombectomie mécanique
Une thrombolyse par fibrinolyse
Une craniectomie décompressive

Une thrombolyse par fibrinolyse

Explication

La thrombolyse désobstrue l’artère par fibrinolyse, notamment avec l’Actilyse administrée par voie intraveineuse, qui lyse le thrombus. La thrombectomie retire mécaniquement le caillot, tandis que la craniectomie et la surveillance ont d’autres objectifs.

11. Un patient est évalué pour une thrombolyse 4 heures après le début de son AVC. Ce délai respecte-t-il la limite temporelle prévue pour ce traitement ?

Oui, car la limite est de 24 heures
Non, car la limite est de 3 heures
Oui, car le délai est inférieur à 4 h 30
Non, car le délai se calcule depuis l’arrivée à l’hôpital

Oui, car le délai est inférieur à 4 h 30

Explication

La thrombolyse doit être réalisée dans un délai maximal de 4 h 30 après l’AVC ; une évaluation à 4 heures respecte donc cette limite. Le délai pouvant aller jusqu’à 24 heures concerne la thrombectomie, et non la thrombolyse.

12. Pour désobstruer une artère cérébrale, un spécialiste introduit un dispositif afin de retirer le caillot par voie mécanique. Quel traitement réalise-t-il ?

Une évaluation neurologique
Une thrombolyse
Une craniectomie décompressive
Une thrombectomie

Une thrombectomie

Explication

La thrombectomie est la désobstruction mécanique d’une artère cérébrale. La thrombolyse dissout le thrombus par fibrinolyse, tandis que la craniectomie et l’évaluation neurologique ne retirent pas mécaniquement le caillot.

13. Un patient se présente 10 heures après un AVC et une équipe compare les fenêtres temporelles des deux traitements de désobstruction. Quelle conclusion est correcte ?

Les deux traitements restent dans leur fenêtre jusqu’à 24 heures
La thrombectomie peut encore être envisagée, mais la fenêtre de thrombolyse est dépassée
La thrombolyse peut encore être envisagée, mais la fenêtre de thrombectomie est dépassée
La fenêtre de thrombolyse est dépassée et la thrombectomie est limitée à 4 h 30

La thrombectomie peut encore être envisagée, mais la fenêtre de thrombolyse est dépassée

Explication

La thrombectomie peut être réalisée jusqu’à 24 heures après l’AVC, tandis que la thrombolyse est limitée à 4 h 30 ; à 10 heures, seule la fenêtre de thrombectomie reste ouverte. Inverser les délais ou appliquer une limite identique aux deux traitements confond leurs règles temporelles.

14. Un patient victime d’un AVC ischémique ne doit pas recevoir de thrombolyse intraveineuse. Jusqu’à quelle pression artérielle systolique peut-on respecter son hypertension dans cette situation ?

Jusqu’à 160 mmHg
Jusqu’à 200 mmHg
Jusqu’à 220 mmHg
Jusqu’à 185 mmHg

Jusqu’à 220 mmHg

Explication

En l’absence de thrombolyse intraveineuse prévue, la pression systolique est respectée jusqu’à 220 mmHg. Le seuil de 185 mmHg concerne la thrombolyse, tandis que 200 et 160 mmHg ne sont pas les seuils indiqués ici.

15. Chez une personne suivie après un AVC ischémique, laquelle de ces anomalies fait partie des ACSOS à prévenir ?

Une polyglobulie
Une hypothermie
Une hypercapnie
Une hypocalcémie

Une hypercapnie

Explication

Les ACSOS comprennent notamment l’hypercapnie, comme l’hypoxémie, les troubles de la pression artérielle, de la glycémie et de la natrémie. L’hypocalcémie, l’hypothermie et la polyglobulie ne figurent pas dans la liste ciblée.

16. Une rupture d’anévrisme entraîne une irruption de sang dans les espaces sous-arachnoïdiens. Quel type d’hémorragie cela définit-il ?

Une hémorragie intraventriculaire
Une hémorragie intra-parenchymateuse
Un infarctus cérébral ischémique
Une hémorragie sous-arachnoïdienne

Une hémorragie sous-arachnoïdienne

Explication

L’hémorragie sous-arachnoïdienne correspond à du sang qui fait irruption dans les espaces sous-arachnoïdiens, généralement après une rupture d’anévrisme ou un traumatisme. L’hémorragie intra-parenchymateuse touche le tissu cérébral, tandis que l’infarctus est ischémique.

17. Une personne développe brutalement une céphalée très intense, des vomissements, une photophobie et une raideur de nuque, puis devient moins vigilante. Quel tableau peut expliquer ces signes ?

Une hydrocéphalie tardive isolée
Un AVC ischémique focal
Une hémorragie sous-arachnoïdienne
Une crise épileptique isolée

Une hémorragie sous-arachnoïdienne

Explication

Une hémorragie sous-arachnoïdienne peut se manifester par une céphalée brutale et intense, un syndrome méningé et un trouble de la vigilance. Un déficit focal d’AVC ischémique, une hydrocéphalie tardive isolée ou une crise isolée ne rendent pas compte de ce tableau typique.

18. Après un scanner cérébral réalisé pour rechercher une hémorragie sous-arachnoïdienne, quel examen complémentaire peut être envisagé, avec une artériographie ?

Un électroencéphalogramme
Une échographie Doppler cardiaque
Une ponction lombaire
Une radiographie du rachis

Une ponction lombaire

Explication

Le bilan d’une hémorragie sous-arachnoïdienne peut comprendre un scanner cérébral, une ponction lombaire éventuelle et une artériographie. L’électroencéphalogramme, le Doppler cardiaque et la radiographie du rachis ne sont pas les examens complémentaires indiqués ici.

19. Une personne présente un saignement directement dans le tissu cérébral ; de quoi dépend principalement la localisation de ses symptômes déficitaires ?

De la pression artérielle au moment du saignement
De la quantité de sang perdue
De la veine qui draine la région
De l’artère qui a saigné

De l’artère qui a saigné

Explication

Dans une hémorragie intra-parenchymateuse, les symptômes déficitaires dépendent de la localisation de l’artère qui a saigné. Le drainage veineux, le volume sanguin et la pression artérielle ne déterminent pas cette relation anatomique.

20. Une imagerie révèle un hématome cérébral au contact d’une métastase. À quelle catégorie de mécanisme correspond le mieux cet hématome ?

Un hématome sur processus lésionnel
Un hématome spontané lié à l’hypertension
Un hématome provoqué par une malformation vasculaire
Un hématome spontané lié à l’angiopathie amyloïde

Un hématome sur processus lésionnel

Explication

Un saignement sur une lésion expansive comme une métastase relève d’un hématome sur processus lésionnel. L’hypertension et l’angiopathie amyloïde sont des causes typiques d’hématome spontané, tandis qu’une malformation vasculaire est une autre lésion possible.

21. Un patient sous anticoagulants présente une hémorragie intra-parenchymateuse et son INR est de 12. Quelle cause principale correspond à cette situation ?

Une rupture de malformation artério-veineuse
Un accident lié aux anticoagulants
Une angiopathie amyloïde cérébrale
Un saignement sur une lésion cancéreuse

Un accident lié aux anticoagulants

Explication

Un INR supérieur à 10 figure parmi les causes principales d’hémorragie intra-parenchymateuse liées aux anticoagulants. Une malformation artério-veineuse, l’angiopathie amyloïde et une lésion cancéreuse sont d’autres causes, mais ne correspondent pas à l’indice donné.

22. À l’admission en unité neurovasculaire d’un patient ayant une hémorragie intra-parenchymateuse, quelle cible de pression artérielle contribue à limiter l’extension du saignement ?

Maintenir le patient au repos strict à 30°
Maintenir la glycémie sous 140/90 mmHg
Maintenir la pression artérielle sous 140/90 mmHg
Maintenir la pression artérielle au-dessus de 140/90 mmHg

Maintenir la pression artérielle sous 140/90 mmHg

Explication

La prise en charge vise à limiter l’extension du saignement en maintenant la pression artérielle sous 140/90 mmHg. Le repos à 30° est également prévu, mais ne remplace pas la cible tensionnelle ; le seuil est inversé dans l’option qui propose de le dépasser.

23. Une personne présente des céphalées, des vomissements, une fébricule et des déficits neurologiques mal systématisés. Quel diagnostic est le plus compatible avec l’ensemble de ces manifestations ?

Un accident ischémique dans un territoire artériel
Une thrombose veineuse cérébrale
Une crise épileptique sans autre manifestation
Une hémorragie intra-parenchymateuse

Une thrombose veineuse cérébrale

Explication

La thrombose veineuse cérébrale peut associer céphalées, vomissements, fébricule et déficits neurologiques mal systématisés. Un déficit artériel localisé, une hémorragie dans le tissu cérébral ou une crise isolée ne rendent pas aussi bien compte de ce tableau.

24. Une patiente développe une thrombose veineuse cérébrale peu après avoir accouché. À quel contexte causal cette situation correspond-elle ?

À un trouble de la coagulation
À un état postpartum
À un état postopératoire
À une infection ORL

À un état postpartum

Explication

Le postpartum figure parmi les causes de thrombose veineuse cérébrale. La période postopératoire, les infections ORL et les troubles de la coagulation sont également des causes possibles, mais ne décrivent pas le contexte indiqué.

25. Un patient parle avec aisance, mais peine à comprendre une phrase qu’on lui adresse. Quel profil d’aphasie correspond à cette association ?

Une dysarthrie
Une aphasie non fluente
Une aphasie fluente
Une aphasie mixte

Une aphasie fluente

Explication

L’aphasie fluente associe une parole facile à des difficultés de compréhension. L’aphasie non fluente comporte un débit réduit, l’aphasie mixte réduit l’expression avec une compréhension très perturbée, et la dysarthrie touche l’articulation.

26. Après une atteinte neurologique, une personne ne parvient plus à reconnaître les chiffres ni à effectuer des calculs. Quel trouble décrit ce tableau ?

Une aphasie
Une hémiplégie
Une agnosie
Une acalculie

Une acalculie

Explication

L’acalculie est la perte de la capacité à reconnaître les chiffres et à calculer. L’agnosie concerne la reconnaissance d’un stimulus sensoriel, l’aphasie le langage et l’hémiplégie la paralysie d’une moitié du corps.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Prise en charge des AVC.

Qu’est-ce qui provoque un AVC ischémique ?

L’obstruction d’une artère cérébrale.

Que faut-il faire si FAST repère un signe évocateur d’AVC ?

Appeler le 15.

Que mesure le score NIHSS lors d’un AVC ?

L’intensité des signes neurologiques.

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