QCM : Examens préliminaires et décision — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison correspond aux normes d’acuité visuelle attendues chez un sujet présentant une bonne décision binoculaire ?

Une AV monoculaire supérieure à 10/10 et une AV binoculaire supérieure de 20 % sur une ligne
Une AV monoculaire supérieure à 10/10 et une AV binoculaire inférieure à l’AV monoculaire
Une AV monoculaire égale à 10/10 et une AV binoculaire identique à l’AV monoculaire
Une AV monoculaire inférieure à 10/10 et une AV binoculaire supérieure de 20 % sur deux lignes

Une AV monoculaire supérieure à 10/10 et une AV binoculaire supérieure de 20 % sur une ligne

Explication

La norme associe une acuité monoculaire supérieure à 10/10 à une acuité binoculaire dépassant l’acuité monoculaire de 20 % sur une ligne. Une acuité binoculaire identique ou inférieure à l’acuité monoculaire ne correspond pas à cette relation attendue.

2. Un patient présente une AV binoculaire inférieure ou égale à son AV monoculaire ; quelle conclusion est la plus prudente ?

Un trouble binoculaire est confirmé, car l’AV binoculaire doit dépasser l’AV monoculaire
La relation entre les deux mesures est normale lorsque l’AV monoculaire dépasse 10/10
La mesure indique principalement une baisse monoculaire indépendante de la vision binoculaire
Un trouble binoculaire est possible, mais la limite du test empêche de conclure

Un trouble binoculaire est possible, mais la limite du test empêche de conclure

Explication

Une AV binoculaire inférieure ou égale à l’AV monoculaire peut faire suspecter un problème de vision binoculaire, mais les limites du test ne permettent pas d’établir un diagnostic. La mesure seule ne confirme donc pas l’anomalie.

3. Lors d’un test de masquage, quel signe caractérise une tropie ?

Un mouvement de l’œil découvert principalement lorsque l’autre œil est démasqué
Un mouvement de l’œil non masqué pendant que l’autre œil est couvert
Un recouvrement lent et saccadé sans déplacement observable d’un œil
Une absence de mouvement de l’œil non masqué avec déplacement vertical de la lettre

Un mouvement de l’œil non masqué pendant que l’autre œil est couvert

Explication

La tropie se manifeste par le mouvement de l’œil non masqué pendant le recouvrement de l’autre œil. La phorie se révèle plutôt au moment du démasquage, ce qui constitue la confusion principale entre ces deux notions.

4. Quelle valeur décrit la norme de la phorie horizontale selon la distance d’observation ?

Une ésophorie à 4Δ à 6Δ en vision de près et une orthophorie à 1Δ en vision de loin
Une orthophorie à 1Δ aux deux distances, avec une exophorie variable au besoin
Une orthophorie à 1Δ en vision de près et une exophorie de 4Δ à 6Δ en vision de loin
Une exophorie de 4Δ à 6Δ en vision de près et une orthophorie à 1Δ en vision de loin

Une orthophorie à 1Δ en vision de près et une exophorie de 4Δ à 6Δ en vision de loin

Explication

La norme horizontale varie avec la distance : elle est proche de l’orthophorie à 1Δ en vision de près et correspond à une exophorie de 4Δ à 6Δ en vision de loin. Les autres propositions inversent les distances ou changent la direction de la phorie.

5. Comment évolue le recouvrement lorsqu’une phorie est mal compensée ?

Il provoque systématiquement un mouvement vertical de l’œil démasqué
Il supprime la réponse motrice en maintenant les deux yeux immobiles
Il devient rapide et fluide, alors qu’il est normalement lent et saccadé
Il devient lent et saccadé, alors qu’il est normalement rapide et fluide

Il devient lent et saccadé, alors qu’il est normalement rapide et fluide

Explication

Un recouvrement normal est rapide et fluide, tandis qu’une phorie mal compensée entraîne une réponse lente et saccadée. Le mouvement observé traduit donc une difficulté de compensation plutôt qu’une absence de réponse.

6. Lequel de ces résultats correspond aux normes du point proche de convergence, ou PPC ?

Un bris à 7 cm et un recouvrement à 12 cm, inférieur à deux fois le bris
Un bris à 9 cm et un recouvrement à 14 cm, avec une diplopie physiologique absente
Un bris à 12 cm et un recouvrement à 8 cm, inférieur à deux fois le bris
Un bris à 7 cm et un recouvrement à 18 cm, compris entre 10 et 15 cm

Un bris à 7 cm et un recouvrement à 12 cm, inférieur à deux fois le bris

Explication

Les normes comprennent un bris inférieur ou égal à 8 cm, un recouvrement compris entre 10 et 15 cm et inférieur à deux fois le bris, ainsi qu’un bris d’un œil et une diplopie physiologique. La première combinaison respecte ces critères.

7. Un bris du PPC situé à 15 cm, sans plainte et avec des résultats normaux aux autres tests, doit-il être considéré comme pathologique ?

Pas nécessairement, car un bris supérieur à 20 cm est généralement la valeur physiologique
Pas nécessairement, car un bris de 10 à 20 cm peut être normal dans ce contexte
Oui, car tout bris supérieur à 10 cm confirme une insuffisance de convergence
Oui, car un bris compris entre 10 et 20 cm évoque directement une insuffisance de convergence

Pas nécessairement, car un bris de 10 à 20 cm peut être normal dans ce contexte

Explication

Un bris compris entre 10 et 20 cm peut correspondre à plusieurs anomalies, mais il peut aussi être normal en l’absence de plainte et lorsque les autres tests sont normaux. Un bris supérieur à 20 cm est plus évocateur d’une insuffisance de convergence.

8. Quelle interprétation est la plus évocatrice devant un bris du PPC supérieur à 20 cm ?

Il confirme une insuffisance de convergence sans qu’une autre anomalie puisse être envisagée
Il évoque une insuffisance de convergence, avec une PIC ou une SOP en excès également possibles
Il indique une phorie verticale, avec une orthophorie horizontale également attendue
Il correspond généralement à une convergence normale, avec une XOP insuffisante également possible

Il évoque une insuffisance de convergence, avec une PIC ou une SOP en excès également possibles

Explication

Un bris supérieur à 20 cm évoque une insuffisance de convergence, mais une insuffisance de convergence proximale ou une suraction de la SOP en excès restent également possibles. Le résultat oriente donc l’interprétation sans établir à lui seul une cause unique.

9. Quelle association décrit une insuffisance de convergence proximale, ou PIC ?

Une XOP en vision de près, une forte prise de SOP avec du convexe et un PPC amélioré par +1,00
Une XOP en vision de loin, une forte prise de convergence avec du concave et un PPC inchangé
Une ésophorie en vision de près, une faible prise de SOP avec du convexe et un PPC aggravé par +1,00
Une orthophorie en vision de près, une forte prise de SOP avec du convexe et une diplopie supprimée

Une XOP en vision de près, une forte prise de SOP avec du convexe et un PPC amélioré par +1,00

Explication

La PIC associe une exophorie en vision de près à une forte prise de suraccommodation positive avec du convexe, dans un contexte accommodatif sans problème binoculaire, et le PPC s’améliore avec +1,00. Les autres associations modifient la direction de la phorie, le type de verre ou l’effet attendu de l’addition.

10. Quels éléments caractérisent une motilité de Parks normale ?

Absence de diplopie et de douleur, avec un bon suivi
Douleur à l’infraversion avec une asymétrie palpébrale
Suivi irrégulier malgré une symétrie des paupières
Présence de diplopie intermittente et de saccades discrètes

Absence de diplopie et de douleur, avec un bon suivi

Explication

Une motilité de Parks normale associe l’absence de diplopie, de douleur et de saccades à un bon suivi et à une symétrie des paupières en infraversion. La présence de diplopie ou de saccades orienterait plutôt vers une anomalie de la motilité.

11. Un test binoculaire anormal redevient normal lorsqu’il est répété en monoculaire : quelle interprétation est la plus probable ?

Il s’agit d’une paralysie du troisième nerf
Il s’agit d’une atteinte du muscle dilatateur
Il s’agit d’un trouble de la vision binoculaire
Il s’agit d’une atteinte musculaire ancienne

Il s’agit d’un trouble de la vision binoculaire

Explication

La disparition de l’anomalie en monoculaire indique un problème lié à la vision binoculaire. La persistance du trouble en monoculaire aurait plutôt suggéré un problème musculaire ancien.

12. Lorsqu’une lumière est dirigée vers un œil, quelle distinction décrit correctement les réflexes pupillaires direct et consensuel ?

Le direct concerne l’accommodation, le consensuel la convergence
Le direct concerne la pupille éclairée, le consensuel l’autre pupille
Le direct concerne les deux pupilles, le consensuel une seule pupille
Le direct concerne la pupille non éclairée, le consensuel l’œil éclairé

Le direct concerne la pupille éclairée, le consensuel l’autre pupille

Explication

Le réflexe photomoteur direct s’observe dans la pupille qui reçoit la lumière, tandis que le réflexe consensuel s’observe dans la pupille opposée. Confondre les deux revient à inverser le côté stimulé et le côté observé.

13. Quel résultat indique un réflexe photomoteur alterné normal lors du déplacement de la lumière d’un œil vers l’autre ?

La pupille nouvellement éclairée ne présente pas de pseudo-dilatation
La pupille éclairée reste dilatée avec un signe de Marcus Gunn
La pupille non éclairée se contracte moins que la pupille éclairée
La pupille nouvellement éclairée devient plus grande que l’autre

La pupille nouvellement éclairée ne présente pas de pseudo-dilatation

Explication

Un réflexe photomoteur alterné normal ne montre ni pseudo-dilatation de la pupille nouvellement éclairée ni signe de Marcus Gunn. Une dilatation apparente lors du changement d’œil serait donc anormale.

14. Quelle combinaison décrit des pupilles normales lors de l’examen ?

Diamètres variables, formes régulières et absence de constriction bilatérale
Diamètres égaux, formes irrégulières et constriction plus forte d’un côté
Diamètres différents de 2 mm, formes rondes et constriction symétrique
Diamètres égaux à 1 mm près, formes régulières et constriction symétrique

Diamètres égaux à 1 mm près, formes régulières et constriction symétrique

Explication

Les pupilles normales ont des diamètres droit et gauche égaux à 1 mm près, sont rondes et régulières, et se contractent de manière équivalente. Une différence importante de diamètre ou une constriction asymétrique s’écarte de cette description.

15. Quelle situation correspond à une anisocorie essentielle ?

Une différence supérieure à 1 mm, plus marquée dans l’obscurité
Une différence d’au plus 1 mm, identique à la lumière et dans l’obscurité
Une différence apparue à la lumière avec une pupille atteinte plus grande
Une différence associée à un ptosis et à une anhidrose unilatérale

Une différence d’au plus 1 mm, identique à la lumière et dans l’obscurité

Explication

L’anisocorie essentielle est une différence pupillaire inférieure ou égale à 1 mm, stable à la lumière comme dans l’obscurité et considérée comme non pathologique. Une anisocorie qui varie selon l’éclairage ou qui s’accompagne de signes neurologiques évoque une autre cause.

16. À la lumière, la pupille droite devient nettement plus grande que la gauche : quel œil doit être considéré comme atteint ?

L’œil droit, en rapport avec une atteinte parasympathique
L’œil gauche, en rapport avec une atteinte sympathique
L’œil gauche, en rapport avec une atteinte du muscle orbiculaire
L’œil droit, en rapport avec une atteinte du muscle dilatateur

L’œil droit, en rapport avec une atteinte parasympathique

Explication

Lorsque l’anomalie apparaît à la lumière, l’œil atteint est celui dont la pupille reste la plus grande, car sa constriction est insuffisante. Le mécanisme concerne notamment le sphincter circulaire, le troisième nerf crânien ou la voie parasympathique.

17. Dans l’obscurité, la pupille gauche reste plus petite que la droite : quelle localisation est la plus probable ?

L’œil gauche, avec une atteinte du sphincter circulaire
L’œil droit, avec une atteinte du muscle dilatateur
L’œil droit, avec une atteinte de la voie parasympathique
L’œil gauche, avec une atteinte de la voie sympathique

L’œil gauche, avec une atteinte de la voie sympathique

Explication

Quand l’anomalie se manifeste dans l’obscurité, l’œil atteint est celui dont la pupille est la plus petite, car sa dilatation est insuffisante. Le muscle dilatateur et la voie sympathique sont notamment impliqués dans ce mécanisme.

18. Quel ensemble de signes correspond au syndrome de Claude-Bernard-Horner du côté atteint ?

Mydriase, rétraction palpébrale, anisocorie nocturne, énophtalmie et anhidrose
Mydriase, ptosis, anisocorie accrue à la lumière, exophtalmie et sudation
Myosis, ptosis, anisocorie accrue dans l’obscurité, énophtalmie et anhidrose
Myosis, rétraction palpébrale, anisocorie stable, exophtalmie et sudation

Myosis, ptosis, anisocorie accrue dans l’obscurité, énophtalmie et anhidrose

Explication

Le syndrome de Claude-Bernard-Horner associe un myosis, un ptosis, une anisocorie plus marquée dans l’obscurité, une énophtalmie et une anhidrose du côté atteint. La mydriase et l’exophtalmie orientent vers d’autres mécanismes.

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Quelle est la norme d'acuité visuelle monoculaire minimale ?

Une AV monoculaire supérieure à 10/10.

Quelle condition doit remplir l'AV binoculaire par rapport à l'AV monoculaire ?

L'AV binoculaire doit être supérieure de 20 % à l'AV monoculaire sur une ligne d'AV.

Que suggère une AV binoculaire inférieure ou égale à l'AV monoculaire ?

Un problème possible de vision binoculaire.

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