QCM : Gastro-entérite infectieuse de l’enfant (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un enfant présente brutalement quatre selles liquides en une journée, avec fièvre et douleurs abdominales. Concernant la définition de la gastro-entérite de l’enfant :

La fréquence des selles répond au seuil clinique retenu pour définir une diarrhée chez l’enfant.
Les vomissements sont indispensables pour retenir cette définition clinique.
Une gastro-entérite se définit par au moins trois selles liquides sur plusieurs jours.
La fièvre et les douleurs abdominales peuvent accompagner ce tableau digestif aigu.
Une gastro-entérite correspond à une inflammation chronique du tube digestif.

La fréquence des selles répond au seuil clinique retenu pour définir une diarrhée chez l’enfant. · La fièvre et les douleurs abdominales peuvent accompagner ce tableau digestif aigu.

Explication

Plus de trois selles par jour, avec une apparition brutale, correspond au seuil décrit chez l’enfant. La fièvre et les douleurs abdominales peuvent être associées, mais les vomissements ne sont pas requis et l’inflammation est aiguë, non chronique.

2. Un enfant atteint de gastro-entérite est comparé à un adulte face au risque de déshydratation. Quelles propositions sont exactes ?

Le risque principal est lié à une perte de sel sans perte d’eau.
La déshydratation constitue le principal risque associé à la gastro-entérite de l’enfant.
Le secteur hydrique représente proportionnellement une part moindre chez l’enfant que chez l’adulte.
La comparaison avec l’adulte porte sur la proportion du secteur hydrique corporel.
La proportion plus élevée du secteur hydrique chez l’enfant contribue à ce risque majeur.

La déshydratation constitue le principal risque associé à la gastro-entérite de l’enfant. · La comparaison avec l’adulte porte sur la proportion du secteur hydrique corporel. · La proportion plus élevée du secteur hydrique chez l’enfant contribue à ce risque majeur.

Explication

La déshydratation est le principal risque, car le secteur hydrique occupe proportionnellement une part plus importante chez l’enfant que chez l’adulte. Elle implique une perte globale d’eau et de sel, et non une perte de sel isolée.

3. Un enfant vomit sans diarrhée après un traumatisme crânien récent. Quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) concernant les diagnostics différentiels ?

Des vomissements isolés sans diarrhée conduisent à envisager une cause neurologique.
Une antibiothérapie exclut une origine médicamenteuse en cas de diarrhée.
Un traumatisme crânien récent correspond à une cause digestive de vomissements isolés.
La méningite appartient aux causes chirurgicales des vomissements isolés.
L’hypertension intracrânienne est une cause infectieuse de diarrhée sous antibiothérapie.

Des vomissements isolés sans diarrhée conduisent à envisager une cause neurologique.

Explication

Des vomissements isolés sans diarrhée doivent faire envisager une cause neurologique, notamment un traumatisme crânien, une méningite ou une hypertension intracrânienne. Une antibiothérapie peut être associée à des diarrhées ; les autres propositions attribuent à tort des causes neurologiques à des catégories chirurgicales, infectieuses ou digestives.

4. Concernant les situations urgentes liées à la déshydratation chez l’enfant, quelles propositions sont exactes ?

Trois situations sont à repérer : choc, déshydratation avérée et risque de déshydratation.
Une tachycardie témoigne d’une diminution de la tension artérielle chez l’enfant déshydraté.
Le temps de recoloration cutanée s’évalue après pression au niveau du sternum.
Les situations urgentes se limitent au choc et à la déshydratation déjà constituée.
Le temps de recoloration cutanée se mesure après une pression de cinq secondes.

Trois situations sont à repérer : choc, déshydratation avérée et risque de déshydratation. · Le temps de recoloration cutanée s’évalue après pression au niveau du sternum.

Explication

Les trois situations à repérer sont les troubles hémodynamiques, la déshydratation avérée et le risque de déshydratation. Le temps de recoloration s’évalue au sternum après trois secondes de pression ; la tachycardie est un signe hémodynamique, tandis que le délai indiqué dans la dernière proposition est incorrect.

5. Un enfant pesait initialement 20 kg et pèse maintenant 18 kg. Quelle(s) proposition(s) concernant l’estimation de sa perte pondérale est(sont) exacte(s) ?

Le calcul rapporte la différence des poids au poids initial, puis multiplie par 100.
La perte pondérale calculée avec les poids initial et actuel est de 10 %.
Pour un nouveau-né, le calcul tient compte d’une prise attendue d’environ 30 g par jour.
La formule divise la différence de poids par le poids actuel avant multiplication par 100.
Après cinq jours, la prise pondérale attendue d’un nouveau-né est d’environ 150 g.

Le calcul rapporte la différence des poids au poids initial, puis multiplie par 100. · La perte pondérale calculée avec les poids initial et actuel est de 10 %. · Pour un nouveau-né, le calcul tient compte d’une prise attendue d’environ 30 g par jour. · Après cinq jours, la prise pondérale attendue d’un nouveau-né est d’environ 150 g.

Explication

La perte est de 20 − 18 = 2 kg, soit 2/20 × 100 = 10 %, et le dénominateur est le poids initial. Pour un nouveau-né, on intègre une prise attendue d’environ 30 g par jour, soit environ 150 g en cinq jours ; le poids actuel n’est pas le dénominateur de la formule.

6. Un enfant a une gastro-entérite clinique et nécessite une réhydratation intraveineuse. Concernant les examens complémentaires, quelles propositions sont exactes ?

Les résultats biologiques peuvent servir à adapter la composition et le débit de perfusion.
L’ionogramme recherche une hyperkaliémie et exclut l’évaluation de la fonction rénale.
Le diagnostic clinique de gastro-entérite ne rend pas les examens complémentaires systématiques.
La réhydratation intraveineuse justifie un ionogramme et une évaluation de la fonction rénale.
Une gastro-entérite clinique impose systématiquement un ionogramme et une fonction rénale.

Les résultats biologiques peuvent servir à adapter la composition et le débit de perfusion. · Le diagnostic clinique de gastro-entérite ne rend pas les examens complémentaires systématiques. · La réhydratation intraveineuse justifie un ionogramme et une évaluation de la fonction rénale.

Explication

Le diagnostic étant clinique, les examens complémentaires ne sont pas systématiques. En cas de réhydratation intraveineuse, l’ionogramme et l’évaluation rénale recherchent notamment des troubles ioniques ou une insuffisance rénale, et leurs résultats permettent d’adapter la perfusion ; l’hyperkaliémie proposée ne correspond pas au trouble cité, qui est l’hypokaliémie.

7. Le diagnostic d’une gastro-entérite reste incertain et une origine bactérienne est suspectée. Quelles propositions concernant les examens complémentaires sont exactes ?

La virologie des selles répond à un intérêt épidémiologique dans cette situation.
Une échographie abdominale peut être envisagée pour aider au diagnostic différentiel.
La coproculture peut rechercher une origine bactérienne lorsqu’elle est suspectée.
Une NFS peut contribuer au diagnostic différentiel lorsque le diagnostic est incertain.
Un bilan inflammatoire peut aider à préciser le diagnostic différentiel en cas de doute.

La virologie des selles répond à un intérêt épidémiologique dans cette situation. · Une échographie abdominale peut être envisagée pour aider au diagnostic différentiel. · La coproculture peut rechercher une origine bactérienne lorsqu’elle est suspectée. · Une NFS peut contribuer au diagnostic différentiel lorsque le diagnostic est incertain. · Un bilan inflammatoire peut aider à préciser le diagnostic différentiel en cas de doute.

Explication

En cas de doute diagnostique, une NFS, un bilan inflammatoire ou une échographie abdominale peuvent contribuer au diagnostic différentiel. La virologie des selles a un intérêt épidémiologique, tandis que la coproculture sert à rechercher une origine bactérienne suspectée.

8. Un enfant présente une diarrhée glairo-sanglante invasive après un séjour en zone à risque. Concernant l’indication d’une coproculture :

Une diarrhée chez un patient immunodéprimé relève plutôt d’une virologie des selles.
Un retour récent d’une zone à risque peut justifier une coproculture.
Une diarrhée d’origine virale suspectée suffit à justifier une coproculture bactérienne.
Une diarrhée glairo-sanglante invasive motive la réalisation d’une coproculture.
Une diarrhée associée à un état septique peut conduire à réaliser une coproculture.

Un retour récent d’une zone à risque peut justifier une coproculture. · Une diarrhée glairo-sanglante invasive motive la réalisation d’une coproculture. · Une diarrhée associée à un état septique peut conduire à réaliser une coproculture.

Explication

La coproculture est indiquée devant une diarrhée invasive glairo-sanglante, un retour récent d’une zone à risque ou un état septique associé. Une suspicion virale ne constitue pas l’indication bactérienne décrite, et l’immunodépression justifie aussi une coproculture, non une virologie des selles.

9. Un nourrisson de 2 mois présente des vomissements incoercibles et une maladie sous-jacente. Parmi ces éléments concernant l’hospitalisation, lesquels sont exacts ?

Une maladie sous-jacente peut justifier une hospitalisation chez l’enfant.
Un âge inférieur à 3 mois constitue un critère pouvant justifier l’hospitalisation.
Des vomissements occasionnels après les repas correspondent aux vomissements incoercibles.
Un âge inférieur à 6 mois constitue le seuil d’âge retenu parmi les critères cités.
Des vomissements présents à chaque prise orale constituent un critère d’hospitalisation.

Une maladie sous-jacente peut justifier une hospitalisation chez l’enfant. · Un âge inférieur à 3 mois constitue un critère pouvant justifier l’hospitalisation. · Des vomissements présents à chaque prise orale constituent un critère d’hospitalisation.

Explication

L’âge inférieur à 3 mois et une maladie sous-jacente peuvent justifier l’hospitalisation ; les vomissements à chaque prise orale sont qualifiés d’incoercibles. Le seuil d’âge cité est inférieur à 3 mois, et des vomissements occasionnels ne répondent pas à la définition des vomissements incoercibles.

10. Concernant les traitements médicamenteux et le SRO lors d’une gastro-entérite :

Les antiémétiques sont dépourvus d’effets indésirables dans cette situation clinique.
Chez l’enfant allaité, les tétées sont maintenues avec le SRO proposé en alternance.
Les antidiarrhéiques n’ont pas d’effet démontré dans la prise en charge de la diarrhée.
Les antibiotiques sont indiqués dans la majorité des gastro-entérites d’origine virale.
Le SRO peut réduire les vomissements en interrompant la cétose liée au jeûne.

Chez l’enfant allaité, les tétées sont maintenues avec le SRO proposé en alternance. · Les antidiarrhéiques n’ont pas d’effet démontré dans la prise en charge de la diarrhée. · Le SRO peut réduire les vomissements en interrompant la cétose liée au jeûne.

Explication

Les antidiarrhéiques n’ont pas d’efficacité démontrée, et le SRO peut interrompre la cétose liée au jeûne et diminuer les vomissements. L’allaitement est maintenu en alternance avec le SRO ; les antibiotiques ne sont pas indiqués dans la grande majorité des cas viraux et les antiémétiques peuvent avoir des effets indésirables.

11. Un enfant sous lait artificiel présente des symptômes prolongés et ne parvient pas à prendre le SRO par voie orale. Quelles propositions sont exactes ?

Une sonde nasogastrique permet d’administrer le SRO et constitue la voie la plus physiologique.
Un régime particulier doit être instauré et l’enfant doit être encouragé à finir ses repas.
La perfusion décrite comporte au minimum 4 mg/L de NaCl dans son soluté.
Un changement de lait peut être envisagé lorsque les symptômes se prolongent.
Une perfusion possible contient un soluté poly-ionique glucosé à 5 % avec électrolytes.

Une sonde nasogastrique permet d’administrer le SRO et constitue la voie la plus physiologique. · Un changement de lait peut être envisagé lorsque les symptômes se prolongent. · Une perfusion possible contient un soluté poly-ionique glucosé à 5 % avec électrolytes.

Explication

Un changement de lait peut être envisagé en cas de symptômes prolongés, et la sonde nasogastrique permet l’administration du SRO par la voie la plus physiologique. La perfusion décrite est glucosée à 5 %, poly-ionique, avec électrolytes et au minimum 4 g/L de NaCl ; aucun régime particulier ni repas forcé n’est nécessaire.

12. Lors de l’hospitalisation d’un enfant atteint de gastro-entérite, quelles données appartiennent à la surveillance infirmière ?

La pesée est réalisée chaque semaine plutôt que quotidiennement pendant l’hospitalisation.
La quantification des apports porte sur les pertes plutôt que sur les ingestats.
La surveillance des constantes comprend la fréquence respiratoire à la place de la pression artérielle.
La diurèse, les vomissements et les diarrhées font partie des éléments suivis.
La surveillance comprend la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la température.

La diurèse, les vomissements et les diarrhées font partie des éléments suivis. · La surveillance comprend la fréquence cardiaque, la pression artérielle et la température.

Explication

La surveillance inclut la fréquence cardiaque, la pression artérielle, la température, ainsi que la diurèse et les épisodes de vomissements ou de diarrhées. La fréquence respiratoire ne remplace pas la pression artérielle dans la liste donnée ; la pesée est quotidienne et les ingestats sont quantifiés.

13. Une infirmière prépare le bilan quotidien d’un enfant hospitalisé pour gastro-entérite. Parmi les propositions suivantes concernant ce bilan, lesquelles sont exactes ?

La température est exclue du relevé des constantes pendant cette surveillance.
La quantification des ingestats fait partie de la surveillance infirmière hospitalière.
La pesée hebdomadaire est prévue pendant cette surveillance.
La pression artérielle est remplacée par la saturation en oxygène dans les constantes citées.
La présence de vomissements et de diarrhées doit être recherchée et suivie.

La quantification des ingestats fait partie de la surveillance infirmière hospitalière. · La présence de vomissements et de diarrhées doit être recherchée et suivie.

Explication

Les ingestats sont quantifiés et la surveillance relève la présence de vomissements et de diarrhées. Une pesée quotidienne est prévue, et la température comme la pression artérielle figurent parmi les constantes surveillées.

14. Pour organiser l’isolement contact d’un nourrisson hospitalisé, quelles propositions sont exactes ?

Le patient peut être installé en chambre double avec un patient ayant un diagnostic différent.
Le nourrisson peut être placé seul ou avec un patient présentant le même diagnostic.
Le vaccin contre le rotavirus recommandé chez le nourrisson s’administre par injection.
Les déplacements du patient hors de sa chambre doivent être encouragés pour limiter la transmission.
Le vaccin contre le rotavirus est recommandé chez le nourrisson et administré par voie orale.

Le nourrisson peut être placé seul ou avec un patient présentant le même diagnostic. · Le vaccin contre le rotavirus est recommandé chez le nourrisson et administré par voie orale.

Explication

L’isolement contact prévoit une chambre seule ou une chambre double avec un patient ayant le même diagnostic. Le vaccin contre le rotavirus est recommandé chez le nourrisson et s’administre par voie orale ; les déplacements hors de la chambre doivent être limités.

15. Dans une unité de soins, quelles mesures formelles accompagnent la mise en place d’un isolement contact ?

La prescription médicale et le portique visible sont requis pour cet isolement.
Le patient est placé en chambre double avec un patient de diagnostic différent.
La prescription de l’isolement contact relève d’une décision médicale.
Un portique doit être visible à l’entrée de la chambre concernée.
Le portique doit être placé à l’intérieur de la chambre, près du lit.

La prescription médicale et le portique visible sont requis pour cet isolement. · La prescription de l’isolement contact relève d’une décision médicale. · Un portique doit être visible à l’entrée de la chambre concernée.

Explication

La prescription de l’isolement contact est médicale, et un portique doit être visible à l’entrée de la chambre. En chambre double, le patient doit partager la chambre avec un patient présentant le même diagnostic, et non un diagnostic différent. Le portique placé à l’intérieur de la chambre ne respecte pas la consigne de visibilité à l’entrée.

16. Lors d’un isolement contact, un soin expose successivement le soignant au patient, à un risque de projections et aux vomissements. Concernant les équipements de protection :

Le tablier est requis lors d’un contact avec le patient, même sans contact avec ses selles ou vomissements.
Un tablier est requis lorsque le soin expose le soignant aux vomissements du patient.
Le masque chirurgical est indiqué pour chaque entrée en chambre, même sans risque de projections.
Le port de gants est requis lors du contact avec le patient ou son environnement proche.
Le masque chirurgical protège principalement du contact avec l’environnement proche du patient.

Un tablier est requis lorsque le soin expose le soignant aux vomissements du patient. · Le port de gants est requis lors du contact avec le patient ou son environnement proche.

Explication

Les gants sont nécessaires au contact du patient ou de son environnement proche, et le tablier est requis en cas de contact avec les vomissements. Le masque chirurgical n’est pas systématique : il est indiqué en cas de risque de projections; le tablier n’est pas exigé pour un simple contact avec le patient, et le masque ne remplace pas les gants pour le contact avec l’environnement.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 56 flashcards sur Gastro-entérite infectieuse de l’enfant.

Qu’est-ce que la gastro-entérite de l’enfant ?

Une inflammation aiguë du tube digestif.

Quel changement des selles caractérise la gastro-entérite de l’enfant ?

L’apparition brutale de selles liquides trop fréquentes, soit plus de trois par jour.

Quels virus causent principalement la gastro-entérite infectieuse de l’enfant ?

Les norovirus, les rotavirus et les adénovirus.

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