QCM : Introduction à la sémiologie médicale (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une patiente signale une fièvre apparue après le début de sa douleur. Quelle information l’interrogatoire doit-il établir au sujet de ce symptôme accompagnateur ?

La chronologie de la fièvre par rapport au début de la douleur.
L’intensité de la douleur par rapport aux antécédents familiaux.
La périodicité des poussées par rapport aux traitements des proches.
La localisation de la fièvre par rapport aux irradiations de la douleur.

La chronologie de la fièvre par rapport au début de la douleur.

Explication

L’interrogatoire recherche les symptômes accompagnateurs, tels que la fièvre, et précise leur chronologie par rapport au symptôme principal. L’intensité et la localisation caractérisent plutôt le symptôme principal; les traitements des proches ne permettent pas d’établir cette chronologie.

2. Un médecin prescrit des médicaments et réalise un acte chirurgical dans le but de soulager ou de guérir un malade. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Le traitement
Le diagnostic
Le pronostic
Le syndrome

Le traitement

Explication

Le traitement regroupe les prescriptions et les actes destinés à soulager ou guérir le malade, notamment les médicaments et la chirurgie. Le « diagnostic » rattache les signes à une maladie, le « pronostic » prévoit l’issue de celle-ci et le « syndrome » regroupe des signes cliniques.

3. Une patiente est suivie pour une maladie chronique et prend un anticoagulant ainsi qu’un antihypertenseur. Quelles informations relèvent de ses antécédents médicaux à recueillir ?

Sa maladie chronique et ses traitements actuels.
Ses facteurs de risque cardiovasculaire et ses symptômes récents.
Ses symptômes récents et les maladies de ses proches.
Ses interventions chirurgicales et ses vaccinations antérieures.

Sa maladie chronique et ses traitements actuels.

Explication

Les antécédents médicaux comprennent les pathologies chroniques et les traitements pris actuellement, dont les anticoagulants et les antihypertenseurs. Les facteurs de risque, les vaccinations et les interventions chirurgicales relèvent d’autres rubriques de l’anamnèse.

4. Un bilan de l’état général associe l’asthénie rapportée par le patient à des mesures du poids et de la pression artérielle. Pourquoi ces éléments peuvent-ils être regroupés parmi les signes généraux ?

Ils regroupent des signes propres à une seule maladie diagnostiquée
Ils traduisent l’état général mais comprennent seulement des symptômes rapportés
Ils traduisent l’état général et comprennent des signes fonctionnels et physiques
Ils traduisent l’état général mais comprennent seulement des mesures physiques

Ils traduisent l’état général et comprennent des signes fonctionnels et physiques

Explication

Les signes généraux traduisent le statut général du patient et comprennent à la fois des signes fonctionnels, comme l’asthénie rapportée, et des signes physiques, comme le poids et la pression artérielle. Les réduire à une seule catégorie ou les confondre avec un syndrome ne respecte pas cette distinction.

5. Un patient consulte pour une douleur récente et présente une maladie chronique connue. Quel rôle ses antécédents personnels jouent-ils dans l’analyse de sa plainte ?

Ils recensent les maladies présentes chez les membres de sa famille.
Ils décrivent les symptômes apparus depuis le début de la plainte.
Ils fournissent un socle médical pouvant éclairer la plainte actuelle.
Ils établissent à eux seuls le diagnostic de la plainte actuelle.

Ils fournissent un socle médical pouvant éclairer la plainte actuelle.

Explication

Les antécédents personnels forment le socle médical sur lequel s’ajoute l’histoire récente, et peuvent être liés à la plainte actuelle. Séparer les antécédents de l’histoire récente néglige ce lien; les antécédents familiaux concernent la famille; les antécédents ne posent pas à eux seuls le diagnostic.

6. Lors de l’examen d’un patient, le médecin observe d’abord, écoute ensuite les bruits thoraciques au stéthoscope, puis touche la zone douloureuse et percute le thorax. Quelles manœuvres décrit-il ?

Palpation, auscultation, inspection et percussion
Auscultation, inspection, percussion et palpation
Inspection, percussion, auscultation et palpation
Inspection, auscultation, palpation et percussion

Inspection, auscultation, palpation et percussion

Explication

L’examen physique repose sur l’inspection, la percussion, la palpation et l’auscultation : observer, écouter au stéthoscope, toucher, puis percuter sont les actions décrites. Confondre l’écoute des bruits avec la percussion ou le toucher avec l’observation mélange des manœuvres distinctes.

7. Après avoir recueilli plusieurs signes chez une patiente, le médecin les rattache à une maladie précise. Quel acte vient-il d’accomplir ?

Le syndrome
Le traitement
L’hypothèse diagnostique
Le diagnostic

Le diagnostic

Explication

Le diagnostic est l’acte par lequel le médecin rattache l’ensemble des signes à une maladie. Une « hypothèse diagnostique » propose des explications possibles, le « traitement » vise à soulager ou guérir, et le « syndrome » regroupe des signes cliniques.

8. Avant d’examiner un patient, un médecin veille à son intimité et à l’hygiène, tout en adoptant une attitude adaptée. Quelle conduite respecte la relation médecin-malade ?

Respecter l’intimité et éviter les préjugés, mais se rapprocher excessivement sans se laver les mains
Respecter l’intimité, éviter domination, préjugés et proximité excessive, puis se laver les mains
Respecter l’intimité, éviter les préjugés, mais conserver une attitude dominante et se laver les mains
Éviter domination et proximité excessive, mais porter un jugement préalable et se laver les mains

Respecter l’intimité, éviter domination, préjugés et proximité excessive, puis se laver les mains

Explication

La relation médecin-malade demande de respecter l’intimité, d’éviter la domination, les préjugés et la proximité excessive, ainsi que de se laver les mains. Une attitude « dominante », un « jugement préalable » ou l’absence de lavage des mains contrevient chacun à l’une de ces exigences.

9. Un patient consulte pour une douleur. Quelle démarche permet de caractériser précisément son symptôme principal ?

Préciser les signes physiques, les examens complémentaires et le diagnostic retenu.
Préciser sa durée, les maladies familiales, les traitements des proches et les examens déjà réalisés.
Préciser les symptômes accompagnateurs, leur chronologie et les appareils concernés.
Préciser son apparition, sa localisation, son intensité, ses irradiations et ses facteurs déclenchants ou sédatifs.

Préciser son apparition, sa localisation, son intensité, ses irradiations et ses facteurs déclenchants ou sédatifs.

Explication

L’analyse de l’histoire de la maladie caractérise le symptôme principal par sa date d’apparition, sa localisation et son intensité, ses irradiations ainsi que ses facteurs déclenchants et sédatifs. Les maladies familiales, les symptômes accompagnateurs et les examens ne remplacent pas cette caractérisation.

10. Une médecin doit choisir entre respecter la confidentialité d’un patient et divulguer ses informations à des personnes non concernées. Quel principe du serment d’Hippocrate guide directement sa conduite ?

Respecter le secret médical
Respecter ses maîtres
Garantir la guérison du patient
Assurer l’égalité des soins

Respecter le secret médical

Explication

Le respect du secret médical figure parmi les engagements du serment d’Hippocrate. L’égalité concerne l’accès aux soins, le respect des maîtres porte sur une autre obligation, et la guérison relève d’une obligation de résultats qui n’est pas celle du médecin.

11. Une douleur évolue depuis plusieurs mois, avec des épisodes d’aggravation séparés par des périodes d’amélioration. Quels éléments faut-il préciser pour décrire son évolution ?

Son caractère aigu, la durée des poussées et les symptômes familiaux.
Son caractère chronique, les facteurs déclenchants et les traitements actuels.
Son caractère chronique, la durée des rémissions et la périodicité des poussées.
Son caractère aigu, la localisation de la douleur et ses irradiations.

Son caractère chronique, la durée des rémissions et la périodicité des poussées.

Explication

L’évolution doit être qualifiée d’aiguë ou de chronique; les poussées, les rémissions, leur durée et la périodicité des poussées sont aussi à rechercher. Une évolution de plusieurs mois avec des épisodes répétés correspond au cadre chronique; les facteurs déclenchants ne remplacent pas l’étude des rémissions et de leur périodicité.

12. Une patiente raconte, pendant l’interrogatoire, la douleur et les nausées qu’elle ressent. À quelle étape recueille-t-on ces symptômes exprimés subjectivement ?

À l’examen clinique
À l’anamnèse
Aux examens complémentaires
À la synthèse syndromique

À l’anamnèse

Explication

L’anamnèse est l’interrogatoire au cours duquel le patient exprime subjectivement ses symptômes. L’« examen clinique » recherche notamment les signes physiques, les « examens complémentaires » mobilisent des explorations, et la « synthèse syndromique » regroupe les signes.

13. Lors d’une consultation, un patient décrit une fatigue, puis le médecin constate une pâleur à l’examen. Comment classer ces deux éléments, dans cet ordre ?

Signe physique, puis signe fonctionnel
Signe fonctionnel, puis signe physique
Deux signes physiques
Deux signes fonctionnels

Signe fonctionnel, puis signe physique

Explication

Un signe fonctionnel est rapporté ou ressenti subjectivement par le patient, tandis qu’un signe physique est constaté objectivement par le médecin. Traiter les deux comme subjectifs néglige l’observation clinique; les classer tous deux comme objectifs ou inverser leur ordre confond leurs modes de recueil.

14. Après des soins consciencieux et adaptés, un patient ne guérit pas. Quelle interprétation correspond à la nature de l’obligation médicale ?

L’absence de guérison établit à elle seule un manquement médical
L’obligation porte sur la guérison, indépendamment des soins
L’obligation porte sur les soins prodigués, non sur la guérison
L’obligation porte sur l’issue favorable, même sans soins adaptés

L’obligation porte sur les soins prodigués, non sur la guérison

Explication

La médecine est une obligation de moyens : elle impose de prodiguer des soins, sans garantir la guérison. Assimiler cette obligation à une promesse de résultat confond les deux notions; l’issue défavorable ne prouve pas à elle seule un manquement.

15. En sémiologie, que désigne un syndrome ?

Un regroupement homogène de signes formant un ensemble stéréotypé et reproductible
Une maladie définie par une cause unique et un mécanisme identifié
Un signe clinique isolé constaté lors de l’examen du patient
Une proposition de diagnostics possibles pour expliquer des signes cliniques

Un regroupement homogène de signes formant un ensemble stéréotypé et reproductible

Explication

Un syndrome rassemble des signes cliniques homogènes selon un tableau stéréotypé et reproductible. La « maladie définie par une cause unique » confond syndrome et maladie, la « proposition de diagnostics possibles » correspond à une hypothèse diagnostique, et le « signe clinique isolé » n’est pas un regroupement.

16. Lors de l’évaluation du risque cardiovasculaire, quelle série regroupe les facteurs cités ?

Fièvre, diabète, céphalées, obésité et tabagisme.
Hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, obésité et tabagisme.
Hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, maladie héréditaire et asthme.
Hypertension artérielle, asthme, dyslipidémie, obésité et tabagisme.

Hypertension artérielle, diabète, dyslipidémie, obésité et tabagisme.

Explication

Les facteurs cardiovasculaires cités sont l’hypertension artérielle, le diabète, la dyslipidémie, l’obésité et le tabagisme. L’asthme n’appartient pas à cette liste; la fièvre et les céphalées sont des symptômes, tandis qu’une maladie héréditaire n’est pas l’un des facteurs énumérés.

17. Lors d’un examen clinique complet, quelle liste correspond aux domaines à explorer ?

Signes fonctionnels, antécédents personnels, appareils digestif, cardiovasculaire et respiratoire, puis examens complémentaires
État général et appareils respiratoire, cardiovasculaire, digestif, uro-génital, hématologique, endocrinien, cutané, ORL et ophtalmologique
État général et appareils respiratoire, cardiovasculaire, digestif, uro-génital, hématologique, endocrinien, cutané, locomoteur et neurologique
État général et appareils respiratoire, cardiovasculaire, digestif, uro-génital, hématologique, endocrinien, cutané, locomoteur, neurologique, ORL et ophtalmologique

État général et appareils respiratoire, cardiovasculaire, digestif, uro-génital, hématologique, endocrinien, cutané, locomoteur, neurologique, ORL et ophtalmologique

Explication

L’examen complet couvre l’état général et l’ensemble des appareils cités, notamment les appareils locomoteur, ORL et ophtalmologique. La liste sans ORL ni ophtalmologie les omet, celle centrée sur les signes fonctionnels confond examen et anamnèse, et celle sans appareil locomoteur laisse de côté ce domaine.

18. Un tableau clinique cohérent est identifié chez un patient, mais plusieurs maladies pourraient en être responsables. Quelle conclusion est compatible avec la notion de syndrome ?

Ce syndrome peut traduire une ou plusieurs maladies
Ce syndrome établit le diagnostic sans autre rattachement
Ce syndrome indique l’absence de maladie identifiable
Ce syndrome désigne une maladie déterminée à lui seul

Ce syndrome peut traduire une ou plusieurs maladies

Explication

Un syndrome peut traduire une ou plusieurs maladies ; il ne désigne donc pas forcément une maladie unique. « Une maladie déterminée à lui seul » confond syndrome et maladie, « établit le diagnostic » confond regroupement syndromique et rattachement diagnostique, et « l’absence de maladie » contredit le rôle du syndrome.

19. Quelle discipline étudie les symptômes et les signes, ainsi que leur présentation pour poser un diagnostic ?

La sémiologie médicale
La pathogénie
L’étiologie
L’anamnèse

La sémiologie médicale

Explication

La sémiologie médicale étudie les symptômes et les signes ainsi que leur présentation en vue du diagnostic; le terme a été inventé pour la médecine par Hippocrate. La pathogénie concerne les mécanismes, l’étiologie les causes et l’anamnèse le recueil des souvenirs du patient.

20. Comment définit-on l’éthique médicale dans la relation entre professionnels de santé, patients et confrères ?

L’étude des maladies et de leurs causes chez les patients
L’étude des techniques utilisées pour établir un diagnostic
L’ensemble des principes et règles qui régissent leur conduite
L’ensemble des règles d’organisation des établissements de soins

L’ensemble des principes et règles qui régissent leur conduite

Explication

L’éthique médicale rassemble les principes et les règles qui encadrent la conduite des professionnels envers leurs patients et leurs confrères. L’étude des maladies relève de la pathologie, l’organisation des établissements relève de la gestion, et les techniques diagnostiques ne définissent pas l’éthique.

21. Lors d’une consultation, le médecin recueille d’abord les symptômes rapportés par le patient, puis recherche des signes physiques. Quel rôle l’anamnèse joue-t-elle dans cette démarche ?

Elle contribue au raisonnement clinique et complète l’examen clinique
Elle remplace l’examen clinique en recherchant directement les signes physiques
Elle est indépendante de l’examen clinique dans le raisonnement clinique
Elle intervient après les examens complémentaires et clôt le raisonnement clinique

Elle contribue au raisonnement clinique et complète l’examen clinique

Explication

L’anamnèse est une étape essentielle de l’apprentissage du raisonnement clinique et complète l’examen clinique, qui recherche notamment les signes physiques. « Remplace l’examen clinique » confond les deux démarches, « indépendante » nie leur complémentarité et « intervient après les examens complémentaires » inverse la place de l’anamnèse.

22. Après avoir relevé plusieurs signes concernant un même appareil, quelle démarche convient pour conclure l’examen clinique ?

Les énumérer séparément sans regroupement, puis orienter les examens complémentaires nécessaires
Les organiser en problèmes posés ou en syndromes, puis orienter les examens complémentaires nécessaires
Les organiser en problèmes posés ou en syndromes, puis demander un bilan général systématique
Les réunir avec les signes d’autres appareils en un syndrome, puis choisir un traitement

Les organiser en problèmes posés ou en syndromes, puis orienter les examens complémentaires nécessaires

Explication

La conclusion regroupe les signes relevant d’un même appareil en problèmes posés ou, si possible, en syndromes, puis guide le choix des examens complémentaires nécessaires. L’énumération sans organisation omet le regroupement, le syndrome inter-appareils ne respecte pas le regroupement par appareil, et le bilan général systématique ne correspond pas à une demande orientée.

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Que désigne l’éthique médicale ?

L’ensemble des principes et des règles régissant la conduite des professionnels de santé envers leurs patients et leurs confrères.

Quels devoirs le serment d’Hippocrate impose-t-il envers les maîtres ?

Le respect des maîtres.

Quel principe de soins le serment d’Hippocrate affirme-t-il ?

L’égalité des soins.

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