QCM : Physiologie respiratoire (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les caractéristiques de l’interface alvéolo-capillaire, quelles propositions sont exactes ?

L’épaisseur de cette interface est inférieure à un micron, favorisant les échanges gazeux.
Chez un adulte, sa surface d’échange est estimée entre 80 et 100 mètres carrés.
La surface d’échange alvéolo-capillaire est très étendue, tout en présentant une faible épaisseur.
La surface de section cumulée des voies aériennes atteint environ 800 000 centimètres carrés aux sacs alvéolaires.
Au fil des subdivisions bronchiques, la surface de section cumulée augmente progressivement.

L’épaisseur de cette interface est inférieure à un micron, favorisant les échanges gazeux. · Chez un adulte, sa surface d’échange est estimée entre 80 et 100 mètres carrés. · La surface d’échange alvéolo-capillaire est très étendue, tout en présentant une faible épaisseur. · La surface de section cumulée des voies aériennes atteint environ 800 000 centimètres carrés aux sacs alvéolaires. · Au fil des subdivisions bronchiques, la surface de section cumulée augmente progressivement.

Explication

L’interface alvéolo-capillaire couvre environ 80 à 100 mètres carrés et son épaisseur est inférieure à un micron. La surface de section cumulée augmente avec les subdivisions et atteint environ 800 000 centimètres carrés aux sacs alvéolaires ; ces caractéristiques décrivent une surface étendue et mince.

2. Le trajet vasculaire pulmonaire accompagne les ramifications bronchiques jusqu’aux alvéoles :

Après le passage capillaire alvéolaire, le sang rejoint des veinules pulmonaires.
Le sang rejoint les veines pulmonaires puis le cœur gauche après son passage capillaire.
Les veines pulmonaires ramènent le sang vers le cœur droit après son passage alvéolaire.
Les artères pulmonaires se ramifient en suivant les subdivisions bronchiques jusqu’aux capillaires alvéolaires.
Les artères pulmonaires conduisent le sang des capillaires alvéolaires vers les veinules pulmonaires.

Après le passage capillaire alvéolaire, le sang rejoint des veinules pulmonaires. · Le sang rejoint les veines pulmonaires puis le cœur gauche après son passage capillaire. · Les artères pulmonaires se ramifient en suivant les subdivisions bronchiques jusqu’aux capillaires alvéolaires.

Explication

Les artères pulmonaires suivent les subdivisions bronchiques jusqu’aux capillaires alvéolaires, puis le sang gagne les veinules et veines pulmonaires vers le cœur gauche. Le retour vers les veinules ne se fait pas par les artères pulmonaires, et le retour veineux pulmonaire mène au cœur gauche, non au cœur droit.

3. Au repos, un sujet respire calmement, puis réalise une inspiration et une expiration forcées :

Le volume courant correspond à l’air restant dans les poumons après une expiration forcée.
Le volume d’air entrant et sortant à chaque cycle respiratoire correspond au volume courant.
La capacité vitale représente le volume maximal mobilisable entre inspiration et expiration forcées.
La capacité vitale désigne le volume qui demeure après une expiration forcée.
Au repos, le volume courant est d’environ 500 millilitres par cycle.

Le volume d’air entrant et sortant à chaque cycle respiratoire correspond au volume courant. · La capacité vitale représente le volume maximal mobilisable entre inspiration et expiration forcées. · Au repos, le volume courant est d’environ 500 millilitres par cycle.

Explication

Le volume courant entre et sort à chaque cycle et vaut environ 500 millilitres au repos. La capacité vitale est le volume maximal mobilisable entre les extrêmes inspiratoire et expiratoire forcés ; l’air restant après une expiration forcée est le volume résiduel.

4. Après une expiration forcée, l’évaluation des volumes pulmonaires conduit aux propositions suivantes :

La capacité pulmonaire totale s’obtient en additionnant capacité vitale et volume résiduel.
Le volume résiduel est l’air qui persiste dans les poumons après l’expiration forcée.
Le volume résiduel correspond à l’air expulsé pendant une expiration forcée.
La capacité vitale vaut environ 1,5 litre après une expiration forcée.
Le volume résiduel vaut environ 4,5 litres après une expiration forcée.

La capacité pulmonaire totale s’obtient en additionnant capacité vitale et volume résiduel. · Le volume résiduel est l’air qui persiste dans les poumons après l’expiration forcée.

Explication

Le volume résiduel reste dans les poumons après une expiration forcée et vaut environ 1,5 litre, tandis que la capacité vitale vaut environ 4,5 litres. La capacité pulmonaire totale s’obtient en additionnant la capacité vitale et le volume résiduel : elle ne correspond ni à leur différence ni au volume expulsé pendant l’expiration forcée.

5. Au repos, une personne présente un volume courant de 0,5 litre et une fréquence respiratoire de 12 cycles par minute :

La capacité pulmonaire totale s’obtient directement par pneumotachographe sans mesure complémentaire.
La pléthysmographie sert principalement à mesurer le volume courant mobilisé à chaque cycle.
Un pneumotachographe permet de mesurer des volumes mobilisables comme le volume courant.
Sa ventilation externe vaut 6 litres par minute selon le produit volume courant-fréquence.
La ventilation externe se calcule en multipliant le volume courant par la fréquence respiratoire.

Un pneumotachographe permet de mesurer des volumes mobilisables comme le volume courant. · Sa ventilation externe vaut 6 litres par minute selon le produit volume courant-fréquence. · La ventilation externe se calcule en multipliant le volume courant par la fréquence respiratoire.

Explication

La ventilation externe vaut 0,5 L×12 min−1=6 L/min0{,}5 \, \text{L} \times 12 \, \text{min}^{-1} = 6 \, \text{L/min}. Le pneumotachographe mesure les volumes mobilisables, tandis que la pléthysmographie permet notamment d’obtenir la capacité pulmonaire totale, qui n’est pas mesurée directement par pneumotachographe.

6. Lorsqu’une partie de l’air inspiré n’échange pas de gaz, quelle(s) proposition(s) décrit(vent) le volume mort physiologique ?

Il comprend l’espace mort anatomique des voies aériennes sans échanges gazeux.
Il désigne l’espace mort anatomique sans inclure les alvéoles non perfusées.
Il représente environ 500 millilitres dans les voies aériennes sans échanges gazeux.
Il inclut le volume des alvéoles ventilées mais non perfusées.
Des alvéoles ventilées mais peu perfusées, notamment aux apex, contribuent à cette composante.

Il comprend l’espace mort anatomique des voies aériennes sans échanges gazeux. · Il inclut le volume des alvéoles ventilées mais non perfusées. · Des alvéoles ventilées mais peu perfusées, notamment aux apex, contribuent à cette composante.

Explication

Le volume mort physiologique comprend l’espace mort anatomique des voies aériennes et les alvéoles ventilées mais non perfusées. Des alvéoles ventilées mais peu perfusées, notamment aux apex, contribuent à cette composante. Les alvéoles perfusées mais non ventilées ne la constituent pas, et le volume mort anatomique est d’environ 150 millilitres, non 500 millilitres. Le volume mort physiologique ne se limite pas à l’espace anatomique.

7. Chez un patient évalué par cathétérisme cardiaque droit, quelles propositions concernant les pressions pulmonaires sont exactes ?

La pression artérielle pulmonaire occluse reflète la pression veineuse pulmonaire.
La PAPO est mesurée par cathétérisme cardiaque gauche.
La circulation pulmonaire présente une pression plus faible que la circulation systémique.
L’occlusion permet à la pression mesurée à l’extrémité du cathéter de transmettre celle du compartiment veineux pulmonaire.
La circulation pulmonaire fonctionne à une pression supérieure à celle de la circulation systémique.

La pression artérielle pulmonaire occluse reflète la pression veineuse pulmonaire. · La circulation pulmonaire présente une pression plus faible que la circulation systémique. · L’occlusion permet à la pression mesurée à l’extrémité du cathéter de transmettre celle du compartiment veineux pulmonaire.

Explication

La circulation pulmonaire est à basse pression par rapport à la circulation systémique. La PAPO, obtenue par cathétérisme droit, reflète la pression veineuse pulmonaire grâce à la transmission de pression lors de l’occlusion; elle ne nécessite pas un cathétérisme gauche.

8. Chez une personne présentant une pneumonie localisée puis une hypoxémie généralisée, cochez les propositions exactes :

La vasoconstriction liée à l’hypoxémie augmente l’effet shunt dans la zone atteinte.
L’hypoxémie provoque une vasoconstriction des vaisseaux pulmonaires dans les territoires concernés.
Une hypoxémie localisée provoque une vasodilatation des vaisseaux pulmonaires concernés.
La vasoconstriction localisée réduit l’effet shunt en diminuant la perfusion des zones mal ventilées.
Une hypoxémie généralisée peut entraîner une vasoconstriction pulmonaire généralisée.

L’hypoxémie provoque une vasoconstriction des vaisseaux pulmonaires dans les territoires concernés. · La vasoconstriction localisée réduit l’effet shunt en diminuant la perfusion des zones mal ventilées. · Une hypoxémie généralisée peut entraîner une vasoconstriction pulmonaire généralisée.

Explication

L’hypoxémie déclenche une vasoconstriction pulmonaire; lorsqu’elle est localisée, celle-ci réduit la perfusion des zones peu ventilées et diminue l’effet shunt. Si l’hypoxémie est globale, la vasoconstriction devient généralisée; une vasodilatation locale ou une augmentation du shunt ne correspond pas au mécanisme décrit.

9. Les pressions partielles de CO₂ sont de 40 mmHg dans l’alvéole et de 47 mmHg dans le sang veineux entrant. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le CO₂ diffuse de l’alvéole vers le sang veineux entrant dans le capillaire pulmonaire.
La pression partielle alvéolaire en CO₂ dépasse celle du sang veineux entrant.
La pression partielle sanguine en CO₂ est supérieure à la pression alvéolaire dans cette situation.
Le gradient de pression entraîne une diffusion du CO₂ du sang veineux vers l’alvéole.
Le CO₂ suit le sens de diffusion de l’oxygène, de l’alvéole vers le sang.

La pression partielle sanguine en CO₂ est supérieure à la pression alvéolaire dans cette situation. · Le gradient de pression entraîne une diffusion du CO₂ du sang veineux vers l’alvéole.

Explication

La pression partielle en CO₂ est plus élevée dans le sang entrant (47 mmHg) que dans l’alvéole (40 mmHg), ce qui entraîne sa diffusion vers l’alvéole. Le sens de diffusion est donc opposé à celui proposé pour l’oxygène.

10. Concernant le transport de l’oxygène dans le sang :

Le fer de l’hème fixe l’oxygène de manière irréversible dans le sang.
L’oxygène lié à l’hémoglobine ne représente qu’une faible fraction du contenu sanguin.
Une fraction importante de l’oxygène sanguin circule dissoute dans le plasma.
L’hémoglobine comprend quatre chaînes, dont trois alpha et une bêta.
La plus grande partie de l’oxygène sanguin est transportée liée à l’hémoglobine.

La plus grande partie de l’oxygène sanguin est transportée liée à l’hémoglobine.

Explication

L’oxygène est majoritairement lié à l’hémoglobine, tandis que sa fraction dissoute est faible. L’hémoglobine comporte deux chaînes alpha et deux bêta, et la fixation de l’oxygène par le fer est réversible.

11. Dans les tissus d’un patient, la température et la PCO₂ augmentent tandis que le pH baisse. Quelle évolution de l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène est attendue ?

L’augmentation de la température favorise une diminution de cette affinité.
Une hausse de la PCO₂ réduit également l’affinité pour l’oxygène.
Une diminution du pH renforce l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
Une hausse de la concentration en 2,3-DPG augmente l’affinité pour l’oxygène.
La baisse du pH réduit l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.

L’augmentation de la température favorise une diminution de cette affinité. · Une hausse de la PCO₂ réduit également l’affinité pour l’oxygène. · La baisse du pH réduit l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.

Explication

Une baisse du pH, une hausse de la température et une hausse de la PCO₂ diminuent toutes l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène. Une hausse du 2,3-DPG la diminue aussi, et non l’inverse.

12. À propos de l’effet Bohr, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une baisse du pH contribue à la diminution de cette affinité.
Une hausse du CO₂ accroît l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
L’effet Bohr désigne une moindre fixation de l’oxygène par l’hémoglobine.
Une hausse du CO₂ diminue l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.
Une baisse du CO₂ associée à un pH plus faible définit l’effet Bohr.

Une baisse du pH contribue à la diminution de cette affinité. · L’effet Bohr désigne une moindre fixation de l’oxygène par l’hémoglobine. · Une hausse du CO₂ diminue l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène.

Explication

L’effet Bohr correspond à la réduction de l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène sous l’effet d’une hausse du CO₂ et d’une baisse du pH. Une baisse du CO₂ ou une hausse de l’affinité ne décrit donc pas cet effet.

13. Un phénomène augmente la concentration sanguine en ions H⁺. Concernant le pH et la transformation du CO₂ :

Le pH se calcule comme le logarithme décimal positif de la concentration en H⁺.
L’anhydrase carbonique accélère la transformation du CO₂ dans le plasma.
Une hausse de la concentration en H⁺ tend à augmenter le pH sanguin.
L’augmentation de la concentration en H⁺ entraîne une baisse du pH.
L’anhydrase carbonique catalyse la formation de bicarbonates à partir d’oxygène et d’eau.

L’augmentation de la concentration en H⁺ entraîne une baisse du pH.

Explication

Selon pH=−log⁡10[H+]\mathrm{pH = -\log_{10}[H^+]}, l’augmentation de la concentration en H⁺ fait diminuer le pH. L’anhydrase carbonique accélère la réaction entre le CO₂ et l’eau dans les globules rouges, et non dans le plasma, et ne transforme pas l’oxygène.

14. Lors du transport du CO₂, les globules rouges produisent des bicarbonates qui gagnent le plasma. Concernant ces échanges :

Les bicarbonates sont majoritairement formés dans le plasma avant d’entrer dans les globules rouges.
Lors du déplacement chlorure, les bicarbonates entrent dans les globules rouges tandis que le chlorure en sort.
Les bicarbonates représentent environ 40 % du CO₂ transporté dans le sang.
Les bicarbonates représentent environ 60 % du CO₂ transporté dans le sang.
Le déplacement chlorure fait entrer des ions chlorure dans les globules rouges.

Les bicarbonates représentent environ 60 % du CO₂ transporté dans le sang. · Le déplacement chlorure fait entrer des ions chlorure dans les globules rouges.

Explication

Les bicarbonates représentent environ 60 % du CO₂ transporté et sont majoritairement produits dans les globules rouges avant de diffuser vers le plasma. Le déplacement chlorure échange leur sortie contre l’entrée d’ions chlorure ; les proportions et le sens d’échange proposés autrement sont incorrects.

15. Chez un patient dont le sang veineux arrive aux poumons, quelles propositions décrivent le transport du dioxyde de carbone ?

L’oxygénation pulmonaire de l’hémoglobine renforce sa fixation du dioxyde de carbone.
Une ventilation diminuée favorise l’élimination du dioxyde de carbone et tend à relever le pH.
L’hémoglobine désoxygénée fixe davantage de dioxyde de carbone que l’hémoglobine oxygénée.
La désoxygénation de l’hémoglobine facilite la libération du dioxyde de carbone dans les tissus.
Une ventilation accrue élimine davantage de dioxyde de carbone et tend à augmenter le pH sanguin.

L’hémoglobine désoxygénée fixe davantage de dioxyde de carbone que l’hémoglobine oxygénée. · Une ventilation accrue élimine davantage de dioxyde de carbone et tend à augmenter le pH sanguin.

Explication

L’hémoglobine désoxygénée fixe davantage de CO₂, et son oxygénation dans les poumons facilite la libération du CO₂ : les propositions correspondantes sont exactes. Une ventilation accrue augmente l’élimination du CO₂ et tend à élever le pH ; à l’inverse, une ventilation diminuée favorise sa rétention et abaisse le pH.

16. Lors d’une inspiration calme, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La pression alvéolaire augmente au début de l’inspiration et dépasse la pression atmosphérique.
L’air entre dans les poumons lorsque la pression alvéolaire dépasse la pression atmosphérique.
Les structures élastiques, dont le parenchyme pulmonaire, participent au système passif.
La contraction inspiratoire abaisse le diaphragme et augmente le volume thoracique.
Les muscles respiratoires constituent le système actif de la ventilation.

Les structures élastiques, dont le parenchyme pulmonaire, participent au système passif. · La contraction inspiratoire abaisse le diaphragme et augmente le volume thoracique. · Les muscles respiratoires constituent le système actif de la ventilation.

Explication

La contraction du diaphragme augmente le volume thoracique, et les muscles respiratoires forment le système actif tandis que les structures élastiques participent au système passif. À l’inspiration, la pression alvéolaire diminue sous la pression atmosphérique, ce qui fait entrer l’air.

17. Au repos, chez une personne qui expire normalement, quelles propositions concernant la mécanique ventilatoire sont exactes ?

Le relâchement des muscles inspiratoires contribue à diminuer le volume pulmonaire.
L’expiration de repos résulte principalement de la contraction des muscles expiratoires.
Le recul élastique augmente le volume pulmonaire et fait entrer l’air.
Les motoneurones phréniques se situent principalement aux segments médullaires C1 à C3.
La commande motrice du diaphragme passe par les nerfs phréniques issus principalement de C3 à C5.

Le relâchement des muscles inspiratoires contribue à diminuer le volume pulmonaire. · La commande motrice du diaphragme passe par les nerfs phréniques issus principalement de C3 à C5.

Explication

Au repos, le relâchement des muscles inspiratoires et le recul élastique diminuent le volume pulmonaire ; l’air sort lorsque la pression alvéolaire dépasse la pression atmosphérique. Le diaphragme est commandé par les nerfs phréniques, dont les motoneurones se situent principalement en C3 à C5.

18. Parmi les propositions suivantes concernant les muscles inspiratoires accessoires, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les intercostaux externes peuvent participer à l’inspiration comme muscles accessoires.
Les sternocléidomastoïdiens peuvent contribuer à augmenter le volume de la cage thoracique.
Les scalènes peuvent être recrutés lorsque les besoins ventilatoires augmentent.
Les muscles abdominaux appartiennent aux muscles inspiratoires accessoires décrits.
Les intercostaux internes figurent parmi les muscles inspiratoires accessoires cités.

Les intercostaux externes peuvent participer à l’inspiration comme muscles accessoires. · Les sternocléidomastoïdiens peuvent contribuer à augmenter le volume de la cage thoracique. · Les scalènes peuvent être recrutés lorsque les besoins ventilatoires augmentent.

Explication

Les intercostaux externes, les scalènes et les sternocléidomastoïdiens font partie des muscles inspiratoires accessoires et peuvent contribuer à augmenter le volume thoracique. Les intercostaux internes et les muscles abdominaux ne figurent pas dans cette liste.

19. Lors d’une toux, quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) correctement l’action des muscles abdominaux ?

Leur action caractérise principalement l’expiration passive au repos.
Le déplacement du diaphragme vers le haut contribue à augmenter la pression alvéolaire.
Leur contraction augmente la pression intra-abdominale et pousse le diaphragme vers le haut.
Leur contraction abaisse le diaphragme et réduit la pression intra-abdominale.
La contraction abdominale diminue la pression intrathoracique et freine l’expulsion d’air.

Le déplacement du diaphragme vers le haut contribue à augmenter la pression alvéolaire. · Leur contraction augmente la pression intra-abdominale et pousse le diaphragme vers le haut.

Explication

Lors d’une expiration forcée comme la toux, les muscles abdominaux augmentent la pression intra-abdominale et poussent le diaphragme vers le haut, ce qui contribue à élever les pressions intrathoracique et alvéolaire. Leur action n’abaisse pas le diaphragme et ne caractérise pas l’expiration passive de repos.

20. Un patient atteint d’emphysème sévère et de BPCO expire à lèvres pincées ; quelles propositions sont exactes ?

L’expiration à lèvres pincées crée une pression négative qui favorise la fermeture des voies aériennes.
La perte d’élasticité peut favoriser le collapsus des voies aériennes distales pendant l’expiration.
La destruction du parenchyme pulmonaire réduit l’élasticité et augmente la compliance pulmonaire.
L’expiration à lèvres pincées produit une pression expiratoire positive qui aide à garder les voies aériennes ouvertes.
L’emphysème sévère diminue la compliance pulmonaire et renforce le recul élastique.

La perte d’élasticité peut favoriser le collapsus des voies aériennes distales pendant l’expiration. · La destruction du parenchyme pulmonaire réduit l’élasticité et augmente la compliance pulmonaire. · L’expiration à lèvres pincées produit une pression expiratoire positive qui aide à garder les voies aériennes ouvertes.

Explication

Dans l’emphysème sévère, la destruction du parenchyme réduit l’élasticité et augmente la compliance, ce qui favorise le collapsus des voies aériennes distales à l’expiration. L’expiration à lèvres pincées crée une pression expiratoire positive qui aide à maintenir ces voies ouvertes.

21. Une personne présentant une cyphoscoliose reste allongée pour un examen. Concernant sa compliance respiratoire et sa CRF :

La position allongée est généralement associée à une diminution de la capacité résiduelle fonctionnelle.
L’obésité augmente généralement la compliance du système respiratoire.
La cyphoscoliose peut diminuer la compliance du système respiratoire et rendre son expansion plus difficile.
La cyphoscoliose augmente la compliance respiratoire et facilite l’expansion du système thoracopulmonaire.
La diminution de compliance liée à la cyphoscoliose peut réduire la capacité résiduelle fonctionnelle.

La position allongée est généralement associée à une diminution de la capacité résiduelle fonctionnelle. · La cyphoscoliose peut diminuer la compliance du système respiratoire et rendre son expansion plus difficile. · La diminution de compliance liée à la cyphoscoliose peut réduire la capacité résiduelle fonctionnelle.

Explication

La cyphoscoliose diminue la compliance, ce qui peut rendre l’expansion difficile et réduire la CRF. L’obésité diminue également la compliance du système respiratoire, au lieu de l’augmenter. La CRF diminue généralement en position allongée ; les propositions inversant ces effets sont donc inexactes.

22. Concernant la répartition des résistances dans l’arbre respiratoire en conditions physiologiques habituelles, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les bronches de moyen calibre contribuent peu à la résistance totale dans les conditions physiologiques habituelles.
Les petites voies aériennes ont un faible diamètre individuel, mais leurs nombreuses branches augmentent la section totale.
Les bronches de moyen calibre contribuent de manière importante à la résistance totale de l’arbre respiratoire.
Les petites voies aériennes périphériques normales contribuent fortement à la résistance totale en raison de leur faible diamètre individuel.
Les branches périphériques disposées en parallèle limitent la contribution des petites voies aériennes à la résistance totale.

Les petites voies aériennes ont un faible diamètre individuel, mais leurs nombreuses branches augmentent la section totale. · Les bronches de moyen calibre contribuent de manière importante à la résistance totale de l’arbre respiratoire. · Les branches périphériques disposées en parallèle limitent la contribution des petites voies aériennes à la résistance totale.

Explication

Les petites voies aériennes ont un diamètre individuel réduit, mais leur grand nombre en parallèle accroît la section totale et limite leur contribution à la résistance. Les bronches de moyen calibre contribuent, elles, de façon importante à la résistance totale habituelle.

23. Chez un patient atteint d’emphysème, quelles propositions décrivent correctement les mécanismes susceptibles d’accroître la résistance des voies aériennes ?

La contraction du muscle lisse bronchique réduit le calibre des bronches et accroît la résistance à l’air.
La perte de recul élastique favorise la compression dynamique des voies aériennes pendant l’expiration.
La compression dynamique concerne surtout l’inspiration et les régions proximales soutenues par du cartilage.
La contraction du muscle lisse bronchique élargit les bronches et réduit leur résistance à l’écoulement.
La perte de recul élastique liée à l’emphysème limite le collapsus bronchique expiratoire.

La contraction du muscle lisse bronchique réduit le calibre des bronches et accroît la résistance à l’air. · La perte de recul élastique favorise la compression dynamique des voies aériennes pendant l’expiration.

Explication

Dans l’emphysème, la perte de recul élastique favorise le collapsus dynamique, surtout à l’expiration dans les régions distales sans soutien cartilagineux. La contraction du muscle lisse réduit le calibre bronchique et augmente la résistance ; les propositions inversant ces mécanismes sont fausses.

24. Chez une personne debout, quelles propositions décrivent les gradients pulmonaires de perfusion et de ventilation ?

Les apex pulmonaires sont généralement mieux perfusés que les bases, mais moins bien ventilés.
Les bases pulmonaires sont généralement moins bien ventilées que les apex, tandis que les apex sont mieux perfusés.
La perfusion est généralement plus importante aux apex, tandis que la ventilation prédomine aux bases.
Les bases pulmonaires sont généralement mieux perfusées que les apex et également mieux ventilées.
Les apex pulmonaires sont généralement mieux perfusés que les bases et mieux ventilés.

Les bases pulmonaires sont généralement mieux perfusées que les apex et également mieux ventilées.

Explication

En position debout, les bases pulmonaires sont mieux perfusées que les apex et sont également généralement mieux ventilées. Les apex ne sont donc pas mieux perfusés que les bases, et les bases ne sont pas moins bien ventilées que les apex. La perfusion ne prédomine pas aux apex tandis que la ventilation prédomine aux bases. Les bases sont mieux perfusées et mieux ventilées que les apex. Les apex ne sont donc pas mieux perfusés et mieux ventilés que les bases.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 71 flashcards sur Physiologie respiratoire.

Quel volume représente le volume mort anatomique ?

Environ 150 millilitres.

Quel air constitue le volume mort anatomique ?

L’air des voies aériennes qui ne participe pas aux échanges gazeux.

Quelle est la surface d’échange alvéolo-capillaire ?

Environ 80 à 100 m².

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