QCM : Infectiologie et prévention (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez un patient dont l’antibiothérapie doit commencer rapidement, quel ordre respecter pour les prélèvements microbiologiques indiqués ?

Les réaliser après la première dose d’antibiotique
Les réaliser après une amélioration clinique
Les réaliser avant la première dose d’antibiotique
Réaliser les hémocultures après le début du traitement

Les réaliser avant la première dose d’antibiotique

Explication

Les prélèvements microbiologiques, notamment les hémocultures, l’ECBU et les ponctions, doivent précéder l’antibiothérapie. Commencer par la première dose inverse cet ordre, attendre l’amélioration retarde les prélèvements, et réserver les hémocultures à l’après-traitement ne respecte pas la règle.

2. Un patient infecté présente une pression artérielle moyenne de 65 mmHg et des lactates à 2,4. Quelle classification correspond à ces données ?

Une absence de critère lié aux lactates
Un choc septique
Un signe de gravité du sepsis sans choc septique
Un sepsis sans critère hémodynamique associé

Un choc septique

Explication

Le choc septique est défini par une PAM inférieure ou égale à 65 mmHg et des lactates supérieurs à 2 ; les deux seuils sont atteints ici. Une PAM strictement inférieure à 65 correspond au seuil distinct d’un signe de gravité, tandis que des lactates égaux ou inférieurs à 2 ne dépasseraient pas le seuil requis.

3. Une personne présente une fièvre associée à un purpura. Quelle conduite interprétative s’impose face à cette association ?

Évoquer une infection cutanée bénigne, sans urgence absolue
Évoquer un purpura isolé, sans urgence particulière
Évoquer un méningocoque et un purpura fulminans, urgence absolue
Évoquer une infection virale respiratoire, sans urgence absolue

Évoquer un méningocoque et un purpura fulminans, urgence absolue

Explication

L’association fièvre-purpura évoque un méningocoque et un purpura fulminans, qui constitue une urgence absolue. L’interprétation comme infection cutanée bénigne, maladie respiratoire virale ou purpura isolé méconnaît cette association alarmante.

4. Quel tableau clinique associe les manifestations classiques de la méningite ?

Fièvre, céphalées et raideur de nuque
Fièvre, céphalées et souffle cardiaque
Fièvre, céphalées et râles crépitants
Fièvre, sibilants et raideur de nuque

Fièvre, céphalées et raideur de nuque

Explication

La méningite associe classiquement fièvre, céphalées et raideur de nuque. Le souffle évoque plutôt l’endocardite, les sibilants la bronchiolite, et les râles crépitants la pneumonie.

5. Un enfant de 18 mois atteint de bronchiolite présente une SpO2 de 91 %. Quelle mesure de prise en charge est indiquée ?

Administrer de l’oxygène, avec désencombrement rhinopharyngé et prises fractionnées
Réserver l’oxygène à une SpO2 inférieure à 90 %, avec prises fractionnées
Ajouter une kinésithérapie respiratoire au désencombrement et aux prises fractionnées
Donner un médicament à la place du désencombrement et des prises fractionnées

Administrer de l’oxygène, avec désencombrement rhinopharyngé et prises fractionnées

Explication

Chez l’enfant atteint de bronchiolite, l’oxygène est indiqué si la SpO2 est inférieure à 92 %, et la prise en charge repose aussi sur le désencombrement rhinopharyngé et le fractionnement des prises. Le seuil de 90 % est trop bas, et la kinésithérapie ainsi que les médicaments ne font pas partie des mesures indiquées.

6. Une personne présente une fièvre et une douleur lombaire évocatrices d’une pyélonéphrite. Quel examen et quelle durée de traitement correspondent à cette situation ?

Une bandelette urinaire seule et une dose de fosfomycine
Une bandelette urinaire seule et un traitement de 10 à 14 jours
Un ECBU et un traitement de 10 à 14 jours
Un ECBU et une dose unique de fosfomycine

Un ECBU et un traitement de 10 à 14 jours

Explication

La fièvre associée à une lombalgie évoque une pyélonéphrite, qui nécessite un ECBU et un traitement de 10 à 14 jours. La bandelette seule et la fosfomycine correspondent à la cystite; les autres choix associent à tort des éléments des deux prises en charge.

7. Un patient présente une pyélonéphrite obstructive. Quelle conduite urgente est nécessaire ?

Réaliser un drainage urgent
Attendre la fin du traitement avant le drainage
Surveiller l’obstruction sans intervention urgente
Prescrire 14 jours de traitement pour prostatite

Réaliser un drainage urgent

Explication

Une pyélonéphrite obstructive nécessite un drainage urgent afin de traiter l’obstruction. Les 14 jours de traitement concernent l’infection urinaire masculine considérée comme une prostatite; la surveillance ou le report du drainage ne répondent pas à l’urgence.

8. Une personne atteinte d’hépatite présente un TP à 45 % et une encéphalopathie. Quel diagnostic répond à la définition donnée par ces signes ?

Une hépatite fulminante
Une hépatite aiguë sans encéphalopathie
Une hépatite fulminante avec un TP supérieur à 50 %
Une hépatite chronique sans signe de gravité

Une hépatite fulminante

Explication

L’hépatite fulminante est définie par l’association d’un TP inférieur à 50 % et d’une encéphalopathie; les deux signes sont présents ici. Un TP supérieur au seuil ou l’absence d’encéphalopathie ne satisfait pas cette définition.

9. Une personne présente une douleur cutanée disproportionnée à l’examen. Quelle prise en charge faut-il envisager si une fasciite nécrosante est suspectée ?

Une chirurgie en moins de 24 heures
Un traitement antibiotique sans intervention chirurgicale urgente
Une chirurgie après 24 heures de surveillance
La manipulation de la lésion pour en évacuer le contenu

Une chirurgie en moins de 24 heures

Explication

Une douleur disproportionnée évoque une fasciite nécrosante, qui nécessite une chirurgie en moins de 24 heures. Le report de l’intervention retarde la prise en charge; manipuler la lésion confond cette suspicion avec un furoncle, qui ne doit pas être manipulé.

10. Lors d’un examen cutané, une lésion rouge pâlit sous la pression d’une lame transparente. Quelle description correspond à ce signe ?

Un purpura qui s’efface à la vitropression
Un purpura qui forme des vésicules sous la pression
Un érythème qui s’efface à la vitropression
Un érythème qui ne s’efface pas à la vitropression

Un érythème qui s’efface à la vitropression

Explication

L’érythème s’efface à la vitropression, contrairement au purpura, qui persiste. Confondre érythème et purpura inverse cette distinction; les vésicules et la pigmentation ne définissent pas le résultat de la vitropression.

11. Une équipe comptabilise les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic de maladie durant une période donnée. Quel indicateur décrit ce décompte de nouveaux cas ?

L’incidence
Le nombre de reproduction de base
La létalité
La prévalence à un instant donné

L’incidence

Explication

L’incidence dénombre les nouveaux cas, tandis que la prévalence porte sur tous les cas à un instant donné. La létalité rapporte les décès aux cas, et le nombre de reproduction de base concerne les personnes infectées par un cas.

12. À une date précise, un registre recense toutes les personnes vivant avec une maladie, qu’elles aient été diagnostiquées récemment ou non. Quel indicateur est ainsi mesuré ?

La létalité parmi les cas
Le nombre de reproduction de base
L’incidence durant une période
La prévalence à cet instant

La prévalence à cet instant

Explication

La prévalence correspond à tous les cas d’une maladie présents à un instant donné. L’incidence compte les nouveaux cas, la létalité rapporte les décès aux cas, et le nombre de reproduction de base décrit les personnes infectées par un cas.

13. Chez une personne suivie pour le VIH, quelle interprétation associe correctement les deux résultats biologiques mesurés ?

Les CD4 indiquent la transmission et la charge virale le risque d’infection opportuniste
Les CD4 indiquent l’intensité de la réplication et la charge virale le capital immunitaire
Les CD4 indiquent le capital immunitaire et la charge virale l’intensité de la réplication
Les CD4 indiquent la durée d’infection et la charge virale le nombre de cellules ciblées

Les CD4 indiquent le capital immunitaire et la charge virale l’intensité de la réplication

Explication

Le VIH cible les lymphocytes CD4; leur nombre renseigne sur le capital immunitaire, tandis que la charge virale mesure l’intensité de la réplication. L’inversion des deux mesures est la confusion centrale; la transmission et la durée d’infection ne sont pas leurs rôles respectifs.

14. Une personne vivant avec le VIH présente un taux de CD4 de 180/mm³, sans infection opportuniste diagnostiquée. Quelle conclusion respecte les critères de définition du stade SIDA ?

Toute infection par le VIH correspond au stade SIDA, quel que soit le taux de CD4
Le seuil de CD4 est critique, mais le stade SIDA est défini par une infection opportuniste
Une charge virale élevée définit le stade SIDA en l’absence d’infection opportuniste
Le seuil de CD4 suffit à lui seul à définir le stade SIDA

Le seuil de CD4 est critique, mais le stade SIDA est défini par une infection opportuniste

Explication

Un taux de CD4 inférieur à 200/mm³ constitue un seuil critique, mais le stade SIDA est défini par la présence d’une infection opportuniste. Confondre seuil critique et définition du stade, ou assimiler celui-ci à toute infection par le VIH, ne respecte pas ces critères.

15. Une personne sous traitement maintient une charge virale indétectable, inférieure à 50 copies/mL. Que signifie U = U concernant la transmission du VIH ?

Un taux de CD4 supérieur à 200/mm³ empêche la transmission du VIH
Une sérologie négative après traitement empêche la transmission du VIH
La charge virale indétectable empêche la transmission du VIH
La charge virale indétectable réduit la transmission sans l’empêcher

La charge virale indétectable empêche la transmission du VIH

Explication

U = U signifie qu’une charge virale indétectable, définie ici comme inférieure à 50 copies/mL, empêche la transmission du VIH. Une simple réduction de la transmission ou un seuil de CD4 ne correspond pas à cette règle.

16. Une personne réalise un autotest du VIH trois semaines après une exposition et obtient un résultat positif. Quelle interprétation associe correctement la fenêtre de dépistage et la confirmation ?

La fenêtre de l’autotest est de trois mois et son résultat positif établit le diagnostic sans confirmation
La fenêtre de l’autotest est de trois mois et un résultat positif doit être confirmé par Western-Blot
La fenêtre de l’autotest est de six semaines et son résultat positif établit le diagnostic sans confirmation
La fenêtre de l’autotest est de six semaines et un résultat positif doit être confirmé par Western-Blot

La fenêtre de l’autotest est de trois mois et un résultat positif doit être confirmé par Western-Blot

Explication

L’autotest a une fenêtre de trois mois, et un résultat positif doit être confirmé par Western-Blot; un résultat obtenu trois semaines après l’exposition ne suffit donc pas à conclure. La fenêtre de six semaines concerne la sérologie ELISA de quatrième génération, et l’autotest positif nécessite une confirmation.

17. Après un rapport à risque survenu il y a quelques heures, quelle mesure médicamenteuse de prévention est indiquée ?

Commencer une PrEP de deux antirétroviraux pendant un mois
Commencer au plus vite un TPE de trois antirétroviraux pendant un mois
Commencer une trithérapie à vie comme traitement préventif
Commencer un TPE de deux antirétroviraux pendant un mois

Commencer au plus vite un TPE de trois antirétroviraux pendant un mois

Explication

Le TPE se commence au plus vite après l’exposition et associe trois antirétroviraux pendant un mois. La PrEP correspond à une prise avant le risque, le schéma à deux médicaments est celui de la PrEP, et la trithérapie à vie traite une infection par le VIH.

18. Une personne vivant avec le VIH présente une candidose orale, sans autre infection opportuniste. Quel classement cette manifestation entraîne-t-elle à elle seule ?

Elle classe la personne au stade SIDA comme une pneumocystose
Elle classe la personne au stade SIDA comme une candidose œsophagienne
Elle classe la personne au stade SIDA comme une toxoplasmose cérébrale
Elle ne suffit pas à classer la personne au stade SIDA

Elle ne suffit pas à classer la personne au stade SIDA

Explication

La candidose orale ne classe pas au stade SIDA, contrairement à la candidose œsophagienne, qui figure parmi les infections opportunistes citées. Assimiler toute mycose à un critère de stade ou la confondre avec une pneumocystose ou une toxoplasmose cérébrale est erroné.

19. Dans un centre de santé, de nombreuses IST sont diagnostiquées sans symptômes. Quelle stratégie de prévention et de prise en charge est la plus adaptée ?

Dépister l’IST identifiée, traiter les partenaires et recommander le préservatif
Dépister les IST ensemble, traiter les partenaires et recommander le préservatif
Dépister les IST ensemble, traiter les partenaires et privilégier le dépistage au préservatif
Dépister les IST ensemble, traiter la personne diagnostiquée et recommander le préservatif

Dépister les IST ensemble, traiter les partenaires et recommander le préservatif

Explication

Comme les formes asymptomatiques sont les plus fréquentes, la conduite recommandée associe le dépistage de toutes les IST, le traitement des partenaires et le préservatif. Se limiter à l’infection identifiée omet le dépistage conjoint, traiter uniquement la personne oublie les partenaires, et le dépistage ne remplace pas le préservatif.

20. Une femme de 22 ans consulte sans symptômes après un dépistage de routine pour la chlamydia. Quelle démarche correspond aux recommandations indiquées ?

Effectuer une PCR sur premier jet d’urine ou auto-écouvillonnage et traiter par ceftriaxone en une injection
Effectuer une PCR sur premier jet d’urine ou auto-écouvillonnage et traiter par doxycycline pendant sept jours
Effectuer une sérologie et traiter par doxycycline pendant sept jours
Réserver le dépistage aux femmes de plus de 25 ans et traiter par doxycycline pendant sept jours

Effectuer une PCR sur premier jet d’urine ou auto-écouvillonnage et traiter par doxycycline pendant sept jours

Explication

La chlamydia se dépiste par PCR sur premier jet d’urine ou auto-écouvillonnage, et le dépistage concerne les femmes de 15 à 25 ans; le traitement indiqué est la doxycycline pendant sept jours. La sérologie n’est pas le test décrit, l’âge de 22 ans se situe dans la tranche ciblée, et la ceftriaxone en injection correspond au gonocoque.

21. Un homme consulte pour une urétrite purulente et le gonocoque est diagnostiqué. Quel traitement et quel suivi sont indiqués ?

Une injection de ceftriaxone, puis un contrôle le jour même
Une injection de benzathine pénicilline, puis un contrôle à J7
Sept jours de doxycycline, puis un contrôle à J7
Une injection de ceftriaxone, puis un contrôle à J7

Une injection de ceftriaxone, puis un contrôle à J7

Explication

Le gonocoque peut provoquer une urétrite purulente chez l’homme; le traitement indiqué est une injection de ceftriaxone suivie d’un contrôle à J7. La doxycycline correspond au traitement de la chlamydia, la benzathine pénicilline à la syphilis précoce, et le contrôle est prévu à J7.

22. Une personne de 16 ans commence la vaccination contre les HPV. Quel schéma vaccinal correspond à sa tranche d’âge ?

Trois doses
Deux doses
Une dose
Un frottis entre 25 et 65 ans à la place de la vaccination

Trois doses

Explication

La vaccination contre les HPV comporte trois doses entre 15 et 19 ans. Le schéma à deux doses concerne les 11–14 ans, la catégorie des HSH jusqu’à 26 ans est une indication distincte, et le frottis est prévu de 25 à 65 ans.

23. Une personne a un test positif à la tuberculose et le bacille est présent, mais elle ne présente aucun symptôme. Comment caractériser son état ?

Absence d’infection tuberculeuse
Infection tuberculeuse latente, non contagieuse
Tuberculose maladie, contagieuse
Tuberculose maladie, non contagieuse

Infection tuberculeuse latente, non contagieuse

Explication

L’infection tuberculeuse latente associe la présence du bacille et des tests positifs à l’absence de symptômes et de contagiosité. La tuberculose maladie est symptomatique et contagieuse; l’absence de symptômes n’exclut pas la présence du bacille.

24. Chez une personne présentant des signes évoquant une tuberculose pulmonaire, quelle démarche recherche le bacille responsable de la maladie ?

Rechercher le bacille dans les crachats pendant trois jours de suite, ou par tubage
Réaliser une IDR ou un Quantiféron pour identifier le bacille dans les crachats
Rechercher une opacité apicale à la radiographie pour identifier le bacille
Faire un antibiogramme sans prélèvement bactériologique préalable

Rechercher le bacille dans les crachats pendant trois jours de suite, ou par tubage

Explication

Pour diagnostiquer une tuberculose maladie, on recherche le bacille de Koch dans des crachats prélevés trois jours de suite ou dans des tubages, avec examens complémentaires. L’IDR et le Quantiféron recherchent une infection latente, tandis que la radiographie ne permet pas à elle seule d’identifier le bacille.

25. Une tuberculose est suspectée chez un patient hospitalisé. Quelles mesures d’isolement « air » faut-il mettre en place ?

Masque chirurgical pour le soignant, FFP2 pour le patient, porte fermée et chambre aérée
FFP2 pour le soignant, masque chirurgical pour le patient, porte ouverte et chambre aérée
FFP2 pour le soignant, masque chirurgical pour le patient, porte fermée et chambre aérée
Masque chirurgical pour le soignant et le patient, porte fermée et chambre aérée

FFP2 pour le soignant, masque chirurgical pour le patient, porte fermée et chambre aérée

Explication

Dès la suspicion, l’isolement « air » prévoit un FFP2 pour le soignant, un masque chirurgical pour le patient et une chambre dont la porte reste fermée, tout en étant aérée. Inverser les masques ou laisser la porte ouverte ne respecte pas ces mesures.

26. Un patient commence un traitement standard contre la tuberculose maladie. Quel schéma médicamenteux et quelle durée totale doivent être prévus ?

Quatre antibiotiques pendant deux mois, puis deux pendant quatre mois, soit quatre mois au total
Deux antibiotiques pendant deux mois, puis quatre pendant quatre mois, soit six mois au total
Quatre antibiotiques pendant quatre mois, puis deux pendant deux mois, soit six mois au total
Quatre antibiotiques pendant deux mois, puis deux pendant quatre mois, soit six mois au total

Quatre antibiotiques pendant deux mois, puis deux pendant quatre mois, soit six mois au total

Explication

Le traitement comprend quatre antibiotiques — isoniazide, rifampicine, éthambutol et pyrazinamide — pendant deux mois, puis deux antibiotiques pendant quatre mois, pour six mois au total. Inverser le nombre de médicaments ou les durées des phases modifie le schéma prescrit.

27. Une voyageuse développe de la fièvre deux mois après son retour d’un pays où le paludisme est présent. Quelle conduite s’impose ?

Attendre une confirmation du paludisme avant de consulter
Envisager un paludisme jusqu’à preuve du contraire et consulter en urgence
Considérer le paludisme seulement si la fièvre apparaît pendant le voyage
Écarter le paludisme et surveiller la fièvre à domicile

Envisager un paludisme jusqu’à preuve du contraire et consulter en urgence

Explication

Une fièvre survenant jusqu’à trois mois après le retour impose de considérer le paludisme jusqu’à preuve du contraire et de consulter en urgence. Le délai de deux mois entre dans cette période, et il ne faut pas retarder la consultation en attendant une confirmation.

28. Une personne prépare un séjour dans une région où le paludisme est présent. Quelle stratégie correspond à la prévention recommandée ?

Moustiquaire, répulsifs et vêtements longs le soir et la nuit, chimioprophylaxie adaptée à la destination et consultation rapide en cas de fièvre
Chimioprophylaxie adaptée à la destination et consultation rapide en cas de fièvre, sans mesures anti-vectorielles
Moustiquaire et répulsifs, chimioprophylaxie identique quelle que soit la destination et consultation rapide en cas de fièvre
Moustiquaire, répulsifs et vêtements longs le soir et la nuit, avec consultation rapide en cas de fièvre mais sans chimioprophylaxie

Moustiquaire, répulsifs et vêtements longs le soir et la nuit, chimioprophylaxie adaptée à la destination et consultation rapide en cas de fièvre

Explication

La prévention associe la protection anti-vectorielle, pierre angulaire comprenant moustiquaire, répulsifs et vêtements longs le soir et la nuit, à une chimioprophylaxie choisie selon la destination et à une consultation rapide en cas de fièvre. Adapter la chimioprophylaxie au lieu du séjour et conserver les mesures anti-vectorielles sont des éléments distincts de cette stratégie.

29. Chez un patient fébrile, la CRP augmente rapidement, la procalcitonine est associée aux infections bactériennes sévères et la VS évolue lentement. Quelle conclusion est la plus juste sur ces marqueurs ?

La VS augmente plus vite que la CRP
Une CRP élevée prouve une infection bactérienne sévère
L’inflammation seule ne prouve pas une infection
La procalcitonine caractérise toute inflammation

L’inflammation seule ne prouve pas une infection

Explication

L’inflammation n’implique pas nécessairement une infection, et ces marqueurs ont des cinétiques et associations différentes. L’infection bactérienne déduite de toute inflammation confond inflammation et infection, la VS rapide inverse sa cinétique lente, et la procalcitonine dans toute inflammation élargit à tort son association aux infections bactériennes sévères.

30. Une équipe doit réaliser un prélèvement microbiologique chez une patiente qui n’a pas encore reçu d’antibiotiques. Quelle conduite respecte les règles de prélèvement ?

Prélever après le début du traitement, acheminer vite et renseigner le contexte clinique
Prélever avec asepsie avant traitement, acheminer vite sans préciser le contexte clinique
Prélever avec asepsie avant traitement, acheminer vite et renseigner le contexte clinique
Prélever avec asepsie avant traitement, acheminer vite et tenir tout germe isolé pour une infection

Prélever avec asepsie avant traitement, acheminer vite et renseigner le contexte clinique

Explication

Le prélèvement doit être aseptique, précéder l’antibiothérapie, être acheminé rapidement et comporter les renseignements cliniques; un germe isolé peut aussi correspondre à une contamination ou une colonisation. Commencer les antibiotiques avant le prélèvement inverse l’ordre, omettre le contexte néglige une information requise, et conclure à une infection sur le seul isolement confond présence et infection.

31. Pour un examen cytobactériologique des urines destiné à rechercher une infection urinaire, quel prélèvement faut-il demander ?

Le deuxième jet après toilette, même si au moins deux espèces sont présentes
Le deuxième jet après toilette du méat
Le deuxième jet sans toilette du méat
Le premier jet après toilette du méat

Le deuxième jet après toilette du méat

Explication

L’ECBU se réalise sur le deuxième jet après toilette du méat; au moins deux espèces évoquent une contamination. Le premier jet relève de la recherche d’IST, l’absence de toilette néglige la préparation indiquée, et des espèces multiples ne confirment pas à elles seules une infection.

32. Un patient présente une fièvre continue et doit avoir des hémocultures. Quelle modalité de prélèvement convient ?

Prélever trois paires espacées d’au moins 30 minutes et remplir d’abord le flacon aérobie avec 10 mL
Prélever deux paires espacées d’au moins 30 minutes et remplir d’abord le flacon aérobie avec 10 mL
Prélever deux paires aux pics supérieurs à 38,5 °C et remplir d’abord le flacon aérobie avec 10 mL
Prélever deux paires espacées d’au moins 30 minutes et remplir d’abord le flacon anaérobie avec 10 mL

Prélever deux paires espacées d’au moins 30 minutes et remplir d’abord le flacon aérobie avec 10 mL

Explication

En cas de fièvre continue, les deux paires sont espacées d’au moins 30 minutes, et le flacon aérobie est rempli en premier avec 10 mL. Le prélèvement aux pics concerne la fièvre discontinue, le flacon anaérobie inverse l’ordre indiqué, et trois paires sont prévues en cas d’endocardite.

33. Une personne exposée à un agent infectieux a besoin d’une protection immédiate et temporaire. Quelle intervention correspond à ce besoin ?

Des immunoglobulines, pour une protection passive différée et durable
Un vaccin, pour une protection active immédiate mais transitoire
Des immunoglobulines, pour une protection passive immédiate mais transitoire
Un vaccin, pour une protection active différée et durable

Des immunoglobulines, pour une protection passive immédiate mais transitoire

Explication

Les immunoglobulines procurent une protection passive immédiate mais transitoire, tandis que la vaccination induit une protection active différée et durable avant l’exposition. La vaccination immédiate confond les deux modalités, les immunoglobulines durables leur attribuent la mauvaise durée, et le vaccin différé décrit l’autre intervention.

34. Une patiente enceinte doit recevoir un vaccin contre la fièvre jaune. Quelle règle s’applique à ce vaccin ?

C’est un vaccin vivant atténué, sans contre-indication liée à la grossesse
C’est un vaccin inerte, sans contre-indication liée à la grossesse
C’est un vaccin vivant atténué, contre-indiqué pendant la grossesse
C’est un vaccin inerte, contre-indiqué pendant la grossesse

C’est un vaccin vivant atténué, contre-indiqué pendant la grossesse

Explication

Le vaccin contre la fièvre jaune fait partie des vaccins vivants atténués, contre-indiqués chez les femmes enceintes. Le classer comme inerte confond les catégories; l’absence de contre-indication méconnaît la règle applicable aux vaccins vivants, quelle que soit l’étiquette attribuée.

35. Un enfant de 12 mois arrive pour ses vaccins. Quel vaccin est prévu à cet âge dans le calendrier décrit ?

Le rappel dTP-coqueluche
La deuxième dose de ROR
La première dose de ROR
La troisième dose des vaccins du nourrisson

La première dose de ROR

Explication

Le ROR est administré à 12 mois, puis une seconde dose est prévue entre 16 et 18 mois. La troisième dose des vaccins du nourrisson correspond à 11 mois, la deuxième dose de ROR vient plus tard, et le rappel dTP-coqueluche figure au calendrier de l’adolescent.

36. Un patient présente une méningite suspectée; son LCS est trouble et sa glycorachie basse. Quel délai est indiqué pour réaliser la ponction lombaire ?

En moins d’une heure
Dans les 12 heures
Dans les 2 heures
Dans les 30 minutes

En moins d’une heure

Explication

En cas de méningite, la ponction lombaire est indiquée en moins d’une heure; un LCS trouble avec une glycorachie basse est compatible avec ce tableau. Les délais de 30 minutes, 2 heures ou 12 heures ne correspondent pas au délai indiqué.

37. Une personne immunodéprimée contracte une hépatite transmise par voie féco-orale. Quelle évolution chronique est possible ?

L’hépatite A peut devenir chronique chez les personnes immunodéprimées.
L’hépatite B peut devenir chronique après une transmission féco-orale.
L’hépatite E peut devenir chronique chez les personnes immunodéprimées.
Les hépatites A et E deviennent chroniques après toute contamination.

L’hépatite E peut devenir chronique chez les personnes immunodéprimées.

Explication

L’hépatite E, transmise par voie féco-orale, peut devenir chronique chez les personnes immunodéprimées, même si elle guérit généralement. Le risque attribué à l’hépatite A est erroné, l’hépatite B se transmet par voie sexuelle, sanguine ou mère-enfant, et la chronicité n’est pas systématique pour les hépatites A et E.

38. Une personne vivant avec le VIH commence un traitement antirétroviral. Quel schéma et quels objectifs correspondent à sa prise en charge au long cours ?

Un traitement à vie, généralement par deux INNTI et un INTI, visant une charge virale indétectable et plus de 500 CD4
Un traitement à vie, généralement par deux INTI et un INNTI ou un INI, visant une charge virale indétectable et moins de 500 CD4
Un traitement à vie, généralement par deux INTI et un INNTI ou un INI, visant une charge virale indétectable et plus de 500 CD4
Un traitement jusqu’à l’indétectabilité virale, généralement par deux INTI et un INNTI ou un INI, visant plus de 500 CD4

Un traitement à vie, généralement par deux INTI et un INNTI ou un INI, visant une charge virale indétectable et plus de 500 CD4

Explication

Le traitement antirétroviral est à vie et repose notamment sur deux INTI associés à un INNTI ou à un INI ; les objectifs sont une charge virale indétectable et plus de 500 CD4. Deux INNTI confondent les classes du schéma, moins de 500 inverse le seuil visé, et l’arrêt après indétectabilité contredit la durée à vie.

39. Chez une femme évaluée pour une infection urinaire, quel résultat de valeur prédictive négative est associé à la bandelette urinaire parmi les tests rapides ?

Elle est d’environ 95 %
Elle dépasse 95 %
Elle dépasse 90 % sans atteindre 95 %
Elle est inférieure à 95 %

Elle dépasse 95 %

Explication

Chez la femme, la valeur prédictive négative de la bandelette urinaire dépasse 95 %. L’assimiler à la sensibilité confond deux mesures, le seuil des leucocytes concerne l’ECBU, et une valeur inférieure à 95 % ne respecte pas le seuil indiqué.

40. Un nourrisson reçoit un vaccin injectable autre que le BCG. Quel site d’injection convient à son âge ?

La voie orale
La voie intradermique
Le tiers moyen de la cuisse
Le muscle deltoïde

Le tiers moyen de la cuisse

Explication

Chez le nourrisson, les injections vaccinales se font dans le tiers moyen de la cuisse, puis dans le deltoïde à un âge ultérieur. Le deltoïde correspond au site utilisé ensuite, la voie intradermique est celle du BCG et la voie orale celle du vaccin contre le rotavirus.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Infectiologie et prévention.

Quand réaliser les prélèvements microbiologiques, notamment les hémocultures et les ponctions ?

Avant l’antibiothérapie.

Qu’est-ce que le sepsis ?

Une dysfonction d’organe due à une infection.

Quels critères définissent le choc septique selon la pression artérielle moyenne et les lactates ?

Une pression artérielle moyenne ≤ 65 mmHg et des lactates > 2.

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