QCM : Schéma corporel et image du corps (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une nouvelle sensation posturale est comparée à une référence corporelle déjà établie. Quel concept de Henri Head décrit cette référence ?

La cénesthésie
Le standard postural
L’homonculus cortical
La représentation topographique

Le standard postural

Explication

Pour Head, les nouvelles perceptions sont confrontées à un standard postural de référence. L’homonculus renvoie à la cartographie corticale de Penfield, la représentation topographique à Bonnier et la cénesthésie à la sensibilité générale du corps.

2. Quelle conclusion les expériences sensitives de Penfield ont-elles permis de tirer sur le corps et le cortex ?

Une représentation topographique liée aux vertiges neurologiques
Une référence posturale confrontant les perceptions nouvelles
Une sensibilité générale du corps sans cartographie corticale
Une correspondance entre les sensibilités motrice et sensorielle et le cortex

Une correspondance entre les sensibilités motrice et sensorielle et le cortex

Explication

Les expériences sensitives de Penfield mettent en évidence une correspondance entre les sensibilités motrice et sensorielle et le cortex, représentée par un homonculus. Le standard postural relève de Head, la représentation topographique de Bonnier et la sensibilité générale du corps de la cénesthésie.

3. Quels fondements Schilder associe-t-il à la construction de l’image du corps ?

Neurologique, libidinal et sociologique
Neurologique, moteur et postural
Développemental, perceptif et sociologique
Organique, sensoriel et libidinal

Neurologique, libidinal et sociologique

Explication

Schilder construit l’image du corps autour de fondements neurologique, libidinal et sociologique. Le développement moteur et la perception de l’autre sont associés à Wallon, tandis que la sensibilité générale relève de la cénesthésie.

4. Un enfant développe simultanément la perception de son propre corps et celle des autres. Quelle conception de Wallon cette situation illustre-t-elle ?

La perception de soi et d’autrui résulte d’une cartographie du corps dans le cortex
La construction du schéma corporel précède la perception de l’autre dans deux processus distincts
La perception de l’autre dépend des fondements neurologique, libidinal et sociologique
La construction du schéma corporel et la perception de l’autre relèvent d’un même processus

La construction du schéma corporel et la perception de l’autre relèvent d’un même processus

Explication

Pour Wallon, la construction du schéma corporel et la perception de l’autre appartiennent au même processus de développement. Les distinguer en deux processus contredit cette idée; les trois fondements relèvent de Schilder et la cartographie corticale de Penfield.

5. Un bébé exprime ses états par ses mouvements et, grâce à eux, élabore progressivement son schéma corporel. Quelle interprétation correspond à Wallon ?

Le mouvement exprime le bébé et contribue à élaborer son schéma corporel
Le mouvement intervient après l’acquisition du schéma corporel
Le mouvement sert de support passif à l’image du corps façonnée par autrui
Le mouvement révèle une cartographie du corps établie dans le cortex

Le mouvement exprime le bébé et contribue à élaborer son schéma corporel

Explication

Wallon considère le mouvement à la fois comme un mode d’expression du bébé et comme un moyen majeur d’élaboration du schéma corporel. Le réduire à un support passif méconnaît son rôle actif; le regard sociétal relève de Schilder et la cartographie corticale de Penfield.

6. Que désigne la phénoménologie ?

L’étude des états intérieurs indépendamment de ce qui apparaît
L’étude des comportements observables sans considérer leur apparence
L’étude des phénomènes, des apparences et de ce qui apparaît à chacun
L’étude des causes matérielles qui produisent les phénomènes

L’étude des phénomènes, des apparences et de ce qui apparaît à chacun

Explication

La phénoménologie étudie les phénomènes, c’est-à-dire les apparences et ce qui apparaît à chacun. Les causes matérielles relèvent d’une autre approche, l’expérience intérieure ne résume pas la phénoménologie, et les comportements observables ne définissent pas à eux seuls son objet.

7. Une chercheuse observe un désaccord entre deux personnes et veut appliquer la réduction phénoménologique. Quelle démarche devrait-elle adopter ?

Interpréter le désaccord à partir de ses désirs et privilégier cette projection
Défendre son interprétation personnelle afin que les autres reconnaissent sa vérité
Choisir le point de vue qui paraît le plus cohérent et le tenir pour indépendant des regards
Mettre à distance ses connaissances, suspendre son jugement et considérer plusieurs regards

Mettre à distance ses connaissances, suspendre son jugement et considérer plusieurs regards

Explication

La réduction phénoménologique consiste à mettre à distance ses connaissances, à regarder sans jugement et à reconnaître la pluralité des regards. La projection des désirs renvoie à la confusion avec Hegel, la vérité indépendante des regards écarte les perspectives situées, et imposer son interprétation ne suspend pas le jugement.

8. Pour Merleau-Ponty, quel lien unit le corps et le monde ?

Le corps est un objet du monde, et l’habiter revient à l’observer de l’extérieur
Le corps est distinct de la perception du monde, et son expérience reste intérieure
Le corps permet d’observer le monde, et habiter son corps correspond à habiter le monde
Le corps permet de maîtriser le monde, et l’habiter correspond à contrôler son environnement

Le corps permet d’observer le monde, et habiter son corps correspond à habiter le monde

Explication

Pour Merleau-Ponty, le corps permet d’observer le monde et la capacité à habiter son corps correspond à la capacité à habiter le monde. Le réduire à un objet extérieur, à un instrument de maîtrise ou à une expérience séparée rompt ce lien entre corps et monde.

9. Dans la théorie d’Anzieu, que désigne le moi-peau ?

La peau physique considérée comme une limite qui garantit la contenance psychique
L’intégration psychique de la peau comme limite entre soi et le reste du monde
La barrière biologique qui protège le corps des stimulations extérieures
La représentation consciente du corps construite par l’observation de son apparence

L’intégration psychique de la peau comme limite entre soi et le reste du monde

Explication

Le moi-peau désigne l’intégration psychique de la peau comme limite entre soi et le reste du monde. La peau physique ne garantit pas à elle seule la contenance, la protection biologique ne définit pas le moi-peau, et une représentation consciente de l’apparence est une autre notion.

10. Une description clinique attribue au moi-peau la maintenance psychique, la contenance et la protection contre les stimulations excessives. Quel autre groupe de fonctions fait aussi partie des neuf fonctions décrites par Anzieu ?

La représentation consciente, la mémoire volontaire, l’apprentissage moteur et l’adaptation sociale
La coordination motrice, la croissance osseuse, la thermorégulation et la perception visuelle
L’individualisation, l’intersensorialité, le soutien sexuel, la recharge libidinale, l’inscription sensorielle et l’autodestruction
La contenance, la protection thermique, la régulation hormonale et la défense immunitaire

L’individualisation, l’intersensorialité, le soutien sexuel, la recharge libidinale, l’inscription sensorielle et l’autodestruction

Explication

Les neuf fonctions comprennent aussi l’individualisation de soi, l’intersensorialité, le soutien de l’excitation sexuelle, la recharge libidinale, l’inscription des traces sensorielles et l’autodestruction. La coordination motrice et la croissance osseuse ne font pas partie de cette liste, pas plus que la représentation consciente ou la protection thermique.

11. Deux enfants du même âge et de la même espèce ont un schéma corporel comparable, mais des histoires relationnelles et émotionnelles différentes. Quelle interprétation correspond à la distinction de Françoise Dolto ?

L’image inconsciente est neurophysiologique et comparable, tandis que le schéma corporel dépend de leur histoire singulière
Le schéma corporel et l’image inconsciente sont tous deux déterminés par leur histoire relationnelle singulière
Le schéma corporel dépend de leur histoire singulière, tandis que l’image inconsciente est neurophysiologique et comparable
Le schéma corporel est neurophysiologique et comparable, tandis que l’image inconsciente dépend de leur histoire singulière

Le schéma corporel est neurophysiologique et comparable, tandis que l’image inconsciente dépend de leur histoire singulière

Explication

Pour Dolto, le schéma corporel est neurophysiologique et partagé par des individus de même espèce et de même âge, tandis que l’image inconsciente du corps se construit à partir de l’histoire relationnelle et émotionnelle. Inverser ces caractéristiques, attribuer l’histoire à la neurophysiologie ou faire dépendre les deux notions de l’histoire confond les concepts.

12. Un nourrisson commence à organiser les sensations qui lui parviennent et à réguler ses variations de tonus. Selon le processus décrit par Bullinger, quel rôle les variations toniques ont-elles au début de ce développement ?

Elles indiquent que l’équilibre sensori-tonique est déjà atteint.
Elles fournissent ses premières informations internes et externes sur son corps.
Elles constituent uniquement des informations provenant de l’extérieur.
Elles apparaissent après la gestion des flux sensoriels.

Elles fournissent ses premières informations internes et externes sur son corps.

Explication

Chez Bullinger, les variations toniques donnent au bébé ses premières informations internes et externes sur son corps, avant qu’il apprenne à les gérer avec les flux sensoriels. L’équilibre déjà atteint confond le début du processus avec son aboutissement; les seules informations externes négligent leur dimension interne; leur apparition après la régulation inverse l’ordre du développement.

13. Un bébé reçoit des stimulations sensorielles, mais son tonus reste organisé et ces stimulations ne le désorganisent pas. Quel état décrit cette situation selon Bullinger ?

Une absence de flux sensoriels.
Une désorganisation tonique.
Un équilibre sensori-tonique.
Une surcharge sensorielle.

Un équilibre sensori-tonique.

Explication

L’équilibre sensori-tonique correspond à la réception d’informations sensorielles sans désorganisation du tonus. La surcharge désorganise le tonus; l’absence de flux sensoriels supprime une condition de la situation; la désorganisation tonique est précisément ce que l’équilibre évite.

14. Une psychomotricienne observe qu’un patient ajuste ses actions et ses perceptions à partir d’impressions tactiles, kinesthésiques et visuelles, tandis que sa représentation corporelle évolue avec le temps. À quel concept d’Ajuriaguerra cela correspond-il ?

À la sensibilité somato-viscérale construite selon trois catégories d’informations.
Au schéma corporel comme cadre de référence constamment remanié.
À une représentation corporelle fixe issue des premières impressions sensorielles.
À une mémoire corporelle inconsciente façonnée par les expériences relationnelles.

Au schéma corporel comme cadre de référence constamment remanié.

Explication

Pour Ajuriaguerra, le schéma corporel se remanie constamment, se construit notamment par les impressions tactiles, kinesthésiques et visuelles et sert de cadre de référence aux actions et aux perceptions. La sensibilité somato-viscérale renvoie à la proposition de Pireyre; une représentation fixe contredit le remaniement; la mémoire relationnelle inconsciente concerne l’image du corps.

15. Pour décrire la construction du schéma corporel d’une personne, un clinicien s’appuie sur des informations venant de l’intérieur du corps, des muscles et articulations, ainsi que de l’environnement extérieur. Quel terme Pireyre propose-t-il pour cette notion ?

La sensibilité somato-viscérale.
Le cadre de référence perceptivo-moteur.
L’équilibre sensori-tonique.
La sensibilité proprioceptive.

La sensibilité somato-viscérale.

Explication

Pireyre propose de nommer le schéma corporel « sensibilité somato-viscérale », construite à partir d’informations intéroceptives, proprioceptives et extéroceptives. Le cadre de référence est associé à Ajuriaguerra; l’équilibre sensori-tonique concerne l’organisation du tonus face aux informations; la proprioception seule ne couvre pas les trois catégories.

16. Quel concept désigne la représentation du corps, de sa position dans l’espace, des relations entre ses parties et de ses limites physiques ?

Le répertoire moteur.
L’image du corps.
La représentation émotionnelle de soi.
Le schéma corporel.

Le schéma corporel.

Explication

Le schéma corporel représente le corps dans l’espace, les relations entre ses parties et ses limites physiques. L’image du corps concerne la représentation psychique de soi et les ressentis; le répertoire moteur rassemble des expériences utiles aux gestes; la représentation émotionnelle de soi relève de l’image du corps.

17. Après une lésion, un patient intègre des informations provenant de ses organes, de ses muscles et de son environnement pour actualiser sa représentation corporelle. Quel système traite ces informations dans la constitution du schéma corporel ?

Les récepteurs sensoriels externes.
Le système musculo-squelettique.
Le système nerveux central.
Le système nerveux périphérique.

Le système nerveux central.

Explication

Le schéma corporel se constitue par le traitement des informations intéroceptives, proprioceptives et extéroceptives par le système nerveux central. Le système périphérique et les récepteurs participent à la transmission ou à la réception, mais ne remplacent pas le système central comme lieu de traitement; le système musculo-squelettique ne traite pas les trois catégories.

18. Un enfant adapte sa posture et ses gestes à un nouvel environnement à mesure que son système neuromoteur mûrit. Quelle fonction du schéma corporel cette situation illustre-t-elle ?

Ajuster les gestes et la posture à l’environnement.
Développer les dimensions émotionnelles et relationnelles du corps.
Construire l’image psychique de soi à travers les ressentis corporels.
Conserver un répertoire des expériences motrices passées.

Ajuster les gestes et la posture à l’environnement.

Explication

Le schéma corporel aide à adapter les gestes et la posture à l’environnement et se développe avec la maturation du système neuromoteur. L’image psychique de soi dépend des ressentis et du vécu; les dimensions émotionnelles et relationnelles la façonnent; le répertoire moteur contribue à l’efficacité des gestes, mais ce n’est pas la fonction décrite ici.

19. Une personne modifie son rapport à son corps au fil de relations, d’événements vécus et de normes culturelles, ainsi que de ses ressentis corporels. Quel concept décrit le mieux cette représentation de soi ?

L’image du corps.
Le schéma corporel.
Le traitement sensoriel central.
La représentation topographique du corps.

L’image du corps.

Explication

L’image du corps est une représentation psychique de soi à travers le corps et les ressentis corporels, façonnée notamment par les dimensions émotionnelles, relationnelles, historiques et socioculturelles. Le schéma corporel concerne la représentation du corps dans l’espace; le traitement sensoriel central contribue à sa constitution; la représentation topographique porte sur la position et les relations des parties corporelles.

20. Un nourrisson de deux mois dépend entièrement de l’adulte et ne contrôle pas encore ses mouvements ni son tonus. À quelle étape corporelle correspond cette situation ?

Au corps vécu
Au corps connu
Au corps subi
Au corps perçu

Au corps subi

Explication

Le corps subi, de la naissance à trois mois, se caractérise par l’absence de maîtrise de la motricité et du tonus. Le corps vécu implique l’exploration motrice, tandis que le corps perçu et le corps connu correspondent à des étapes plus tardives.

21. Un enfant plus âgé éprouve de nouveau brièvement un vécu de morcellement après une attraction très violente, sans autre signe préoccupant. Comment interpréter ce vécu ?

Comme un phénomène normal propre au nouveau-né
Comme une réapparition temporaire qui peut être non pathologique
Comme la preuve d’une persistance nécessairement pathologique
Comme un vécu d’effondrement provoqué par la pesanteur

Comme une réapparition temporaire qui peut être non pathologique

Explication

Le vécu de morcellement est normal chez le nouveau-né et peut réapparaître temporairement, sans pathologie, après une attraction trop violente. Le considérer comme nécessairement pathologique confond cette réapparition ponctuelle avec sa persistance ultérieure.

22. Un nourrisson manifeste de fortes angoisses précoces. Quelle réponse parentale peut l’aider à les gérer ?

L’associer à des consignes verbales et à une explication rationnelle
L’associer à une observation à distance et à une limitation des contacts
L’associer à des exercices moteurs et à une exploration autonome
L’associer au maternage, au portage et à une contenance physique et psychique

L’associer au maternage, au portage et à une contenance physique et psychique

Explication

Le maternage, le portage et la contenance physique et psychique des parents peuvent aider le bébé à gérer ses angoisses précoces. L’exploration motrice correspond à un autre aspect du développement et ne remplace pas ces formes de soutien.

23. Un bébé commence à fixer intentionnellement un jouet avant de tendre la main pour le saisir. Quelle évolution de la coordination oculo-manuelle cela illustre-t-il ?

La main suit le pied dans le déplacement
L’œil continue à suivre la main
Le regard et la main restent sans coordination
La main commence à suivre l’œil

La main commence à suivre l’œil

Explication

Lorsque l’enfant regarde intentionnellement un objet pour le prendre, la coordination évolue vers la main qui suit l’œil. La direction inverse, de l’œil qui suit la main, décrit l’étape antérieure.

24. À quatre ans, une enfant observe les effets de ses gestes et commence à agir avec un but précis sur son environnement. À quelle période corporelle cela correspond-il ?

Au corps vécu
Au corps connu
À la réversibilité exocentrée
Au corps perçu

Au corps perçu

Explication

Durant le corps perçu, de trois à sept ans, l’enfant prend de la distance par rapport à son mouvement pour en observer les effets et lui donner une intention. Le corps vécu est davantage centré sur l’apprentissage par le mouvement lui-même.

25. Une enfant de six ans identifie correctement sa droite et sa gauche, mais se trompe encore lorsqu’elle doit désigner ces côtés sur une personne qui lui fait face. Quelle interprétation convient ?

La réversibilité exocentrée est normalement acquise vers 6 ans
La latéralisation s’achève normalement vers 8 ans
La droite et la gauche sur soi sont normalement acquises vers 6 ans
La droite et la gauche sur autrui sont normalement acquises vers 6 ans

La droite et la gauche sur soi sont normalement acquises vers 6 ans

Explication

La connaissance de la droite et de la gauche sur soi est normalement acquise vers six ans, tandis que la réversibilité permettant de les reconnaître sur autrui apparaît vers huit ans. La difficulté face à une personne ne contredit donc pas la maîtrise sur soi.

26. Vers huit ans, un enfant cesse de prendre son propre point de vue comme repère central et commence à se repérer par rapport à une autre personne. Quel changement rend cela possible ?

Le passage du référentiel égocentré au référentiel exocentré
Le développement de l’anticipation des actions corporelles
L’acquisition de la droite et de la gauche sur soi
Le passage du référentiel exocentré au référentiel égocentré

Le passage du référentiel égocentré au référentiel exocentré

Explication

Vers huit ans, la réversibilité permet de passer du référentiel égocentré, centré sur l’enfant, au référentiel exocentré, qui permet de se repérer par rapport à autrui. L’acquisition de la droite et de la gauche sur soi survient normalement plus tôt.

27. Un enfant de neuf ans connaît mieux les différentes parties de son corps et peut prévoir les gestes nécessaires avant d’agir. À quelle étape cela correspond-il ?

Au corps perçu
Au référentiel exocentré
Au corps vécu
Au corps connu

Au corps connu

Explication

Le corps connu, de sept à douze ans, se caractérise par une meilleure connaissance du corps et une capacité accrue à anticiper les actions. Le corps perçu met davantage l’accent sur l’observation des effets du mouvement.

28. À partir de quel âge le « corps maîtrisé » désigne-t-il la maîtrise du corps et la mise à jour permanente du schéma corporel ?

À partir de 12 ans
Vers 23 ans
À partir de 8 ans
Au début de l’âge adulte

À partir de 12 ans

Explication

Le corps maîtrisé commence à partir de 12 ans et inclut une mise à jour permanente du schéma corporel. Vers 23 ans correspond au plein développement de la proprioception, tandis que 8 ans et le début de l’âge adulte ne sont pas l’âge indiqué pour cette étape.

29. Une adolescente connaît des changements de posture, de taille, d’apparence, de sommeil et d’alimentation. Quelle conséquence ces transformations ont-elles sur son développement corporel ?

Elles stabilisent son schéma corporel sans toucher son image
Elles ralentissent ses récepteurs sensoriels et ses réflexes
Elles remanient son schéma corporel et son image du corps
Elles achèvent sa proprioception et sa connaissance corporelle

Elles remanient son schéma corporel et son image du corps

Explication

Les changements corporels et ceux du mode de vie à l’adolescence remanient le schéma corporel et l’image du corps. La baisse des capacités sensorielles relève du vieillissement, et l’acquisition complète de la proprioception est décrite vers 23 ans.

30. Chez une personne âgée, on observe des réactions motrices plus lentes et des réflexes moins présents. Quel autre changement corporel peut accompagner ce vieillissement ?

Une augmentation de la qualité des récepteurs sensoriels
Une diminution de la qualité des récepteurs sensoriels
Une recomposition des liens d’attachement et de détachement
Un remaniement lié à la taille et à l’apparence

Une diminution de la qualité des récepteurs sensoriels

Explication

Le vieillissement peut diminuer la qualité des récepteurs sensoriels, ralentir les capacités motrices et entraîner une perte de réflexes. Une amélioration sensorielle inverse ce mécanisme, tandis que les changements de taille et d’attachement sont associés aux remaniements adolescents.

31. Une personne a une main cachée et une fausse main est placée à sa place. Les deux sont stimulées simultanément pendant quelques minutes. Quel phénomène peut alors se produire ?

Le cerveau peut accélérer les réactions motrices de la main cachée
Le cerveau peut intégrer la fausse main à son schéma corporel
Le cerveau peut intégrer automatiquement la dimension d’un outil utilisé
La boîte miroir peut réduire les douleurs du membre fantôme

Le cerveau peut intégrer la fausse main à son schéma corporel

Explication

Dans le paradigme de la main en caoutchouc, la stimulation simultanée de la main cachée et de la fausse main peut conduire le cerveau à intégrer cette dernière au schéma corporel. L’intégration automatique de la dimension d’un outil concerne l’usage répété, et la boîte miroir est associée aux douleurs du membre fantôme.

32. Lors d’une expérience de main en caoutchouc, une personne ne ressent pas l’illusion d’appartenance. Quelle modification expérimentale rendrait le dispositif plus favorable à cette illusion ?

Éloigner les positions des mains et synchroniser les stimulations
Placer un miroir devant le membre douloureux sans stimuler les mains
Aligner les positions des mains et synchroniser les stimulations
Maintenir les positions des mains et utiliser un outil de façon répétée

Aligner les positions des mains et synchroniser les stimulations

Explication

L’illusion est favorisée par la concordance des informations tactiles, visuelles et proprioceptives, notamment lorsque les deux mains sont dans la même position et stimulées simultanément. Des positions discordantes affaiblissent cette concordance; l’usage répété d’un outil et la boîte miroir renvoient à d’autres phénomènes.

33. Quelle propriété distingue les neurones miroirs lorsqu’une personne effectue un mouvement et lorsqu’elle en observe un ?

Ils s’activent pendant l’observation, mais pas pendant l’exécution.
Ils s’activent pendant l’exécution, mais pas pendant l’observation.
Ils s’activent de façon identique dans les deux situations.
Ils s’activent différemment selon que le mouvement est exécuté ou observé.

Ils s’activent de façon identique dans les deux situations.

Explication

Les neurones miroirs présentent une activation identique lorsque le sujet exécute un mouvement et lorsqu’il l’observe. Les réponses qui limitent leur activation à l’exécution ou à l’observation confondent cette propriété avec celle de neurones à activation unidirectionnelle.

34. Un enfant observe un geste, ce qui modifie sa manière de l’accomplir ; en retour, son action modifie ce qu’il perçoit. Quel principe ce cas illustre-t-il ?

Une influence de l’action sur la perception seulement.
Une influence de la perception sur l’action seulement.
Un couplage réciproque entre perception et action.
Une coïncidence entre perception et action sans influence réciproque.

Un couplage réciproque entre perception et action.

Explication

Le couplage perception-action désigne une influence dans les deux sens : percevoir un mouvement peut modifier l’action, et agir peut modifier la perception. Une influence dans un seul sens ne rend pas compte de cette réciprocité.

35. Un enfant reçoit des informations discordantes sur la position de son corps et de sa tête, notamment de l’oreille interne. Quel effet cela risque-t-il d’avoir sur la construction de son schéma corporel ?

Elle dépendra surtout de la répétition des gestes, sans lien avec la cohérence.
Elle reposera sur le stockage des informations par l’oreille interne.
Elle sera facilitée par la discordance entre les informations sensorielles.
Elle risque d’être perturbée par le manque de cohérence sensorielle.

Elle risque d’être perturbée par le manque de cohérence sensorielle.

Explication

La construction du schéma corporel requiert une cohérence entre les informations sensorielles, notamment celles relatives à la position du corps et de la tête. La discordance peut donc perturber cette intégration, plutôt que la faciliter ou constituer un simple problème de répétition.

36. Une personne reçoit des informations sensorielles cohérentes en répétant un nouveau geste. Quel enchaînement favorise son automatisation ?

Le geste s’automatise d’abord, puis les informations sont mémorisées et organisées.
Les informations sont stockées par le cervelet, puis leur répétition enrichit le répertoire moteur.
Les informations sont mémorisées et organisées dans le répertoire moteur, puis leur répétition automatise le geste.
Les retours cohérents déclenchent une réadaptation, puis le geste est immédiatement automatisé.

Les informations sont mémorisées et organisées dans le répertoire moteur, puis leur répétition automatise le geste.

Explication

Les informations sensorielles cohérentes sont mémorisées, organisées et stockées dans le répertoire moteur ; leur répétition contribue ensuite à l’automatisation des gestes. La réadaptation est associée à des retours sensoriels différents de ceux attendus, et non à la cohérence elle-même.

37. Une personne commence un geste déjà pratiqué et reçoit des retours sensoriels semblables à ceux de ses expériences antérieures. Que se passe-t-il le plus probablement ?

Le geste déclenche une réadaptation parce que les retours sont familiers.
Le geste s’effectue automatiquement grâce à des retours sensoriels différents.
Le geste ne mobilise pas le répertoire moteur et doit être entièrement réappris.
Le geste s’effectue automatiquement à partir du répertoire moteur.

Le geste s’effectue automatiquement à partir du répertoire moteur.

Explication

Lorsqu’un geste ressemble à une expérience antérieure, le sujet puise dans son répertoire moteur et peut l’effectuer automatiquement. Des retours sensoriels différents, à l’inverse, entraînent une réadaptation et enrichissent ce répertoire.

38. Quelles structures fournissent les informations proprioceptives qui contribuent fortement à la construction du schéma corporel ?

Les muscles, les tendons et les articulations.
L’oreille interne, les yeux et les récepteurs cutanés.
Le cervelet, le cortex moteur et les nerfs crâniens.
Les yeux, les oreilles et les récepteurs de la peau.

Les muscles, les tendons et les articulations.

Explication

La proprioception fournit des informations provenant des muscles, des tendons et des articulations, et constitue une source majeure pour le schéma corporel. L’oreille interne participe à l’information sur la position du corps et de la tête, mais ne remplace pas ces sources proprioceptives.

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Quel neurologue propose un standard postural confronté aux nouvelles perceptions ?

Henri Head.

Quel chercheur cartographie la correspondance corticale sous forme d’homonculus ?

Penfield.

Qui a théorisé le premier l’image du corps ?

Schilder.

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