★ À maîtriser
Henri Head est le premier à parler de schéma corporel et propose un standard postural auquel sont confrontées les nouvelles perceptions.
Les expériences sensitives de Penfield mettent en évidence une correspondance entre la sensibilité motrice et sensorielle et le cortex, qu’il cartographie sous la forme d’un homonculus.
Compléments
Pierre Bonnier (1861), neurologue spécialisé en ORL, relie des lésions neurologiques à des vertiges et propose l’idée d’une représentation topographique du corps.
L’homonculus de Penfield peut varier selon les personnes, notamment en fonction de compétences telles que celles d’un parfumeur ou d’un pianiste.
★ À maîtriser
Schilder articule trois fondements de l’image du corps :
Pour Wallon, la construction du schéma corporel et la perception de l’autre relèvent d’un même processus de développement.
Wallon considère le mouvement comme un mode d’expression du bébé et comme un moyen majeur d’élaboration du schéma corporel.
Compléments
Schilder intègre les théories de Freud et situe l’image du corps dans un contexte sociétal, notamment dans le regard des autres.
Pour Wallon, les émotions et les gestes sont liés et les émotions ont un fondement biologique.
Schilder relie neurologie, libido et société ; Wallon place le mouvement au cœur du développement.
★ À maîtriser
🔄 La réduction phénoménologique implique de : (Husserl) : mettre à distance ses connaissances de l’expérience, regarder la situation sans jugement, reconnaître qu’elle peut être perçue selon différents regards
Pour Merleau-Ponty, le corps permet d’observer le monde et la capacité à habiter son corps correspond à la capacité à habiter le monde. - Merleau Ponty
Compléments
Dans la perspective phénoménologique présentée, la vérité résulte de la somme des regards différents portés sur une situation.
Pour Hegel, la conscience du monde est une projection de ses propres désirs, et chaque personne peut chercher à imposer son regard comme vérité, ce qui peut engendrer des conflits. - Phénoménologie de l’esprit
Husserl reprend trois éléments de la démarche philosophique :
Pour Merleau-Ponty, l’utilisation et l’intégration de l’expérience avec un objet peuvent intégrer cet objet au schéma corporel. - Merleau Ponty
★ À maîtriser
Selon Anzieu, le moi-peau remplit neuf fonctions :
Françoise Dolto distingue le schéma corporel, neurophysiologique et commun aux individus d’une même espèce et d’un même âge, de l’image inconsciente du corps, construite par l’histoire relationnelle et émotionnelle.
Compléments
La fonction de pare-excitation protège des stimulations excessives et se met en place progressivement. - Anzieu
La fonction d’intersensorialité de la peau relie des sensations de différentes natures et leur donne un fond commun de signification. - Anzieu
Pour Dolto, l’image inconsciente du corps conserve la mémoire inconsciente des expériences relationnelles et ne peut être abordée que par l’expression thérapeutique, notamment le dessin ou la peinture. - Françoise Dolto
★ À maîtriser
Compléments
Bullinger a développé un bilan sensorimoteur particulièrement utile pour soutenir des enfants qui n’ont pas accès au langage.
Bullinger décrit le schéma corporel comme une représentation construite à partir d’informations sensorielles, notamment visuelles, tactiles et proprioceptives.
En 1985, la profession de psychorééducateur prend le nom de psychomotricien.
★ À maîtriser
Le schéma corporel se constitue par le traitement, par le système nerveux central, d’informations intéroceptives, proprioceptives et extéroceptives.
Le schéma corporel permet d’adapter les gestes et la posture à l’environnement et se développe avec la maturation du système neuromoteur.
Le schéma corporel se met à jour tout au long de la vie grâce aux nouvelles expériences sensorielles et motrices, particulièrement aux informations proprioceptives.
Compléments
Les expériences sensorielles et motrices alimentent un répertoire moteur dans lequel le cerveau puise pour anticiper, automatiser et rendre les gestes efficaces.
Le schéma corporel est relativement identique entre les individus d’une même espèce et atteint un certain niveau de maturité vers 12 ans.
Le sens de la proprioception est bien développé vers 23 ans.
L’image du corps se construit notamment à travers :
Schéma corporel : corps en mouvement ; image du corps : représentation morphologique et vécue.
★ À maîtriser
Le corps subi, de la naissance à 3 mois, correspond à une période de dépendance où le bébé ne maîtrise ni sa motricité ni son tonus.
Le vécu de morcellement est normal chez le nouveau-né, mais sa persistance ultérieure est décrite comme pathologique, même si ce vécu peut temporairement réapparaître sans pathologie lors d’une attraction trop violente.
Le maternage, le portage et la contenance physique et psychique des parents peuvent aider le bébé à gérer ses angoisses précoces.
Le corps vécu, de 3 mois à 3 ans, correspond au stade sensori-moteur où l’enfant apprend principalement par le mouvement, l’exploration et les sensations, avant la représentation et le langage.
La coordination oculo-manuelle évolue d’abord de l’œil qui suit la main vers la main qui suit l’œil lorsque l’enfant commence à regarder intentionnellement un objet pour le prendre.
La marche apparaît entre 9 et 15 mois et demande à l’enfant de maîtriser son bassin, ses jambes et la coordination du haut et du bas du corps.
Compléments
Avant la naissance, l’espace utérin fournit déjà au bébé des informations sensorielles auxquelles il peut répondre, notamment par l’extension des membres contenue par la membrane utérine et par la coordination pouce-bouche.
À la naissance, la découverte de la pesanteur, de la respiration aérienne et d’un nourrissage fragmenté bouleverse les informations sensorielles du bébé.
La motricité du nouveau-né est réflexe et sa sensibilité cutanée se développe d’abord au visage, puis aux mains, puis aux pieds, selon des lois céphalo-caudale et proximo-distale.
Le nouveau-né ne maîtrise pas ses orifices et ne distingue pas encore clairement l’intérieur de l’extérieur, ce qui caractérise le vécu de liquéfaction.
Le vécu d’effondrement est associé au relâchement musculaire, à l’action de la pesanteur et à l’immaturité neuromotrice du bébé.
Au début du corps vécu, l’enfant acquiert l’instrumentalisation de la sphère orale et les compétences pratiques associées à la bouche.
Entre 4 et 6 mois, le contrôle de la tête et de l’axe contribue à construire l’espace du buste, organisé entre l’avant et l’arrière.
Vers 4 mois, les bébés s’intéressent davantage aux objets dans leur champ de préhension qu’aux objets trop éloignés, ce qui témoigne d’une perception de la distance corporelle.
Entre 6 et 9 mois apparaissent les premiers déplacements au sol, dont le rampement et le quatre-pattes contribuent à la construction du schéma corporel et aux dissociations motrices.
Les déplacements au sol soutiennent l’autonomie et l’individualisation de l’enfant par rapport à ses parents.
★ À maîtriser
Le corps perçu, de 3 à 7 ans, correspond à une période où l’enfant prend de la distance par rapport à son mouvement pour en observer les effets et lui donner une intention et un but.
La latéralisation s’achève pendant le corps perçu et la connaissance de la droite et de la gauche sur soi est normalement acquise vers 6 ans.
Vers 8 ans, la réversibilité permet de passer d’un référentiel égocentré à un référentiel exocentré.
Le corps connu, de 7 à 12 ans, correspond à une meilleure connaissance du corps et à une capacité accrue d’anticiper les actions.
La réversibilité vers 8 ans permet de reconnaître la droite et la gauche sur autrui, d’abord lorsqu’il est à côté puis lorsqu’il lui fait face.
Compléments
Le corps perçu correspond au stade préopératoire de Piaget, marqué par le développement de la pensée symbolique et du langage.
Au stade du corps perçu, l’enfant maîtrise davantage la distinction entre intérieur et extérieur et acquiert la continence, tandis que des peurs portant sur l’intérieur du corps peuvent apparaître.
Pendant le corps perçu, l’enfant explore les notions de lenteur et de rapidité, compte ses pas, se compare aux autres et relie progressivement distance et durée.
Le dessin du bonhomme évolue ainsi :
Au stade des opérations concrètes de Piaget, l’enfant développe une pensée logique et peut imaginer et symboliser avec moins de besoin de bouger constamment.
Pendant le corps connu, la maîtrise du tonus progresse et les syncinésies disparaissent progressivement.
La compréhension du corps passe notamment par le langage : le tonus et les cris caractérisent le corps subi, le mouvement le corps vécu, la prise de distance avec le mouvement le corps perçu et le langage le corps connu.
Agir, prendre du recul sur le mouvement, puis nommer et anticiper le corps.
★ À maîtriser
Le corps maîtrisé, à partir de 12 ans, correspond à la maîtrise du corps et à la mise à jour permanente du schéma corporel.
À l’adolescence, les transformations de la posture, des dimensions corporelles, de la taille, de l’apparence, du sommeil et de l’alimentation remanient le schéma corporel et l’image du corps.
Le vieillissement peut diminuer la qualité des récepteurs sensoriels, ralentir les capacités motrices et entraîner une perte de réflexes.
Compléments
Les remaniements adolescents peuvent conduire à rechercher de nouveau le mouvement et les expériences sensorielles et motrices, tout en recomposant les liens d’attachement et de détachement.
Vers 23 ans, la proprioception est décrite comme complètement acquise et la connaissance du corps atteint son maximum.
La perte d’autonomie liée au vieillissement peut ramener à un corps subi, avec dépendance aux soins et perte des praxies.
Le vieillissement et la fin de vie peuvent s’accompagner d’un bouleversement des repères spatio-temporels et corporels, d’angoisses de mort et du deuil des capacités.
Métamorphoses adolescentes → remaniement de l’image corporelle ; vieillissement → pertes motrices et dépendance.
★ À maîtriser
Compléments
L’illusion de la main en caoutchouc repose sur la concordance entre les informations tactiles, visuelles et proprioceptives, notamment lorsque les deux mains sont dans la même position.
La zone prémotrice joue un rôle dans la sensation d’appartenance d’un membre.
La boîte miroir est utilisée contre les douleurs du membre fantôme.
L’utilisation répétée et automatique d’un objet peut intégrer sa dimension au schéma corporel sans réflexion consciente.
📌 Le couplage perception-action ne peut fonctionner que si le mouvement observé appartient aux compétences motrices possibles de l’enfant.
Plus l’enfant observe une action, plus il peut l’automatiser, réduire sa planification et améliorer ses compétences motrices.
Le couplage perception-action est opérationnel dès la naissance, puisque le bébé peut très tôt modifier son comportement selon les informations reçues.
Les bébés ayant davantage pratiqué le quatre-pattes recherchent plus de stratégies d’exploration que ceux qui l’ont moins pratiqué.
Observer une action → faciliter son intégration et son automatisation, si elle est dans les compétences motrices.
★ À maîtriser
La construction du schéma corporel requiert une cohérence entre les informations sensorielles, notamment celles de l’oreille interne relatives à la position du corps et de la tête.
Lorsque les informations sensorielles sont cohérentes, elles sont mémorisées, organisées et stockées dans le répertoire moteur, puis leur répétition contribue à l’automatisation des gestes.
Lorsqu’un geste est effectué, le sujet puise dans son répertoire moteur ; si le geste ressemble à une expérience antérieure, il s’effectue automatiquement, tandis que des retours sensoriels différents entraînent une réadaptation et enrichissent le répertoire.
Compléments
Le système nerveux central trie les informations sensorielles importantes et non importantes afin d’éviter qu’elles ne submergent l’individu.
Le cervelet supervise les retours sensoriels et s’active spécifiquement lorsque ceux-ci ne correspondent pas à ce qui était attendu.
Cohérence sensorielle, tri cérébral, mémorisation, répétition : le geste s’automatise.
| Dimension | Schéma corporel | Image du corps |
|---|---|---|
| Nature | Représentation du corps et de ses parties dans l’espace | Représentation psychique de soi à travers le corps |
| Fondements | Informations sensorielles traitées par le système nerveux central | Vécu émotionnel, relationnel, historique et socioculturel |
| Évolution | Maturation et expériences sensorielles et motrices | Histoire personnelle, premiers liens et regard d’autrui |
| Caractérisation | Représentation dynamique du corps dans les gestes | Représentation morphologique et ressentie du corps |
| Étape | Âge | Caractéristique dominante |
|---|---|---|
| Corps subi | 0–3 mois | Dépendance et faible maîtrise motrice |
| Corps vécu | 3 mois–3 ans | Exploration sensorimotrice |
| Corps perçu | 3–7 ans | Prise de distance et intentionnalité du mouvement |
| Corps connu | 7–12 ans | Connaissance corporelle et anticipation |
| Corps maîtrisé | À partir de 12 ans | Maîtrise et mise à jour du schéma corporel |
Teste tes connaissances sur Schéma corporel et image du corps avec 38 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Une nouvelle sensation posturale est comparée à une référence corporelle déjà établie. Quel concept de Henri Head décrit cette référence ?
2. Quelle conclusion les expériences sensitives de Penfield ont-elles permis de tirer sur le corps et le cortex ?
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Quel neurologue propose un standard postural confronté aux nouvelles perceptions ?
Henri Head.
Quel chercheur cartographie la correspondance corticale sous forme d’homonculus ?
Penfield.
Qui a théorisé le premier l’image du corps ?
Schilder.
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