★ À maîtriser
📌 L’angor provoque une douleur thoracique d’effort qui cède en moins de 5 minutes au repos ou à la trinitrine, tandis que le SCA/IDM provoque une douleur de repos durant plus de 20 minutes et non soulagée par la trinitrine.
Le SCA/IDM est causé par une thrombose sur plaque qui occlut une artère coronaire et constitue une urgence nécessitant l’appel au 15 et une reperfusion, notamment par angioplastie avec stent.
L’AVC peut être ischémique par caillot, dans 80 % des cas, ou hémorragique.
L’AOMI est due à l’athérome des artères des jambes et se manifeste notamment par une claudication intermittente, des pouls abolis, une peau froide ou une plaie.
L’embolie pulmonaire résulte du passage d’un caillot veineux vers une artère pulmonaire et peut provoquer une dyspnée brutale, une douleur thoracique, une tachycardie, une toux ou une hémoptysie.
La BPCO associe un rétrécissement bronchique lié au tabac et une obstruction non réversible, avec toux et expectoration chroniques ou dyspnée d’effort.
Compléments
📐 Formule - La spirométrie de la BPCO montre un rapport .
Angor cède au repos ; SCA persiste au repos.
★ À maîtriser
📌 Un rétrécissement aortique calcifié symptomatique et serré nécessite un remplacement valvulaire par TAVI par voie fémorale ou par chirurgie (RVAo), après décision en staff médico-chirurgical.
Les facteurs de risque cardiovasculaire non modifiables sont :
Les facteurs de risque cardiovasculaire modifiables sont :
Compléments
La surface normale de la valve aortique est de 3 à 4 cm².
Sans traitement, la survie après l’apparition des symptômes du rétrécissement aortique calcifié est d’environ 2 à 3 ans.
📌 Dans le rétrécissement aortique calcifié, la valve s’ouvre mal en systole mais se ferme correctement.
★ À maîtriser
La surveillance infirmière d’une douleur thoracique ou d’un SCA comprend l’alerte médicale ou l’appel au 15, un ECG immédiat, la surveillance scopée, une voie veineuse, le repos strict, l’évaluation de la douleur et des constantes, ainsi qu’un bilan sanguin avec troponine.
Devant un AVC, l’infirmier recueille l’heure de début des signes, alerte, surveille les constantes et la glycémie, maintient le patient à jeun jusqu’au test de déglutition et prévient les chutes et escarres.
Sous héparine de bas poids moléculaire, l’infirmier surveille les plaquettes en raison du risque de TIH et recherche les saignements.
Sous AVK, l’infirmier surveille régulièrement l’INR selon la cible prescrite, conseille une alimentation stable en vitamine K et l’absence d’automédication par aspirine ou AINS, et vérifie le carnet de suivi et les signes de saignement.
Compléments
Pour l’AOMI, l’infirmier inspecte et soigne les pieds, surveille les plaies, les pouls, la coloration et la chaleur, et encourage la marche régulière.
Pour la BPCO, la surveillance infirmière porte notamment sur la SpO₂ et la fréquence respiratoire, avec oxygène prescrit à faible débit, position semi-assise, kinésithérapie respiratoire et éducation thérapeutique.
Sous anticoagulant, les signes d’hémorragie à repérer comprennent les saignements gingivaux, le sang dans les urines et les selles noires.
★ À maîtriser
📌 L’occlusion du grêle débute brutalement, souvent sur brides ou hernie étranglée, avec vomissements précoces et douleurs coliques, tandis que l’occlusion colique débute progressivement, souvent sur cancer colique ou volvulus du sigmoïde, avec arrêt précoce des matières et des gaz, ballonnement important et vomissements tardifs.
Les signes généraux d’une occlusion digestive sont :
Une occlusion digestive peut évoluer vers une ischémie, une nécrose, une perforation et une péritonite, et provoquer une déshydratation par troisième secteur, une insuffisance rénale, un choc ou une septicémie.
Le traitement urgent d’une occlusion digestive associe mise à jeun, perfusion de réhydratation avec antalgiques et antispasmodiques, sonde nasogastrique pour vidange et prévention de l’inhalation, puis traitement de la cause médical, endoscopique ou chirurgical, parfois avec stomie.
Compléments
Dans l’occlusion colique, les causes citées sont le cancer colique et le volvulus du sigmoïde ; une sténose liée à Crohn est également mentionnée comme cause d’occlusion.
Le cancer colorectal est le quatrième cancer le plus fréquent en France, les deux sexes confondus, et survient notamment après 65 ans ; il peut résulter de la transformation d’un polype bénin, le dépistage organisé repose sur un test immunologique de recherche de sang dans les selles, suivi d’une coloscopie si le test est positif, et le diagnostic sur l’histologie.
Obstruction → ischémie → nécrose → perforation → péritonite.
★ À maîtriser
Compléments
📌 Le traitement de la lithiase biliaire est la cholécystectomie, réalisée par cœlioscopie.
Colique hépatique → cholécystite → angiocholite → pancréatite biliaire.
★ À maîtriser
La lithiase urinaire touche 10 % des hommes et 5 % des femmes, récidive dans plus de 50 % des cas à cinq ans, est oxalo-calcique dans 75 % des cas et s’élimine spontanément dans 80 % des cas.
La colique néphrétique provoque une douleur brutale, très intense, lombaire et unilatérale, irradiant vers les organes génitaux externes, sans position antalgique, avec agitation possible, hématurie et nausées ou vomissements.
📌 Une colique néphrétique compliquée impose l’hospitalisation lorsqu’elle est hyperalgique, fébrile en raison d’un risque de pyélonéphrite obstructive, ou anurique en raison d’un risque d’insuffisance rénale.
📌 Le traitement de la colique néphrétique peut associer AINS injectables, morphine IV et antispasmodique, mais une cure de diurèse ne doit pas être réalisée en urgence.
Compléments
Les facteurs favorisant la lithiase urinaire sont :
Le bilan d’une lithiase urinaire comprend BU, ECBU, créatinine, CRP et imagerie par scanner sans injection de référence, échographie ou ASP.
★ À maîtriser
Pour une occlusion, l’infirmier maintient le patient à jeun, surveille la sonde nasogastrique et la perfusion, suit douleur, vomissements, transit, abdomen, fièvre et constantes, tient le bilan entrées-sorties et alerte en cas de tachycardie, hypotension ou fièvre.
Lors d’une colique néphrétique, l’infirmier évalue la douleur et les constantes, filtre les urines pour récupérer le calcul, surveille la diurèse et la couleur des urines, et sous morphine surveille nausées, somnolence et dépression respiratoire.
Compléments
En préopératoire d’une cœlioscopie ou laparotomie, la préparation comprend dossier et consentement, douche antiseptique, bilan, jeûne, préparation cutanée et tenue de bloc ; le patient ne doit pas se lever et doit être rassuré.
En postopératoire, l’infirmier surveille les constantes, les pansements, le drain de Kehr, les entrées-sorties, les signes d’hémorragie, la reprise du transit et la douleur.
Après une NLPC, l’infirmier surveille le saignement dans la poche, la pâleur, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, le pansement et les signes infectieux urinaires ou au point de sortie du drain.
★ À maîtriser
Les trois indications de la salle de cathétérisme sont le cathétérisme exploratoire des pressions gauches ou droites, notamment en contexte valvulaire, coronarien ou d’insuffisance cardiaque, la coronarographie pour angor stable ou instable, et la pose de TAVI en salle hybride.
Le TAVI consiste à poser une valve biologique par voie fémorale rétrograde.
Compléments
📌 Le cathétérisme et la coronarographie de routine peuvent être ambulatoires, tandis que le TAVI et la coronarographie à risque nécessitent une hospitalisation la veille.
L’équipe comprend deux IDE de cardiologie et un IDE ou manipulateur radio, avec un IBODE en plus pour le TAVI ; la décision est prise en staff médico-chirurgical.
🔄 Avant l’acte, l’IDE : informe le patient et recueille son consentement, recherche les allergies, vérifie les médicaments et le bilan sanguin, prépare l’hygiène cutanée, complète la check-list, accueille et installe le patient
Pendant le cathétérisme, l’IDE respecte l’asepsie, branche et vérifie la tête de pression, surveille ECG, pressions et constantes, trace les dispositifs et gère notamment malaise, douleur thoracique, TV/FV ou hypoxémie.
À la fin d’un cathétérisme, l’IDE comprime le point de ponction puis le surveille et transmet le membre ponctionné, la diurèse, l’ECG et la douleur.
Avant : préparer ; pendant : surveiller ; fin : comprimer et transmettre.
Obstructions cardiovasculaires et respiratoires
| Affection | Mécanisme | Repères distinctifs |
|---|---|---|
| Angor | Sténose coronaire par athérome | Douleur d’effort cédant en moins de 5 minutes |
| SCA/IDM | Thrombose sur plaque avec occlusion | Douleur de repos de plus de 20 minutes |
| AVC ischémique | Caillot cérébral | 80 % des AVC |
| AOMI | Athérome des artères des jambes | Claudication intermittente |
| Embolie pulmonaire | Caillot veineux vers une artère pulmonaire | Dyspnée brutale |
| BPCO | Obstruction bronchique non réversible liée au tabac | VEMS/CVF inférieur à 70 % |
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1. Une personne présente une douleur thoracique liée à une diminution de l’apport sanguin au myocarde. Quel mécanisme peut expliquer un angor ?
2. Une personne ressent une douleur thoracique au repos depuis 25 minutes, qui ne cède pas après la trinitrine. Quel tableau cette durée et cette réponse au traitement évoquent-elles ?
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Quelle lésion entraîne la sténose coronaire dans l’angor ?
Un athérome.
Quelle durée et quelle circonstance caractérisent la douleur de l’angor ?
Une douleur d’effort cédant en moins de cinq minutes au repos ou à la trinitrine.
Qu’est-ce que le rétrécissement aortique calcifié ?
Une calcification valvulaire qui réduit l’ouverture aortique et entraîne une hypertrophie du ventricule gauche.
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