QCM : Physiologie de la vision binoculaire (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la vision binoculaire :

Elle relève d’un mécanisme cortical associant plusieurs composantes visuelles.
Elle permet une vision simple et en relief du monde environnant.
Elle se développe durant les six premiers mois de la vie.
Elle correspond à un mécanisme élaboré au niveau rétinien.
Le champ visuel est indiqué comme totalement acquis durant les six premiers mois.

Elle relève d’un mécanisme cortical associant plusieurs composantes visuelles. · Elle permet une vision simple et en relief du monde environnant. · Elle se développe durant les six premiers mois de la vie.

Explication

La vision binoculaire est un mécanisme cortical qui associe vision simultanée, fusion et stéréoscopie, et produit une vision simple en relief. Elle se développe durant les six premiers mois ; le mécanisme n’est pas rétinien et le champ visuel est indiqué comme acquis à un an.

2. Pour favoriser une vision binoculaire stable chez un patient, quelles caractéristiques des images rétiniennes sont attendues ?

Une anisométropie marquée constitue une condition recherchée pour la fusion.
Les images des deux yeux présentent une grandeur comparable.
Une aniséiconie importante facilite la vision binoculaire du patient.
Une différence importante de grandeur entre les images favorise leur association.
Les images perçues par les deux yeux présentent une netteté comparable.

Les images des deux yeux présentent une grandeur comparable. · Les images perçues par les deux yeux présentent une netteté comparable.

Explication

La vision binoculaire requiert des images de même netteté et de même grandeur dans les deux yeux. Une anisométropie ou une aniséiconie doit être absente ou très faible, et non importante.

3. Lors de l’évaluation anatomique préalable à l’instauration d’une vision binoculaire, cochez les propositions exactes :

L’intégrité des globes oculaires est requise pour cette instauration.
L’intégrité des orbites fait partie des conditions anatomiques nécessaires.
L’intégrité du nerf optique est citée dans la liste anatomique de référence.
L’intégrité des muscles extraoculaires remplace celle des cristallins.
L’intégrité des paupières figure dans la liste des structures nécessaires.

L’intégrité des globes oculaires est requise pour cette instauration. · L’intégrité des orbites fait partie des conditions anatomiques nécessaires.

Explication

Les orbites et les globes oculaires font partie des structures dont l’intégrité est nécessaire, au même titre que les rétines, cornées, humeurs aqueuses et cristallins. Les paupières, le nerf optique et les muscles extraoculaires ne figurent pas dans cette liste, et ne remplacent pas les structures qui y sont mentionnées.

4. À propos de la rétinotopie et des points de référence en correspondance rétinienne normale, quelles propositions sont exactes ?

La correspondance rétinienne normale constitue le support de l’organisation rétinotopique.
Les deux fovéas constituent les points rétinotopiques de référence.
Chez un sujet orthophorique en CRN, les deux fovéas localisent droit devant.
Chez un sujet orthophorique en CRN, les fovéas localisent dans des directions opposées.
La rétinotopie décrit la représentation de l’espace par chaque aire corticale.

Les deux fovéas constituent les points rétinotopiques de référence. · Chez un sujet orthophorique en CRN, les deux fovéas localisent droit devant. · La rétinotopie décrit la représentation de l’espace par chaque aire corticale.

Explication

La rétinotopie correspond à la représentation de l’espace dans chaque aire corticale et sert de support clinique à la correspondance rétinienne normale. Les fovéas sont les points de référence et, chez un sujet orthophorique en CRN, elles localisent dans la même direction, droit devant.

5. Un observateur fixe droit devant et repère un objet placé à sa droite ; quelles projections rétiniennes correspondent à cette situation ?

L’objet à droite stimule la rétine nasale de l’œil droit.
L’objet à droite stimule la rétine temporale de l’œil gauche.
L’objet à droite stimule la rétine nasale de l’œil gauche.
La moitié temporale droite correspond à la moitié temporale gauche.
La moitié nasale droite correspond à la moitié temporale gauche.

L’objet à droite stimule la rétine nasale de l’œil droit. · L’objet à droite stimule la rétine temporale de l’œil gauche. · La moitié nasale droite correspond à la moitié temporale gauche.

Explication

Un objet placé à droite se projette sur la rétine nasale droite et la rétine temporale gauche. En correspondance rétinienne, la moitié nasale droite correspond à la moitié temporale gauche ; la moitié temporale droite correspond à la moitié nasale gauche.

6. Un observateur fixe un point et voit un objet situé au-delà de l’horoptère : quelles propositions s’appliquent ?

L’horoptère désigne la zone autour du point fixé où la vision simple est possible.
Un objet au-delà de l’horoptère reste dans la zone de vision simple autour du point fixé.
Un objet en deçà de l’horoptère produit une diplopie homonyme sur les rétines nasales.
Un objet au-delà de l’horoptère forme ses images sur les rétines temporales.
Un objet au-delà de l’horoptère produit une diplopie croisée sur les rétines nasales.

L’horoptère désigne la zone autour du point fixé où la vision simple est possible.

Explication

L’horoptère est la zone autour du point fixé où la vision simple est possible. Au-delà, l’objet produit une diplopie homonyme avec des images rétiniennes nasales; la diplopie croisée et les images temporales caractérisent un objet en deçà.

7. Lors d’un examen au synoptophore, quels degrés de vision binoculaire cet instrument permet-il d’étudier ?

Le premier degré étudié correspond à la fusion des images.
Le deuxième degré étudié correspond à la fusion.
Le premier degré étudié correspond à la vision simultanée.
Le troisième degré étudié correspond à la vision du relief.
Le troisième degré étudié correspond à la diplopie homonyme.

Le deuxième degré étudié correspond à la fusion. · Le premier degré étudié correspond à la vision simultanée. · Le troisième degré étudié correspond à la vision du relief.

Explication

Le synoptophore étudie la vision simultanée au premier degré, la fusion au deuxième et la vision du relief au troisième. La diplopie homonyme n’est pas le troisième degré, et la fusion n’est pas le premier.

8. Un patient tourne les yeux en diagonale tout en gardant la tête immobile : concernant les positions du regard, quelles propositions sont exactes ?

Une rotation simultanée autour des axes vertical et horizontal correspond à une position tertiaire.
Les positions diagnostiques comprennent le regard vers le bas et la gauche.
Les positions diagnostiques comprennent le regard vers le haut et la droite.
Une rotation simultanée autour de deux axes correspond à une position secondaire.
Une rotation autour d’un seul axe correspond à une position tertiaire.

Une rotation simultanée autour des axes vertical et horizontal correspond à une position tertiaire. · Les positions diagnostiques comprennent le regard vers le bas et la gauche. · Les positions diagnostiques comprennent le regard vers le haut et la droite.

Explication

Le regard diagonal relève d’une position tertiaire, définie par une rotation simultanée autour des axes vertical et horizontal; une rotation unique caractérise une position secondaire. Les six positions diagnostiques incluent haut-droite et bas-gauche.

9. Pour un mouvement volontaire conjugué des deux yeux, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’égalité d’innervation de Hering concerne les mouvements volontaires conjugués.
La loi de Hering décrit l’inhibition de l’antagoniste homolatéral par l’agoniste contracté.
La loi de Sherrington attribue une innervation égale aux synergistes des deux yeux.
Les influx sont adressés aux deux muscles synergiques participant au mouvement conjugué.
La loi de Hering prévoit une quantité égale d’influx pour les muscles synergiques concernés.

L’égalité d’innervation de Hering concerne les mouvements volontaires conjugués. · Les influx sont adressés aux deux muscles synergiques participant au mouvement conjugué. · La loi de Hering prévoit une quantité égale d’influx pour les muscles synergiques concernés.

Explication

Hering décrit une innervation égale des muscles synergiques des deux yeux lors des mouvements volontaires conjugués. L’inhibition de l’antagoniste homolatéral relève de Sherrington, et non de Hering ; l’égalité d’innervation n’est donc pas attribuée à Sherrington.

10. Un examen porte sur l’innervation des muscles oculomoteurs. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont justes ?

Le nerf III innerve le droit médial ainsi que les droits supérieur et inférieur.
Le nerf IV innerve l’oblique inférieur et le nerf III innerve l’oblique supérieur.
Le nerf III innerve le droit latéral, tandis que le nerf VI innerve le droit médial.
Le nerf VI innerve le droit latéral.
Le nerf IV innerve l’oblique supérieur.

Le nerf III innerve le droit médial ainsi que les droits supérieur et inférieur. · Le nerf VI innerve le droit latéral. · Le nerf IV innerve l’oblique supérieur.

Explication

Le nerf III innerve les droits supérieur, inférieur et médial, ainsi que l’oblique inférieur ; le VI innerve le droit latéral et le IV l’oblique supérieur. Les propositions qui échangent l’innervation des obliques ou celle des droits médial et latéral sont incorrectes.

11. À propos de la diplopie en correspondance rétinienne normale :

Une déviation en divergence ou exotropie entraîne une diplopie croisée.
Une déviation en convergence ou ésotropie entraîne une diplopie homonyme.
Elle résulte de deux images rétiniennes compensées par la déviation.
Elle correspond à un même objet perçu en deux endroits différents de l’espace.
Elle désigne deux objets différents perçus au même endroit de l’espace.

Une déviation en divergence ou exotropie entraîne une diplopie croisée. · Une déviation en convergence ou ésotropie entraîne une diplopie homonyme. · Elle correspond à un même objet perçu en deux endroits différents de l’espace.

Explication

La diplopie est la perception d’un même objet en deux lieux lorsque les images rétiniennes ne sont pas compensées par la déviation. En correspondance rétinienne normale, l’ésotropie donne une diplopie homonyme et l’exotropie une diplopie croisée ; deux objets différents au même endroit définissent la confusion.

12. En CRA, un patient voit une diplopie après correction de sa déviation par un prisme. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

En CRA, la diplopie prismatique est conforme à la règle observée en CRN.
L’angle objectif est défini par la superposition des images réalisée par le patient.
Après correction prismatique d’une convergence, la diplopie observée est croisée.
L’angle objectif est mesuré par l’examinateur aux prismes ou au synoptophore.
L’angle subjectif correspond à l’angle auquel le patient superpose les deux images.

Après correction prismatique d’une convergence, la diplopie observée est croisée. · L’angle objectif est mesuré par l’examinateur aux prismes ou au synoptophore. · L’angle subjectif correspond à l’angle auquel le patient superpose les deux images.

Explication

En CRA, la diplopie prismatique ne suit pas la règle observée en CRN : une convergence corrigée par prisme entraîne une diplopie croisée, tandis qu’une divergence entraîne une diplopie homonyme. L’angle objectif est déterminé par l’examinateur aux prismes ou au synoptophore, et non par la superposition des images du patient. Cette superposition définit l’angle subjectif.

13. Chez un patient strabique, la neutralisation masque l’état de la correspondance rétinienne. Quelles propositions décrivent correctement la conduite et les limites de l’adaptation ?

La neutralisation peut masquer l’état de la correspondance rétinienne.
La CRA s’adapte aux angles de strabisme sans pouvoir se normaliser.
Il faut lever la neutralisation pour déterminer l’état de la correspondance rétinienne.
La neutralisation accompagne la CRN, mais pas la CRA.
La CRA peut se normaliser lorsqu’elle s’adapte aux angles de strabisme.

La neutralisation peut masquer l’état de la correspondance rétinienne. · La CRA s’adapte aux angles de strabisme sans pouvoir se normaliser. · Il faut lever la neutralisation pour déterminer l’état de la correspondance rétinienne.

Explication

La neutralisation accompagne la CRN et la CRA, masque l’état de la correspondance rétinienne et doit être levée pour le déterminer. La CRA s’adapte aux angles de strabisme, mais cette adaptation ne permet pas sa normalisation.

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Qu’élabore la vision binoculaire en associant vision simultanée, fusion et vision stéréoscopique ?

Une vision simple et en relief du monde.

Qu’est-ce que l’emmétropie ?

L’état d’un œil normal où l’image d’un objet à l’infini se forme sur la rétine sans accommodation.

Où se forme l’image dans un œil myope ?

En avant de la rétine.

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