QCM : Injections et perfusions infirmières (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qui caractérise une injection parentérale ?

L’application d’un médicament sur la peau pour une absorption locale
L’introduction d’une solution médicamenteuse par une voie autre qu’orale ou entérale
L’administration d’un médicament par ingestion, puis son absorption digestive
L’introduction d’un médicament dans le tube digestif par une sonde

L’introduction d’une solution médicamenteuse par une voie autre qu’orale ou entérale

Explication

Une injection parentérale introduit une solution médicamenteuse par une voie qui n’est ni orale ni entérale. L’administration par sonde reste une voie entérale, même si le médicament n’est pas avalé.

2. Une personne présente des troubles de la déglutition et son traitement doit agir rapidement. Quel élément justifie le recours à une injection parentérale ?

La capacité des enzymes digestives à préserver les principes actifs
L’absence de troubles digestifs et le souhait d’éviter une action rapide
Les difficultés à avaler et le besoin d’un délai d’action plus rapide
La préférence pour une administration digestive et une action retardée

Les difficultés à avaler et le besoin d’un délai d’action plus rapide

Explication

Les troubles de la déglutition et la recherche d’un délai d’action plus rapide figurent parmi les indications possibles d’une injection parentérale. La voie parentérale n’est pas justifiée ici par une préférence pour une administration digestive.

3. Dans quelle situation l’injection intraveineuse directe est-elle contre-indiquée ?

Quand le médicament est prescrit et que le reflux veineux est présent
En l’absence de reflux veineux ou si le produit est nécrosant ou non miscible
Lorsqu’un antibiotique doit produire une efficacité rapide par voie intraveineuse
Lorsqu’un pic plasmatique rapide est recherché avec un produit adapté

En l’absence de reflux veineux ou si le produit est nécrosant ou non miscible

Explication

L’absence de reflux veineux ainsi que l’emploi de produits nécrosants ou non miscibles contre-indiquent l’injection intraveineuse directe. La recherche d’un pic plasmatique rapide peut au contraire constituer une indication lorsque le produit convient à cette voie.

4. Quel cadre encadre l’injection parentérale comme soin infirmier ?

L’article R. 4311-5 du 20 juillet 2005 la prévoit en application d’une prescription médicale
L’article R. 4311-7 du 20 juillet 2005 la prévoit après validation du pharmacien
L’article R. 4311-7 du 20 juillet 2005 la prévoit en application d’une prescription médicale
L’article R. 4311-7 du 20 juillet 2005 la prévoit sur décision autonome de l’infirmière

L’article R. 4311-7 du 20 juillet 2005 la prévoit en application d’une prescription médicale

Explication

L’article R. 4311-7 du 20 juillet 2005 rattache l’injection parentérale à l’application d’une prescription médicale. L’article R. 4311-5 concerne, lui, la surveillance clinique des abords vasculaires et des dispositifs.

5. Quelle responsabilité l’article R. 4311-5 attribue-t-il à l’infirmière ?

La vérification du dosage par le seul pharmacien
La surveillance clinique des abords vasculaires et des dispositifs
La prescription médicale de chaque injection parentérale
La surveillance clinique des troubles de la déglutition

La surveillance clinique des abords vasculaires et des dispositifs

Explication

L’article R. 4311-5 attribue à l’infirmière la surveillance clinique des abords vasculaires et des dispositifs. La prescription de l’injection relève du cadre défini par l’article R. 4311-7.

6. Avant d’administrer un médicament, quels éléments l’infirmière doit-elle vérifier ?

Le bon patient, le bon moment, la bonne voie, le bon prescripteur et le bon conditionnement
Le bon patient, le bon service, la bonne voie, le bon médicament et le bon fournisseur
Le bon patient, le bon moment, le bon dispositif, le bon médicament et le bon fabricant
Le bon patient, le bon moment, la bonne voie, le bon médicament et le bon dosage

Le bon patient, le bon moment, la bonne voie, le bon médicament et le bon dosage

Explication

La vérification avant chaque administration porte sur le patient, le moment, la voie, le médicament et le dosage. Le fournisseur ou le fabricant ne remplace pas l’un de ces éléments de contrôle.

7. Quelles sont les quatre voies d’injection présentées ?

Intraveineuse, intra-artérielle, sous-cutanée et intradermique
Intramusculaire, sous-cutanée, intradermique et orale
Intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée et intradermique
Intraveineuse, intramusculaire, intradermique et entérale

Intraveineuse, intramusculaire, sous-cutanée et intradermique

Explication

Les quatre voies sont intraveineuse (IV), intramusculaire (IM), sous-cutanée (SC) et intradermique (IDR). La voie intra-artérielle ne fait pas partie de cette liste.

8. Quel matériel et quelle méthode caractérisent la réalisation aseptique d’une injection ?

Une seringue stérile et une aiguille non stérile adaptée à la voie
Une seringue stérile et une aiguille stérile adaptées à la voie
Une seringue non stérile et une aiguille stérile adaptée à la voie
Une seringue stérile et une aiguille stérile choisies sans tenir compte de la voie

Une seringue stérile et une aiguille stérile adaptées à la voie

Explication

La réalisation aseptique repose sur une seringue stérile et une aiguille stérile adaptées à la voie d’injection. Une aiguille stérile mais choisie sans tenir compte de la voie ne répond pas à l’exigence d’adaptation.

9. Où une injection intramusculaire dépose-t-elle le principe actif, et quel effet la vascularisation du tissu cible favorise-t-elle ?

Dans une veine, où le débit sanguin permet une diffusion lente et continue.
Dans l’hypoderme, où la vascularisation permet une diffusion lente et continue.
Dans le tissu musculaire, où la vascularisation entraîne une absorption plus rapide qu’en voie sous-cutanée.
Dans le tissu musculaire, où la vascularisation permet une diffusion lente et continue.

Dans le tissu musculaire, où la vascularisation permet une diffusion lente et continue.

Explication

La voie intramusculaire dépose la substance dans l’épaisseur du muscle, dont la vascularisation favorise une diffusion lente et continue. L’hypoderme est la cible de la voie sous-cutanée, et non de la voie intramusculaire.

10. Quel site et quel volume maximal correspondent à une injection intramusculaire dans le deltoïde ?

Le deltoïde, pour un volume maximal de 0,5 à 2 ml.
Le moyen fessier, pour un volume maximal de 0,5 à 2 ml.
Le vaste externe, pour un volume maximal de 3 à 5 ml.
Le deltoïde, pour un volume maximal de 2 à 5 ml.

Le deltoïde, pour un volume maximal de 0,5 à 2 ml.

Explication

Le volume indiqué pour le deltoïde est de 0,5 à 2 ml maximum. Le moyen fessier accepte un volume de 2 à 5 ml, ce qui explique pourquoi son intervalle ne convient pas au deltoïde.

11. Pourquoi la voie intramusculaire nécessite-t-elle une vigilance particulière en cas de trouble de l’hémostase ou de traitement anticoagulant ?

Elle peut entraîner un abcès aseptique par diffusion dans l’hypoderme.
Elle peut entraîner une absorption accélérée du médicament par le muscle.
Elle peut provoquer une lipodystrophie au site d’injection.
Elle peut provoquer un hématome musculaire compressif sévère.

Elle peut provoquer un hématome musculaire compressif sévère.

Explication

En cas de trouble de l’hémostase ou de traitement anticoagulant, une injection intramusculaire expose au risque d’un hématome musculaire compressif sévère. La lipodystrophie est notamment associée à la voie sous-cutanée et ne décrit pas ce risque spécifique.

12. Lors d’une injection d’HBPM dans la ceinture abdominale antérolatérale, quelle conduite respecte la technique recommandée ?

Former un pli cutané, piquer à 45°, conserver la bulle d’air et masser légèrement.
Former un pli cutané, piquer à 90°, retirer la bulle d’air et masser légèrement.
Former un pli cutané, piquer à 90°, conserver la bulle d’air et ne pas masser.
Ne pas former de pli, piquer à 90°, retirer la bulle d’air et ne pas masser.

Former un pli cutané, piquer à 90°, conserver la bulle d’air et ne pas masser.

Explication

Pour une HBPM dans cette région, il faut former un pli cutané, piquer à 90°, conserver la bulle d’air et éviter de masser après l’injection. Retirer la bulle d’air ou masser la zone ne correspond pas à cette conduite.

13. Quel est l’objectif d’un prélèvement sanguin, aussi appelé ponction veineuse ?

Prélever un échantillon de sang dans une veine afin de l’analyser et d’obtenir des résultats.
Prélever un échantillon de sang dans un muscle afin d’évaluer sa vascularisation.
Injecter un médicament dans une veine afin d’en mesurer la diffusion dans l’organisme.
Prélever du sang dans une artère afin de vérifier l’efficacité d’un traitement.

Prélever un échantillon de sang dans une veine afin de l’analyser et d’obtenir des résultats.

Explication

La ponction veineuse est un acte technique qui consiste à recueillir du sang dans une veine pour l’analyser et obtenir des résultats. Le prélèvement décrit n’est ni une injection médicamenteuse ni un prélèvement artériel.

14. Un prélèvement veineux est difficile à réaliser : quelle manœuvre peut aider à faciliter le prélèvement ?

Masser le bras de l’avant-bras vers le poignet, tapoter le site ou faire ouvrir la main.
Surélever le bras, refroidir le site ou demander de relâcher complètement la main.
Masser le bras du poignet vers l’avant-bras, tapoter le site ou faire serrer le poing.
Comprimer le bras au-dessus du coude, frictionner le site ou faire tourner le poignet.

Masser le bras du poignet vers l’avant-bras, tapoter le site ou faire serrer le poing.

Explication

Pour faciliter un prélèvement difficile, il est proposé de masser du poignet vers l’avant-bras, de tapoter le site ou de faire serrer le poing. Masser dans le sens inverse n’est pas la manœuvre décrite.

15. Une extravasation est suspectée pendant une injection : quelle est la première conduite à adopter ?

Interrompre immédiatement le geste et avertir l’équipe médicale.
Surélever le membre et attendre l’apparition de signes tissulaires avant d’agir.
Ralentir l’injection et surveiller le site avant d’avertir l’équipe médicale.
Retirer l’aiguille, masser la zone et poursuivre le traitement par un autre site.

Interrompre immédiatement le geste et avertir l’équipe médicale.

Explication

En cas de suspicion d’extravasation pendant une injection, il faut interrompre immédiatement le geste pour prévenir le risque de nécrose tissulaire et avertir l’équipe médicale. Ralentir l’injection ne supprime pas l’exposition au produit extravasé et retarde l’arrêt du geste.

16. Lorsqu’une extravasation survient pendant une perfusion, quelles mesures immédiates sont indiquées ?

Arrêter la perfusion, laisser l’aiguille en place et masser le membre.
Arrêter la perfusion, retirer l’aiguille et surélever le membre.
Ralentir la perfusion, retirer l’aiguille et garder le membre en position basse.
Poursuivre la perfusion, surélever le membre et prévenir l’équipe médicale.

Arrêter la perfusion, retirer l’aiguille et surélever le membre.

Explication

Les mesures immédiates sont l’arrêt de la perfusion, le retrait de l’aiguille et la surélévation du membre. Laisser l’aiguille en place et masser ne font pas partie de ces actions recommandées.

17. Dans quelles conditions la préparation des médicaments doit-elle se dérouler pour préserver sa sécurité ?

Pendant un temps partagé, avec des tâches simples réalisées en parallèle.
Pendant un temps flexible, en interrompant la préparation pour répondre aux demandes.
Pendant un temps dédié, avec une surveillance régulière d’autres activités.
Pendant un temps dédié, sans activité susceptible de compromettre la sécurité.

Pendant un temps dédié, sans activité susceptible de compromettre la sécurité.

Explication

La préparation des médicaments doit bénéficier d’un temps dédié, sans autre activité susceptible de compromettre sa sécurité. Réaliser des tâches en parallèle introduit des distractions et s’écarte de cette exigence.

18. Avant de préparer un médicament, quels éléments faut-il vérifier ?

La voie d’administration, la fréquence prévue et l’identité du prescripteur
La marque du médicament, la date de livraison et la taille de l’emballage
La température du local, la couleur de l’étiquette et le volume du contenant
L’intégrité de l’emballage et du contenant, la péremption et l’aspect de la solution

L’intégrité de l’emballage et du contenant, la péremption et l’aspect de la solution

Explication

Le contrôle porte sur l’intégrité de l’emballage et du contenant, la date de péremption ainsi que la limpidité et l’homogénéité de la solution. La voie d’administration et la fréquence sont importantes pour l’administration, mais ne remplacent pas ces vérifications de l’état du médicament.

19. Une infirmière prépare des injections pour deux patients : comment doit-elle organiser les plateaux ?

Réunir les injections sur un plateau, en séparant les seringues par côté
Utiliser un plateau commun si les médicaments des deux patients sont différents
Préparer les injections sur un plateau commun, puis les identifier par étiquette
Préparer les injections de chaque patient sur un plateau distinct

Préparer les injections de chaque patient sur un plateau distinct

Explication

Les injections destinées à des patients différents ne doivent pas être préparées sur un même plateau. Le fait de séparer ou d’étiqueter les seringues sur un plateau commun ne supprime pas cette exigence.

20. Lors du prélèvement d’une solution en ampoule, quelle séquence permet de préparer correctement la seringue ?

Introduire le trocart, aspirer le volume exact, désinfecter l’ampoule, purger l’air, adapter l’aiguille puis la recapuchonner
Désinfecter l’ampoule, adapter l’aiguille, aspirer le volume exact, conserver les bulles puis éliminer l’aiguille dans l’OPCT
Désinfecter l’ampoule, introduire le trocart, aspirer le volume exact, recapuchonner l’aiguille puis purger l’air de la seringue
Désinfecter l’ampoule, introduire le trocart, aspirer le volume exact, adapter l’aiguille, purger l’air puis éliminer l’aiguille sans la recapuchonner

Désinfecter l’ampoule, introduire le trocart, aspirer le volume exact, adapter l’aiguille, purger l’air puis éliminer l’aiguille sans la recapuchonner

Explication

La procédure prévoit la désinfection de l’ampoule, l’aspiration du volume exact, le remplacement du trocart par l’aiguille adaptée, la purge de l’air et l’élimination immédiate de l’aiguille dans l’OPCT sans recapuchonnage. Recapuchonner l’aiguille, comme le propose une autre séquence, est contraire à cette consigne de sécurité.

21. Qu’est-ce qui caractérise une perfusion par rapport à une injection directe ?

Elle apporte un traitement dans le corps par une administration ponctuelle
Elle administre un médicament ou une solution de façon continue et contrôlée dans le corps
Elle introduit une dose dans une veine pour obtenir une diffusion rapide
Elle dépose un produit sous la peau pour en prolonger l’absorption

Elle administre un médicament ou une solution de façon continue et contrôlée dans le corps

Explication

Une perfusion permet l’administration continue et contrôlée de médicaments ou de solutions dans le corps. L’injection directe dans une veine, qui vise une diffusion rapide, correspond à une autre modalité d’administration.

22. Quelles sont les deux voies principales de perfusion et où chacune délivre-t-elle le produit ?

La voie intraveineuse délivre le produit dans une veine et la voie sous-cutanée sous la peau
La voie sous-cutanée délivre le produit dans un muscle et la voie intramusculaire sous la peau
La voie intraveineuse délivre le produit sous la peau et la voie sous-cutanée dans une veine
La voie intramusculaire délivre le produit dans un muscle et la voie intraveineuse dans une veine

La voie intraveineuse délivre le produit dans une veine et la voie sous-cutanée sous la peau

Explication

Les deux voies principales sont la voie intraveineuse, qui délivre le produit directement dans une veine, et la voie sous-cutanée, qui le délivre sous la peau. L’autre proposition inverse précisément les sites correspondant aux voies intraveineuse et sous-cutanée.

23. Quelles informations doivent figurer dans le dossier de soins informatisé pour assurer la traçabilité d’un soin ?

Le motif de prescription, la durée prévue, le matériel disponible et le résultat attendu
L’état clinique du patient, sa tolérance au soin, le site précis et les éventuels incidents
Le diagnostic médical, les antécédents, le traitement habituel et les consignes de sortie
Le nom du professionnel, l’heure du soin, le produit utilisé et la signature du patient

L’état clinique du patient, sa tolérance au soin, le site précis et les éventuels incidents

Explication

La traçabilité doit consigner l’état clinique, la tolérance du soin, le site précis et les éventuels incidents. Les données de prescription et les antécédents peuvent être utiles au dossier, mais elles ne remplacent pas les éléments de suivi du soin demandés ici.

24. Une infirmière constate une anomalie clinique ou biologique chez un patient : quelle conduite de transmission est attendue ?

La transmettre oralement et immédiatement au médecin
La consigner par écrit et attendre la relève pour prévenir le médecin
La transmettre oralement au médecin lors du prochain bilan programmé
La noter dans le dossier et la signaler au patient avant toute autre démarche

La transmettre oralement et immédiatement au médecin

Explication

Toute anomalie clinique ou biologique doit être transmise oralement et immédiatement au médecin. La consigner par écrit est utile à la traçabilité, mais attendre la relève retarderait la transmission requise.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 47 flashcards sur Injections et perfusions infirmières.

Qu’est-ce qu’une injection parentérale ?

L’introduction d’une solution médicamenteuse par une voie autre qu’orale ou entérale.

Dans quelles situations les injections parentérales peuvent-elles être indiquées ?

En cas de troubles digestifs, de déglutition ou de conscience, de destruction digestive des principes actifs ou de besoin d’action plus rapide.

Quelles situations contre-indiquent l’injection intraveineuse directe ?

L’absence de reflux veineux ou l’utilisation de produits nécrosants ou non miscibles.

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