QCM : Psyché et soma en neurophysiologie (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif le cours poursuit-il concernant la formation des psychologues en neurophysiologie ?

Leur permettre d’étudier le fonctionnement du corps sans aborder les traitements évoqués par les patients.
Leur donner des repères pour comprendre les récits des patients sur leur corps et leurs traitements, sans les former à devenir médecins.
Leur fournir une spécialisation médicale pour prendre en charge les troubles somatiques de leurs patients.
Leur apprendre à diagnostiquer les maladies corporelles et à prescrire les traitements médicaux adaptés.

Leur donner des repères pour comprendre les récits des patients sur leur corps et leurs traitements, sans les former à devenir médecins.

Explication

Le cours vise à donner aux psychologues une culture suffisante pour comprendre ce que les patients racontent de leur corps et de leurs traitements. Il ne s’agit pas de les former au diagnostic médical ni de les préparer à devenir médecins.

2. Une psychologue souhaite mieux comprendre les explications d’un patient sur ses sensations corporelles et son traitement, sans exercer comme médecin. Quel objectif du cours correspond à ce besoin ?

Se former à une spécialité médicale afin de prescrire des soins à partir des récits des patients.
Étudier les symptômes psychiatriques sans tenir compte des perceptions corporelles ou des traitements.
Acquérir une culture neurophysiologique utile à la compréhension du vécu corporel et des traitements des patients.
Apprendre à remplacer le médecin dans l’évaluation des symptômes corporels et le choix des traitements.

Acquérir une culture neurophysiologique utile à la compréhension du vécu corporel et des traitements des patients.

Explication

La culture neurophysiologique recherchée aide les psychologues à comprendre les récits des patients concernant leur corps et leurs traitements, sans leur attribuer un rôle médical. Remplacer le médecin dans le choix des traitements dépasse cet objectif.

3. Que désigne une pathologie somatique à expression psychiatrique ?

Une maladie du corps qui se manifeste par des signes psychiatriques.
Un trouble psychiatrique associé à une difficulté à suivre un traitement médical.
Un trouble psychiatrique qui provoque des symptômes corporels sans maladie du corps.
Une maladie du corps dont les manifestations restent limitées aux fonctions physiques.

Une maladie du corps qui se manifeste par des signes psychiatriques.

Explication

Cette expression désigne une maladie corporelle qui se manifeste par des signes psychiatriques. Un trouble psychiatrique accompagné de symptômes corporels ne correspond pas à cette définition, car le point de départ est alors différent.

4. Quel ensemble de sujets correspond aux recherches de Bérangère Rousselot-Pailley ?

Les proches d’enfants schizophrènes, les traitements médicamenteux et l’image du corps chez l’adulte autiste.
Les parents d’enfants autistes, l’apprentissage scolaire et les effets du sommeil sur leur développement.
Les familles d’enfants autistes, les fonctions cérébrales et les traitements sensoriels chez l’adulte.
Les proches d’enfants autistes, l’alliance thérapeutique, les prises en charge et l’image du corps chez l’enfant autiste.

Les proches d’enfants autistes, l’alliance thérapeutique, les prises en charge et l’image du corps chez l’enfant autiste.

Explication

Ses recherches portent notamment sur les frères et sœurs, les parents et la famille d’enfants autistes, ainsi que sur l’alliance thérapeutique, les prises en charge et l’image du corps. Les traitements médicamenteux et l’image du corps chez l’adulte ne constituent pas l’ensemble décrit.

5. Quelle forme prend généralement la question ouverte du partiel de cours magistral ?

Une analyse de texte limitée à un thème et dépourvue d’exemple clinique.
Une mini-dissertation transversale illustrée par un cas clinique.
Une restitution de définitions sous forme de réponses brèves et indépendantes.
Une étude de cas clinique sans argumentation transversale ni développement écrit.

Une mini-dissertation transversale illustrée par un cas clinique.

Explication

La question ouverte est généralement transversale et attendue sous la forme d’une mini-dissertation illustrée par un cas clinique. Une simple analyse de texte sans illustration clinique ne correspond pas à cette consigne.

6. Au QCM, quelle conséquence entraîne une absence de réponse ?

Elle vaut zéro point, tandis qu’une réponse incorrecte entraîne un retrait de points.
Elle vaut un point, tandis qu’une réponse incorrecte entraîne un retrait de points.
Elle entraîne un retrait de points, tandis qu’une réponse incorrecte vaut zéro point.
Elle vaut zéro point, tout comme une réponse incorrecte, sans retrait de points.

Elle vaut zéro point, tandis qu’une réponse incorrecte entraîne un retrait de points.

Explication

Une absence de réponse vaut zéro point, alors qu’une réponse fausse retire des points et qu’une bonne réponse en rapporte un. Confondre absence de réponse et réponse incorrecte inverse leurs conséquences.

7. Quel domaine étudie le fonctionnement du système nerveux central et périphérique ainsi que celui des muscles ?

La neurophysiologie
La neuropsychologie
La psychophysiologie clinique
La neurologie comportementale

La neurophysiologie

Explication

La neurophysiologie porte sur le fonctionnement des systèmes nerveux central et périphérique, ainsi que des muscles. La neuropsychologie, bien qu’elle étudie des fonctions liées au cerveau, n’est pas la définition donnée ici.

8. Pour évaluer un trouble par une tâche comportementale plutôt que repérer une lésion, quelle méthode convient le mieux ?

Un test neuropsychologique
Un examen d’imagerie cérébrale
Un examen clinique de la motricité
Une mesure de l’activité musculaire

Un test neuropsychologique

Explication

Un test neuropsychologique évalue le trouble au moyen d’une tâche comportementale. L’imagerie peut notamment repérer une lésion, mais elle ne correspond pas à cette évaluation par tâche.

9. Quel phénomène décrit l’héminégligence ?

Le patient perd la vision d’un œil et reconnaît qu’il ne voit plus de ce côté.
Le patient ne prend pas conscience d’une moitié de son champ visuel et ignore son déficit.
Le patient voit flou dans les deux moitiés de son champ visuel et signale cette gêne.
Le patient confond les couleurs d’une moitié du champ visuel et décrit cette difficulté.

Le patient ne prend pas conscience d’une moitié de son champ visuel et ignore son déficit.

Explication

L’héminégligence se caractérise par une absence de conscience d’une moitié du champ visuel, sans que le patient se rende compte de son déficit. Une perte visuelle reconnue par le patient décrit plutôt un trouble dont il a conscience.

10. Avant d’interpréter psychologiquement un comportement, quelle démarche clinique faut-il entreprendre ?

Écarter une cause organique en vérifiant notamment la vue et l’audition.
Rechercher d’abord un trouble du langage sans examiner les perceptions sensorielles.
Attribuer le comportement à l’éducation avant d’explorer les fonctions sensorielles.
Conclure à une cause psychologique après avoir observé les interactions sociales.

Écarter une cause organique en vérifiant notamment la vue et l’audition.

Explication

Il faut d’abord écarter une cause organique, notamment en vérifiant la vue et l’audition, avant d’interpréter psychologiquement le comportement. Observer les interactions sociales ne permet pas à lui seul d’exclure une cause sensorielle.

11. Une fillette de 18 mois présente des signes évoquant un risque autistique, mais son comportement s’améliore après le port de lunettes : quelle cause avait été identifiée ?

Une surdité réduisant ses réactions aux sollicitations de son entourage.
Une douleur cutanée perturbant ses interactions et ses activités quotidiennes.
Une hypermétropie sévère rendant son environnement difficilement accessible.
Un trouble moteur limitant ses déplacements et ses explorations visuelles.

Une hypermétropie sévère rendant son environnement difficilement accessible.

Explication

La fillette présentait une hypermétropie sévère, qui rendait le monde inaccessible et dont la correction par des lunettes a amélioré son comportement. La surdité peut aussi expliquer certaines réactions, mais ce n’était pas la cause identifiée dans ce cas.

12. Comment un eczéma sévère et douloureux peut-il influer sur la relation d’un enfant au soin ?

L’enfant peut rejeter la crème parce qu’elle empêche de voir les réactions de la personne qui soigne.
L’enfant peut rechercher davantage le contact et accepter la crème parce que le soin soulage.
L’enfant peut éviter les interactions, mais accepter la crème si l’eczéma ne provoque pas de douleur.
L’enfant peut mettre l’autre à distance et rejeter la crème si le soin est associé à la douleur.

L’enfant peut mettre l’autre à distance et rejeter la crème si le soin est associé à la douleur.

Explication

Si le soin a été intériorisé comme douloureux, l’enfant peut éloigner l’autre et rejeter la crème. La recherche accrue du contact ne correspond pas à l’effet relationnel décrit.

13. Pourquoi la prise en charge d’une maladie somatique peut-elle associer une approche somatique et une approche psychique ?

Pour concentrer le suivi psychique sur les symptômes physiques de la maladie.
Pour tenir compte à la fois de la maladie et de ses effets sur la relation au soin.
Pour séparer les soins corporels des difficultés relationnelles de l’enfant.
Pour remplacer le traitement de la maladie par un travail sur les émotions.

Pour tenir compte à la fois de la maladie et de ses effets sur la relation au soin.

Explication

Une approche conjointe peut être nécessaire afin de prendre en compte la maladie somatique et ses effets sur la relation au soin. Remplacer le traitement somatique par un travail psychique ne correspond pas à cette complémentarité.

14. Quel ensemble correspond à la psyché dans l’approche psyché-soma ?

Les structures anatomiques qui assurent la perception et la régulation des sensations
Les réactions physiques déclenchées par le stress et les changements de l’environnement
Les fonctions corporelles nerveuses, endocriniennes, immunitaires et sensorielles
Les processus mentaux conscients ou inconscients, comme les émotions, les représentations et les mécanismes de défense

Les processus mentaux conscients ou inconscients, comme les émotions, les représentations et les mécanismes de défense

Explication

La psyché regroupe des processus mentaux conscients ou inconscients, notamment les émotions et les représentations. Les fonctions nerveuses et endocriniennes relèvent plutôt du soma, même si elles interagissent avec la psyché.

15. Dans le cadre de l’unité psyché-soma, que désigne le soma ?

Le corps envisagé dans ses dimensions nerveuse, endocrinienne, immunitaire et sensorielle
Les représentations mentales qui organisent les modes d’attachement et les fantasmes
L’ensemble des pensées conscientes, des émotions et des mécanismes de défense
Les conflits inconscients susceptibles de se manifester par des symptômes physiques

Le corps envisagé dans ses dimensions nerveuse, endocrinienne, immunitaire et sensorielle

Explication

Le soma désigne le corps dans plusieurs dimensions, dont les dimensions nerveuse, endocrinienne, immunitaire et sensorielle. Les pensées et les mécanismes de défense appartiennent à la psyché, et non à la définition du soma.

16. Une personne remarque que son état physique influe sur son humeur et que son stress modifie ensuite ses sensations corporelles. Quelle relation cela illustre-t-il ?

Une causalité allant du psychisme vers le corps, sans influence corporelle sur le psychisme
Une interaction bidirectionnelle dans laquelle le corps et le psychisme s’influencent mutuellement
Une séparation entre le corps et le psychisme, malgré leur évolution simultanée
Une causalité allant du corps vers le psychisme, sans influence psychique sur le corps

Une interaction bidirectionnelle dans laquelle le corps et le psychisme s’influencent mutuellement

Explication

Les interactions psyché-soma sont constantes et bidirectionnelles : le corps influence le psychisme et le psychisme influence le corps. Attribuer les effets à un seul sens causal ne rend compte que d’une partie de cette relation.

17. Quelle conception du rapport entre l’esprit et le corps Descartes formule-t-il au XVIIᵉ siècle ?

Une théorie où l’équilibre des humeurs détermine la santé physique
Un monisme où l’esprit et le corps sont deux aspects d’une seule substance
Une conception où l’esprit est une fonction produite par les organes sensoriels
Un dualisme distinguant la res cogitans de la res extensa et les reliant par la glande pinéale

Un dualisme distinguant la res cogitans de la res extensa et les reliant par la glande pinéale

Explication

Descartes distingue l’esprit, ou res cogitans, du corps mécanique, ou res extensa, et les relie par la glande pinéale. La conception des deux aspects d’une substance unique est associée au monisme de Spinoza.

18. Quelle thèse caractérise le monisme de Spinoza au XVIIᵉ siècle ?

Le corps et l’esprit sont deux aspects d’une seule et même substance
Les processus mentaux et corporels relèvent de domaines sans rapport entre eux
L’équilibre des humeurs constitue la condition principale de la santé physique
Le corps mécanique et l’esprit sont deux substances séparées, reliées par la glande pinéale

Le corps et l’esprit sont deux aspects d’une seule et même substance

Explication

Pour Spinoza, le corps et l’esprit sont deux aspects d’une substance unique, ce qui caractérise le monisme. La séparation de l’esprit et du corps reliés par la glande pinéale correspond plutôt au dualisme de Descartes.

19. Une personne ne se souvient pas consciemment d’une expérience, mais son corps continue d’en manifester les effets. Quel concept décrit ce phénomène ?

La dissociation, où certaines représentations et manifestations sont fragmentées
Le dualisme, où l’esprit et le corps sont conçus comme deux réalités distinctes
L’alexithymie, où la personne peine à identifier et nommer ses émotions
La conversion, où un conflit inconscient se transforme en symptôme physique

La dissociation, où certaines représentations et manifestations sont fragmentées

Explication

La dissociation implique une fragmentation de certaines représentations et manifestations, tandis que le corps continue de vivre une expérience dont l’esprit n’a plus conscience. La conversion concerne plutôt la transformation de conflits inconscients en symptômes physiques.

20. Comment nomme-t-on la transformation de conflits inconscients en symptômes physiques, concept que Freud associait à la névrose de conversion ?

L’alexithymie, caractérisée par la difficulté à nommer ses émotions
La dissociation, définie par la fragmentation de certaines représentations
La conversion, aujourd’hui appelée trouble de conversion
La somatisation du stress, expression corporelle d’un état psychique

La conversion, aujourd’hui appelée trouble de conversion

Explication

La conversion désigne la transformation de certains conflits inconscients en symptômes physiques et était appelée par Freud névrose de conversion. La dissociation renvoie à la fragmentation de représentations et de manifestations, non à cette transformation.

21. Une personne éprouve des émotions, mais a du mal à les reconnaître et à les nommer. Quel concept décrit cette difficulté ?

La dissociation
L’alexithymie
L’hystérie
La conversion

L’alexithymie

Explication

L’alexithymie est la difficulté à identifier et à nommer ses propres émotions. La dissociation concerne la fragmentation de représentations et de manifestations, et ne désigne pas cette difficulté émotionnelle.

22. Quel rôle Jean-Benjamin Stora attribue-t-il à la reconnaissance du vécu du patient dans la psychosomatique intégrative ?

Elle remplace l’examen des dimensions corporelles.
Elle sert principalement à confirmer une hypothèse diagnostique.
Elle intervient après l’interprétation des symptômes.
Elle constitue le cœur de l’alliance thérapeutique.

Elle constitue le cœur de l’alliance thérapeutique.

Explication

Jean-Benjamin Stora place la reconnaissance du vécu du patient au centre de l’alliance thérapeutique. L’interprétation des symptômes ne doit pas se substituer à cette reconnaissance.

23. Une personne rapporte une souffrance qu’elle peine à exprimer symboliquement. Quelle démarche respecte l’ordre recommandé dans sa prise en charge ?

Écarter l’élaboration symbolique et se limiter à recueillir les symptômes.
Interpréter d’abord les symptômes, puis vérifier si son vécu correspond à cette interprétation.
Reconnaître d’abord son vécu, puis envisager une élaboration symbolique.
Proposer d’abord une élaboration symbolique, puis reconnaître son vécu.

Reconnaître d’abord son vécu, puis envisager une élaboration symbolique.

Explication

La prise en charge commence par la reconnaissance du vécu du patient, avant d’envisager une élaboration symbolique. Commencer par interpréter les symptômes inverse cet ordre et risque de négliger l’expérience rapportée.

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À quoi sert la culture neurophysiologique enseignée aux psychologues ?

À comprendre ce que les patients racontent de leur corps et de leurs traitements.

À quelle profession le cours ne forme-t-il pas les psychologues ?

À la profession de médecin.

Qu’est-ce qu’une pathologie somatique à expression psychiatrique ?

Une maladie du corps qui se manifeste par des signes psychiatriques.

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