QCM : Pathologie chirurgicale générale (63 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle opposition caractérise les ères de l’obscurantisme et du rationalisme ?

L’obscurantisme s’appuie sur la raison et l’expérimentation, tandis que le rationalisme privilégie le dogmatisme et l’intolérance.
L’obscurantisme s’appuie sur le dogmatisme et l’intolérance, tandis que le rationalisme privilégie la raison, l’expérimentation et la tolérance.
L’obscurantisme s’appuie sur l’expérimentation et la tolérance, tandis que le rationalisme privilégie l’empirisme et le dogmatisme.
L’obscurantisme s’appuie sur l’empirisme et la tolérance, tandis que le rationalisme privilégie la tradition et l’autorité.

L’obscurantisme s’appuie sur le dogmatisme et l’intolérance, tandis que le rationalisme privilégie la raison, l’expérimentation et la tolérance.

Explication

L’obscurantisme est associé au dogmatisme, à l’empirisme et à l’intolérance, alors que le rationalisme repose sur la raison, l’expérimentation et la tolérance. L’option qui attribue la raison et l’expérimentation à l’obscurantisme inverse précisément cette distinction.

2. Quel principe philosophique Descartes a-t-il formulé pour donner à l’esprit liberté et initiative ?

Le doute méthodique, qui conduit à examiner les idées avant de les tenir pour certaines.
La déduction anatomique, qui explique les fonctions par la structure des organes.
L’induction expérimentale, qui établit une loi à partir de séries de mesures.
L’observation clinique, qui consiste à classer les symptômes selon leur fréquence.

Le doute méthodique, qui conduit à examiner les idées avant de les tenir pour certaines.

Explication

Descartes a formulé le principe du doute méthodique, conçu pour donner à l’esprit liberté et initiative. L’induction expérimentale est une démarche apparentée à la recherche, mais elle n’est pas le principe philosophique attribué à Descartes ici.

3. Que désigne la chirurgie dans le domaine thérapeutique ?

Une partie de la thérapeutique qui consiste à pratiquer des opérations avec la main ou des instruments.
Une méthode qui traite les maladies par des médicaments administrés au patient.
Une spécialité consacrée à l’observation des organes sans intervention thérapeutique.
Une discipline qui classe les maladies selon leurs causes et leurs signes cliniques.

Une partie de la thérapeutique qui consiste à pratiquer des opérations avec la main ou des instruments.

Explication

La chirurgie est une partie de la thérapeutique fondée sur la réalisation d’opérations manuelles ou instrumentales. Le classement des maladies relève plutôt de la pathologie et ne définit pas la chirurgie.

4. Quelle est la fonction de la pathologie chirurgicale générale par rapport aux spécialités opératoires ?

Elle décrit les gestes opératoires réservés aux interventions d’urgence.
Elle constitue une spécialité opératoire centrée sur un organe ou un objectif déterminé.
Elle regroupe les techniques propres à une seule région anatomique du corps.
Elle rassemble des principes fondamentaux applicables à diverses spécialités chirurgicales.

Elle rassemble des principes fondamentaux applicables à diverses spécialités chirurgicales.

Explication

La pathologie chirurgicale générale rassemble des principes fondamentaux communs à différentes spécialités, plutôt que de désigner une spécialité opératoire unique. La spécialisation par organe ou objectif correspond aux disciplines chirurgicales particulières.

5. Quelle définition correspond à l’infection ?

Une lésion tissulaire causée par un traumatisme, indépendamment de la présence de microorganismes.
Une réaction de défense déclenchée par des germes présents à la surface du corps, sans pénétration dans l’organisme.
Une altération des organes causée par des toxines, sans multiplication de germes pathogènes.
Un ensemble de phénomènes provoqués par la pénétration et la multiplication de germes pathogènes dans l’organisme.

Un ensemble de phénomènes provoqués par la pénétration et la multiplication de germes pathogènes dans l’organisme.

Explication

L’infection correspond à la pénétration et à la pullulation de germes pathogènes dans l’organisme, ainsi qu’aux phénomènes qui en résultent. Une réaction de défense à des germes demeurant à la surface ne répond pas à cette définition.

6. Quelle évolution distingue une infection généralisée d’une atteinte régionale ?

Des germes pathogènes et des toxines sont déchargés dans le sang à partir d’un foyer localisé.
Le foyer infectieux se circonscrit sans extension vers les tissus ou le sang.
Les signes inflammatoires s’intensifient au voisinage du foyer sans diffusion sanguine.
L’infection s’étend à plusieurs tissus voisins tout en restant limitée à une région du corps.

Des germes pathogènes et des toxines sont déchargés dans le sang à partir d’un foyer localisé.

Explication

L’infection généralisée se caractérise par des décharges de germes pathogènes et de toxines dans le sang depuis un foyer localisé. Une extension limitée aux tissus voisins décrit plutôt une atteinte régionale.

7. Une infection située sous le plan aponévrotique et touchant un muscle est-elle superficielle ou profonde ?

Superficielle, car elle se trouve dans les tissus entourant une zone infectée.
Régionale, car toute atteinte musculaire concerne une région anatomique.
Généralisée, car toute atteinte sous-aponévrotique implique une diffusion dans le sang.
Profonde, car elle siège sous le plan aponévrotique et peut atteindre les muscles.

Profonde, car elle siège sous le plan aponévrotique et peut atteindre les muscles.

Explication

Une infection est profonde lorsqu’elle siège sous le plan aponévrotique, et les muscles peuvent être concernés. Une infection régionale correspond à une extension dans une région, mais ce terme ne remplace pas la distinction fondée sur le plan aponévrotique.

8. Chez un patient dont les défenses sont altérées, quelle conduite chirurgicale correspond au traitement d’une infection ?

Administrer un traitement antimicrobien et conserver les collections ainsi que les tissus dévitalisés.
Drainer les collections, exciser les tissus dévitalisés, retirer les corps étrangers et obturer les brèches d’organes cavitaires septiques.
Exciser les tissus viables, préserver les corps étrangers et laisser ouvertes les brèches des organes cavitaires.
Surveiller le foyer infectieux et intervenir seulement après le rétablissement des défenses de l’hôte.

Drainer les collections, exciser les tissus dévitalisés, retirer les corps étrangers et obturer les brèches d’organes cavitaires septiques.

Explication

Lorsque les défenses sont altérées, le traitement chirurgical est indiqué et vise notamment le drainage, l’excision des tissus dévitalisés, le retrait des corps étrangers et l’obturation des brèches septiques. La conservation des collections et des tissus dévitalisés ne correspond pas aux gestes de contrôle du foyer infectieux.

9. Quelle caractéristique définit le phlegmon circonscrit dans le tissu sous-cutané ?

C’est une infection qui atteint d’abord les fascias musculaires et les muscles.
C’est une collection purulente déjà constituée dans une cavité sous-cutanée.
C’est une infection diffuse sans tendance à former des limites conjonctives.
C’est une infection bien limitée par des néoformations conjonctives défensives.

C’est une infection bien limitée par des néoformations conjonctives défensives.

Explication

Le phlegmon circonscrit est une infection sous-cutanée bien délimitée, généralement grâce à des néoformations conjonctives défensives. Le phlegmon diffus, contrairement à lui, ne tend pas à se limiter.

10. Dans l’évolution d’un phlegmon circonscrit, que peut-il se produire si les germes l’emportent sur les défenses locales ?

La lésion se résout nécessairement sans formation de pus ni extension.
La lésion peut évoluer vers un abcès, un phlegmon diffus ou une fasciite nécrosante.
La collection purulente se résorbe tout en laissant les tissus voisins indemnes.
La prolifération conjonctive entraîne une fistule tuberculeuse avec cicatrice rétractée.

La lésion peut évoluer vers un abcès, un phlegmon diffus ou une fasciite nécrosante.

Explication

Si les germes ne sont pas maîtrisés, le phlegmon circonscrit peut évoluer vers un abcès, un phlegmon diffus ou une fasciite nécrosante. La résolution correspond plutôt à l’issue favorable lorsque les défenses maîtrisent les germes.

11. Que traduit la fluctuation lorsqu’on déprime ou percute la paroi d’une tuméfaction suspecte d’abcès chaud ?

Un déplacement des tissus solides autour d’une zone inflammatoire.
Une sensation de chaleur liée à la circulation sanguine locale.
Un mouvement ondulatoire transmis au liquide contenu dans une cavité.
Une douleur provoquée par l’épaississement du tissu sous-cutané.

Un mouvement ondulatoire transmis au liquide contenu dans une cavité.

Explication

La fluctuation est le mouvement ondulatoire transmis au liquide d’une cavité lorsque sa paroi est déprimée ou percutée. La douleur peut accompagner l’inflammation, mais elle ne définit pas ce signe.

12. Quelle prise en charge constitue le traitement initial de l’abcès chaud ?

Réaliser une exérèse en bloc de la collection en passant dans les tissus sains.
Prescrire des antibiotiques seuls, puis drainer la collection si elle persiste.
Inciser et drainer la collection, en ajoutant au besoin antibiotiques, antalgiques et repos.
Pratiquer des incisions de drainage puis exciser largement les tissus nécrotiques.

Inciser et drainer la collection, en ajoutant au besoin antibiotiques, antalgiques et repos.

Explication

Le traitement de l’abcès chaud est d’abord chirurgical, par incision et drainage, avec des mesures complémentaires adaptées à l’état des défenses et à la douleur. Les antibiotiques seuls ne remplacent pas le drainage de la collection.

13. Quels tissus sont classiquement atteints par la fasciite nécrosante, et lesquels restent intacts ?

Elle atteint la peau et les muscles, en épargnant le fascia superficialis et la graisse sous-cutanée.
Elle atteint les fascias musculaires et la graisse sous-cutanée, en épargnant le fascia superficialis.
Elle atteint le fascia superficialis puis la graisse sous-cutanée, en épargnant les fascias musculaires et les muscles.
Elle atteint d’abord les fascias musculaires puis les muscles, en épargnant le tissu sous-cutané.

Elle atteint le fascia superficialis puis la graisse sous-cutanée, en épargnant les fascias musculaires et les muscles.

Explication

La fasciite nécrosante atteint le fascia superficialis et, secondairement, le tissu adipeux sous-cutané, tandis que les fascias musculaires et les muscles restent classiquement intacts. Une atteinte primaire des muscles ne correspond pas à cette distribution typique.

14. Quel changement distingue la deuxième phase de la fasciite nécrosante de la troisième ?

La deuxième correspond à la réparation par tissu de granulation, tandis que la troisième épaissit les tissus sans pus.
La deuxième forme une collection purulente limitée, tandis que la troisième se caractérise par l’absence de pus.
La deuxième comporte du pus non collecté, tandis que la troisième associe suppuration franche et nécrose.
La deuxième comporte une suppuration franche avec nécrose, tandis que la troisième ne contient pas de pus.

La deuxième comporte du pus non collecté, tandis que la troisième associe suppuration franche et nécrose.

Explication

La deuxième phase est marquée par la formation de pus non collecté, puis la troisième par une suppuration franche avec nécrose. Une collection purulente limitée ne décrit pas le pus non collecté de la deuxième phase.

15. Quel pronostic est associé à la fasciite nécrosante en l’absence de traitement ?

Elle évolue généralement vers une réparation spontanée en quelques jours.
Elle s’aggrave et entraîne la mort en quelques jours dans la majorité des cas.
Elle entraîne la mort en quelques jours dans une minorité de cas.
Elle reste stable pendant plusieurs semaines avant de former une collection limitée.

Elle s’aggrave et entraîne la mort en quelques jours dans la majorité des cas.

Explication

Sans traitement, la fasciite nécrosante s’aggrave et entraîne la mort en quelques jours dans la majorité des cas. Le taux de mortalité demeure autour de 20 % malgré les progrès thérapeutiques, ce qui ne signifie pas que l’évolution non traitée soit généralement bénigne.

16. Comment adapter les gestes chirurgicaux à l’évolution de la fasciite nécrosante ?

Drainer par incisions au début, exciser largement les tissus nécrotiques, puis couvrir les pertes cutanées en réparation.
Couvrir les pertes cutanées au début, drainer pendant la nécrose, puis exciser les tissus en réparation.
Exciser largement les tissus au début, couvrir les pertes cutanées pendant la nécrose, puis drainer en réparation.
Drainer au début, couvrir les pertes cutanées pendant la nécrose, puis exciser largement en réparation.

Drainer par incisions au début, exciser largement les tissus nécrotiques, puis couvrir les pertes cutanées en réparation.

Explication

La chirurgie prévoit des incisions de drainage au début, une exérèse large des tissus nécrotiques en phase de nécrose, puis une couverture des pertes cutanées en phase de réparation. La couverture cutanée intervient après la phase de nécrose, et non avant l’exérèse des tissus atteints.

17. Quelle caractéristique distingue l’abcès froid de l’abcès chaud ?

Il se caractérise par une collection purulente liée et crémeuse.
Il se forme rapidement avec rougeur, chaleur, tuméfaction et douleur.
Il se forme lentement sans les signes cardinaux de l’inflammation.
Il correspond à une infection limitée par des néoformations conjonctives.

Il se forme lentement sans les signes cardinaux de l’inflammation.

Explication

L’abcès froid est une collection purulente qui se forme lentement en l’absence des signes cardinaux de l’inflammation. L’abcès chaud, lui, s’accompagne des signes inflammatoires et possède un pus lié et crémeux.

18. Quelle est la cause la plus fréquente d’un abcès froid sous-cutané ?

Des bactéries en sont la cause la plus fréquente, tandis que les champignons sont une cause exceptionnelle.
Le bacille de Koch en est la cause la plus fréquente, mais des champignons ou, exceptionnellement, des bactéries peuvent aussi être en cause.
Des champignons en sont la cause la plus fréquente, tandis que le bacille de Koch intervient exceptionnellement.
Le bacille de Koch en est la cause fréquente, tandis que les champignons et les bactéries sont exclus.

Le bacille de Koch en est la cause la plus fréquente, mais des champignons ou, exceptionnellement, des bactéries peuvent aussi être en cause.

Explication

L’abcès froid sous-cutané est le plus souvent dû au bacille de Koch, mais des champignons et, plus rarement, des bactéries peuvent aussi le provoquer. Les champignons ne constituent pas la cause la plus fréquente.

19. Quelle est l’organisation cellulaire du follicule tuberculeux ?

Une cellule épithélioïde est entourée de cellules lymphoïdes, elles-mêmes entourées de cellules géantes.
Une cellule géante est entourée de cellules épithélioïdes, elles-mêmes entourées de cellules lymphoïdes.
Une cellule lymphoïde est entourée de cellules géantes, elles-mêmes entourées de cellules épithélioïdes.
Une cellule géante est entourée de cellules lymphoïdes, elles-mêmes entourées de cellules épithélioïdes.

Une cellule géante est entourée de cellules épithélioïdes, elles-mêmes entourées de cellules lymphoïdes.

Explication

Le follicule tuberculeux comporte une cellule géante centrale, une couronne de cellules épithélioïdes, puis une couche périphérique de cellules lymphoïdes. Inverser les deux couches périphériques ne respecte pas cette organisation.

20. Pourquoi l’abcès froid tuberculeux ne doit-il pas être simplement incisé ?

L’incision expose à une nécrose musculaire ; le traitement consiste en une exérèse limitée à la capsule.
L’incision expose à une fistule ou à une surinfection ; le traitement consiste en une exérèse en bloc dans les tissus sains.
L’incision expose à une fistule ; le traitement consiste en une ponction répétée de la collection.
L’incision expose à une cicatrice adhérente ; le traitement consiste en un drainage suivi d’antibiotiques.

L’incision expose à une fistule ou à une surinfection ; le traitement consiste en une exérèse en bloc dans les tissus sains.

Explication

Une simple incision de l’abcès froid risque de provoquer une fistule ou une surinfection ; le tuberculome ou l’abcès est traité par exérèse en bloc en passant dans les tissus sains. Le drainage simple ne constitue pas le geste préconisé.

21. Où se situe une infection superficielle de la plaie opératoire, et dans quel délai est-elle recherchée après l’intervention ?

Sous le plan aponévrotique, dans les 30 jours suivant l’intervention
Au-dessus du plan aponévrotique, dans les 30 jours suivant l’intervention
Au-dessus du plan aponévrotique, dans les 12 mois suivant l’intervention
Sous le plan aponévrotique, dans les 12 mois suivant l’intervention

Au-dessus du plan aponévrotique, dans les 30 jours suivant l’intervention

Explication

L’infection superficielle siège au-dessus du plan aponévrotique et est affirmée dans les 30 jours suivant l’intervention. Le délai de 12 mois concerne notamment une infection profonde lorsqu’un implant a été posé.

22. Après la pose d’un implant, quelle règle s’applique à la recherche d’une infection profonde de la plaie opératoire ?

Elle est recherchée sous le plan aponévrotique pendant les 30 jours suivant l’intervention
Elle est recherchée au-dessus du plan aponévrotique pendant les 30 jours suivant l’intervention
Elle est recherchée au-dessus du plan aponévrotique pendant les 12 mois suivant l’intervention
Elle est recherchée sous le plan aponévrotique pendant les 12 mois suivant l’intervention

Elle est recherchée sous le plan aponévrotique pendant les 12 mois suivant l’intervention

Explication

Une infection profonde se situe sous le plan aponévrotique et, en présence d’un implant, est recherchée dans les 12 mois suivant l’intervention. Le délai de 30 jours correspond au cas sans prothèse ou implant.

23. Quelle estimation du risque infectieux correspond à une plaie contaminée ?

Un risque inférieur à 20 %
Un risque inférieur ou égal à 5 %
Un risque supérieur à 30 %
Un risque inférieur à 10 %

Un risque inférieur à 20 %

Explication

Le risque associé aux plaies contaminées est inférieur à 20 %. Le seuil supérieur à 30 % concerne les plaies sales.

24. Quelle conduite antibiotique convient à une plaie aseptique ?

Ne prescrire aucun antibiotique
Prescrire une antibiothérapie préventive prolongée
Prescrire une antibiothérapie curative
Prescrire une antibiothérapie préventive de courte durée

Ne prescrire aucun antibiotique

Explication

Une plaie aseptique ne justifie pas de prescription antibiotique. L’antibiothérapie préventive de courte durée est utilisée en chirurgie propre-contaminée ou contaminée.

25. Quelle structure est enflammée lors d’une lymphangite ?

Les vaisseaux et les troncs lymphatiques
Les ganglions lymphatiques
Les capillaires sanguins et les veines
Les tissus musculaires et les fascias

Les vaisseaux et les troncs lymphatiques

Explication

La lymphangite est une inflammation des vaisseaux et des troncs lymphatiques provoquée par la pénétration de microbes dans le tissu lymphatique. L’inflammation des ganglions correspond à l’adénite.

26. Une infection du tissu lymphatique provoque une inflammation des ganglions : comment cette affection est-elle nommée ?

Une septicémie
Une adénite
Une phlébite
Une lymphangite

Une adénite

Explication

L’adénite désigne l’inflammation des ganglions lymphatiques due à la pénétration de microbes dans le tissu lymphatique. La lymphangite touche plutôt les vaisseaux et les troncs lymphatiques.

27. Lors d’une infection régionale, quel trajet les germes suivent-ils avant d’atteindre les ganglions ?

Ils gagnent les espaces lymphatiques et les réseaux d’origine, puis remontent par les vaisseaux et les troncs lymphatiques
Ils pénètrent d’abord dans les ganglions, puis descendent par les troncs et les vaisseaux lymphatiques
Ils traversent d’abord les tissus musculaires, puis rejoignent les ganglions par les nerfs
Ils gagnent d’abord les vaisseaux sanguins, puis atteignent les ganglions par les artères

Ils gagnent les espaces lymphatiques et les réseaux d’origine, puis remontent par les vaisseaux et les troncs lymphatiques

Explication

Les germes gagnent d’abord les espaces lymphatiques et les réseaux d’origine, puis remontent par les vaisseaux et les troncs jusqu’aux ganglions. Ceux-ci les neutralisent généralement par phagocytose.

28. Dans quelle situation l’hémoculture est-elle notamment indiquée pour rechercher une septicémie ?

En présence d’une douleur locale sans signe général
En présence de frissons ou d’une fièvre d’au moins 38,5 ∘C38{,}5\ ^\circ\mathrm{C}
En présence d’une toux isolée sans fièvre ni frissons
En présence d’une fièvre inférieure à 38 ∘C38\ ^\circ\mathrm{C} sans autre signe

En présence de frissons ou d’une fièvre d’au moins $$38{,}5\ ^\circ\mathrm{C}$$

Explication

Les frissons et une fièvre supérieure ou égale à 38,5 ∘C38{,}5\ ^\circ\mathrm{C} font partie des situations justifiant une hémoculture, qui doit être répétée. Une douleur locale sans signe général ne figure pas parmi ces indications citées.

29. Comment les contractures évoluent-elles lors du tétanos après les premiers jours ?

Elles se généralisent selon une marche descendante et peuvent fixer le malade en opisthotonos
Elles restent localisées au foyer infectieux et provoquent une paralysie flasque
Elles disparaissent progressivement sans atteindre l’ensemble du corps
Elles se généralisent selon une marche ascendante et peuvent fixer le malade en opisthotonos

Elles se généralisent selon une marche descendante et peuvent fixer le malade en opisthotonos

Explication

Après 2 à 5 jours, les contractures se généralisent selon une marche descendante et peuvent fixer le malade en opisthotonos. Une marche ascendante inverse le sens de cette évolution.

30. Pourquoi la sérothérapie antitétanique ne suffit-elle pas à neutraliser toute la toxine ?

Elle agit sur les bactéries, mais pas sur la toxine circulant dans le sang
Elle ne neutralise pas la toxine déjà fixée sur le système nerveux central
Elle ne neutralise pas la toxine encore libre dans les tissus périphériques
Elle empêche la fixation nerveuse, mais ne traite pas l’infection

Elle ne neutralise pas la toxine déjà fixée sur le système nerveux central

Explication

La sérothérapie antitétanique ne neutralise pas la toxine qui s’est déjà fixée sur le système nerveux central, d’où la nécessité de traiter également l’infection, les contractures et les complications. La toxine encore libre n’est pas le problème précis énoncé par cette règle.

31. Quel calendrier correspond à la vaccination antitétanique à long terme ?

Deux injections sous-cutanées espacées d’un mois, un rappel un an après, puis des rappels tous les cinq ans
Trois injections sous-cutanées espacées d’un mois, un rappel cinq ans après, puis des rappels tous les ans
Trois injections sous-cutanées espacées d’un an, un rappel un mois après, puis des rappels tous les cinq ans
Trois injections sous-cutanées espacées d’un mois, un rappel un an après, puis des rappels tous les cinq ans

Trois injections sous-cutanées espacées d’un mois, un rappel un an après, puis des rappels tous les cinq ans

Explication

Le calendrier prévoit trois injections sous-cutanées à un mois d’intervalle, un rappel un an après, puis des rappels tous les cinq ans. Espacer les injections initiales d’un an ne correspond pas à ce schéma.

32. Quelle description caractérise la gangrène gazeuse ?

Un phlegmon nécrosant du tissu musculaire avec myonécrose, dû à des germes anaérobies stricts gazogènes
Une infection des nerfs provoquant des contractures, due à des germes anaérobies stricts
Une inflammation des vaisseaux lymphatiques provoquant un œdème, due à des bactéries aérobies
Une infection de la peau sans atteinte musculaire, due à des bactéries non gazogènes

Un phlegmon nécrosant du tissu musculaire avec myonécrose, dû à des germes anaérobies stricts gazogènes

Explication

La gangrène gazeuse est un phlegmon nécrosant du tissu musculaire associé à une myonécrose et causé par des germes anaérobies stricts gazogènes. L’atteinte des nerfs avec contractures évoque plutôt le tétanos.

33. Quel est l’objectif principal de l’asepsie avant et pendant une intervention chirurgicale ?

Supprimer durablement les microorganismes sur du matériel inerte
Réduire temporairement les germes présents sur la peau du patient
Prévenir la contamination des plaies par différentes mesures
Détruire les microorganismes responsables d’une infection déjà présente

Prévenir la contamination des plaies par différentes mesures

Explication

L’asepsie regroupe les mesures destinées à prévenir la contamination des plaies, notamment avant et pendant l’intervention. La destruction des microorganismes responsables d’une infection correspond plutôt à l’antisepsie.

34. Quelle action caractérise l’antisepsie chirurgicale ?

Combattre ou prévenir l’infection en détruisant les microorganismes qui la causent
Réduire temporairement les germes présents sur la peau par une action désinfectante
Prévenir la contamination des plaies par des mesures appliquées avant l’intervention
Supprimer complètement et durablement les microorganismes sur les objets inertes

Combattre ou prévenir l’infection en détruisant les microorganismes qui la causent

Explication

L’antisepsie vise à combattre ou prévenir l’infection chirurgicale en détruisant les microorganismes qui en sont la cause. La prévention de la contamination des plaies par un ensemble de mesures relève de l’asepsie.

35. Quelle distinction entre stérilisation et désinfection est correcte ?

La stérilisation prévient l’infection en détruisant les microorganismes, tandis que la désinfection rend aseptique une plaie accidentelle.
La stérilisation supprime durablement les microorganismes sur les objets inertes, tandis que la désinfection réduit temporairement les germes sur la peau.
La stérilisation détruit les microorganismes sur la peau, tandis que la désinfection prévient la contamination des plaies par le personnel.
La stérilisation réduit temporairement les germes sur la peau, tandis que la désinfection supprime durablement les microorganismes sur les objets inertes.

La stérilisation supprime durablement les microorganismes sur les objets inertes, tandis que la désinfection réduit temporairement les germes sur la peau.

Explication

La stérilisation supprime complètement et durablement les microorganismes sur les corps inertes, alors que la désinfection réduit temporairement les germes présents sur la peau. L’inversion de ces deux rôles constitue une confusion fréquente.

36. Après un choc, les téguments restent intacts, mais les tissus sous-jacents sont lésés : comment qualifier cette lésion ?

Une contusion, car elle résulte d’un choc ou d’une pression sans rupture des téguments
Une plaie, car toute lésion provoquée par un choc crée une solution de continuité
Une plaie contuse, car les bords de la peau sont irréguliers et dévitalisés
Une plaie par piqûre, car le traumatisme peut inoculer des microbes en profondeur

Une contusion, car elle résulte d’un choc ou d’une pression sans rupture des téguments

Explication

Une contusion est due à la pression ou au choc d’un corps mousse et laisse les téguments intacts. Une plaie, au contraire, comporte une solution de continuité des téguments.

37. Dans une contusion, quelle conséquence correspond à une hémorragie de vaisseaux plus importants que les capillaires ?

Le développement de bords irréguliers et dévitalisés
La création d’une solution de continuité des téguments
La formation d’un hématome
La formation d’une ecchymose

La formation d’un hématome

Explication

L’atteinte de vaisseaux plus importants provoque un hématome, tandis qu’une hémorragie capillaire produit une ecchymose. Cette dernière correspond donc à une atteinte vasculaire moins importante.

38. Une plaie accidentelle est examinée dix heures après le traumatisme : quelle conduite de suture correspond à la règle de prise en charge ?

La rendre aseptique par toilette ou parage et réaliser une suture primitive
La fermer par suture primitive si les berges peuvent être rapprochées
La considérer comme une contusion et surveiller l’apparition d’un hématome
La traiter comme une plaie infectée et prévoir une suture secondaire

La traiter comme une plaie infectée et prévoir une suture secondaire

Explication

Au-delà de huit heures, la plaie est traitée comme une plaie infectée et la suture est secondaire. Une suture primitive après toilette ou parage concerne une plaie examinée dans les six à huit premières heures.

39. Une plaie présente une perte de substance qui doit être comblée par du tissu de granulation et une rétraction : quel mode de cicatrisation est en jeu ?

La cicatrisation par affrontement des berges bord à bord
La cicatrisation produisant une cicatrice linéaire en une dizaine de jours
La cicatrisation par première intention
La cicatrisation par seconde intention

La cicatrisation par seconde intention

Explication

La seconde intention comble une perte de substance ou une plaie déhiscente grâce au tissu de granulation et à la rétraction. La première intention rapproche les berges et aboutit à une cicatrice linéaire.

40. Dans quel ordre se déroulent les principales étapes de la cicatrisation ?

Détersion, réparation épithéliale, puis hémostase et réparation conjonctive
Réparation conjonctive, hémostase, puis détersion et réparation épithéliale
Hémostase, réparation conjonctive, puis réparation épithéliale et détersion
Hémostase, détersion, puis réparation conjonctive et épithéliale

Hémostase, détersion, puis réparation conjonctive et épithéliale

Explication

La cicatrisation s’enchaîne en trois étapes : hémostase, détersion, puis réparation conjonctive et épithéliale. Placer la détersion après les étapes de réparation ne respecte pas cet ordre.

41. Quelle condition est nécessaire pour qu’une plaie puisse cicatriser par première intention ?

Une plaie déhiscente où la rétraction des tissus permet de combler la perte de substance
Des berges séparées par une perte de substance, avec des tissus de granulation et une plaie aseptique
Des berges affrontées bord à bord, sans corps étrangers, caillots ni tissus dévitalisés, et une plaie aseptique
Des berges rapprochées malgré des caillots, des corps étrangers et des tissus dévitalisés

Des berges affrontées bord à bord, sans corps étrangers, caillots ni tissus dévitalisés, et une plaie aseptique

Explication

La première intention requiert des berges affrontées bord à bord, une plaie aseptique et l’absence de corps étrangers, de caillots ou de tissus dévitalisés. Une perte de substance comblée par granulation relève plutôt de la seconde intention.

42. Quel aspect caractérise une cicatrice normale arrivée à maturité ?

Elle est creusée, peu pigmentée et associée à une activité métabolique soutenue.
Elle est surélevée, ferme et douloureuse, avec une activité métabolique accrue.
Elle s’étend dans la peau voisine, reste inflammatoire et produit du collagène en excès.
Elle est plane, souple, fine et indolore, avec une activité métabolique ralentie.

Elle est plane, souple, fine et indolore, avec une activité métabolique ralentie.

Explication

Une cicatrice normale mature est plane, pigmentée, souple, indolore et fine, et son activité métabolique ralentit. Une cicatrice surélevée et active évoque plutôt une évolution pathologique.

43. Quelle évolution distingue une cicatrice hypertrophique ?

Elle s’étend progressivement au-delà de la plaie et persiste sans phase de repos.
Elle demeure plane dès son apparition et devient mature en quelques semaines.
Elle reste limitée à la plaie et régresse souvent en quelques mois, avant un an.
Elle envahit la peau voisine et apparaît parfois plusieurs années après la plaie.

Elle reste limitée à la plaie et régresse souvent en quelques mois, avant un an.

Explication

La cicatrice hypertrophique correspond à une exagération de la cicatrisation, mais reste dans les limites de la plaie et régresse souvent avant un an. L’extension à la peau voisine caractérise plutôt une cicatrice chéloïdienne.

44. Quel mécanisme caractérise une cicatrice chéloïdienne ?

Une exagération de la cicatrisation qui reste confinée à la plaie et régresse fréquemment.
Une croissance désordonnée avec production excessive de collagène, pouvant gagner la peau voisine.
Une maturation précoce du tissu conjonctif qui réduit progressivement la lésion.
Un ralentissement de l’activité métabolique qui rend la cicatrice plane, souple et fine.

Une croissance désordonnée avec production excessive de collagène, pouvant gagner la peau voisine.

Explication

La cicatrice chéloïdienne résulte d’une croissance désordonnée du tissu cicatriciel et d’une production excessive de collagène, avec une possible extension aux tissus voisins. La cicatrice hypertrophique reste limitée à la plaie.

45. Qu’est-ce qui définit le crush syndrome et explique notamment sa gravité ?

Une fracture ouverte associée à une infection, avec risque de défaillance respiratoire.
Une lésion des tissus provoquée par une brûlure étendue, avec risque de choc thermique.
Des manifestations locales et générales dues à un écrasement musculaire massif, avec risque d’insuffisance rénale aiguë.
Une compression nerveuse isolée provoquant une paralysie, sans atteinte systémique notable.

Des manifestations locales et générales dues à un écrasement musculaire massif, avec risque d’insuffisance rénale aiguë.

Explication

Le crush syndrome regroupe des manifestations locales et générales consécutives à un écrasement musculaire massif, et l’insuffisance rénale aiguë contribue à sa gravité. Une compression nerveuse isolée ne décrit pas ce syndrome.

46. Comment l’écrasement musculaire peut-il provoquer une insuffisance rénale aiguë dans le crush syndrome ?

La destruction musculaire augmente le volume sanguin, tandis que les protéines protègent les cellules tubulaires.
La myoglobine stimule la filtration rénale, tandis que l’alcalose provoque une obstruction des voies urinaires.
La perte de calcium rénal bloque les glomérules, tandis que les produits alcalins entraînent une nécrose musculaire.
L’hypovolémie et la myoglobine endommagent les cellules tubulaires, tandis que les produits acides aggravent l’atteinte.

L’hypovolémie et la myoglobine endommagent les cellules tubulaires, tandis que les produits acides aggravent l’atteinte.

Explication

L’hypovolémie et la myoglobine libérée par les muscles lésés contribuent à la nécrose des cellules tubulaires, et les produits acides du métabolisme anaérobie aggravent l’insuffisance rénale. L’idée que la myoglobine stimule la filtration est contraire à ce mécanisme.

47. Quelle prise en charge locale est indiquée pour un crush syndrome ?

Une greffe cutanée des tissus écrasés ou une réparation vasculaire, avec traitement centré sur l’infection.
Une réduction orthopédique du membre atteint ou une compression locale, avec surveillance respiratoire principale.
Une fermeture immédiate des tissus écrasés ou une immobilisation prolongée, sans mesure rénale particulière.
Un débridement large des tissus écrasés ou l’amputation du membre atteint, avec prise en charge du risque rénal.

Un débridement large des tissus écrasés ou l’amputation du membre atteint, avec prise en charge du risque rénal.

Explication

Le crush syndrome est une urgence chirurgicale qui requiert localement un débridement large ou une amputation, ainsi que la prévention ou le traitement de l’insuffisance rénale aiguë. Une fermeture immédiate des tissus écrasés ne correspond pas à la prise en charge locale décrite.

48. Quelle définition décrit une brûlure ?

Une inflammation cutanée sans atteinte profonde, déclenchée par une réaction immunitaire.
Une atteinte exclusivement superficielle de la peau, causée par un agent thermique ou infectieux.
Une lésion généralisée des organes internes, provoquée par un agent biologique ou mécanique.
Une lésion localisée des téguments, avec ou sans atteinte profonde, causée par un agent physique ou chimique.

Une lésion localisée des téguments, avec ou sans atteinte profonde, causée par un agent physique ou chimique.

Explication

Une brûlure est une lésion localisée des téguments causée par un agent physique ou chimique, avec une atteinte sous-jacente possible. Une brûlure étendue peut également entraîner des manifestations générales graves.

49. Quelle comparaison décrit le mieux les brûlures par contact avec un solide chaud et par liquide chaud ?

Le solide produit souvent une lésion étendue et profonde, tandis que le liquide produit souvent une lésion limitée et superficielle.
Le solide produit souvent une lésion limitée mais profonde, tandis que le liquide produit souvent une lésion étendue mais peu profonde.
Le solide produit souvent une lésion étendue mais peu profonde, tandis que le liquide produit souvent une lésion limitée mais profonde.
Le solide produit souvent une lésion limitée et peu profonde, tandis que le liquide produit souvent une lésion étendue et profonde.

Le solide produit souvent une lésion limitée mais profonde, tandis que le liquide produit souvent une lésion étendue mais peu profonde.

Explication

Un contact prolongé avec un solide chaud donne souvent une brûlure limitée mais profonde, alors que les liquides causent souvent des lésions plus étendues et peu profondes. Inverser ces profils constitue une confusion fréquente.

50. À vitesse de transfert thermique comparable, quel changement tend à aggraver une brûlure ?

Une exposition plus courte, tandis qu’une conduction thermique plus importante tend à limiter les lésions.
Une exposition plus courte, tandis qu’une conduction thermique plus importante tend à aggraver les lésions.
Une exposition plus longue, tandis qu’une conduction thermique plus importante tend à limiter les lésions.
Une exposition plus longue, tandis qu’une conduction thermique plus importante tend aussi à aggraver les lésions.

Une exposition plus longue, tandis qu’une conduction thermique plus importante tend à limiter les lésions.

Explication

La gravité augmente avec la durée d’exposition et la vitesse du transfert thermique, tandis qu’une conduction thermique plus importante limite les lésions. Ainsi, une exposition plus courte ne constitue pas le facteur aggravant décrit.

51. Quel effet peut produire une exposition à 48 ∘C48\,^{\circ}\mathrm{C} sur les cellules ?

Les protéines coagulent immédiatement dès que la température dépasse 45 ∘C45\,^{\circ}\mathrm{C}.
Aucune lésion ne survient avant plusieurs heures d’exposition, jusqu’à 50 ∘C50\,^{\circ}\mathrm{C}.
Les dégâts cellulaires doublent par degré dans la plage comprise entre 45 ∘C45\,^{\circ}\mathrm{C} et 50 ∘C50\,^{\circ}\mathrm{C}.
Les protéines se dénaturent rapidement seulement au-dessus de 60 ∘C60\,^{\circ}\mathrm{C}.

Les dégâts cellulaires doublent par degré dans la plage comprise entre $$45\,^{\circ}\mathrm{C}$$ et $$50\,^{\circ}\mathrm{C}$$.

Explication

Entre 45 ∘C45\,^{\circ}\mathrm{C} et 50 ∘C50\,^{\circ}\mathrm{C}, les dégâts cellulaires doublent par degré. La coagulation immédiate des protéines intervient à partir de 60 ∘C60\,^{\circ}\mathrm{C}, et non à 48 ∘C48\,^{\circ}\mathrm{C}.

52. Lors de l’évaluation d’une brûlure, quel élément renseigne principalement sur le pronostic fonctionnel local plutôt que sur le pronostic vital ?

L’âge de la personne, qui détermine surtout la profondeur cutanée
La localisation de la brûlure, qui mesure surtout les pertes hydriques
La profondeur de la brûlure, qui conditionne surtout l’évolution locale
La surface brûlée, qui conditionne surtout l’évolution locale

La profondeur de la brûlure, qui conditionne surtout l’évolution locale

Explication

La profondeur détermine principalement l’évolution locale et le pronostic fonctionnel, alors que la surface renseigne sur les conséquences générales et le pronostic vital. Confondre la surface avec le facteur principal du pronostic fonctionnel inverse ces deux rôles.

53. Quelle distinction décrit correctement les brûlures du premier et du troisième degré ?

Le premier degré atteint les couches superficielles de l’épiderme et guérit sans cicatrice, tandis que le troisième détruit l’épiderme et le derme avec perte de vascularisation et d’innervation.
Le premier degré atteint le derme et altère l’innervation, tandis que le troisième degré préserve la vascularisation et cicatrise sans séquelle.
Le premier degré provoque une perte de vascularisation cutanée, tandis que le troisième degré respecte les couches profondes de la peau.
Le premier degré détruit l’épiderme et le derme, tandis que le troisième degré reste limité aux couches superficielles et guérit sans cicatrice.

Le premier degré atteint les couches superficielles de l’épiderme et guérit sans cicatrice, tandis que le troisième détruit l’épiderme et le derme avec perte de vascularisation et d’innervation.

Explication

Une brûlure du premier degré reste superficielle et guérit sans cicatrice, tandis qu’une brûlure du troisième degré détruit l’épiderme et le derme avec disparition de la vascularisation et de l’innervation cutanées. L’inversion des caractéristiques des deux degrés constitue une confusion fréquente.

54. Chez un adulte, quelle estimation de la surface brûlée donne la règle des 9 de Wallace pour une face du tronc et un membre inférieur ?

18 %, car la face du tronc et le membre inférieur comptent chacun pour 9 %
36 %, car la face du tronc compte pour 18 % et le membre inférieur pour 18 %
9 %, car la face du tronc compte pour 1 % et le membre inférieur pour 8 %
27 %, car la face du tronc compte pour 9 % et le membre inférieur pour 18 %

27 %, car la face du tronc compte pour 9 % et le membre inférieur pour 18 %

Explication

La règle de Wallace attribue 9 % à chaque face du tronc et 18 % à chaque membre inférieur chez l’adulte, soit 27 % au total. L’estimation doit être modifiée chez l’enfant.

55. Au cours de quelle période après une brûlure les pertes hydriques et le choc constituent-ils les risques généraux marquants ?

Pendant les 48 premières heures après la brûlure
Après la résorption des œdèmes, lors de la surcharge vasculaire
Jusqu’au sixième jour, pendant la résorption des œdèmes
À partir du septième jour, lors du risque d’infection

Pendant les 48 premières heures après la brûlure

Explication

Les 48 premières heures sont marquées par les pertes hydriques et le choc. La résorption des œdèmes et la surcharge vasculaire caractérisent plutôt la période qui suit, jusqu’au sixième jour.

56. Que désigne le terme « électrocution » ?

Un accident dû au contact du courant électrique avec l’organisme, entraînant des conséquences locales et générales
Une lésion causée par la chaleur externe, sans conséquence liée à l’électricité
Une brûlure provoquée par un flash électrique, sans passage de courant dans l’organisme
Un trouble général lié à une surtension, sans lésion locale possible

Un accident dû au contact du courant électrique avec l’organisme, entraînant des conséquences locales et générales

Explication

L’électrocution est un accident résultant du contact du courant électrique avec l’organisme et peut entraîner des conséquences locales et générales. La réduire à une brûlure de flash ne rend pas compte des effets du courant dans le corps.

57. Une personne présente à la fois des lésions dans le trajet du courant et des brûlures dues au flash électrique. Quelle origine correspond à chaque lésion ?

Le voltage provoque les lésions de coagulation, tandis que l’intensité du courant provoque les brûlures du flash.
Le courant traversant les tissus provoque les lésions de coagulation, tandis que le flash provoque les brûlures thermiques.
La résistance des tissus provoque les brûlures thermiques, tandis que le temps de contact provoque les lésions de coagulation.
Le flash provoque les lésions de coagulation, tandis que le courant traversant les tissus provoque les brûlures thermiques.

Le courant traversant les tissus provoque les lésions de coagulation, tandis que le flash provoque les brûlures thermiques.

Explication

Les lésions de coagulation sont dues au courant qui traverse les tissus, tandis que les brûlures thermiques sont provoquées par le flash électrique. Attribuer les lésions de coagulation au flash inverse l’origine des deux types de lésions.

58. Selon la loi de Joule, comment varie la chaleur produite si l’intensité du courant double, tandis que la résistance et le temps restent constants ?

Elle est divisée par deux, car l’intensité au carré réduit la chaleur produite.
Elle reste inchangée, car la chaleur dépend de la résistance et du temps, mais pas de l’intensité.
Elle est multipliée par quatre, car l’intensité intervient au carré dans J=RI2TJ = R I^2 T.
Elle est multipliée par deux, car la chaleur varie en proportion directe de l’intensité.

Elle est multipliée par quatre, car l’intensité intervient au carré dans $$J = R I^2 T$$.

Explication

Dans la loi de Joule J=RI2TJ = R I^2 T, l’intensité est élevée au carré : la doubler multiplie donc la chaleur par quatre si les autres paramètres restent constants. Une multiplication par deux correspondrait à une dépendance linéaire, et non quadratique, à l’intensité.

59. Un secouriste intervient alors qu’une victime est encore en contact avec une source électrique. Quelle conduite initiale est appropriée ?

Attendre l’arrivée des secours sans agir sur la source, puis déplacer la victime après son examen.
Tirer la victime à mains nues hors de la zone, puis rechercher les brûlures avant de couper le courant.
Verser de l’eau sur la source électrique pour la neutraliser, puis vérifier l’état des fonctions vitales.
Éloigner la victime de la source en coupant le courant ou avec un matériel isolant, puis assurer les fonctions vitales si nécessaire.

Éloigner la victime de la source en coupant le courant ou avec un matériel isolant, puis assurer les fonctions vitales si nécessaire.

Explication

Il faut d’abord éloigner la victime de la source en coupant le courant ou en utilisant un matériel isolant, puis assurer les fonctions vitales si nécessaire. La déplacer à mains nues avant d’interrompre le courant expose le secouriste au danger électrique.

60. Qu’est-ce qui caractérise une brûlure chimique ?

Un trajet inflammatoire permanent, reliant un foyer profond à une surface épithéliale et colonisé par des bactéries.
Une nécrose due à un infarctus, qui entraîne la momification des tissus sans action d’un agent chimique.
Une lésion due au contact d’un produit chimique, capable de détruire des protéines, de dégager de la chaleur ou d’inhiber des fonctions cellulaires.
Une lésion due au froid, capable de dessécher les tissus ou d’interrompre la circulation dans les extrémités.

Une lésion due au contact d’un produit chimique, capable de détruire des protéines, de dégager de la chaleur ou d’inhiber des fonctions cellulaires.

Explication

Une brûlure chimique résulte du contact avec un produit chimique qui peut détruire les protéines, dégager de la chaleur ou inhiber des fonctions métaboliques cellulaires. Un trajet inflammatoire permanent décrit plutôt un sinus qu’une brûlure chimique.

61. Après un contact cutané avec un produit caustique, quelle mesure constitue le traitement universel indiqué ?

Attendre l’identification précise du produit avant de commencer un lavage à l’eau de courte durée.
Effectuer immédiatement un lavage prolongé à l’eau pour diluer l’agent, sans tenter de le neutraliser.
Appliquer un acide sur le produit pour neutraliser un agent alcalin, puis couvrir la zone atteinte.
Appliquer une base sur le produit pour neutraliser un agent acide, puis rincer brièvement la peau.

Effectuer immédiatement un lavage prolongé à l’eau pour diluer l’agent, sans tenter de le neutraliser.

Explication

Le traitement universel consiste en un lavage immédiat et prolongé à l’eau afin de diluer l’agent. La neutralisation est dangereuse et inutile, même si elle peut sembler adaptée au type de produit.

62. Une engelure atteint l’os en plus de toutes les couches de la peau. Comment faut-il la distinguer d’une engelure superficielle ?

Elle est profonde, car une engelure profonde peut atteindre l’os, alors qu’une engelure superficielle touche les tissus proches de la peau.
Elle est superficielle, car les engelures superficielles atteignent l’os, contrairement aux engelures profondes.
Elle est profonde, mais les engelures superficielles touchent également toutes les couches de la peau et l’os.
Elle est superficielle, car l’atteinte osseuse indique une limitation aux tissus sous-cutanés immédiats.

Elle est profonde, car une engelure profonde peut atteindre l’os, alors qu’une engelure superficielle touche les tissus proches de la peau.

Explication

Une engelure profonde peut nécroser toutes les couches de la peau et atteindre l’os, tandis qu’une engelure superficielle reste limitée à la peau et aux tissus sous-cutanés immédiats. Assimiler l’atteinte osseuse à une forme superficielle inverse la distinction.

63. Deux zones de nécrose sont observées : l’une est putréfiée sous l’influence de bactéries, l’autre est desséchée après un infarctus. Quelle distinction s’applique ?

La première correspond à une gangrène sèche et la seconde à une gangrène humide.
Les deux correspondent à une gangrène sèche, car toute nécrose résulte d’un infarctus.
La première correspond à une gangrène humide et la seconde à une gangrène sèche.
Les deux correspondent à une gangrène humide, car toute nécrose implique une putréfaction bactérienne.

La première correspond à une gangrène humide et la seconde à une gangrène sèche.

Explication

La putréfaction sous l’influence de bactéries forme une gangrène humide, tandis que la dessiccation ou la momification après un infarctus forme une gangrène sèche. L’infarctus ne suffit donc pas à caractériser une gangrène humide.

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Sur le dogmatisme, l’empirisme et l’intolérance.

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Sur la raison, l’expérimentation et la tolérance.

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