QCM : Généralités en pharmacologie (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond à la définition d’un médicament à usage humain ?

Une substance destinée à améliorer le confort, sans visée diagnostique ni action sur les fonctions physiologiques
Une composition réservée à la prévention, sans usage curatif ni participation au diagnostic
Une substance ou composition présentée comme curative ou préventive, utilisée pour diagnostiquer ou modifier des fonctions physiologiques
Un produit utilisé pour diagnostiquer, mais dépourvu de toute action curative ou préventive

Une substance ou composition présentée comme curative ou préventive, utilisée pour diagnostiquer ou modifier des fonctions physiologiques

Explication

Un médicament à usage humain peut être présenté comme curatif ou préventif et servir au diagnostic ou à la modification des fonctions physiologiques. La prévention n’est pas sa seule visée possible : l’usage curatif et le diagnostic sont également inclus.

2. Lorsqu’une forme pharmaceutique est choisie pour un traitement, quel objectif général doit-elle permettre d’atteindre ?

Privilégier une administration facile, même si elle retarde l’action du principe actif sur l’organe cible
Augmenter la durée de conservation du médicament en dissociant sa forme de son mode d’administration
Acheminer efficacement le principe actif vers l’organe visé grâce à une administration adaptée, tout en limitant les risques
Maintenir le principe actif dans l’estomac afin d’uniformiser son absorption, quel que soit l’organe visé

Acheminer efficacement le principe actif vers l’organe visé grâce à une administration adaptée, tout en limitant les risques

Explication

La forme pharmaceutique est conçue pour permettre au principe actif d’atteindre rapidement et efficacement l’organe visé, avec une administration adaptée qui améliore l’efficacité et réduit les risques. Une forme facile à administrer mais qui retarde inutilement l’action ne répond pas à cet objectif général.

3. Quelle distinction permet de différencier les voies entérale et parentérale ?

La voie entérale emprunte le tube digestif, tandis que la voie parentérale ne l’emprunte pas
La voie entérale évite le tube digestif, tandis que la voie parentérale passe par celui-ci
Les deux voies empruntent le tube digestif, mais se distinguent par la forme du médicament
Les deux voies évitent le tube digestif, mais se distinguent par la vitesse d’absorption

La voie entérale emprunte le tube digestif, tandis que la voie parentérale ne l’emprunte pas

Explication

La voie entérale utilise le tube digestif, contrairement à la voie parentérale. L’inversion de cette distinction constitue une confusion fréquente, mais attribue à tort le passage digestif à la voie parentérale.

4. Comment faut-il prendre un comprimé gastrorésistant pour préserver son enrobage et son action prévue ?

Le croquer avant de l’avaler afin de libérer plus vite la substance active dans l’estomac
Le dissoudre dans un liquide avant la prise afin de faciliter son passage dans l’intestin
Le couper en fragments afin d’exposer une partie de la substance active aux sucs gastriques
L’avaler intact afin que l’enrobage le protège dans l’estomac et qu’il se dissolve dans l’intestin

L’avaler intact afin que l’enrobage le protège dans l’estomac et qu’il se dissolve dans l’intestin

Explication

Le comprimé gastrorésistant doit être avalé intact : son enrobage le protège de l’acidité gastrique et il se dissout dans l’intestin. Le couper ou le croquer compromet cette protection, contrairement à certaines formes conçues pour être écrasées.

5. Que garantit l’autorisation de mise sur le marché d’un médicament ?

Son efficacité, sa sécurité et sa qualité
La fixation de son prix et son remboursement intégral
La possibilité de le prescrire par tous les professionnels de santé
Son renouvellement automatique après cinq ans

Son efficacité, sa sécurité et sa qualité

Explication

L’autorisation de mise sur le marché atteste que l’efficacité, la sécurité et la qualité du médicament ont été évaluées. Elle n’entraîne pas un remboursement intégral ni un renouvellement automatique.

6. Combien de volets comporte une ordonnance de médicament d’exception ?

Deux volets destinés au patient et à l’Assurance maladie
Cinq volets destinés au patient, au médecin et à l’Assurance maladie
Quatre volets destinés au patient, à l’Assurance maladie et au pharmacien
Trois volets destinés au patient, au médecin et au pharmacien

Quatre volets destinés au patient, à l’Assurance maladie et au pharmacien

Explication

Cette ordonnance comporte quatre volets répartis entre le patient, l’Assurance maladie et le pharmacien. Le délai de trois mois concerne la présentation d’une ordonnance avant qu’elle ne devienne caduque, et non le nombre de ses volets.

7. Quel est le rôle de la comparaison de biodisponibilité entre un médicament générique et son médicament de référence ?

Vérifier qu’ils rendent disponible une quantité équivalente de principe actif au site d’action
Démontrer que leur efficacité doit être établie par des essais cliniques identiques
Établir que leur interchangeabilité est décidée conjointement par le médecin et le patient
Confirmer que leurs excipients sont identiques et exercent les mêmes effets

Vérifier qu’ils rendent disponible une quantité équivalente de principe actif au site d’action

Explication

Cette comparaison permet de s’assurer que le générique et le médicament de référence fournissent une quantité équivalente de principe actif disponible au site d’action. L’interchangeabilité décidée entre le médecin et le patient concerne les médicaments biologiques, et non la substitution des génériques.

8. À quel moment la pharmacovigilance surveille-t-elle les médicaments afin de prévenir les risques d’effets indésirables ?

Lors de leur fabrication, puis jusqu’à leur commercialisation
Après leur mise sur le marché, tout au long de leur vie
Avant leur mise sur le marché, pendant les essais cliniques
Au moment de leur prescription, puis jusqu’à la délivrance

Après leur mise sur le marché, tout au long de leur vie

Explication

La pharmacovigilance poursuit la surveillance après la mise sur le marché et tout au long de la vie du médicament. Les essais cliniques précèdent la commercialisation et ne correspondent donc pas à cette période de surveillance.

9. Quelle différence distingue la biodisponibilité d’un médicament administré par voie intraveineuse de celle d’un médicament administré par une autre voie ?

Par voie intraveineuse, elle correspond à la vitesse de résorption, tandis que les autres voies correspondent à la dose administrée.
Par voie intraveineuse, elle dépend du premier passage hépatique, tandis que les autres voies atteignent 100 %.
Par voie intraveineuse, elle est de 100 %, tandis que les autres voies dépendent de l’absorption et du premier passage hépatique.
Par voie intraveineuse, elle mesure la fraction liée aux protéines, tandis que les autres voies mesurent la fraction libre.

Par voie intraveineuse, elle est de 100 %, tandis que les autres voies dépendent de l’absorption et du premier passage hépatique.

Explication

L’administration intraveineuse fait passer la totalité de la dose dans la circulation sanguine, ce qui donne une biodisponibilité de 100 %. Les autres voies peuvent entraîner une absorption incomplète ou un effet de premier passage hépatique, contrairement à ce que suggère l’option qui leur attribue 100 %.

10. Comment une insuffisance hépatique ou rénale peut-elle modifier l’action d’un médicament fortement lié à l’albumine ?

Elle peut accélérer la conjugaison hépatique et réduire la fraction liée aux protéines.
Elle peut empêcher la liaison aux récepteurs et augmenter la fraction inactive circulante.
Elle peut réduire l’albumine et augmenter la fraction libre pharmacologiquement active.
Elle peut accroître l’albumine et diminuer la fraction libre pharmacologiquement active.

Elle peut réduire l’albumine et augmenter la fraction libre pharmacologiquement active.

Explication

Une insuffisance hépatique ou rénale peut diminuer l’albumine, ce qui augmente la part libre du médicament et donc sa fraction susceptible d’agir. Une augmentation de l’albumine aurait l’effet inverse sur la fraction libre.

11. Un patient doit recevoir plusieurs administrations d’un médicament. Quelle donnée permet d’estimer l’intervalle entre les prises à partir de la diminution de sa concentration dans l’organisme ?

La clairance rénale, qui correspond au temps nécessaire pour que la concentration soit réduite de moitié
La sécrétion tubulaire, qui correspond au temps nécessaire pour que la concentration soit réduite de moitié
La demi-vie, qui correspond au temps nécessaire pour que la concentration soit réduite de moitié
La filtration glomérulaire, qui correspond au temps nécessaire pour que la concentration soit réduite de moitié

La demi-vie, qui correspond au temps nécessaire pour que la concentration soit réduite de moitié

Explication

La demi-vie mesure le temps nécessaire pour que la concentration du médicament diminue de moitié et aide à calculer l’intervalle entre deux administrations. La clairance rénale évalue la capacité des reins à éliminer le médicament, mais ne définit pas ce délai de division par deux.

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Selon le Code de la Santé publique, qu’est-ce qu’un médicament à usage humain ?

Une substance ou composition présentée comme curative ou préventive, administrée pour établir un diagnostic ou restaurer, corriger ou modifier des fonctions physiologiques.

Par quel trajet la voie entérale administre-t-elle un médicament ?

Par le tube digestif.

Comment faut-il prendre un comprimé gastrorésistant ?

Il faut l’avaler intact.

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