QCM : Insuline en endocrinologie — 13 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation l’insulinothérapie est-elle indiquée ?

Dans un diabète de type 1 ou un diabète de type 2 devenu insulino-requérant
Dans une hyperkaliémie nécessitant une élimination rénale du potassium
Dans une lipodystrophie provoquée par des injections répétées
Dans une hypoglycémie isolée chez une personne sans diabète

Dans un diabète de type 1 ou un diabète de type 2 devenu insulino-requérant

Explication

L’insuline est indiquée dans le diabète de type 1 et dans le diabète de type 2 insulino-requérant, ainsi que dans certains diabètes gestationnels ou iatrogènes. Une hypoglycémie constitue au contraire une situation où l’administration d’insuline est contre-indiquée.

2. Quel traitement doit être utilisé en première intention lors d’une intoxication par l’insuline ?

Une insuline intermédiaire destinée à stabiliser la glycémie
Le glucagon, puis le glucose si nécessaire
Un antidiabétique oral destiné à réduire la glycémie
Le glucose, puis le glucagon si nécessaire

Le glucose, puis le glucagon si nécessaire

Explication

Le glucose est l’antidote de première intention d’une intoxication par l’insuline, tandis que le glucagon constitue une autre option thérapeutique et est commercialisé sous le nom de Glucagen. Le recours à un antidiabétique ou à une nouvelle dose d’insuline aggraverait la situation.

3. Quelle association caractérise une insuline mixte ?

Un analogue d’action rapide associé à une insuline intermédiaire NPH
Une insuline intermédiaire NPH associée à un antidiabétique oral
Un analogue intermédiaire associé à une insuline rapide uniquement
Une insuline rapide associée à une insuline intermédiaire non insulinique

Un analogue d’action rapide associé à une insuline intermédiaire NPH

Explication

Une insuline mixte associe une composante d’action rapide à une insuline intermédiaire NPH. Elle se distingue ainsi d’une préparation appartenant à une seule classe d’insuline.

4. Comment l’insuline doit-elle être conservée avant ouverture puis après entame d’un flacon ou d’un stylo ?

Au réfrigérateur avant ouverture, puis au réfrigérateur pendant toute la durée d’utilisation
Au congélateur avant ouverture, puis à température ambiante pendant une semaine après entame
À température ambiante avant ouverture, puis au congélateur pendant un mois après entame
Au réfrigérateur avant ouverture, puis à température ambiante pendant un mois après entame

Au réfrigérateur avant ouverture, puis à température ambiante pendant un mois après entame

Explication

Avant ouverture, l’insuline est conservée au réfrigérateur ; après entame, les flacons ouverts et les stylos entamés peuvent rester à température ambiante pendant un mois. La congélation et la conservation réfrigérée permanente ne correspondent pas à la règle donnée.

5. Quelle séquence convient après la prise en charge initiale d’une hypoglycémie sévère ?

Resucrer, contrôler la glycémie, rechercher la cause, puis reprendre l’insuline
Resucrer, remplacer l’insuline par un corticoïde, puis contrôler la glycémie le lendemain
Contrôler la glycémie, arrêter durablement l’insuline, puis reprendre l’alimentation progressivement
Rechercher la cause, administrer l’insuline, puis resucrer après vérification clinique

Resucrer, contrôler la glycémie, rechercher la cause, puis reprendre l’insuline

Explication

La conduite attendue associe un resucrage, un contrôle glycémique, une analyse de la cause et une reprise du traitement insulinique. Arrêter durablement l’insuline ou l’administrer avant la correction de l’hypoglycémie ne correspond pas à cette séquence.

6. Quelle situation constitue une contre-indication à l’administration d’insuline ?

Un diabète gestationnel nécessitant un contrôle glycémique
Une hyperglycémie nécessitant un traitement
Un diabète de type 1 nouvellement diagnostiqué
Une hypoglycémie déjà présente

Une hypoglycémie déjà présente

Explication

L’hypoglycémie constitue la contre-indication de l’insuline, car celle-ci pourrait aggraver la baisse de la glycémie. L’hyperglycémie et plusieurs formes de diabète font au contraire partie des indications de l’insulinothérapie.

7. Quel ensemble de signes évoque une hypoglycémie sous insuline ?

Soif intense, polyurie, haleine fruitée et respiration profonde
Sueurs, faim, irritabilité, palpitations et tremblements
Fièvre, toux, expectoration purulente et douleur thoracique
Œdèmes, ictère, prurit généralisé et selles décolorées

Sueurs, faim, irritabilité, palpitations et tremblements

Explication

Les sueurs, la faim, l’irritabilité, les palpitations et les tremblements font partie des signes d’hypoglycémie. La vision trouble, la fatigue et la faiblesse musculaire peuvent aussi apparaître, avec un risque de coma dans les formes sévères.

8. Pourquoi l’insuline lente est-elle maintenue chez un patient à jeun ?

Parce qu’elle constitue une insuline de survie dont l’arrêt peut déséquilibrer le patient
Parce qu’elle agit comme un traitement ponctuel destiné à corriger chaque repas manqué
Parce qu’elle permet de compenser l’absence d’auto-surveillance glycémique pendant le jeûne
Parce qu’elle remplace les apports alimentaires et prévient toute hypoglycémie liée au jeûne

Parce qu’elle constitue une insuline de survie dont l’arrêt peut déséquilibrer le patient

Explication

L’insuline lente assure un besoin basal et est considérée comme une insuline de survie, ce qui justifie son maintien malgré le jeûne. Elle ne remplace pas l’alimentation et ne sert pas à corriger individuellement chaque repas absent.

9. Quel mécanisme explique principalement l’effet hypoglycémiant de l’insuline ?

Une diminution de la captation du glucose et une production hépatique accrue après les repas
Une libération accrue du glucose hépatique et une glycogénolyse augmentée dans les muscles
Une captation accrue du glucose et une glycogénèse augmentée, avec une glycogénolyse diminuée
Une transformation préférentielle du glucose en potassium dans les tissus périphériques

Une captation accrue du glucose et une glycogénèse augmentée, avec une glycogénolyse diminuée

Explication

L’insuline favorise la captation du glucose par plusieurs tissus, stimule la glycogénèse et réduit la glycogénolyse. La glycogénolyse augmentée irait donc à l’encontre de l’effet hypoglycémiant attendu.

10. Quel effet indésirable de l’insuline est principalement localisé aux points d’injection ?

L’hypokaliémie
La prise de poids
Les palpitations
La lipodystrophie

La lipodystrophie

Explication

La lipodystrophie correspond à une modification locale du tissu au niveau des sites d’injection. La prise de poids et l’hypokaliémie sont des effets systémiques, tandis que les palpitations font partie des signes possibles d’hypoglycémie.

11. Quelle consigne fait partie de l’éducation infirmière destinée à une personne utilisant un stylo d’insuline ?

Réaliser l’injection dans le muscle et garder un seul point d’injection habituel
Réaliser l’injection par voie sous-cutanée et varier les points d’injection
Diluer l’insuline dans une boisson et changer le flacon après chaque injection
Injecter l’insuline par voie intraveineuse et conserver le stylo près d’une source de chaleur

Réaliser l’injection par voie sous-cutanée et varier les points d’injection

Explication

L’éducation porte notamment sur l’injection sous-cutanée et la rotation des sites afin de favoriser une administration correcte. La voie intraveineuse ou intramusculaire ne correspond pas à la consigne éducative décrite pour cet usage courant de l’insuline.

12. Quel mécanisme rend compte de l’effet hypokaliémiant de l’insuline ?

La fixation du potassium dans le tube digestif par une diminution de son absorption intestinale
L’augmentation de l’excrétion pulmonaire du potassium après stimulation des muscles respiratoires
La transformation du potassium en glucose dans le foie sous l’action de la glycogénèse
La captation du potassium par les cellules musculaires et hépatiques stimulée par la pompe Na+/K ATPase

La captation du potassium par les cellules musculaires et hépatiques stimulée par la pompe Na+/K ATPase

Explication

L’insuline fait entrer le potassium dans les cellules musculaires et hépatiques en stimulant la pompe Na+/K ATPase, ce qui diminue la kaliémie. Ce mécanisme est distinct de son action principale sur la captation du glucose.

13. Quel rythme distingue correctement le contrôle de l’HbA1c de l’auto-surveillance glycémique chez une personne traitée par insuline ?

L’HbA1c est contrôlée chaque jour, tandis que l’auto-surveillance dépend d’un bilan trimestriel
L’HbA1c et l’auto-surveillance sont réalisées selon le même rythme trimestriel
L’HbA1c et l’auto-surveillance sont réalisées selon le même rythme quotidien
L’HbA1c est contrôlée tous les trois mois, tandis que l’auto-surveillance dépend du contexte quotidien

L’HbA1c est contrôlée tous les trois mois, tandis que l’auto-surveillance dépend du contexte quotidien

Explication

L’HbA1c fournit un suivi périodique réalisé tous les trois mois, alors que l’auto-surveillance glycémique s’adapte aux situations quotidiennes. Confondre ces deux rythmes revient à appliquer à l’HbA1c une fréquence réservée à la surveillance au quotidien.

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Dans quels types de diabète l’insuline est-elle indiquée ?

Dans le diabète de type 1, type 2 insulino-requérant, gestationnel et iatrogène.

Quelles sont les classes d’insuline principales ?

Les analogues rapides, insulines rapides, intermédiaires, NPH, analogues intermédiaires et insulines mixtes.

Que contient une insuline mixte ?

Un analogue d’action rapide associé à une insuline intermédiaire NPH.

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