QCM : Introduction à l’immunologie (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments font partie des barrières cutanéo-muqueuses de l’organisme ?

La peau et les tissus musculaire et osseux
La peau et les épithéliums digestif et pulmonaire
La peau et les épithéliums sanguin et nerveux
Les ganglions et les épithéliums digestif et pulmonaire

La peau et les épithéliums digestif et pulmonaire

Explication

Les barrières cutanéo-muqueuses comprennent la peau ainsi que les épithéliums digestif et pulmonaire. Les ganglions participent à la réponse immunitaire, mais ne sont pas des épithéliums de barrière.

2. Lors d’une réponse immunitaire, quelle association décrit correctement les rôles des anticorps, du complément et des cytokines ?

Les anticorps induisent l’inflammation, le complément assure les communications à distance, et les cytokines ciblent les microbes
Les anticorps assurent les communications à distance, le complément cible les microbes, et les cytokines les détruisent directement
Les anticorps ciblent les microbes, le complément peut les détruire et induire l’inflammation, et les cytokines assurent des communications à distance
Les anticorps détruisent directement les microbes, le complément assure les communications à distance, et les cytokines ciblent les microbes

Les anticorps ciblent les microbes, le complément peut les détruire et induire l’inflammation, et les cytokines assurent des communications à distance

Explication

Les anticorps ciblent les microbes, tandis que le complément peut contribuer à leur destruction directe et à l’inflammation; les cytokines transmettent des signaux entre cellules à distance. L’association qui attribue les communications à distance au complément confond son rôle avec celui des cytokines.

3. Que désigne le « soi » en immunologie ?

Les tissus étrangers issus d’une greffe
Les constituants normaux de l’organisme
Les agents pathogènes qui pénètrent dans l’organisme
Les constituants de l’organisme modifiés par un virus

Les constituants normaux de l’organisme

Explication

Le « soi » correspond aux constituants normaux de l’organisme. Les agents pathogènes et les tissus étrangers relèvent du non-soi, tandis qu’un constituant modifié correspond au soi altéré.

4. Après une greffe d’organe, comment sont classés les tissus greffés du point de vue de l’organisme receveur ?

Comme du non-soi, car ils sont étrangers à l’organisme receveur
Comme du soi altéré, car ils proviennent d’un organisme vivant
Comme du soi, car ils remplissent une fonction dans l’organisme receveur
Comme des antigènes, car tous les tissus greffés sont des molécules de reconnaissance

Comme du non-soi, car ils sont étrangers à l’organisme receveur

Explication

Les tissus issus d’une greffe sont étrangers à l’organisme receveur et relèvent donc du non-soi. Le soi altéré désigne plutôt un constituant propre à l’organisme qui a été modifié.

5. Quelle caractéristique définit un antigène ?

C’est une substance reconnue spécifiquement par une molécule de reconnaissance immunitaire
C’est une substance qui déclenche nécessairement une réponse immunitaire
C’est une cellule immunitaire qui reconnaît les agents pathogènes
C’est un constituant normal de l’organisme toléré par le système immunitaire

C’est une substance reconnue spécifiquement par une molécule de reconnaissance immunitaire

Explication

Un antigène est défini par sa reconnaissance spécifique par une molécule de reconnaissance du système immunitaire. La capacité à déclencher une réponse correspond à l’immunogénicité, qui n’est pas la définition d’un antigène.

6. Quelle comparaison distingue correctement l’immunité innée de l’immunité adaptative ?

L’innée est retardée et spécifique des antigènes, tandis que l’adaptative agit rapidement contre des motifs communs sans mémoire
L’innée agit rapidement contre des motifs communs sans mémoire, tandis que l’adaptative est retardée, spécifique des antigènes et dotée d’une mémoire
L’innée et l’adaptative agissent avec la même rapidité, mais seule l’innée reconnaît des antigènes spécifiques
L’innée agit rapidement et possède une mémoire des antigènes, tandis que l’adaptative reconnaît des motifs communs sans mémoire

L’innée agit rapidement contre des motifs communs sans mémoire, tandis que l’adaptative est retardée, spécifique des antigènes et dotée d’une mémoire

Explication

L’immunité innée est rapide, reconnaît des motifs communs aux pathogènes et ne possède pas de mémoire; l’immunité adaptative est retardée, spécifique et mémorielle. L’option qui attribue la spécificité antigénique à l’immunité innée inverse les caractéristiques des deux réponses.

7. Comment le mucus et la desquamation participent-ils aux barrières physiques ?

Ils contribuent au refoulement des agents, tandis que les jonctions serrées assurent l’étanchéité
Ils détruisent les agents par acidification, tandis que les jonctions serrées produisent des anticorps
Ils reconnaissent spécifiquement les antigènes, tandis que les jonctions serrées établissent une mémoire immunitaire
Ils facilitent la phagocytose des agents, tandis que les jonctions serrées déclenchent l’inflammation

Ils contribuent au refoulement des agents, tandis que les jonctions serrées assurent l’étanchéité

Explication

Le mucus et la desquamation contribuent au refoulement des agents, et les jonctions serrées assurent l’étanchéité des barrières. L’acidification relève plutôt de barrières chimiques, et non du mécanisme physique décrit ici.

8. Lorsqu’un agent pathogène est marqué par opsonisation, quel rôle du complément facilite son élimination ?

Il empêche la phagocytose, tout en renforçant l’étanchéité des barrières physiques
Il facilite sa phagocytose, en plus de contribuer à l’inflammation et à la lyse directe
Il transforme les cytokines en antigènes, tout en accélérant la desquamation
Il produit des anticorps spécifiques, en plus d’établir une mémoire immunologique

Il facilite sa phagocytose, en plus de contribuer à l’inflammation et à la lyse directe

Explication

L’opsonisation par le complément facilite la phagocytose; ce système contribue aussi à l’inflammation et à la lyse directe par le complexe d’attaque membranaire. La production d’anticorps et la mémoire immunologique ne sont pas les fonctions attribuées au complément.

9. Que caractérise la réponse immunitaire primaire après la première exposition à un antigène étranger ?

Elle se développe rapidement et atteint une forte amplitude.
Elle se développe lentement et atteint une forte amplitude.
Elle se développe rapidement et atteint une faible amplitude.
Elle se développe lentement et atteint une faible amplitude.

Elle se développe lentement et atteint une faible amplitude.

Explication

La réponse primaire suit la première exposition et se distingue par sa lenteur et sa faible amplitude. Une réponse rapide et intense caractérise plutôt la réponse secondaire.

10. Lors d’une nouvelle exposition au même antigène, quelle évolution caractérise la réponse immunitaire secondaire ?

Elle est plus lente, mais plus intense que la réponse primaire.
Elle est plus rapide et plus intense que la réponse primaire.
Elle est plus rapide, mais moins intense que la réponse primaire.
Elle est plus lente et moins intense que la réponse primaire.

Elle est plus rapide et plus intense que la réponse primaire.

Explication

La réponse secondaire survient lors d’une seconde exposition et est plus rapide et plus intense que la réponse primaire. Une réponse plus lente et moins intense correspond au profil primaire.

11. Comment l’immunité adaptative s’articule-t-elle avec l’immunité innée ?

Elle repose sur les cellules innées et coopère avec les lymphocytes B et T par la production d’anticorps.
Elle repose sur les lymphocytes B et T et coopère avec l’immunité innée par l’inflammation, les facteurs chimioattractants et les cytokines.
Elle repose sur les lymphocytes B et T et agit sans lien avec l’inflammation ni les cytokines.
Elle repose sur les lymphocytes B et T et remplace l’immunité innée dès que des anticorps sont produits.

Elle repose sur les lymphocytes B et T et coopère avec l’immunité innée par l’inflammation, les facteurs chimioattractants et les cytokines.

Explication

L’immunité adaptative dépend des lymphocytes B et T, tout en coopérant avec l’immunité innée grâce à plusieurs signaux et mécanismes. L’idée qu’elle remplace l’immunité innée ne rend pas compte de cette coopération.

12. Quel est le résultat de la sélection et de l’expansion clonales en réponse à un pathogène ?

La destruction des clones activés produit des cellules effectrices et des cellules mémoires.
La multiplication des clones produit des cellules effectrices sans former de cellules mémoires.
L’amplification et la maturation produisent des cellules effectrices et des cellules mémoires.
La maturation des clones transforme les cellules mémoires en cellules innées spécialisées.

L’amplification et la maturation produisent des cellules effectrices et des cellules mémoires.

Explication

La sélection et l’expansion clonales amplifient et font mûrir des cellules, donnant naissance à des effecteurs et à des cellules mémoires. La suppression de ces clones contredit le processus d’expansion décrit.

13. Quelle différence distingue la reconnaissance d’un antigène par un anticorps de celle par un TCR ?

L’anticorps reconnaît un peptide présenté par le CMH, tandis que le TCR reconnaît directement un antigène natif.
L’anticorps reconnaît des cytokines, tandis que le TCR reconnaît un antigène natif soluble.
L’anticorps reconnaît directement un antigène natif, tandis que le TCR reconnaît un peptide présenté par le CMH.
L’anticorps reconnaît un antigène natif, tandis que le TCR reconnaît un peptide libre sans présentation par le CMH.

L’anticorps reconnaît directement un antigène natif, tandis que le TCR reconnaît un peptide présenté par le CMH.

Explication

Les anticorps reconnaissent directement la forme d’antigènes natifs, alors que le TCR reconnaît un peptide lié au CMH. Le TCR ne reconnaît donc pas directement un antigène natif comme un anticorps.

14. Que reconnaît le TCR présent à la surface des lymphocytes T4 et T8 ?

Un peptide lié à une molécule du CMH.
Un antigène natif soluble sans association au CMH.
Un anticorps lié à la surface d’une cellule infectée.
Une cytokine présentée par une cellule phagocytaire.

Un peptide lié à une molécule du CMH.

Explication

Le TCR des lymphocytes T4 et T8 reconnaît un peptide associé à une molécule du CMH. La reconnaissance directe d’un antigène natif soluble correspond plutôt aux anticorps.

15. Comment un lymphocyte T8 cytotoxique identifie-t-il une cellule infectée à éliminer ?

Son TCR reconnaît spécifiquement un peptide du pathogène présenté par le CMH de la cellule.
Son TCR reconnaît une cytokine libérée par la cellule infectée.
Son TCR reconnaît un peptide du pathogène libre, sans présentation par le CMH de la cellule.
Son anticorps reconnaît un antigène natif du pathogène à la surface de la cellule.

Son TCR reconnaît spécifiquement un peptide du pathogène présenté par le CMH de la cellule.

Explication

Le lymphocyte T8 cytotoxique reconnaît spécifiquement, par son TCR, un peptide du pathogène présenté par le CMH de la cellule infectée. La reconnaissance d’un peptide libre omet la présentation par le CMH nécessaire.

16. Quel rôle les lymphocytes T4 jouent-ils après avoir reconnu des peptides présentés par des cellules phagocytaires ?

Ils produisent des anticorps qui reconnaissent directement les antigènes natifs des cellules phagocytaires.
Ils produisent des cytokines et des facteurs pro-inflammatoires qui soutiennent d’autres cellules immunitaires.
Ils éliminent les cellules phagocytaires en reconnaissant les peptides présentés par leur CMH.
Ils détruisent les pathogènes intracellulaires en produisant des anticorps dans les tissus.

Ils produisent des cytokines et des facteurs pro-inflammatoires qui soutiennent d’autres cellules immunitaires.

Explication

Après la reconnaissance de peptides présentés par des cellules phagocytaires, les T4 produisent des cytokines et des facteurs pro-inflammatoires qui soutiennent d’autres cellules immunitaires. La production d’anticorps relève des lymphocytes B, et non des T4.

17. Quel enchaînement marque le début de l’activation de la réponse adaptative ?

La destruction du pathogène, puis la détection de ses antigènes par les lymphocytes.
La production de cellules mémoires, puis la présentation de l’antigène aux lymphocytes B et T.
La capture de l’antigène, puis sa présentation aux lymphocytes T ou sa détection par les lymphocytes B.
La migration des lymphocytes vers le foyer infectieux, puis la capture de l’antigène par les lymphocytes T.

La capture de l’antigène, puis sa présentation aux lymphocytes T ou sa détection par les lymphocytes B.

Explication

L’activation adaptative commence par la capture de l’antigène, suivie de sa présentation aux lymphocytes T ou de sa détection par les lymphocytes B. La migration en périphérie et la destruction du pathogène interviennent plus tard.

18. Après leur activation dans les ganglions, que font les lymphocytes avant de contribuer à la mémoire immunitaire ?

Ils restent dans les ganglions, où ils détruisent les pathogènes avant de rejoindre le site infectieux.
Ils se rendent dans les tissus sains, où ils déclenchent une inflammation avant de retourner aux ganglions.
Ils migrent vers le site infectieux, où ils détruisent les pathogènes ou les cellules infectées.
Ils migrent vers le site infectieux, où ils produisent des anticorps sans agir sur les cellules infectées.

Ils migrent vers le site infectieux, où ils détruisent les pathogènes ou les cellules infectées.

Explication

Après leur activation ganglionnaire, les lymphocytes migrent vers le site de l’infection et y détruisent les pathogènes ou les cellules infectées, puis contribuent à la mémoire. L’idée qu’ils restent dans les ganglions ne correspond pas à cette migration en périphérie.

19. Une infection touche des pathogènes présents dans les liquides extracellulaires et d’autres à l’intérieur des cellules : quelles réponses les ciblent respectivement ?

La réponse cellulaire portée par les lymphocytes T8 cytotoxiques, puis la réponse humorale portée par les lymphocytes B.
La réponse humorale portée par les lymphocytes B, puis la réponse cellulaire portée par les lymphocytes T8 cytotoxiques.
La réponse cellulaire portée par les lymphocytes B, puis la réponse humorale portée par les lymphocytes T8 cytotoxiques.
La réponse humorale portée par les lymphocytes T8 cytotoxiques, puis la réponse cellulaire portée par les lymphocytes B.

La réponse humorale portée par les lymphocytes B, puis la réponse cellulaire portée par les lymphocytes T8 cytotoxiques.

Explication

La réponse humorale, portée par les lymphocytes B, cible les pathogènes extracellulaires accessibles dans les liquides, tandis que la réponse cellulaire des T8 cytotoxiques vise les pathogènes intracellulaires. Inverser ces cibles confond les deux fonctions.

20. Pourquoi une plaie ou la présence d’un cathéter augmente-t-elle le risque d’infection ?

Ces ruptures mécaniques des barrières peuvent créer une porte d’entrée pour les agents infectieux.
Elles entraînent la formation de pus composé de débris microbiens et de cellules mortes.
Elles perturbent chimiquement les barrières en neutralisant les sécrétions gastriques.
Elles provoquent une hausse de la température de consigne contrôlée par l’hypothalamus.

Ces ruptures mécaniques des barrières peuvent créer une porte d’entrée pour les agents infectieux.

Explication

Une plaie ou un cathéter compromet l’intégrité mécanique des barrières et peut ainsi offrir une porte d’entrée aux agents infectieux. La hausse de la température de consigne relève du mécanisme de la fièvre, et non de l’effet direct d’une rupture de barrière.

21. Une personne présente une température corporelle de 38,4 °C liée à une hausse de la consigne hypothalamique : comment caractériser cet état ?

Comme une perturbation chimique des barrières, causée par la macération cutanée.
Comme une fièvre, c’est-à-dire une élévation au-dessus de 38 °C associée à une hausse de la consigne hypothalamique.
Comme une perturbation mécanique des barrières, provoquée par une rupture de la peau.
Comme une réaction inflammatoire locale, définie par l’accumulation de cellules mortes dans les tissus.

Comme une fièvre, c’est-à-dire une élévation au-dessus de 38 °C associée à une hausse de la consigne hypothalamique.

Explication

La fièvre correspond à une température corporelle supérieure à 38 °C liée à l’augmentation de la consigne régulée par l’hypothalamus. La macération cutanée est plutôt un exemple de perturbation chimique des barrières, pas une définition de la fièvre.

22. Lors d’une infection, quel élément décrit le mieux le pus observé sur le site atteint ?

Une sécrétion gastrique acide qui neutralise les agents infectieux au niveau des tissus atteints.
Un amas de globules blancs vivants qui se forme lorsque la consigne thermique hypothalamique augmente.
Un liquide blanc-jaunâtre contenant des débris microbiens et des cellules mortes, notamment des neutrophiles.
Un liquide clair composé principalement de plasma et produit par l’augmentation de la température corporelle.

Un liquide blanc-jaunâtre contenant des débris microbiens et des cellules mortes, notamment des neutrophiles.

Explication

Le pus est un liquide blanc-jaunâtre présent sur les lieux d’infection et constitué de débris microbiens ainsi que de cellules mortes, dont des polynucléaires neutrophiles. L’augmentation de la consigne hypothalamique explique la fièvre, mais ne définit pas la composition du pus.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Introduction à l’immunologie.

Quelles structures constituent les barrières cutanéo-muqueuses ?

La peau et les épithéliums digestif et pulmonaire.

Quel est le rôle des cytokines dans le système immunitaire ?

Elles assurent des communications cellulaires à distance.

Que désigne le soi dans l’organisme ?

Les constituants normaux de l’organisme.

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