QCM : Le temps en psychomotricité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le temps abstrait et le temps subjectif ?

Le temps abstrait n’est pas directement perceptible, tandis que le temps subjectif varie avec le vécu.
Le temps abstrait est inné, tandis que le temps subjectif s’apprend par l’observation des sens.
Le temps abstrait varie avec les émotions, tandis que le temps subjectif se mesure par une horloge.
Le temps abstrait dépend de l’activité, tandis que le temps subjectif suit une succession linéaire.

Le temps abstrait n’est pas directement perceptible, tandis que le temps subjectif varie avec le vécu.

Explication

Le temps abstrait ne se perçoit pas directement par un sens, alors que le temps subjectif varie selon l’expérience vécue. Confondre ces notions en attribuant la variation affective au temps abstrait inverse leur distinction.

2. Comment le temps psychique se distingue-t-il du temps chronologique dans la pensée de Freud ?

Il correspond à une durée vécue qui varie avec les émotions, mais reste ordonnée comme le temps chronologique.
Il est régi par l’inconscient, la mémoire et les désirs refoulés, et ne suit pas une progression linéaire.
Il dépend principalement des rythmes biologiques et se construit par la répétition des activités quotidiennes.
Il est organisé par des mesures régulières et suit une progression linéaire indépendante des souvenirs.

Il est régi par l’inconscient, la mémoire et les désirs refoulés, et ne suit pas une progression linéaire.

Explication

Pour Freud, le temps psychique est régi par l’inconscient, la mémoire et les désirs refoulés, et il n’est pas linéaire comme le temps chronologique. Le présenter comme une succession régulière de mesures décrit plutôt le temps chronologique.

3. Quel est, selon Jean Piaget, le caractère initial du rapport du jeune enfant au temps ?

Il est d’abord déterminé par l’apprentissage des horaires et des calendriers.
Il est d’abord affectif, avant de se structurer davantage.
Il est d’abord organisé par la compréhension de la succession des événements.
Il est d’abord fondé sur la mesure des durées par des repères objectifs.

Il est d’abord affectif, avant de se structurer davantage.

Explication

Selon Piaget, le rapport du jeune enfant au temps est d’abord exclusivement affectif. Les repères objectifs et les horaires ne caractérisent pas ce rapport initial.

4. Quels facteurs contribuent, selon Piaget, à la construction de la notion de temps chez l’enfant ?

La maturation physique, les capacités langagières et la répétition des consignes.
La maturation psychologique, l’environnement et l’éducation.
L’environnement familial, les horaires scolaires et l’usage des calendriers.
Les rythmes biologiques, les émotions et la mesure des durées.

La maturation psychologique, l’environnement et l’éducation.

Explication

Piaget relie la construction de la notion de temps à la maturation psychologique de l’enfant, à son environnement et à son éducation. Les rythmes biologiques peuvent caractériser l’expérience temporelle des premiers mois, mais ne constituent pas ici l’ensemble des facteurs indiqués.

5. Que désigne le « timing » parmi les composantes de la structuration temporelle ?

La quantité de temps séparant deux repères, comme le début et la fin d’une action.
L’enchaînement régulier d’événements identiques ou de séquences qui se répètent.
La capacité à percevoir et estimer des intervalles, puis à ajuster son comportement aux situations.
L’effet perceptif produit par la répétition, notamment l’alternance de temps forts et faibles.

La capacité à percevoir et estimer des intervalles, puis à ajuster son comportement aux situations.

Explication

Le timing consiste à percevoir et estimer des intervalles de temps afin d’adapter son comportement à la situation. La durée concerne plutôt la quantité de temps comprise entre deux repères.

6. Quels domaines sont mobilisés par la perception temporelle en psychomotricité ?

Les émotions, l’attention, la planification et l’orientation spatiale
La mémoire, le langage, l’équilibre et la latéralité
La motricité, le raisonnement logique, la vision et la posture
La mémoire, les émotions, la motricité et la sensorialité

La mémoire, les émotions, la motricité et la sensorialité

Explication

La perception temporelle fait appel à la mémoire, aux émotions, à la motricité et à la sensorialité. L’attention est également étudiée en psychomotricité, mais elle ne fait pas partie de cette liste précise des domaines mobilisés par la perception temporelle.

7. Quelle fonction caractérise l’orientation temporelle en psychomotricité ?

Associer des notions temporelles afin d’atteindre un objectif défini.
Situer des événements dans le temps et repérer ce qui s’est passé avant ou après un événement.
Percevoir des intervalles de temps pour adapter son comportement à une situation.
Ajuster une action à la durée et au rythme d’une activité en cours.

Situer des événements dans le temps et repérer ce qui s’est passé avant ou après un événement.

Explication

L’orientation temporelle permet de se situer dans le temps et de déterminer la position d’événements les uns par rapport aux autres. L’association de notions temporelles en vue d’un objectif relève plutôt de l’organisation temporelle.

8. En danse, comment le travail du rythme se distingue-t-il de celui du mouvement dansé ?

Il accompagne le mouvement dansé sans le préparer, tandis que l’ajustement rythmique dépend surtout de la vitesse spontanée.
Il suit le mouvement dansé et sert à corriger la cadence, tandis que l’ajustement rythmique exige une coordination plus complexe.
Il précède le mouvement dansé et lui sert de support, tandis que l’ajustement rythmique est plus élémentaire que l’exécution en cadence.
Il remplace le mouvement dansé en entraînant la coordination, tandis que l’exécution en cadence relève principalement du langage.

Il précède le mouvement dansé et lui sert de support, tandis que l’ajustement rythmique est plus élémentaire que l’exécution en cadence.

Explication

Le rythme est travaillé avant le mouvement dansé, car il lui sert de support et son ajustement est plus élémentaire que la réalisation en cadence. L’idée qu’il intervient après le mouvement inverse cet ordre et lui attribue un rôle de correction qui n’est pas celui décrit.

9. Quel effet produit un cadre temporel thérapeutique clair et délimité sur le patient ?

Il accélère son autonomie en supprimant les repères liés aux séances.
Il réduit son besoin d’échanges en remplaçant les explications verbales.
Il renforce son sentiment de sécurité en rendant le déroulement des séances prévisible.
Il améliore sa mémoire en augmentant la durée de chaque séance.

Il renforce son sentiment de sécurité en rendant le déroulement des séances prévisible.

Explication

Des informations claires et des limites sur le déroulement des séances contribuent à sécuriser le patient. Un planning régulier ou des supports visuels peuvent aussi rendre la temporalité plus prévisible, tandis qu’ils ne visent pas à supprimer les explications.

10. Pour aider une personne à distinguer le temps mesuré du temps qu’elle ressent pendant une activité, quelle approche correspond à la distinction proposée par Bergson ?

Comparer la durée chronométrée à la durée vécue subjectivement.
Évaluer la durée à partir de cycles biologiques identiques pour chacun.
Déduire le temps écoulé de la vitesse et de la distance parcourue.
Relier le temps ressenti aux désirs refoulés et à la mémoire inconsciente.

Comparer la durée chronométrée à la durée vécue subjectivement.

Explication

Bergson distingue le temps mesuré du temps vécu, ce qui invite à comparer une mesure objective avec l’expérience subjective de la durée. Relier le temps aux désirs refoulés relève plutôt du regard de Freud sur le temps psychique.

11. Quelles expériences structurent principalement le vécu du temps de la naissance à six mois ?

Les activités répétées et leur succession, qui permettent d’anticiper les routines quotidiennes
Les repères sociaux et la projection dans l’avenir, qui organisent les événements à venir
Le langage et les représentations mentales, qui rendent possible une évocation du temps
Les rythmes biologiques et relationnels, comme le sommeil, la faim et la présence de l’adulte

Les rythmes biologiques et relationnels, comme le sommeil, la faim et la présence de l’adulte

Explication

À cet âge, l’enfant vit le temps à travers des rythmes biologiques et relationnels, notamment l’alternance veille-sommeil et présence-absence. Les activités répétées et leur succession caractérisent davantage la période de six mois à deux ans.

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Comment le temps s’apprend-il selon ses caractéristiques générales ?

Par l’expérience.

Selon Jean Piaget, quel est d’abord le rapport du jeune enfant au temps ?

Il est exclusivement affectif.

Selon Jean Piaget, de quels facteurs dépend la construction de la notion de temps ?

De la maturation psychologique, de l’environnement et de l’éducation.

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