QCM : Lupus érythémateux cutané et systémique (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les facteurs de risque de rétinopathie sous antipaludéens de synthèse :

Une dose de CQ supérieure à 2,3 mg/kg est associée à une réduction du risque rétinien.
Une dose cumulée d’HCQ supérieure à 460 g constitue un seuil de risque accru.
Une durée de traitement dépassant 5 ans constitue un facteur de risque rétinien.
Une dose d’HCQ supérieure à 5 mg/kg de poids réel augmente le risque rétinien.
Une dose cumulée de CQ supérieure à 460 g augmente le risque rétinien.

Une durée de traitement dépassant 5 ans constitue un facteur de risque rétinien. · Une dose d’HCQ supérieure à 5 mg/kg de poids réel augmente le risque rétinien. · Une dose cumulée de CQ supérieure à 460 g augmente le risque rétinien.

Explication

Le risque augmente notamment après 5 ans, au-delà de 1 000 g d’HCQ ou de 460 g de CQ cumulés, et au-delà de 5 mg/kg/j d’HCQ ou de 2,3 mg/kg/j de CQ. Une dose de CQ dépassant ce seuil n’est donc pas protectrice; le seuil cumulatif de 460 g concerne la CQ, non l’HCQ.

2. Concernant l’utilisation des dermocorticoïdes dans le lupus cutané, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les dermocorticoïdes sont efficaces dans le lupus cutané.
Une dermite péri-orale ou acnéiforme constitue un effet protecteur de leur usage.
Une atrophie cutanée constitue un effet attendu du tacrolimus topique.
Leur emploi doit être évité au-delà de 6 semaines, surtout au visage.
Leur utilisation au visage au-delà de 8 semaines limite les complications locales.

Les dermocorticoïdes sont efficaces dans le lupus cutané. · Leur emploi doit être évité au-delà de 6 semaines, surtout au visage.

Explication

Les dermocorticoïdes sont efficaces, mais leur usage doit être évité au-delà de 6 semaines, surtout au visage. Ils peuvent entraîner une atrophie, des télangiectasies et une dermite péri-orale ou acnéiforme; ces complications ne sont pas limitées par une prolongation du traitement.

3. Concernant une lésion vasculaire lupique :

Les traitements de la vascularite et de la thrombose sont opposés.
Une vascularite et une thrombose relèvent de traitements identiques.
Une thrombose peut être associée à des anticorps antiphospholipides.
Une thrombose impose de rechercher des anticorps antiphospholipides.
Distinguer vascularite et thrombose est essentiel pour orienter le traitement.

Les traitements de la vascularite et de la thrombose sont opposés. · Une thrombose peut être associée à des anticorps antiphospholipides. · Une thrombose impose de rechercher des anticorps antiphospholipides. · Distinguer vascularite et thrombose est essentiel pour orienter le traitement.

Explication

Une thrombose impose la recherche d’anticorps antiphospholipides, et sa distinction d’une vascularite est essentielle puisque les traitements diffèrent. Les deux atteintes ne relèvent donc pas de traitements identiques.

4. Une biopsie montre une atteinte rénale diffuse touchant plus de la moitié des glomérules chez une personne lupique. Concernant la classification de cette néphrite :

La classe III est segmentaire et focale lorsque plus de la moitié des glomérules sont atteints.
La classe IV désigne une atteinte segmentaire et focale de moins de la moitié des glomérules.
La classe III correspond à une glomérulonéphrite proliférative diffuse touchant plus de la moitié des glomérules.
La classe IV est la forme la plus grave de néphrite lupique.
La classe IV correspond à une glomérulonéphrite proliférative diffuse et constitue la forme la plus fréquente.

La classe IV est la forme la plus grave de néphrite lupique. · La classe IV correspond à une glomérulonéphrite proliférative diffuse et constitue la forme la plus fréquente.

Explication

La classe IV est diffuse, la forme la plus fréquente et la plus grave. La classe III est au contraire segmentaire et focale, avec moins de 50 % des glomérules atteints; les inversions proposées confondent ces deux classes.

5. Devant un lupus cutané, quelle démarche permet de rechercher une atteinte systémique ?

L’analyse urinaire fait partie du bilan de recherche d’un lupus systémique.
Le dépistage du lupus systémique repose sur l’interrogatoire sans examen clinique.
La recherche d’anticorps antiphospholipides est remplacée par le dosage du complément.
Le bilan biologique comprend notamment une numération formule sanguine.
L’interrogatoire et l’examen clinique recherchent des signes de lupus systémique.

L’analyse urinaire fait partie du bilan de recherche d’un lupus systémique. · Le bilan biologique comprend notamment une numération formule sanguine. · L’interrogatoire et l’examen clinique recherchent des signes de lupus systémique.

Explication

La recherche d’un lupus systémique associe interrogatoire et examen clinique, puis un bilan comprenant notamment la NFS, les AAN, le complément, les aPL et l’analyse urinaire. L’interrogatoire ne remplace pas l’examen, et la recherche d’aPL ne se substitue pas au dosage du complément.

6. Concernant l’atteinte rhumatologique du lupus systémique :

Elle concerne environ 55 % des patients et se manifeste souvent par une polyarthrite bilatérale symétrique.
Elle atteint environ 30 % des patients et se manifeste souvent par une polyarthrite symétrique.
Elle provoque fréquemment une polyarthrite bilatérale symétrique érosive et destructrice.
Elle se manifeste souvent par une polyarthrite bilatérale symétrique non destructrice.
Elle touche environ 80 % des patients et se présente souvent comme une polyarthrite bilatérale symétrique.

Elle se manifeste souvent par une polyarthrite bilatérale symétrique non destructrice. · Elle touche environ 80 % des patients et se présente souvent comme une polyarthrite bilatérale symétrique.

Explication

L’atteinte rhumatologique touche environ 80 % des patients et se présente souvent par une polyarthrite bilatérale symétrique. Elle est généralement non destructrice, contrairement aux arthropathies érosives; les proportions de 55 % et de 30 % ne correspondent pas à cette atteinte.

7. Les antipaludéens de synthèse utilisés en première ligne du lupus cutané comprennent :

La dose recommandée d’HCQ est de 6,5 mg/kg/j selon le poids réel.
Les antipaludéens de synthèse constituent le traitement général de première ligne.
L’HCQ est préférée à la CQ en raison d’une moindre toxicité oculaire.
La dose d’HCQ recommandée est exprimée en fonction du poids réel.
La dose recommandée de CQ est de 4 mg/kg/j selon le poids réel.

La dose recommandée d’HCQ est de 6,5 mg/kg/j selon le poids réel. · Les antipaludéens de synthèse constituent le traitement général de première ligne. · L’HCQ est préférée à la CQ en raison d’une moindre toxicité oculaire. · La dose d’HCQ recommandée est exprimée en fonction du poids réel. · La dose recommandée de CQ est de 4 mg/kg/j selon le poids réel.

Explication

Les antipaludéens de synthèse constituent le traitement général de première ligne; l’HCQ est préférée pour sa moindre toxicité oculaire. Les doses recommandées sont de 6,5 mg/kg/j pour l’HCQ et de 4 mg/kg/j pour la CQ, selon le poids réel.

8. Quelles recommandations EULAR 2023 s’appliquent au traitement du lupus systémique ?

EULAR définit la faible activité par un SLEDAI inférieur ou égal à 8.
EULAR définit la rémission ou une faible activité par un SLEDAI inférieur ou égal à 4.
EULAR préconise l’HCQ pour tous les patients atteints de lupus systémique.
EULAR recommande des corticoïdes d’une durée aussi courte que possible.
EULAR fixe à 10 mg/j la cible de corticothérapie à terme.

EULAR définit la rémission ou une faible activité par un SLEDAI inférieur ou égal à 4. · EULAR préconise l’HCQ pour tous les patients atteints de lupus systémique. · EULAR recommande des corticoïdes d’une durée aussi courte que possible.

Explication

Les recommandations EULAR 2023 préconisent l’HCQ pour tous, des corticoïdes aussi courts que possible avec une cible à terme de 5 mg/j ou moins, et une rémission ou faible activité définie par un SLEDAI inférieur ou égal à 4. Les cibles de 10 mg/j et de 8 pour le SLEDAI ne sont pas celles indiquées.

9. Concernant le spectre du lupus érythémateux :

Une atteinte cutanée isolée peut appartenir au spectre du lupus érythémateux.
Une maladie multiviscérale peut se limiter à une lésion cutanée isolée.
Le spectre va d’une atteinte articulaire isolée à une maladie multiviscérale.
Le spectre débute par une atteinte rénale isolée avant de devenir multiviscéral.
Le spectre s’étend d’une lésion cutanée isolée à une maladie multiviscérale.

Une atteinte cutanée isolée peut appartenir au spectre du lupus érythémateux. · Le spectre s’étend d’une lésion cutanée isolée à une maladie multiviscérale.

Explication

Le spectre comprend des formes allant d’une lésion cutanée isolée à une maladie multiviscérale, et une atteinte cutanée isolée en constitue une extrémité. L’atteinte articulaire isolée et l’atteinte rénale isolée ne définissent pas cette borne, tandis qu’une maladie multiviscérale ne se limite pas à une lésion cutanée.

10. Un patient présente des lésions annulaires polycycliques de lupus cutané subaigu ; quelle description leur correspond ?

Les formes annulaires polycycliques font partie des présentations du lupus subaigu.
Le lupus subaigu se caractérise par une infiltration et des cicatrices résiduelles.
Les formes psoriasiformes sont également observées dans le lupus subaigu.
Le lupus subaigu peut laisser des dyschromies et des télangiectasies.
Le lupus subaigu évolue vers des cicatrices atrophiques, comme le lupus discoïde.

Les formes annulaires polycycliques font partie des présentations du lupus subaigu. · Les formes psoriasiformes sont également observées dans le lupus subaigu. · Le lupus subaigu peut laisser des dyschromies et des télangiectasies.

Explication

Le lupus subaigu se présente sous des formes annulaires polycycliques ou psoriasiformes et peut laisser des dyschromies ou des télangiectasies. Il n’entraîne pas d’infiltration ni de cicatrice, contrairement au lupus discoïde qui peut laisser des cicatrices atrophiques.

11. À propos de la photoprotection dans le lupus cutané :

La photoprotection constitue un traitement curatif des lésions lupiques cutanées.
Un écran solaire de SPF supérieur à 50 s’applique à environ 2 mg/cm².
La photoprotection comprend l’évitement du soleil entre 11 h et 15 h.
Les vêtements protecteurs remplacent le renouvellement régulier de l’écran solaire.
Le renouvellement de l’écran solaire s’effectue toutes les 5 à 6 heures.

Un écran solaire de SPF supérieur à 50 s’applique à environ 2 mg/cm². · La photoprotection comprend l’évitement du soleil entre 11 h et 15 h.

Explication

La photoprotection associe un écran SPF supérieur à 50, appliqué à environ 2 mg/cm², l’évitement solaire entre 11 h et 15 h, des vêtements protecteurs et un renouvellement toutes les 2 à 3 heures. Elle prévient les poussées, mais ne guérit pas les lésions.

12. Parmi les caractéristiques du lupus tumidus figurent :

Le lupus tumidus se manifeste par des plaques œdémateuses avec composante épidermique.
Le lupus tumidus se manifeste par des plaques œdémateuses sans composante épidermique.
Le lupus tumidus guérit sans séquelle cutanée.
Le lupus tumidus se distingue du lupus discoïde cicatriciel par son évolution sans séquelle.
Le lupus tumidus guérit en laissant des cicatrices, comme le lupus discoïde.

Le lupus tumidus se manifeste par des plaques œdémateuses sans composante épidermique. · Le lupus tumidus guérit sans séquelle cutanée. · Le lupus tumidus se distingue du lupus discoïde cicatriciel par son évolution sans séquelle.

Explication

Le lupus tumidus forme des plaques œdémateuses sans composante épidermique et guérit sans séquelle, à la différence du lupus discoïde cicatriciel. Une composante épidermique et une guérison avec cicatrices ne décrivent donc pas le lupus tumidus.

13. Concernant la classification ACR/EULAR 2019 du lupus systémique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le score total requis pour la classification est d’au moins 10 points.
Un score total d’au moins 8 points suffit à remplir le seuil de classification.
La classification exige au moins un critère biologique et aucune meilleure explication.
Un titre d’AAN d’au moins 1/40 constitue le critère d’entrée de la classification.
Un titre d’AAN d’au moins 1/80 constitue le critère d’entrée de la classification.

Le score total requis pour la classification est d’au moins 10 points. · Un titre d’AAN d’au moins 1/80 constitue le critère d’entrée de la classification.

Explication

La classification exige des AAN à au moins 1/80 comme critère d’entrée et un score total d’au moins 10 points. Elle requiert au moins un critère clinique et l’absence de meilleure explication ; les seuils de 1/40 et de 8 points sont incorrects, et un critère biologique ne remplace pas le critère clinique.

14. Parmi les facteurs associés à l’évolution d’un lupus cutané vers un lupus systémique, lesquels sont pertinents ?

Une VS basse figure parmi les facteurs associés à cette évolution.
Un titre élevé d’AAN fait partie des facteurs associés à cette évolution.
Une leucopénie fait partie des facteurs associés à cette évolution.
Un lupus discoïde disséminé peut signaler un risque d’évolution systémique.
Une anémie est considérée comme un facteur protecteur de cette évolution.

Un titre élevé d’AAN fait partie des facteurs associés à cette évolution. · Une leucopénie fait partie des facteurs associés à cette évolution. · Un lupus discoïde disséminé peut signaler un risque d’évolution systémique.

Explication

Un titre élevé d’AAN, un lupus discoïde disséminé et une leucopénie figurent parmi les facteurs de risque. Une VS élevée, et non basse, est associée à ce risque; l’anémie est également un facteur de risque, non un facteur protecteur.

15. Dans une forme grave de lupus systémique, quel schéma peut être utilisé pour débuter puis diminuer les corticoïdes ?

La dose peut ensuite être réduite de 10 % tous les 10 à 15 jours.
La dose initiale peut être de 1 mg/kg/j pendant la phase d’attaque.
La dose peut ensuite être réduite de 10 % tous les 20 à 30 jours.
La diminution peut commencer après une phase d’attaque de 1 à 2 semaines.
La phase d’attaque peut durer 3 à 4 semaines avant la diminution.

La dose peut ensuite être réduite de 10 % tous les 10 à 15 jours. · La dose initiale peut être de 1 mg/kg/j pendant la phase d’attaque. · La phase d’attaque peut durer 3 à 4 semaines avant la diminution.

Explication

Dans les formes graves, les corticoïdes peuvent débuter à 1 mg/kg/j, avec une phase d’attaque de 3 à 4 semaines. La diminution peut ensuite se faire de 10 % tous les 10 à 15 jours; les autres durées proposées ne correspondent pas au schéma décrit.

16. Parmi les propositions suivantes concernant les auto-anticorps du lupus systémique, lesquelles sont exactes ?

Les AAN sont très spécifiques du lupus systémique et confirment généralement le diagnostic.
Les AAN sont peu spécifiques du lupus systémique.
Les anti-ADN natif de haute affinité sont peu spécifiques du lupus systémique.
Un taux d’AAN inférieur ou égal à 1/80 rend le diagnostic de lupus improbable.
Les anti-ADN natif de haute affinité sont spécifiques du lupus systémique.

Les AAN sont peu spécifiques du lupus systémique. · Un taux d’AAN inférieur ou égal à 1/80 rend le diagnostic de lupus improbable. · Les anti-ADN natif de haute affinité sont spécifiques du lupus systémique.

Explication

Les AAN sont peu spécifiques, et un taux inférieur ou égal à 1/80 rend le diagnostic de lupus improbable. À l’inverse, les anti-ADN natif de haute affinité sont spécifiques; les propositions qui inversent ces caractéristiques sont erronées.

17. Chez un patient atteint de lupus systémique, quand une biopsie rénale est-elle indiquée au regard de la protéinurie des 24 heures ?

L’atteinte rénale concerne environ 35 à 55 % des patients lupiques.
Elle est indiquée lorsque la protéinurie des 24 heures atteint 1 à 2 g.
Elle est indiquée lorsque la protéinurie des 24 heures atteint 0,5 à 1 g.
L’atteinte rénale concerne environ 15 à 30 % des patients lupiques.
Elle est indiquée lorsque la protéinurie des 24 heures atteint 0,1 à 0,5 g.

L’atteinte rénale concerne environ 35 à 55 % des patients lupiques. · Elle est indiquée lorsque la protéinurie des 24 heures atteint 0,5 à 1 g.

Explication

Le seuil indiqué pour réaliser une biopsie rénale est une protéinurie des 24 heures de 0,5 à 1 g. L’atteinte rénale concerne 35 à 55 % des patients; les autres seuils et la proportion de 15 à 30 % ne sont pas ceux rapportés.

18. Avant de conclure à un échec de l’HCQ dans le lupus cutané, quelle conduite est pertinente ?

Une concentration sanguine inférieure à 200 ng/mL évoque une non-adhésion sévère.
Une concentration inférieure à 200 ng/mL est associée à un meilleur contrôle.
Une concentration supérieure à 750 ng/mL exclut une amélioration du contrôle.
Le dosage sanguin de l’HCQ doit précéder la conclusion d’échec thérapeutique.
Une concentration sanguine supérieure à 750 ng/mL indique une non-adhésion sévère.

Une concentration sanguine inférieure à 200 ng/mL évoque une non-adhésion sévère. · Le dosage sanguin de l’HCQ doit précéder la conclusion d’échec thérapeutique.

Explication

Le dosage sanguin de l’HCQ est à réaliser avant de conclure à un échec; une concentration inférieure à 200 ng/mL indique une non-adhésion sévère. À l’inverse, une concentration supérieure à 750 ng/mL est associée à un meilleur contrôle.

19. À propos du lupus engelure :

Le froid aggrave les papules ou nodules violacés des extrémités.
Les lésions peuvent persister au-delà de la saison froide.
L’évolution du lupus engelure se fait sans cicatrice ni dystrophie unguéale.
Le lupus engelure peut se manifester par des nodules violacés des extrémités.
Des papules violacées des extrémités peuvent être observées dans le lupus engelure.

Le froid aggrave les papules ou nodules violacés des extrémités. · Les lésions peuvent persister au-delà de la saison froide. · L’évolution du lupus engelure se fait sans cicatrice ni dystrophie unguéale. · Le lupus engelure peut se manifester par des nodules violacés des extrémités. · Des papules violacées des extrémités peuvent être observées dans le lupus engelure.

Explication

Le lupus engelure produit des papules ou nodules violacés des extrémités, aggravés par le froid, et peut persister après la saison froide. Il évolue sans cicatrice ni dystrophie unguéale ; les cinq descriptions correspondent à ces caractéristiques.

20. À propos de la VS et de la CRP dans le lupus systémique :

Une élévation de la CRP doit faire rechercher une infection.
La VS est souvent élevée au cours du lupus systémique.
Une CRP élevée confirme directement une poussée lupique plutôt qu’une infection.
La CRP est généralement très élevée en l’absence d’infection lupique.
La VS reste généralement basse au cours du lupus systémique.

Une élévation de la CRP doit faire rechercher une infection. · La VS est souvent élevée au cours du lupus systémique.

Explication

La VS est souvent élevée dans le lupus, tandis que la CRP reste peu élevée sauf notamment en cas d’infection. Une CRP élevée doit donc faire rechercher une infection, et ne confirme pas à elle seule une poussée lupique.

21. Concernant l’hydroxychloroquine dans le lupus systémique :

L’HCQ est contre-indiquée pendant la grossesse et l’allaitement.
L’HCQ est recommandée à 400 mg par jour pour les patients atteints de lupus systémique.
La rétinopathie constitue une contre-indication relative à l’HCQ.
La rétinopathie constitue une contre-indication absolue à l’HCQ.
L’HCQ augmente les poussées et réduit la survie des patients lupiques.

L’HCQ est recommandée à 400 mg par jour pour les patients atteints de lupus systémique. · La rétinopathie constitue une contre-indication absolue à l’HCQ.

Explication

L’HCQ est recommandée à 400 mg par jour, réduit les poussées et améliore la survie; elle est compatible avec la grossesse et l’allaitement. La rétinopathie est sa seule contre-indication absolue, et non une contre-indication simplement relative.

22. Concernant la distinction entre lupus cutané aigu et lupus discoïde :

Le lupus discoïde se manifeste par un érythème centro-facial en aile de papillon.
Le lupus aigu est généralement transitoire, contrairement au lupus discoïde cicatriciel.
Le lupus discoïde entraîne des plaques folliculaires avec atrophie.
Le lupus discoïde peut laisser des cicatrices dépigmentées.
Le lupus aigu peut donner un érythème centro-facial en aile de papillon.

Le lupus aigu est généralement transitoire, contrairement au lupus discoïde cicatriciel. · Le lupus discoïde entraîne des plaques folliculaires avec atrophie. · Le lupus discoïde peut laisser des cicatrices dépigmentées. · Le lupus aigu peut donner un érythème centro-facial en aile de papillon.

Explication

Le lupus aigu peut produire un érythème centro-facial en aile de papillon et est généralement transitoire. Le lupus discoïde donne plutôt des plaques folliculaires avec atrophie et cicatrices dépigmentées ; l’érythème en aile de papillon correspond ici au lupus aigu.

23. Le diagnostic de lupus cutané ou systémique repose sur :

Il n’existe pas de critère diagnostique, mais des critères de classification.
Les données histologiques participent au raisonnement diagnostique du lupus.
Le diagnostic s’appuie sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques.
La démarche diagnostique combine plusieurs types d’arguments plutôt qu’un critère unique.
Les arguments immunologiques contribuent au faisceau diagnostique du lupus.

Il n’existe pas de critère diagnostique, mais des critères de classification. · Les données histologiques participent au raisonnement diagnostique du lupus. · Le diagnostic s’appuie sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques. · La démarche diagnostique combine plusieurs types d’arguments plutôt qu’un critère unique. · Les arguments immunologiques contribuent au faisceau diagnostique du lupus.

Explication

Le diagnostic repose sur la convergence d’arguments cliniques, biologiques, immunologiques et histologiques. Il n’existe pas de critère diagnostique proprement dit, mais des critères de classification ; les cinq énoncés reflètent cette démarche.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Lupus érythémateux cutané et systémique.

Quel spectre décrit le lupus érythémateux ?

Un spectre continu, d’une lésion cutanée isolée à une maladie multiviscérale.

Qui a proposé la classification des lupus cutanés en 1981 ?

Gilliam.

Quels types de lupus cutané distingue la classification de Gilliam ?

Aigu, subaigu, chronique et intermittent.

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