QCM : Normothymiques et régulation de l’humeur (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne la psychose maniaco-dépressive ?

Des variations ordinaires de l’humeur
Des troubles isolés de la mémoire
Des variations pathologiques de l’humeur
Des perturbations persistantes du sommeil

Des variations pathologiques de l’humeur

Explication

La psychose maniaco-dépressive correspond à des variations pathologiques de l’humeur. Les perturbations du sommeil, les variations ordinaires de l’humeur et les troubles de la mémoire ne définissent pas cette affection.

2. Une personne présente une euphorie intense qui persiste dans le temps, sans lien avec une bonne nouvelle récente. Quelle interprétation correspond le mieux à ces caractéristiques ?

Une phase maniaque, caractérisée par une euphorie pathologique
Une humeur élevée, mais limitée à un épisode bref
Une euphorie ordinaire, sans caractère pathologique
Une réaction de joie, liée à un événement positif

Une phase maniaque, caractérisée par une euphorie pathologique

Explication

La phase maniaque associe une euphorie pathologique à des symptômes intenses et persistants, sans corrélation avec un événement positif. L’événement positif, le caractère bref ou l’absence de caractère pathologique écartent cette interprétation.

3. Lors d’une évaluation clinique, une personne parle sans interruption, passe rapidement d’une idée à l’autre et effectue des achats inconsidérés. Quel ensemble de manifestations ces signes évoquent-ils ?

Des manifestations du sommeil, dont insomnie rebelle
Des manifestations dépressives, dont inhibition psychomotrice
Des manifestations hypomaniaques, sans désinhibition comportementale
Des manifestations maniaques, dont logorrhée et fuites des idées

Des manifestations maniaques, dont logorrhée et fuites des idées

Explication

La logorrhée, les fuites des idées et les achats inconsidérés figurent parmi les manifestations maniaques. L’inhibition psychomotrice renvoie à la phase dépressive, tandis que le ralentissement de la pensée et l’insomnie ne rendent pas compte de l’ensemble des signes décrits.

4. Une patiente traverse une phase marquée par un ralentissement psychomoteur et une douleur morale. Quel risque doit notamment être pris en compte ?

Une désinhibition comportementale
Un risque suicidaire
Une exaltation euphorique
Une agitation motrice excessive

Un risque suicidaire

Explication

La phase dépressive comporte une inhibition psychomotrice, une douleur morale et un risque suicidaire. L’agitation, l’exaltation et la désinhibition évoquent plutôt des manifestations maniaques.

5. Dans quelle catégorie thérapeutique le lithium est-il classé pour traiter les variations de l’humeur ?

Un normothymique ou thymorégulateur
Un hypnotique ou inducteur du sommeil
Un antiépileptique ou anticonvulsivant
Un antidépresseur ou stimulant de l’humeur

Un normothymique ou thymorégulateur

Explication

Le lithium est un psychotrope normothymique, aussi appelé régulateur de l’humeur ou thymorégulateur. Les catégories d’antidépresseur, d’hypnotique et d’antiépileptique ne correspondent pas à cette désignation.

6. Dans une explication du mécanisme du lithium, quelle description faut-il retenir pour son action au niveau cellulaire ?

Il agit par élimination rénale et freine ainsi directement la cellule
Le sodium et le calcium se substituent au lithium et freinent son effet
Il se substitue au sodium et au calcium et stimule l’activité cellulaire
Il se substitue au sodium et au calcium et exerce un effet freinateur

Il se substitue au sodium et au calcium et exerce un effet freinateur

Explication

Au niveau de la cellule, le lithium se substitue au sodium et au calcium et exerce un effet freinateur. Inverser les ions, remplacer l’effet freinateur par une stimulation ou confondre le mécanisme cellulaire avec l’élimination rénale conduit à des descriptions erronées.

7. Une équipe compare les résultats de lithiémie d’un patient avant et après un changement de forme pharmaceutique, avec un prélèvement effectué à une autre heure. Quelle précaution d’interprétation est essentielle ?

Tenir compte de l’horaire du dosage, mais pas de la forme pharmaceutique
Comparer les résultats sans tenir compte de ces conditions de mesure
Tenir compte de la forme pharmaceutique, mais pas de l’horaire du dosage
Tenir compte de la forme pharmaceutique et de l’horaire du dosage

Tenir compte de la forme pharmaceutique et de l’horaire du dosage

Explication

La marge thérapeutique du lithium est étroite, et la lithiémie dépend à la fois de la forme pharmaceutique et de l’horaire du dosage. Ignorer l’une ou l’autre de ces conditions, ou les deux, risque de fausser la comparaison.

8. Une personne commence un traitement par lithium. Après trois dosages consécutifs stables, quel calendrier de surveillance de la lithiémie convient ensuite ?

Contrôle tous les cinq jours pendant trois mois, puis chaque mois pendant six mois
Contrôle tous les deux à six mois dès le premier dosage stable
Contrôle un an après, puis chaque année si la lithiémie reste stable
Contrôle un mois après, puis chaque mois pendant trois mois, puis tous les deux à six mois

Contrôle un mois après, puis chaque mois pendant trois mois, puis tous les deux à six mois

Explication

Après trois dosages stables, le contrôle se fait un mois plus tard, puis chaque mois pendant trois mois, avant un rythme de deux à six mois. Des dosages tous les cinq jours prolongent à tort la phase initiale ; un espacement immédiat omet les contrôles mensuels ; un contrôle annuel ne respecte pas le calendrier décrit.

9. Lors d’un suivi régulier du lithium, quels éléments permettent d’évaluer les fonctions rénale et thyroïdienne ?

Évalue la clairance de la créatinine et réalise un bilan hépatique et cardiaque
Vérifie la fonction hépatique et le bilan pancréatique
Contrôle la glycémie et le bilan lipidique
Évalue la clairance de la créatinine et réalise des bilans rénal et thyroïdien

Évalue la clairance de la créatinine et réalise des bilans rénal et thyroïdien

Explication

La surveillance du lithium comprend l’évaluation rénale, notamment par la clairance de la créatinine, ainsi que des bilans rénal et thyroïdien. Le bilan hépatique et pancréatique correspond à une confusion avec les risques des dérivés du valproate ; la glycémie et les lipides ne remplacent pas ces évaluations.

10. Parmi les effets indésirables du lithium, quelle fréquence est associée à la prise de poids ?

70 %
20 %
10 %
7 à 30 %

70 %

Explication

La prise de poids est rapportée chez 70 % des personnes. Le chiffre de 20 % concerne les tremblements, celui de 10 % les troubles de la mémoire et la fourchette de 7 à 30 % l’hypothyroïdie.

11. Une personne ne tolère pas le lithium et une autre option thymorégulatrice est envisagée. Quelle place les dérivés de l’acide valproïque occupent-ils ?

En première intention avant tout essai de lithium
En association systématique au lithium dès le début du traitement
En remplacement du lithium uniquement après une toxicité rénale
En deuxième intention en cas d’intolérance au lithium

En deuxième intention en cas d’intolérance au lithium

Explication

Les dérivés de l’acide valproïque sont indiqués en deuxième intention lorsque le lithium est mal toléré. Les présenter comme un traitement de première intention inverse cet ordre ; la toxicité rénale ou une association systématique ne définit pas cette indication.

12. Quels risques chiffrés sont associés aux dérivés du valproate ?

Risque malformatif de 10,7 % et troubles développementaux et comportementaux de 30 à 40 %
Risque malformatif de 30 à 40 % et troubles développementaux et comportementaux de 10,7 %
Tremblements des mains chez 20 % et prise de poids chez 70 %
Risque malformatif de 7 à 30 % et troubles développementaux et comportementaux de 10,7 %

Risque malformatif de 10,7 % et troubles développementaux et comportementaux de 30 à 40 %

Explication

Les dérivés du valproate sont associés à un risque malformatif de 10,7 % et à des troubles développementaux et du comportement de 30 à 40 %. Inverser ces chiffres attribue mal les deux risques ; les tremblements et la prise de poids concernent le lithium, et la fourchette de 7 à 30 % correspond à l’hypothyroïdie liée au lithium.

13. Une adolescente traitée par un dérivé du valproate doit obtenir son médicament. Quelle formalité annuelle est nécessaire à la délivrance ?

Une attestation signée uniquement par les patientes en âge de procréer
Un bilan biologique annuel signé par le médecin prescripteur
Une attestation annuelle d’information partagée des soins signée
Une prescription annuelle d’un neurologue sans attestation de soins

Une attestation annuelle d’information partagée des soins signée

Explication

Pour les dérivés du valproate, une attestation d’information partagée des soins signée chaque année est nécessaire à la délivrance, notamment chez les patientes en âge de procréer, mais aussi chez l’homme et l’adolescent. La réserver aux seules patientes omet les autres publics concernés ; une prescription spécialisée ou un bilan biologique ne remplace pas cette attestation.

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À quoi correspond la psychose maniaco-dépressive ?

À des variations pathologiques de l’humeur.

Qu’est-ce qui caractérise la phase maniaque ?

Une euphorie pathologique intense, persistante et sans lien avec un événement positif.

Quelles manifestations peuvent apparaître lors d’une phase maniaque ?

Hypermimie, désinhibition, mégalomanie, fuite des idées, logorrhée, achats inconsidérés et insomnies rebelles.

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