QCM : Organisation des soins palliatifs (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la démarche palliative :

Son accès relève d’une simple possibilité laissée à l’appréciation des équipes soignantes.
L’accès aux soins palliatifs constitue un droit du patient et une obligation professionnelle des équipes.
Elle suppose que la mort soit imminente au moment où les soins commencent.
Elle privilégie le confort et la qualité de vie plutôt que l’annonce nécessaire d’une mort imminente.
Elle accompagne une maladie grave évolutive sans traitement curatif disponible, dans une logique de « vivre avec ».

L’accès aux soins palliatifs constitue un droit du patient et une obligation professionnelle des équipes. · Elle privilégie le confort et la qualité de vie plutôt que l’annonce nécessaire d’une mort imminente. · Elle accompagne une maladie grave évolutive sans traitement curatif disponible, dans une logique de « vivre avec ».

Explication

La démarche palliative accompagne une maladie grave, évolutive et sans traitement curatif, en visant le confort et la qualité de vie. L’accès est un droit du patient et une obligation professionnelle selon la SFAP ; il n’exige pas une mort imminente.

2. Une équipe compare les trajectoires habituelles de plusieurs maladies graves. Quelles propositions décrivent correctement ces trajectoires et l’effet possible des soins palliatifs ?

La diminution des hospitalisations est associée à une réduction de l’espérance de vie en soins palliatifs.
Une meilleure prise en charge des symptômes peut contribuer à prolonger la vie en soins palliatifs.
Le cancer est généralement associé à un déclin rapide au cours de la trajectoire.
Les maladies neurodégénératives sont généralement associées à un déclin lent des capacités.
L’insuffisance d’organe suit généralement un déclin lent et régulier sans épisodes de récupération.

Une meilleure prise en charge des symptômes peut contribuer à prolonger la vie en soins palliatifs. · Le cancer est généralement associé à un déclin rapide au cours de la trajectoire. · Les maladies neurodégénératives sont généralement associées à un déclin lent des capacités.

Explication

Le cancer suit généralement un déclin rapide, tandis que les maladies neurodégénératives évoluent lentement. Les soins palliatifs peuvent prolonger la vie par une meilleure prise en charge des symptômes et de la dépression, ainsi que par une diminution des hospitalisations ; l’insuffisance d’organe comporte des décompensations et des récupérations.

3. Pour un patient présentant quatre réponses positives à Pallia 10, quelles propositions décrivent correctement l’outil et la conduite envisagée ?

Le recours à une équipe spécialisée est envisagé à partir de trois réponses positives.
L’inconfort des proches ou des professionnels peut faire partie des critères de repérage.
La présence d’une maladie incurable n’appartient pas aux critères de repérage de Pallia 10.
Plus de trois réponses positives conduisent à envisager le recours à une équipe spécialisée.
Pallia 10 est un outil d’aide à la décision composé de dix questions.

L’inconfort des proches ou des professionnels peut faire partie des critères de repérage. · Plus de trois réponses positives conduisent à envisager le recours à une équipe spécialisée. · Pallia 10 est un outil d’aide à la décision composé de dix questions.

Explication

Pallia 10 comporte dix questions et aide à repérer quand envisager une équipe spécialisée. Ses critères incluent notamment l’inconfort des proches ou des professionnels et une maladie incurable ; le seuil indiqué est plus de trois réponses positives, et non trois.

4. Au sujet de la coordination palliative et des formes de travail entre professionnels, quelles propositions sont exactes ?

La question portant sur un décès possible dans les douze mois constitue un repère de Pallia 10.
Le travail interprofessionnel rassemble différentes professionnalités autour de la prise en charge.
Le travail multidisciplinaire correspond au cumul de plusieurs disciplines sans objectif commun.
Le pharmacien contribue peu à la coordination, car il connaît rarement les habitudes du patient.
Le pharmacien peut signaler en réunion collégiale des incohérences entre les ordonnances.

La question portant sur un décès possible dans les douze mois constitue un repère de Pallia 10. · Le travail interprofessionnel rassemble différentes professionnalités autour de la prise en charge. · Le pharmacien peut signaler en réunion collégiale des incohérences entre les ordonnances.

Explication

Le travail interprofessionnel rassemble les professionnalités ; le travail multidisciplinaire réunit plusieurs disciplines autour d’un même objectif, tandis que le travail pluridisciplinaire les cumule. La question sur un décès possible dans les douze mois est un repère, mais elle est jugée peu pertinente à elle seule ; le pharmacien connaît l’historique et les habitudes et peut signaler des incohérences.

5. Un patient présente des ajustements thérapeutiques fréquents à l’hôpital :

Une situation complexe ou très instable correspond au niveau 2 de l’offre graduée.
Cette situation relève du niveau 2, associé aux ajustements thérapeutiques fréquents.
À domicile, le niveau 2 peut associer les professionnels de proximité à une EMSP.
À domicile, le niveau 2 associe les professionnels de proximité à une USP.
Les lits LISP correspondent au niveau 2 de l’offre hospitalière graduée.

Cette situation relève du niveau 2, associé aux ajustements thérapeutiques fréquents. · À domicile, le niveau 2 peut associer les professionnels de proximité à une EMSP. · Les lits LISP correspondent au niveau 2 de l’offre hospitalière graduée.

Explication

Les ajustements thérapeutiques fréquents relèvent du niveau 2, qui mobilise des LISP à l’hôpital. À domicile, ce niveau peut ajouter une EMSP, une ERRSPP ou l’HAD aux professionnels de proximité ; une situation complexe ou très instable relève du niveau 3, et l’USP est une structure hospitalière.

6. Concernant l’orientation vers une USP ou un LISP :

Une douleur réfractaire peut motiver l’orientation vers une USP dédiée.
Une USP correspond à des lits identifiés administrativement dans un service.
Le financement des LISP est renforcé par la présence d’un lit dédié.
Les LISP sont des lits identifiés administrativement en soins palliatifs.
Le choix entre domicile et hôpital revient en théorie à l’équipe soignante.

Une douleur réfractaire peut motiver l’orientation vers une USP dédiée. · Les LISP sont des lits identifiés administrativement en soins palliatifs.

Explication

Une USP est dédiée à des situations spécifiques, notamment la douleur réfractaire, tandis que les LISP sont des lits identifiés administrativement. En théorie, le choix entre domicile et hôpital revient au patient ; le caractère de lit dédié concerne l’USP, et le financement renforcé des LISP dépend notamment des moyens humains et des aménagements.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les données épidémiologiques des soins palliatifs, laquelle (lesquelles) est (sont) exacte(s) ?

L’indice de vieillissement rapporte les personnes âgées d’au moins 65 ans aux personnes âgées de 20 ans ou moins.
Parmi les enfants de moins d’un an décédés en 2024, 92 % sont morts à l’hôpital.
En 2024, 52 % des décès ont lieu à l’hôpital en France.
En 2023, 12,6 millions de Français étaient en affection de longue durée.
La part des personnes âgées d’au moins 75 ans a doublé en trente ans.

L’indice de vieillissement rapporte les personnes âgées d’au moins 65 ans aux personnes âgées de 20 ans ou moins. · Parmi les enfants de moins d’un an décédés en 2024, 92 % sont morts à l’hôpital. · En 2024, 52 % des décès ont lieu à l’hôpital en France. · En 2023, 12,6 millions de Français étaient en affection de longue durée. · La part des personnes âgées d’au moins 75 ans a doublé en trente ans.

Explication

En 2024, 52 % des décès ont lieu à l’hôpital, dont 92 % des décès des enfants de moins d’un an. La part des personnes âgées d’au moins 75 ans a doublé en trente ans ; en 2023, 12,6 millions de Français étaient en affection de longue durée, et l’indice de vieillissement rapporte les personnes âgées d’au moins 65 ans à celles âgées de 20 ans ou moins.

8. En examinant les causes de décès en 2023 et après 75 ans, quelles propositions sont exactes ?

En 2023, les maladies circulatoires représentent 27 % des décès, devant les cancers à 21 %.
Les trajectoires épidémiologiques majeures incluent les maladies neurodégénératives.
En 2023, les cancers représentent 27 % des décès, contre 21 % pour les maladies circulatoires.
Après 75 ans, les cancers représentent 25 % des décès, devant les maladies circulatoires à 21 %.
Après 75 ans, les maladies circulatoires représentent 25 % des décès, contre 21 % pour les cancers.

Les trajectoires épidémiologiques majeures incluent les maladies neurodégénératives. · En 2023, les cancers représentent 27 % des décès, contre 21 % pour les maladies circulatoires. · Après 75 ans, les maladies circulatoires représentent 25 % des décès, contre 21 % pour les cancers.

Explication

En 2023, les cancers représentent 27 % des décès et les maladies circulatoires 21 %. Après 75 ans, l’ordre s’inverse : 25 % pour les maladies circulatoires et 21 % pour les cancers ; les trajectoires majeures comprennent aussi les maladies neurodégénératives.

9. Dans une structure hospitalière, quel rôle distinguer entre les lits MCO, SMR, USLD et EHPAD ?

Les lits MCO sont des lits hospitaliers classiques orientés vers la guérison.
Une USLD est un lit d’hôpital médicalisé vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
Un EHPAD est un lieu de vie où la surveillance médicale nocturne est absente ou moindre.
Les SMR prennent en charge notamment la rééducation et la convalescence.
Les LISP sont des unités de soins palliatifs dédiées aux situations complexes.

Les lits MCO sont des lits hospitaliers classiques orientés vers la guérison. · Une USLD est un lit d’hôpital médicalisé vingt-quatre heures sur vingt-quatre. · Un EHPAD est un lieu de vie où la surveillance médicale nocturne est absente ou moindre. · Les SMR prennent en charge notamment la rééducation et la convalescence.

Explication

Les lits MCO sont des lits hospitaliers classiques orientés vers la guérison, tandis que les SMR prennent notamment en charge la rééducation et la convalescence. Une USLD est médicalisée vingt-quatre heures sur vingt-quatre ; en EHPAD, la surveillance médicale nocturne est absente ou moindre. Les LISP sont des lits identifiés administrativement, tandis que les unités dédiées aux situations spécifiques sont les USP.

10. Une équipe conseille des soignants à domicile sans disposer de lits, tandis qu’une autre intervient au domicile avec son équipement :

Les LISP sont des lits dédiés financés pour des situations spécifiques.
Les LISP désignent des unités de soins palliatifs, tandis que les USP désignent des lits identifiés.
Une HAD est une équipe de conseil mobile sans lits ni structure propre.
Une EMSP est une unité de soins palliatifs équipée qui intervient au domicile du patient.
La première correspond à une EMSP, tandis que la seconde correspond à une HAD.

La première correspond à une EMSP, tandis que la seconde correspond à une HAD.

Explication

Une EMSP est une équipe mobile de conseil sans lits ni structure, tandis qu’une HAD est une équipe hospitalière équipée qui intervient au domicile. Les LISP sont des lits identifiés de soins palliatifs, et les USP des unités de soins palliatifs ; les attribuer à ces structures dans l’ordre inverse est inexact. Une HAD n’est pas une équipe de conseil mobile sans lits, et une EMSP n’est pas une unité équipée intervenant au domicile. Les LISP ne sont pas des lits dédiés financés pour des situations spécifiques.

11. Une professionnelle cherche un appui pour un patient au parcours complexe et souhaite également identifier des besoins de formation dans son établissement. Concernant les structures d’appui :

Le DAC peut la soutenir par téléphone et contribuer à coordonner le parcours du patient complexe.
Le DAC intervient comme une équipe régionale chargée de former les établissements aux soins palliatifs.
La CARESP coordonne par téléphone le parcours de chaque patient complexe à la demande des professionnels.
La CARESP accompagne les professionnels et les établissements dans le repérage de leurs besoins.
Le soutien téléphonique du DAC est ouvert à tout professionnel de santé.

Le DAC peut la soutenir par téléphone et contribuer à coordonner le parcours du patient complexe. · La CARESP accompagne les professionnels et les établissements dans le repérage de leurs besoins. · Le soutien téléphonique du DAC est ouvert à tout professionnel de santé.

Explication

Le DAC offre un soutien téléphonique aux professionnels et aide à coordonner les parcours complexes. La CARESP repère les besoins des professionnels et des établissements et contribue à leur formation ; elle n’est pas décrite comme le dispositif de coordination téléphonique des patients.

12. Parmi les propositions suivantes concernant l’offre graduée en soins palliatifs, lesquelles sont exactes ?

Les professionnels libéraux figurent parmi les acteurs du premier niveau de l’offre graduée.
Les DAC et les CARESP apportent un appui à l’offre graduée en soins palliatifs.
Les lits identifiés de soins palliatifs interviennent avant les équipes mobiles dans l’offre graduée.
Les bénévoles et les associations constituent des structures d’hospitalisation de l’offre graduée.
L’hospitalisation à domicile fait partie des modalités de l’offre graduée en soins palliatifs.

Les professionnels libéraux figurent parmi les acteurs du premier niveau de l’offre graduée. · Les DAC et les CARESP apportent un appui à l’offre graduée en soins palliatifs. · L’hospitalisation à domicile fait partie des modalités de l’offre graduée en soins palliatifs.

Explication

Les professionnels libéraux et l’HAD figurent dans l’offre graduée, et les DAC comme les CARESP sont mentionnés en appui. Les EMSP précèdent les LISP dans la gradation, tandis que bénévoles et associations sont des appuis, non des structures d’hospitalisation.

13. Pour décrire les capacités hospitalières françaises autour de 2024-2025, quelles propositions sont exactes ?

En 2024, les lits de SMR représentaient environ 178 lits pour 100 000 habitants.
En 2025, les soins palliatifs comptaient environ 12 lits pour 100 000 habitants.
En 2024, les lits de MCO représentaient environ 178 lits pour 100 000 habitants.
En 2025, la France comptait environ 438 unités de soins palliatifs.
En 2025, les lits de soins palliatifs totalisaient environ 12 000 lits en France.

En 2024, les lits de SMR représentaient environ 178 lits pour 100 000 habitants. · En 2025, les soins palliatifs comptaient environ 12 lits pour 100 000 habitants.

Explication

Les soins palliatifs disposaient d’environ 12 lits pour 100 000 habitants en 2025, et les SMR de 178 lits pour 100 000 habitants en 2024. Le chiffre de MCO était de 331 pour 100 000 habitants ; la France comptait 180 USP et 8 600 lits palliatifs.

14. Une équipe compare les évolutions des structures palliatives depuis la loi Leonetti de 2005 et les repères pédiatriques :

La France ne dispose pas encore d’une spécialité médicale intitulée « soins palliatifs ».
Depuis 2005, le nombre d’USP a doublé et celui des LISP a triplé.
Les ERRSPP ont été créées en 2020 pour structurer les soins palliatifs pédiatriques.
Depuis 2005, le nombre d’EMSP a triplé, comme celui des LISP.
En 2026, la France compte 25 équipes ressources régionales de soins palliatifs pédiatriques.

La France ne dispose pas encore d’une spécialité médicale intitulée « soins palliatifs ». · Depuis 2005, le nombre d’USP a doublé et celui des LISP a triplé. · En 2026, la France compte 25 équipes ressources régionales de soins palliatifs pédiatriques.

Explication

Depuis la loi Leonetti de 2005, les USP ont doublé, les LISP ont triplé et les EMSP ont été multipliées par 1,5. Il n’existe pas encore de spécialité médicale intitulée « soins palliatifs » ; les ERRSPP ont été créées en 2010 et leur nombre atteint 25 en 2026.

15. Dans une analyse des situations pédiatriques, quelles propositions décrivent correctement les soins palliatifs et les causes de décès chez l’enfant ?

La périnatalité constitue la première cause de décès chez l’enfant, devant les accidents.
Le polyhandicap suivi en soins palliatifs pédiatriques est associé à des séquelles traumatiques acquises durant l’enfance.
La mucoviscidose est en progression parmi les pathologies concernées par les soins palliatifs pédiatriques.
Les insuffisances d’organes sont écartées des situations de soins palliatifs pédiatriques.
Les accidents sont la première cause de décès chez l’enfant, tandis que le polyhandicap domine en soins palliatifs pédiatriques.

Les accidents sont la première cause de décès chez l’enfant, tandis que le polyhandicap domine en soins palliatifs pédiatriques.

Explication

Les accidents sont la première cause de décès chez l’enfant, alors que le polyhandicap domine parmi les situations de soins palliatifs pédiatriques. La mucoviscidose est en diminution ; le polyhandicap peut être lié à des séquelles périnatales, à une maladie génétique ou congénitale, et les insuffisances d’organes sont concernées.

16. Une équipe doit repérer des besoins palliatifs puis déterminer quel appui mobiliser pour un patient à domicile. Quelles propositions sont exactes ?

L’EMSP conseille et soutient les patients, leurs proches ainsi que les professionnels.
Le repérage des besoins peut s’appuyer sur la grille Pallia 10 et la question surprise.
L’HAD se limite au conseil des professionnels sans assurer de prise en charge hospitalière au domicile.
L’EMSP peut modifier les prescriptions en se substituant à l’équipe soignante responsable.
L’EMSP prend en charge à domicile les besoins nécessitant une hospitalisation et des dispositifs médicaux.

L’EMSP conseille et soutient les patients, leurs proches ainsi que les professionnels. · Le repérage des besoins peut s’appuyer sur la grille Pallia 10 et la question surprise.

Explication

Le repérage repose sur la grille Pallia 10 et la question surprise ; l’EMSP conseille et soutient les patients, leurs proches et les professionnels. L’HAD assure une prise en charge hospitalière au domicile, tandis que l’EMSP peut contribuer aux stratégies et prescriptions sans se substituer à l’équipe soignante.

17. Une pharmacienne souhaite aborder une orientation palliative avec un patient et vérifier à qui s’adresser pour une situation donnée. Concernant le repérage et l’orientation des patients, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une demande de deuil relève de l’intervention d’une équipe mobile de soins palliatifs.
L’accompagnement et le soutien de la famille constituent le motif majoritaire d’appel en soins palliatifs.
L’orientation dépend du territoire de la pharmacie, même si le patient séjourne temporairement ailleurs.
Elle peut demander si des soins palliatifs ou une équipe mobile ont déjà été évoqués.
Une demande de maintien à domicile relève généralement de l’équipe mobile plutôt que d’une assistante sociale.

L’accompagnement et le soutien de la famille constituent le motif majoritaire d’appel en soins palliatifs. · Elle peut demander si des soins palliatifs ou une équipe mobile ont déjà été évoqués.

Explication

Demander si les soins palliatifs ou une équipe mobile ont déjà été évoqués permet d’aborder l’orientation sans l’imposer, et le soutien familial est le motif d’appel majoritaire. Une demande de deuil peut relever d’un psychologue plutôt que d’une équipe mobile. Le territoire pertinent est celui où se trouve le patient, même s’il séjourne temporairement ailleurs, et le maintien à domicile peut relever d’une assistante sociale.

18. Un adulte souhaite consigner ses volontés pour le cas où il ne pourrait plus s’exprimer. Parmi les propositions suivantes concernant les directives anticipées, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Depuis 2016, le médecin doit rechercher les directives anticipées et en tenir compte.
Les directives anticipées sont réservées aux personnes atteintes d’une maladie évolutive.
Le médecin doit renouveler les directives anticipées à intervalles réguliers pour qu’elles restent valides.
Il peut exprimer par écrit, avec date et signature, ses volontés sur des traitements futurs.
La planification anticipée peut être entreprise par un citoyen qui n’est pas malade.

Depuis 2016, le médecin doit rechercher les directives anticipées et en tenir compte. · Il peut exprimer par écrit, avec date et signature, ses volontés sur des traitements futurs. · La planification anticipée peut être entreprise par un citoyen qui n’est pas malade.

Explication

Les directives anticipées sont écrites, datées et signées, et un majeur y exprime ses volontés pour une éventuelle incapacité à s’exprimer. La planification anticipée est ouverte à tout citoyen, même sans maladie; depuis 2016, les directives sont opposables au médecin et n’ont plus de durée de validité limitée. Elles ne sont donc ni réservées aux malades ni soumises à un renouvellement périodique.

19. Un patient est inconscient à son arrivée aux urgences et ses directives anticipées ne sont pas encore retrouvées. Concernant la personne de confiance et la conduite en urgence, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le témoignage de la personne de confiance peut être écarté au profit de celui d’un autre proche.
La personne de confiance est consultée si le patient ne peut exprimer sa volonté ou recevoir les informations nécessaires.
Les directives anticipées retrouvées après la réanimation ne peuvent plus être consultées.
La personne de confiance est désignée pour décider à la place du patient devenu incapable de s’exprimer.
Une réanimation peut être commencée avant que les directives anticipées soient retrouvées.

La personne de confiance est consultée si le patient ne peut exprimer sa volonté ou recevoir les informations nécessaires. · Une réanimation peut être commencée avant que les directives anticipées soient retrouvées.

Explication

En urgence, une réanimation peut être entreprise avant la découverte des directives, qui peuvent être consultées après coup. La personne de confiance est consultée lorsque le patient ne peut exprimer sa volonté ou recevoir les informations nécessaires; elle rapporte cette volonté sans décider à sa place, et son témoignage prévaut sur tout autre.

20. Lors de la préparation d’un dossier de liaison pour un patient en situation palliative, quelles propositions décrivent correctement la personne de confiance et la fiche SAMU-Pallia ?

La fiche peut préciser quelles équipes soignantes sont joignables de jour comme de nuit.
La personne à prévenir est contactée en cas de problème, sans porter la volonté du patient.
La personne de confiance porte la volonté du patient sans décider à sa place.
La fiche se limite à l’identité du patient et aux coordonnées de ses proches.
La fiche peut indiquer les objectifs thérapeutiques et les traitements en cours.

La fiche peut préciser quelles équipes soignantes sont joignables de jour comme de nuit. · La personne à prévenir est contactée en cas de problème, sans porter la volonté du patient. · La personne de confiance porte la volonté du patient sans décider à sa place. · La fiche peut indiquer les objectifs thérapeutiques et les traitements en cours.

Explication

La personne de confiance rapporte la volonté du patient, tandis que la personne à prévenir est contactée en cas de problème. La fiche de liaison peut réunir les objectifs thérapeutiques, les traitements en cours et les coordonnées des équipes joignables jour et nuit; son contenu ne se limite donc pas à l’identité et aux proches.

21. Un patient présente une situation insupportable malgré l’échec des autres moyens adaptés proposés ou mis en œuvre. Concernant la sédation et les pratiques voisines, quelles propositions sont exactes ?

L’anesthésie locorégionale entraîne une perte de conscience induite et réversible.
La sédation palliative peut être intermittente, transitoire ou continue.
L’euthanasie vise, comme la sédation palliative, à diminuer la vigilance pour soulager.
La sédation peut contribuer au confort physique et psychique tout en facilitant les soins.
La sédation palliative vise à diminuer la perception d’une situation insupportable par des moyens médicamenteux.

La sédation palliative peut être intermittente, transitoire ou continue. · La sédation peut contribuer au confort physique et psychique tout en facilitant les soins. · La sédation palliative vise à diminuer la perception d’une situation insupportable par des moyens médicamenteux.

Explication

La sédation palliative diminue la vigilance, éventuellement jusqu’à la perte de conscience, pour atténuer la perception d’une situation insupportable après l’échec des moyens adaptés. La sédation vise aussi le confort et peut être intermittente, transitoire ou continue. La perte de conscience induite et réversible caractérise l’anesthésie générale, tandis que l’anesthésie locorégionale bloque la conduction nerveuse sans perte de conscience; l’euthanasie provoque la mort pour abréger les souffrances.

22. Concernant la distinction entre la sédation et les pratiques voisines :

Dans le suicide assisté, le médecin accomplit l’acte mortel pour abréger l’agonie du patient.
L’euthanasie désigne l’acte mortel accompli par le patient avec les moyens fournis par un tiers.
Une décision de LAT prend en compte le projet du patient lors d’une réunion entre professionnels.
Le sommeil est une diminution de vigilance provoquée par des moyens médicamenteux pour soulager une souffrance.
L’arrêt d’un traitement dans le cadre d’une LAT signifie que les soins prennent fin.

Une décision de LAT prend en compte le projet du patient lors d’une réunion entre professionnels.

Explication

Une décision de LAT relève d’une réunion entre professionnels qui prend en compte le projet du patient, sans signifier l’arrêt des soins. Le sommeil est physiologique, l’euthanasie est provoquée par un médecin et, dans le suicide assisté, l’acte mortel est accompli par le patient.

23. Un patient reçoit une sédation en soins palliatifs pour une souffrance réfractaire malgré les traitements symptomatiques essayés. Parmi les propositions suivantes concernant cette situation, lesquelles sont exactes ?

Une ordonnance peut préciser l’intention avant la dénomination commune internationale du médicament.
Les pratiques sédatives se caractérisent par leur durée, leur profondeur et la voie d’administration.
L’intention sédative est partagée, mais elle n’a pas à être tracée dans le dossier de soins.
Après une procédure d’anesthésie, la sédation peut être maintenue pour traiter une souffrance réfractaire persistante.
En soins palliatifs, la sédation peut répondre à une souffrance réfractaire malgré la morphine ou les blocs nerveux.

En soins palliatifs, la sédation peut répondre à une souffrance réfractaire malgré la morphine ou les blocs nerveux.

Explication

En soins palliatifs, une sédation peut répondre à une souffrance réfractaire malgré des moyens tels que la morphine ou les blocs nerveux. En anesthésie, elle est levée après la procédure ; l’intention doit être partagée et tracée, les pratiques sont caractérisées par la durée, la profondeur et le consentement, et l’intention peut être inscrite après la DCI.

24. À propos du midazolam utilisé en sédation palliative, cochez les propositions exactes :

La demi-vie du midazolam est d’environ cinquante heures, avec un effet présentant un plateau.
Un patient sédaté reste vivant et peut avoir mal, ce qui justifie une analgésie associée.
Un effet plateau signifie que l’effet du midazolam augmente sans limite avec la dose administrée.
Le midazolam est le médicament de référence et peut être administré par voie intraveineuse.
Le midazolam est le médicament de référence, mais sa voie sous-cutanée n’est pas utilisable.

Un patient sédaté reste vivant et peut avoir mal, ce qui justifie une analgésie associée. · Le midazolam est le médicament de référence et peut être administré par voie intraveineuse.

Explication

Le midazolam est le médicament de référence et peut être administré par voie intraveineuse, entre autres voies. Le patient sédaté reste vivant et peut avoir mal, d’où l’association d’une analgésie et d’une hétéro-évaluation ; sa demi-vie est d’environ cinq heures et son effet présente un plateau.

25. Concernant la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, quelles propositions sont exactes ?

Les directives anticipées sont devenues opposables avec la loi Claeys-Leonetti de 2016.
L’article L1110-5 prévoit une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible.
La loi de 2016 a créé la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès.
L’article L1110-5 reconnaît le droit aux traitements et soins les plus appropriés.
L’article L1110-5 garantit des actes de soins sans considération des risques disproportionnés.

Les directives anticipées sont devenues opposables avec la loi Claeys-Leonetti de 2016. · L’article L1110-5 prévoit une fin de vie digne et accompagnée du meilleur apaisement possible. · La loi de 2016 a créé la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. · L’article L1110-5 reconnaît le droit aux traitements et soins les plus appropriés.

Explication

La loi de 2016 a créé la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès et rendu les directives anticipées opposables. L’article L1110-5 reconnaît le droit aux soins appropriés, à une fin de vie digne et au meilleur apaisement possible, tout en excluant les risques disproportionnés par rapport au bénéfice escompté.

26. Un patient ne peut plus exprimer sa volonté et des actes sont jugés disproportionnés ou destinés à maintenir artificiellement la vie. Quelles propositions décrivent les règles applicables ?

Une gastrostomie doit être retirée dès que la nutrition artificielle est arrêtée.
La décision de ne pas poursuivre ces actes suit une procédure collégiale si le patient ne peut exprimer sa volonté.
La nutrition artificielle constitue un traitement qui peut être arrêté dans le cadre de la prise en charge.
Une gastrostomie peut rester en place comme voie d’abord pour administrer notamment de l’eau.
Le médecin assure des soins palliatifs lorsqu’il met fin à des actes relevant de l’obstination déraisonnable.

La décision de ne pas poursuivre ces actes suit une procédure collégiale si le patient ne peut exprimer sa volonté. · La nutrition artificielle constitue un traitement qui peut être arrêté dans le cadre de la prise en charge. · Une gastrostomie peut rester en place comme voie d’abord pour administrer notamment de l’eau. · Le médecin assure des soins palliatifs lorsqu’il met fin à des actes relevant de l’obstination déraisonnable.

Explication

Si le patient ne peut exprimer sa volonté, la décision relative aux actes inutiles, disproportionnés ou maintenant artificiellement la vie suit une procédure collégiale ; le médecin assure alors les soins palliatifs. La nutrition artificielle est un traitement qui peut être arrêté, tandis que la gastrostomie peut rester en place pour administrer notamment de l’eau ou de la morphine.

27. Une équipe envisage d’arrêter une transfusion chez un patient. Concernant cette décision :

La décision d’arrêt est discutée en réunion collégiale en tenant compte du projet de vie du patient.
Le projet de vie du patient est écarté lorsque l’équipe examine l’arrêt de la transfusion.
L’équipe peut solliciter un deuxième avis au cours de la réflexion sur l’arrêt.
La décision repose sur l’avis du pharmacien plutôt que sur une concertation médicale.
Le médecin peut décider seul de l’arrêt si la transfusion semble disproportionnée.

La décision d’arrêt est discutée en réunion collégiale en tenant compte du projet de vie du patient. · L’équipe peut solliciter un deuxième avis au cours de la réflexion sur l’arrêt.

Explication

La réunion collégiale tient compte du projet de vie du patient, et l’équipe peut demander un deuxième avis. Le médecin ne décide pas seul ; la décision n’est ni confiée au pharmacien ni prise en écartant le projet de vie.

28. Un patient atteint d’une souffrance réfractaire présente un pronostic vital à court terme. Parmi les situations suivantes concernant la SPCMJD, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’arrêt d’un traitement de suppléance est concerné sans risque vital à court terme.
Une souffrance réfractaire permet de la demander lorsque le pronostic vital est éloigné.
Le patient peut la demander en présence d’une souffrance réfractaire et d’un pronostic vital à court terme.
Un patient incapable de s’exprimer ne peut en bénéficier lors d’une décision de LAT collégiale.
L’arrêt d’un traitement de suppléance est concerné même sans risque de souffrance.

Le patient peut la demander en présence d’une souffrance réfractaire et d’un pronostic vital à court terme.

Explication

Une souffrance réfractaire associée à un pronostic vital à court terme permet au patient de demander la SPCMJD. L’arrêt d’un traitement de suppléance doit comporter un risque de souffrance et un risque vital à court terme ; une décision de LAT collégiale peut aussi la concerner si le patient ne peut s’exprimer.

29. Concernant les principales étapes législatives des soins palliatifs et de la fin de vie :

La loi Leonetti de 2005 prévoit notamment les directives anticipées et la procédure collégiale.
Les décrets d’application de la loi Leonetti paraissent en 2005.
La loi du 26 mai 2026 crée un droit à l’aide à mourir en France.
La loi de 1999 garantit le droit d’accès aux soins palliatifs.
La circulaire Laroque officialise les soins palliatifs en France en 1986.

La loi Leonetti de 2005 prévoit notamment les directives anticipées et la procédure collégiale. · La loi de 1999 garantit le droit d’accès aux soins palliatifs. · La circulaire Laroque officialise les soins palliatifs en France en 1986.

Explication

La circulaire Laroque date de 1986, la loi de 1999 garantit l’accès aux soins palliatifs et la loi Leonetti de 2005 prévoit notamment les directives anticipées et la procédure collégiale. La loi du 26 mai 2026 vise l’accès aux soins palliatifs et crée des maisons d’accompagnement ; les décrets de la loi Leonetti paraissent en 2006.

30. Une personne demande l’aide à mourir, mais ne peut pas s’administrer la substance. Quelles propositions concernant le dispositif français sont exactes ?

Un professionnel invoquant la clause de conscience peut refuser sans réorienter le patient.
La substance létale peut être administrée par un médecin ou un infirmier si le patient ne peut le faire lui-même.
La loi du 18 août 2026 instaure un droit à l’aide à mourir, avec des décrets encore non parus au moment du cours.
La dose est déterminée à partir de l’âge du patient et de sa fonction rénale.
La dose tient compte du poids du patient et de son volume de distribution.

La substance létale peut être administrée par un médecin ou un infirmier si le patient ne peut le faire lui-même. · La loi du 18 août 2026 instaure un droit à l’aide à mourir, avec des décrets encore non parus au moment du cours. · La dose tient compte du poids du patient et de son volume de distribution.

Explication

La loi du 18 août 2026 instaure le droit à l’aide à mourir, mais ses décrets ne sont pas encore parus au moment du cours. L’administration par un médecin ou un infirmier est prévue si le patient ne peut agir lui-même, et la dose dépend du poids et du volume de distribution ; la clause de conscience impose une réorientation.

31. Un comité distingue les repères mobilisés pour analyser une situation de soin. Concernant l’éthique, la morale et le droit :

La morale porte sur le légal et l’illégal, puis contraint et protège.
L’éthique appliquée cherche à réduire l’écart entre les valeurs affichées et les pratiques effectives.
Pour J.-F. Malherbe, l’éthique appliquée est un travail consenti avec d’autres, sur le terrain.
La bioéthique constitue une branche de la philosophie.
L’éthique porte sur le bon et le mauvais, recommande et pose un impératif hypothétique.

L’éthique appliquée cherche à réduire l’écart entre les valeurs affichées et les pratiques effectives. · Pour J.-F. Malherbe, l’éthique appliquée est un travail consenti avec d’autres, sur le terrain. · La bioéthique constitue une branche de la philosophie. · L’éthique porte sur le bon et le mauvais, recommande et pose un impératif hypothétique.

Explication

J.-F. Malherbe décrit l’éthique appliquée comme un travail consenti, collectif et concret visant à réduire l’écart entre valeurs affichées et pratiques effectives. L’éthique porte sur le bon et le mauvais et recommande ; la bioéthique est une branche de la philosophie. Le légal et l’illégal, ainsi que la fonction de contrainte et de protection, relèvent du droit.

32. Lors d’une décision de soin, une équipe veut respecter la personne et tenir compte de sa situation particulière. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le consentement lié à l’autonomie doit être volontaire, libre et éclairé.
La bioéthique considère la singularité du patient, de la situation et du moment.
Le devoir d’information et la confidentialité participent au respect de l’autonomie.
Les principes de Beauchamp et Childress comprennent l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice.
Les quatre principes comprennent l’autonomie, la bienfaisance, la prudence et la justice.

Le consentement lié à l’autonomie doit être volontaire, libre et éclairé. · La bioéthique considère la singularité du patient, de la situation et du moment. · Le devoir d’information et la confidentialité participent au respect de l’autonomie. · Les principes de Beauchamp et Childress comprennent l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice.

Explication

Les quatre principes sont l’autonomie, la bienfaisance, la non-malfaisance et la justice. L’autonomie implique notamment un consentement volontaire, libre et éclairé, un devoir d’information et la confidentialité. La bioéthique tient compte de la singularité de chaque patient, situation et moment ; la prudence ne remplace pas la non-malfaisance dans cette liste.

33. Concernant les principes de bienfaisance, de non-malfaisance et de justice :

La justice associe une répartition équitable des moyens à un regard collectif.
La non-malfaisance consiste à répartir équitablement les moyens selon un regard collectif.
La non-malfaisance conduit à examiner la charge et les inconvénients des soins.
La bienfaisance consiste principalement à éviter la charge et les inconvénients des soins.
La bienfaisance conduit à considérer les avantages des traitements et à promouvoir le bien.

La justice associe une répartition équitable des moyens à un regard collectif. · La non-malfaisance conduit à examiner la charge et les inconvénients des soins. · La bienfaisance conduit à considérer les avantages des traitements et à promouvoir le bien.

Explication

La bienfaisance vise le bien-être et les avantages des traitements ; la non-malfaisance prend en compte leurs charges et inconvénients. La justice porte sur la répartition des moyens et introduit une perspective collective ; les deux dernières propositions attribuent à tort ces éléments à d’autres principes.

34. Un comité choisit une conduite en privilégiant les impératifs moraux, puis examine les conséquences et une procédure commune. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

L’utilitarisme évalue un acte à partir de ses conséquences plutôt que de ses moyens.
L’éthique procédurale s’appuie sur une procédure commune lorsque les conceptions du bien divergent.
Le déontologisme attribue la valeur morale aux conséquences plutôt qu’aux moyens.
Le déontologisme juge l’acte selon des impératifs indépendamment de ses conséquences.
La procédure collégiale associée à la loi Leonetti écarte la consultation de la famille.

L’utilitarisme évalue un acte à partir de ses conséquences plutôt que de ses moyens. · L’éthique procédurale s’appuie sur une procédure commune lorsque les conceptions du bien divergent. · Le déontologisme juge l’acte selon des impératifs indépendamment de ses conséquences.

Explication

Le déontologisme privilégie les impératifs et la valeur morale des moyens, tandis que l’utilitarisme juge les conséquences. L’éthique procédurale recourt à une procédure établie en commun ; dans la procédure collégiale associée à la loi Leonetti, la famille est consultée, et l’évaluation des conséquences caractérise l’utilitarisme, non le déontologisme.

35. Une équipe souhaite confronter une maxime à autrui et mobiliser les pôles du triangle éthique de Ricœur. Quelles propositions sont exactes ?

Le temps parfois insuffisant constitue une limite de l’éthique de la discussion.
Le pôle TU du triangle de Ricœur mobilise sollicitude et reconnaissance mutuelle.
Le pôle JE du triangle de Ricœur se définit par le bien commun dans des institutions justes.
Un consensus suffit à garantir la justesse d’une décision issue de la discussion.
L’éthique de la discussion soumet une maxime aux autres pour examiner son universalité.

Le temps parfois insuffisant constitue une limite de l’éthique de la discussion. · Le pôle TU du triangle de Ricœur mobilise sollicitude et reconnaissance mutuelle. · L’éthique de la discussion soumet une maxime aux autres pour examiner son universalité.

Explication

Chez Habermas, soumettre sa maxime aux autres permet d’examiner si elle peut être universalisée ; le temps disponible peut limiter la discussion. Chez Ricœur, le pôle TU relève notamment de la sollicitude et de la reconnaissance mutuelle, tandis que le bien commun dans des institutions justes caractérise le pôle IL. Le consensus ne garantit pas nécessairement la justesse de la décision.

36. Lorsqu’une soignante annonce une mauvaise nouvelle et se sent personnellement éprouvée, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Une mauvaise nouvelle est objective et identique pour chaque personne.
Elle poursuit seule la prise en charge après avoir reconnu son impossibilité à s’en occuper.
Elle commence par explorer ce que la personne sait et ce qui lui a été dit.
Une impossibilité d’opération peut être vécue comme un soulagement par la personne.
Elle ouvre l’annonce en exposant d’abord toutes les informations médicales disponibles.

Elle commence par explorer ce que la personne sait et ce qui lui a été dit. · Une impossibilité d’opération peut être vécue comme un soulagement par la personne.

Explication

L’annonce commence par explorer les connaissances de la personne, puis se poursuit par l’écoute et le silence. Une mauvaise nouvelle est subjective : une impossibilité d’opération peut donc être vécue comme un soulagement. Si la soignante ne peut s’occuper de la situation, elle peut passer le relais à un collègue. La réaction à l’impossibilité d’opérer varie selon la personne, et une mauvaise nouvelle n’est pas objective ni identique pour tous. Commencer par délivrer toutes les informations inverse l’approche recommandée.

37. Au cours d’un entretien, un patient ne parle pas directement de sa peur et un soignant observe des réactions défensives. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Des mécanismes exclusifs, répétitifs, figés et inadaptés favorisent la relation de soin.
Les mécanismes de défense réduisent notamment l’angoisse et sont inconscients et involontaires.
Les mécanismes de défense sont propres aux patients et absents chez les soignants.
La dénégation laisse indirectement entendre une réalité que la personne n’énonce pas explicitement.
Le déni laisse indirectement entendre une réalité que la personne refuse de formuler directement.

Les mécanismes de défense réduisent notamment l’angoisse et sont inconscients et involontaires. · La dénégation laisse indirectement entendre une réalité que la personne n’énonce pas explicitement.

Explication

Les mécanismes de défense réduisent les tensions psychiques, notamment l’angoisse, et sont inconscients et involontaires ; ils concernent aussi les soignants. La dénégation laisse entendre indirectement une réalité, alors que le déni l’efface de la conscience. Des mécanismes exclusifs, répétitifs, figés et inadaptés nuisent à la relation de soin.

38. Concernant les mécanismes de défense dans la communication avec le malade, quelles propositions sont exactes ?

L’humour fuit par l’ironie et banalise la souffrance du malade.
La régression peut conduire le malade à devenir dépendant et passif.
La dérision rejoint le malade dans sa souffrance en proposant un décalage.
Le mensonge par omission peut s’intégrer à une délivrance graduée de l’information.
Le mensonge radical facilite l’élaboration progressive de l’angoisse en maintenant le dialogue.

La régression peut conduire le malade à devenir dépendant et passif. · Le mensonge par omission peut s’intégrer à une délivrance graduée de l’information.

Explication

Le mensonge par omission peut accompagner une information délivrée progressivement, tandis que le mensonge radical rompt le dialogue et entrave l’élaboration de l’angoisse. La régression correspond à un retour à des formes antérieures, avec dépendance et passivité ; la dérision banalise la souffrance par l’ironie, alors que l’humour rejoint le malade en proposant un décalage.

39. Une équipe prépare l’accompagnement d’un patient âgé dont le contexte socioculturel et religieux est important pour lui. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La fiche SAMU-Pallia sert à organiser la présence familiale en réanimation.
Le contexte religieux du patient conduit à appliquer un accompagnement identique pour tous.
Le respect du contexte socioculturel implique une adaptation de l’accompagnement.
La présence des familles peut être prévue en réanimation et lors des décisions d’arrêt des traitements.
L’accompagnement tient compte des spécificités liées à l’âge du patient.

Le respect du contexte socioculturel implique une adaptation de l’accompagnement. · La présence des familles peut être prévue en réanimation et lors des décisions d’arrêt des traitements. · L’accompagnement tient compte des spécificités liées à l’âge du patient.

Explication

L’accompagnement doit prendre en compte l’âge et s’adapter aux particularités socioculturelles, notamment religieuses, dans le respect des personnes. La présence des familles est citée en réanimation et lors des décisions d’arrêt des traitements ; la fiche SAMU-Pallia relève de l’anticipation en soins palliatifs, et non de l’organisation de cette présence.

40. Les caractéristiques de la démarche d’accompagnement en médecine palliative et en pharmacie comprennent :

La démarche d’accompagnement relève d’une pratique menée sans interprofessionnalité.
L’accompagnement concerne les patients ainsi que leurs proches.
La médecine palliative et la pharmacie s’inscrivent dans cette démarche globale.
La démarche biopsychosociale est centrée sur le diagnostic et la guérison.
Le confort et la qualité de vie orientent la démarche globale d’accompagnement.

L’accompagnement concerne les patients ainsi que leurs proches. · La médecine palliative et la pharmacie s’inscrivent dans cette démarche globale. · Le confort et la qualité de vie orientent la démarche globale d’accompagnement.

Explication

La démarche concerne les patients et leurs proches, et la démarche globale biopsychosociale est centrée sur le confort et la qualité de vie. Elle associe la médecine palliative et la pharmacie dans une approche interprofessionnelle ; elle n’est donc pas centrée sur le diagnostic et la guérison ni menée sans interprofessionnalité.

41. Lors d’une injection rapide de midazolam, quels effets indésirables sont à prendre en compte ?

Une dépression respiratoire peut survenir, en particulier après une injection rapide.
Une hypotension peut survenir, surtout lorsque l’administration est rapide.
Une stimulation respiratoire constitue l’effet indésirable principalement associé à l’injection rapide.
Une hypertension peut survenir, particulièrement lorsque l’injection est rapide.
La dépression respiratoire et l’hypotension font partie des effets indésirables décrits.

Une dépression respiratoire peut survenir, en particulier après une injection rapide. · Une hypotension peut survenir, surtout lorsque l’administration est rapide. · La dépression respiratoire et l’hypotension font partie des effets indésirables décrits.

Explication

Le midazolam peut provoquer une dépression respiratoire et une hypotension, particulièrement en cas d’injection rapide. L’hypertension et la stimulation respiratoire ne sont pas les effets indésirables mentionnés.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Organisation des soins palliatifs.

Que vise la démarche palliative face à une maladie grave sans traitement curatif ?

Le confort et la qualité de vie dans une logique de « vivre avec ».

Selon les textes internationaux de l’OMS, à quelles maladies s’adressent les soins actifs ?

À toute maladie potentiellement mortelle.

Quelle trajectoire suit généralement le cancer ?

Un déclin rapide.

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