QCM : Pathologies chirurgicales digestives (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène caractérise l’apparition d’une tumeur ?

Une différenciation cellulaire régulière et coordonnée
Une dissémination cellulaire sans multiplication excessive
Une prolifération cellulaire excessive et désordonnée
Une diminution progressive du nombre de cellules

Une prolifération cellulaire excessive et désordonnée

Explication

Une tumeur apparaît quand les cellules prolifèrent de façon excessive et désordonnée. La différenciation régulière, la diminution cellulaire et la dissémination seule ne correspondent pas à cette définition.

2. Une tumeur reste confinée à l’organe où elle est apparue, sans dissémination hors de celui-ci. Comment la caractériser ?

Comme une tumeur bénigne
Comme une dissémination lymphatique locale
Comme un cancer invasif sans métastase
Comme un cancer in situ

Comme un cancer in situ

Explication

Un cancer in situ reste au niveau de l’organe d’origine. Un cancer invasif se dissémine hors de cet organe; l’absence de métastase visible ne suffit donc pas à le qualifier d’in situ.

3. Dans une évolution cancéreuse, des altérations génétiques apparaissent d’abord dans une cellule normale, puis un clone cellulaire se multiplie avant l’apparition d’une tumeur et de métastases. Quelle succession décrit ces étapes ?

Stade tumoral, initiation, sélection clonale et multiplication, stade métastatique
Sélection clonale et multiplication, initiation, stade tumoral, stade métastatique
Initiation, sélection clonale et multiplication, stade métastatique, stade tumoral
Initiation, sélection clonale et multiplication, stade tumoral, stade métastatique

Initiation, sélection clonale et multiplication, stade tumoral, stade métastatique

Explication

La cancérogenèse commence par l’initiation, où une cellule normale accumule des altérations génétiques, puis passe par la sélection clonale et la multiplication, le stade tumoral et enfin le stade métastatique. Les autres séquences déplacent l’initiation ou inversent les deux derniers stades.

4. Dans une enquête sur les facteurs externes associés à l’apparition des cancers, quelle proportion est attribuée au tabac ?

35 %
10 %
4 %
30 %

30 %

Explication

La part associée au tabac est de 30 %. La valeur de 35 % concerne les habitudes alimentaires, dont l’alcool; 10 % correspond aux virus et 4 % à l’environnement professionnel.

5. Pour guider une décision thérapeutique, une équipe doit décrire l’extension de la tumeur primitive, l’atteinte ganglionnaire et les métastases à distance. Quel cadre de classification convient ?

Une classification fondée sur les métastases à distance seules
Un suivi fondé sur les marqueurs tumoraux
Une classification fondée sur la tumeur primitive seule
La classification TNM

La classification TNM

Explication

La classification TNM décrit la tumeur primitive (T), les métastases ganglionnaires (N) et les métastases à distance (M), afin d’aider à la décision thérapeutique. Les autres choix omettent des dimensions de l’extension ou désignent un outil de suivi biologique.

6. Quels sont les trois grands principes thérapeutiques présentés pour traiter les cancers ?

La chirurgie, la radiothérapie et l’immunothérapie
La biopsie, l’imagerie et la radiothérapie
La chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie
La chirurgie, la chimiothérapie et l’hormonothérapie

La chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie

Explication

Les trois grands principes thérapeutiques sont la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie. L’immunothérapie et l’hormonothérapie remplacent ici l’un des principes, tandis que la biopsie et l’imagerie sont des méthodes diagnostiques.

7. Un patient présente une tumeur du tiers inférieur de l’œsophage après plusieurs années de reflux gastro-œsophagien. Quel type tumoral et quel facteur associé correspondent le mieux à ce tableau ?

Un carcinome épidermoïde lié à l’intoxication alcoolique et tabagique
Un adénocarcinome lié à l’intoxication alcoolique et tabagique
Un adénocarcinome lié au reflux gastro-œsophagien chronique
Un carcinome épidermoïde lié au reflux gastro-œsophagien chronique

Un adénocarcinome lié au reflux gastro-œsophagien chronique

Explication

L’adénocarcinome siège dans la partie inférieure de l’œsophage et est associé au reflux gastro-œsophagien chronique. Les facteurs alcool-tabac correspondent au carcinome épidermoïde, tandis que les deux autres réponses inversent le lien entre type tumoral et facteur associé.

8. Chez une personne souffrant de reflux gastro-œsophagien chronique, quelle évolution de la muqueuse peut précéder un adénocarcinome œsophagien ?

Une inflammation sans transformation muqueuse, suivie d’une tumeur œsophagienne
Une cancérisation directe de la muqueuse, suivie d’un endobrachyœsophage
Une transformation en endobrachyœsophage, susceptible de se cancériser secondairement
Une obstruction de la lumière, susceptible de devenir ensuite un reflux chronique

Une transformation en endobrachyœsophage, susceptible de se cancériser secondairement

Explication

Le reflux chronique modifie la muqueuse en endobrachyœsophage, qui peut ensuite se cancériser. L’obstruction est une conséquence de la tumeur, la réponse sur l’ordre inverse confond les étapes, et l’absence de transformation muqueuse écarte le mécanisme décrit.

9. Une tumeur œsophagienne rétrécit progressivement la lumière de l’organe. Quel symptôme fréquent cette obstruction provoque-t-elle ?

Une dysphagie
Une douleur thoracique
Une dyspnée
Des vomissements post-prandiaux

Une dysphagie

Explication

La tumeur obstrue la lumière de l’œsophage et provoque une dysphagie, son symptôme le plus fréquent. Les vomissements post-prandiaux évoquent une sténose gastrique, tandis que douleur thoracique et dyspnée peuvent traduire une extension loco-régionale.

10. Lors d’une endoscopie œsophagienne, quel geste permet de confirmer positivement un cancer de l’œsophage ?

Réaliser un scanner thoracique
Réaliser une biopsie de la lésion
Effectuer une endoscopie trachéo-bronchique
Effectuer une échographie-endoscopique

Réaliser une biopsie de la lésion

Explication

Le diagnostic positif repose sur l’analyse d’une biopsie prélevée lors de l’endoscopie œsophagienne. L’échographie-endoscopique et le scanner évaluent l’extension, tandis que l’endoscopie trachéo-bronchique recherche une atteinte des voies respiratoires.

11. Quel type histologique correspond généralement au cancer de l’estomac ?

Une tumeur révélée par des vomissements post-prandiaux
Une tumeur révélée par une anémie ferriprive
Un adénocarcinome
Un carcinome épidermoïde

Un adénocarcinome

Explication

Le cancer de l’estomac est généralement un adénocarcinome. Le carcinome épidermoïde est ici une confusion avec le cancer de l’œsophage, et les deux autres réponses décrivent des manifestations cliniques plutôt qu’un type histologique.

12. Une lésion gastrique suspecte doit être confirmée. Quel examen associe le diagnostic positif et le prélèvement tumoral ?

Une endoscopie digestive haute avec biopsie
Un scanner abdominal sans prélèvement
Une endoscopie œsophagienne avec biopsie
Une échographie-endoscopique sans prélèvement

Une endoscopie digestive haute avec biopsie

Explication

Le diagnostic positif du cancer gastrique repose sur une endoscopie digestive haute permettant de réaliser une biopsie de la tumeur. L’échographie-endoscopique et le scanner contribuent au bilan d’extension, tandis que l’endoscopie œsophagienne ne cible pas la tumeur gastrique.

13. Une personne sans antécédent familial présente un excès de poids, une vie sédentaire et consomme du tabac et de l’alcool. Comment ces éléments sont-ils considérés pour le cancer colorectal ?

Des critères diagnostiques du cancer colorectal
Des facteurs sans lien avec le cancer colorectal
Des signes précoces d’un cancer colorectal déclaré
Des facteurs favorisants du cancer colorectal

Des facteurs favorisants du cancer colorectal

Explication

L’excès de poids, la sédentarité, le tabac et l’alcool font partie des facteurs favorisants du cancer colorectal. Les considérer comme protecteurs inverse leur rôle, les réduire aux seuls antécédents néglige les facteurs comportementaux, et les associer au pancréas confond les thèmes.

14. Lors d’un examen, un polype adénomateux bénin est découvert chez un patient. Quelle évolution correspond au mécanisme le plus fréquent du cancer colorectal ?

Le polype reste bénin et ne participe pas au cancer
Une métastase forme d’abord le polype adénomateux
Le polype peut subir une transformation maligne
Le cancer se transforme d’abord en polype bénin

Le polype peut subir une transformation maligne

Explication

Le mécanisme le plus fréquent est la transformation maligne d’un polype adénomateux bénin, observée dans 67 à 90 % des cas. L’invasion déjà constituée confond une étape avec le précurseur, tandis que les deux autres réponses inversent la séquence ou écartent ce mécanisme.

15. Chez une personne devant bénéficier d’un dépistage du cancer colorectal, quel examen permet à la fois de rechercher des lésions, d’enlever un polype et de réaliser des biopsies ?

La coloscopie totale
La rectoscopie
Le lavement baryté
Le scanner abdominal

La coloscopie totale

Explication

La coloscopie totale est le meilleur moyen de dépister le cancer colorectal et permet l’ablation d’un polype ainsi que des biopsies. La rectoscopie concerne le rectum, tandis que le lavement baryté et le scanner ne permettent pas ces gestes endoscopiques.

16. L’analyse d’une tumeur pancréatique révèle qu’elle siège dans la région la plus fréquemment atteinte et présente le type histologique le plus courant. Quel profil correspond à ces caractéristiques ?

Tête du pancréas et adénocarcinome
Tête du foie et adénocarcinome
Tête du pancréas et carcinome épidermoïde
Queue du pancréas et adénocarcinome

Tête du pancréas et adénocarcinome

Explication

Le cancer pancréatique siège le plus souvent à la tête du pancréas, dans près de 70 % des cas, et son type histologique le plus fréquent est l’adénocarcinome. La queue est un autre siège, le carcinome épidermoïde n’est pas le type dominant, et le foie n’est pas le pancréas.

17. Une imagerie met en évidence une masse suspecte du pancréas, mais une confirmation diagnostique est nécessaire. Quelle démarche répond à ce besoin ?

S’appuyer sur le taux de CA19-9 comme preuve diagnostique définitive
Réaliser une biopsie, généralement lors d’une échographie endoscopique
Répéter le scanner pour obtenir à lui seul la certitude diagnostique
Confirmer le diagnostic par une échographie abdominale seule

Réaliser une biopsie, généralement lors d’une échographie endoscopique

Explication

L’imagerie, notamment le scanner ou l’échographie endoscopique, visualise la tumeur, mais le diagnostic de certitude nécessite une biopsie, généralement réalisée pendant une échographie endoscopique. Le scanner et l’échographie seuls montrent la lésion, et le CA19-9 n’est pas spécifique.

18. Un patient atteint d’une tumeur de la tête du pancréas est candidat à une duodéno-pancréatectomie céphalique. Quelle description de cette intervention est correcte ?

Elle enlève la tête du pancréas sans le duodénum, avec une mortalité de 5 %
Elle enlève le duodénum et la tête du pancréas, avec une mortalité de 50 %
Elle enlève la queue du pancréas et le duodénum, avec une mortalité de 5 %
Elle enlève le duodénum et la tête du pancréas, avec une mortalité de 5 %

Elle enlève le duodénum et la tête du pancréas, avec une mortalité de 5 %

Explication

La duodéno-pancréatectomie céphalique enlève le duodénum et la tête du pancréas; cette chirurgie lourde entraîne fréquemment des complications, notamment une fistule pancréatique, et sa mortalité est de 5 %. La queue et l’omission du duodénum correspondent à une description erronée, tandis que 50 % confond le taux de mortalité indiqué.

19. Chez une personne atteinte d’une cirrhose, quelle tumeur primitive du foie constitue la complication tumorale la plus fréquente ?

Un adénome hépatique
Le carcinome hépatocellulaire
Une métastase hépatique
Un cholangiocarcinome

Le carcinome hépatocellulaire

Explication

Le carcinome hépatocellulaire est une tumeur primitive du foie qui complique le plus souvent une cirrhose. Une métastase est secondaire, le cholangiocarcinome touche les voies biliaires et l’adénome est une tumeur bénigne.

20. Après avoir ingéré des œufs éliminés par un chien, une personne développe un kyste hydatique : quelle explication décrit son origine et son potentiel de localisation ?

La forme adulte d’Echinococcus granulosus se développe et reste limitée au foie
La forme larvaire d’Echinococcus granulosus se développe et peut atteindre différents organes
La forme larvaire d’un parasite transmis par insecte se développe dans différents organes
La forme larvaire d’Echinococcus granulosus se développe et reste limitée à l’intestin

La forme larvaire d’Echinococcus granulosus se développe et peut atteindre différents organes

Explication

Le kyste hydatique résulte du développement de la forme larvaire d’Echinococcus granulosus après ingestion des œufs éliminés par le chien; il peut se développer dans tous les organes. La forme adulte, la limitation à un organe et la transmission par insecte ne correspondent pas à ce mécanisme.

21. L’imagerie d’un patient suspect de kyste hydatique hépatique doit préciser le nombre et la taille des kystes ainsi que leurs rapports vasculaires et biliaires : quel examen de référence faut-il demander ?

Une sérologie hydatique
Une radiographie abdominale
Une échographie abdominale
Un examen clinique abdominal

Une échographie abdominale

Explication

L’échographie abdominale est l’examen de référence du kyste hydatique du foie et renseigne sur son siège, son nombre, sa taille et ses rapports vasculaires et biliaires. La sérologie contribue au diagnostic, mais ne fournit pas cette cartographie anatomique.

22. Un patient ne présente plus de passage de gaz ni de selles, et le péristaltisme intestinal est interrompu au niveau du grêle : quel état décrit cette situation ?

Une occlusion intestinale
Une occlusion colique
Une constipation fonctionnelle
Une diarrhée aiguë

Une occlusion intestinale

Explication

L’occlusion intestinale correspond à l’interruption du transit des gaz et des selles au niveau du grêle avec interruption du péristaltisme. La constipation n’implique pas à elle seule cette définition, et l’occlusion colique situe l’interruption à un autre niveau.

23. Chez un patient dont le transit est interrompu, l’imagerie ne montre aucun obstacle mécanique et le tableau évoque un iléus paralytique : quelle catégorie d’occlusion convient ?

Une occlusion mécanique intraluminale
Une occlusion fonctionnelle
Une occlusion mécanique extraluminale
Une occlusion mécanique par strangulation

Une occlusion fonctionnelle

Explication

L’occlusion fonctionnelle résulte d’un iléus paralytique sans obstacle mécanique décrit; la mécanique, à l’inverse, suppose un obstacle. Les catégories intraluminale, extraluminale et par strangulation impliquent donc une confusion avec une cause mécanique.

24. Un patient présente une occlusion mécanique due à une bride après une laparotomie : dans quelle catégorie de causes faut-il classer cette bride ?

Les causes fonctionnelles
Les causes extraluminales
Les causes pariétales intramurales
Les causes intraluminales

Les causes extraluminales

Explication

Les brides et adhérences figurent parmi les causes extraluminales d’occlusion mécanique, de même que le volvulus et les hernies étranglées. Les causes intraluminales siègent dans la lumière, tandis qu’un iléus fonctionnel n’est pas un obstacle mécanique.

25. Un patient présente une occlusion intestinale par strangulation avec risque d’ischémie intestinale : quelle conduite s’impose ?

Une intervention après confirmation de la nécrose
Un traitement adapté à un iléus sans obstacle
Une prise en charge chirurgicale immédiate
Une surveillance avant de décider d’une intervention

Une prise en charge chirurgicale immédiate

Explication

La strangulation nécessite une prise en charge chirurgicale immédiate en raison du risque de nécrose, de gangrène et de choc. Une obstruction mécanique simple peut être moins urgente; attendre la nécrose méconnaît le danger de retard.

26. Quelle affection correspond à une infection ou une inflammation aiguë généralisée du péritoine ?

Un abcès péritonéal localisé
Une infection de la paroi abdominale
Une inflammation chronique du péritoine
Une péritonite aiguë

Une péritonite aiguë

Explication

La péritonite aiguë désigne une infection ou une inflammation aiguë généralisée du péritoine. Un abcès localisé ne correspond pas à l’atteinte généralisée, tandis que la paroi abdominale et l’inflammation chronique désignent d’autres situations.

27. Après une intervention instrumentale sur le côlon, un patient développe une péritonite. Quelle cause appartient aux étiologies citées ?

Une perforation liée à un ulcère gastroduodénal
Une complication d’une intervention gynécologique
Une inflammation provenant de l’appendice
Une complication du traitement instrumental du côlon

Une complication du traitement instrumental du côlon

Explication

Les complications d’un traitement instrumental du grêle ou du côlon font partie des étiologies de péritonite. Les causes gynécologiques, ulcéreuses et appendiculaires sont également citées, mais ne correspondent pas au contexte décrit.

28. Un patient présente des douleurs abdominales intenses, des vomissements et un arrêt du transit; son état se détériore ensuite avec un choc septique et une défaillance multiviscérale. Quelle interprétation relie le mieux ces signes ?

Une infection localisée sans risque de défaillance générale
Une gastro-entérite avec reprise rapide du transit
Un syndrome péritonéal avec iléus paralytique et aggravation septique
Une colique hépatique avec obstruction biliaire et ictère

Un syndrome péritonéal avec iléus paralytique et aggravation septique

Explication

Le syndrome péritonéal typique associe douleurs intenses, vomissements liés à l’iléus paralytique et arrêt du transit; un choc septique avec défaillance multiviscérale peut suivre rapidement. L’obstruction biliaire et la gastro-entérite ne rendent pas compte de ce tableau caractéristique.

29. À l’examen d’un patient suspect de péritonite, quelle constatation correspond au signe majeur attendu ?

Une défense localisée et facilement relâchée
Une douleur abdominale intermittente sans contracture
Une contracture abdominale douloureuse, permanente et diffuse
Une distension abdominale indolore et souple

Une contracture abdominale douloureuse, permanente et diffuse

Explication

Le signe majeur est une contracture abdominale douloureuse, invincible, permanente et diffuse, parfois prédominante du côté de la lésion. Une douleur isolée, une défense localisée ou une distension souple ne décrivent pas cette contracture.

30. Dans une série de 100 cas de lithiase biliaire, quelle répartition correspond aux proportions observées entre calculs cholestéroliques et pigmentaires ?

80 cas cholestéroliques et 20 pigmentaires
20 cas cholestéroliques et 80 pigmentaires
60 cas cholestéroliques et 40 pigmentaires
70 cas cholestéroliques et 30 pigmentaires

80 cas cholestéroliques et 20 pigmentaires

Explication

La lithiase biliaire est cholestérolique dans 80 % des cas et pigmentaire dans 20 % des cas; sur 100 cas, cela donne 80 et 20. L’inversion des proportions et les répartitions 70/30 ou 60/40 ne respectent pas ces valeurs.

31. Une patiente présente une douleur brutale et intense, surtout épigastrique, irradiant à l’épaule droite, avec vomissements; elle dure trois heures. Quel tableau est le plus compatible ?

Une colique hépatique
Une péritonite appendiculaire
Une angiocholite avec ictère
Une douleur biliaire hors de la durée habituelle

Une colique hépatique

Explication

La colique hépatique est une douleur intense et brutale, souvent épigastrique, irradiant à l’épaule droite, fréquemment accompagnée de vomissements et durant de 20 minutes à 6 heures. Trois heures se situe dans cette durée; fièvre et ictère orienteraient plutôt vers une angiocholite.

32. Lors d’une échographie, quel couple de probabilités décrit la visualisation des calculs vésiculaires et des calculs du cholédoque ?

70 % dans la vésicule et 70 % dans le cholédoque
90 % dans la vésicule et 70 % dans le cholédoque
70 % dans la vésicule et 90 % dans le cholédoque
90 % dans la vésicule et 90 % dans le cholédoque

90 % dans la vésicule et 70 % dans le cholédoque

Explication

L’échographie visualise les calculs vésiculaires dans 90 % des cas et ceux du cholédoque dans 70 % des cas; elle joue un rôle central dans le diagnostic. Inverser les taux ou leur attribuer une valeur identique fausse la distinction selon le siège.

33. Un patient présente d’abord une douleur de colique hépatique, puis de la fièvre avec frissons et enfin un ictère. Quelle affection ce déroulement évoque-t-il ?

Une lithiase vésiculaire asymptomatique
Une cholécystite aiguë sans atteinte des voies biliaires
Une pancréatite aiguë d’origine biliaire
Une angiocholite aiguë avec diffusion septicémique

Une angiocholite aiguë avec diffusion septicémique

Explication

L’angiocholite aiguë est une infection de la voie biliaire principale et des voies intrahépatiques avec diffusion septicémique; elle est classiquement marquée par la succession colique hépatique, fièvre avec frissons, puis ictère. Une infection limitée à la vésicule ne correspond pas à cette atteinte des voies biliaires.

34. Quelle lésion définit un abcès hépatique ?

Une inflammation diffuse du foie sans formation d’une cavité suppurée
Une cavité liquidienne due à l’obstruction d’un canal biliaire
Une masse solide formée par la prolifération de cellules hépatiques anormales
Une cavité suppurée due à la multiplication de micro-organismes dans le tissu hépatique

Une cavité suppurée due à la multiplication de micro-organismes dans le tissu hépatique

Explication

L’abcès hépatique est une cavité suppurée provoquée par l’invasion et la multiplication de micro-organismes dans le tissu hépatique. Une masse solide, une inflammation sans cavité ou une obstruction biliaire ne correspondent pas à cette définition.

35. Un patient présente une température de 39,2 °C avec frissons, une douleur de l’hypochondre droit et une hépatomégalie douloureuse. Quel tableau cela évoque-t-il classiquement ?

Le tableau classique d’une colique biliaire simple
Le tableau classique d’un abcès hépatique
Le tableau classique d’une affection de l’hypochondre gauche
Le tableau classique d’une hépatite sans hépatomégalie douloureuse

Le tableau classique d’un abcès hépatique

Explication

Le tableau classique associe une fièvre élevée de 39 à 39,5 °C avec frissons, une douleur de l’hypochondre droit et une hépatomégalie douloureuse ; l’altération de l’état général est fréquente. La colique biliaire, l’hépatite sans ce tableau et une douleur gauche ne reprennent pas cette association.

36. Chez un patient traité pour un abcès hépatique, la fièvre persiste et l’abcès augmente de taille. Quelle conduite correspond au traitement décrit ?

Poursuivre la céphalosporine de troisième génération et le métronidazole, et pratiquer une ponction
Poursuivre une céphalosporine de troisième génération seule et différer la ponction
Poursuivre le métronidazole seul et attendre une diminution spontanée de l’abcès
Arrêter les antibiotiques et pratiquer une ponction après disparition de la fièvre

Poursuivre la céphalosporine de troisième génération et le métronidazole, et pratiquer une ponction

Explication

Le traitement antibiotique associe une céphalosporine de troisième génération au métronidazole ; une ponction est indiquée si la fièvre persiste ou si l’abcès augmente de taille sous traitement. La céphalosporine seule et le métronidazole seul omettent un élément de l’association, tandis qu’attendre la disparition de la fièvre inverse le critère de ponction.

37. Que désigne une hernie hiatale ?

Le passage d’une partie de l’estomac dans l’abdomen
La remontée de contenu acide dans l’œsophage sans déplacement de l’estomac
Le passage d’une partie de l’estomac dans le thorax
Le passage d’une partie de l’œsophage dans l’abdomen

Le passage d’une partie de l’estomac dans le thorax

Explication

La hernie hiatale correspond au passage d’une partie de l’estomac dans le thorax. Le déplacement de l’œsophage, le passage vers l’abdomen et le reflux acide sans déplacement gastrique désignent d’autres situations.

38. À l’imagerie, le cardia reste fixe et la grosse tubérosité gastrique passe en avant de l’œsophage à travers le hiatus. De quel type de hernie hiatale s’agit-il ?

Une hernie par roulement, qui représente environ 90 % des cas
Une hernie par roulement, qui représente environ 10 % des cas
Une hernie par glissement, qui représente environ 90 % des cas
Une hernie par glissement, qui représente environ 10 % des cas

Une hernie par roulement, qui représente environ 10 % des cas

Explication

Dans la hernie par roulement, le cardia reste fixe et la grosse tubérosité passe en avant de l’œsophage ; cette forme représente environ 10 % des cas. Le glissement entraîne l’ascension du cardia avec une partie de l’estomac et constitue environ 90 % des cas.

39. Une patiente de 54 ans consulte pour un reflux et n’a pas de signe d’alarme. Quel élément justifie à lui seul une fibroscopie œso-gastro-duodénale ?

Son âge supérieur à 50 ans
L’absence de signe d’alarme
Une consommation modérée d’alcool ou de tabac
Son âge inférieur à 50 ans

Son âge supérieur à 50 ans

Explication

Une fibroscopie est indiquée notamment chez une personne de plus de 50 ans, même en l’absence de signe d’alarme. Un âge inférieur à 50 ans ou l’absence de signe d’alarme, pris seuls, ne constituent pas les critères cités ; le critère lié à l’alcool ou au tabac est une consommation excessive.

40. Une tuméfaction herniaire devient douloureuse et irréductible, et le patient présente des signes occlusifs. Quelle complication faut-il reconnaître ?

Un étranglement herniaire
Une inflammation locale sans complication occlusive
Une hernie asymptomatique
Une hernie réductible non compliquée

Un étranglement herniaire

Explication

L’étranglement est une complication majeure de toute hernie ; il se caractérise par une tuméfaction douloureuse et irréductible accompagnée de signes occlusifs. Une hernie réductible ou asymptomatique ne présente pas cette association, et l’inflammation sans occlusion ne rend pas compte des signes décrits.

41. À l’examen d’un patient debout, quelle constatation correspond à une hernie inguinale classique non étranglée ?

Une masse douloureuse et tendue sans impulsion palpable à la toux
Une masse molle réductible sans impulsion palpable à la toux
Une masse molle réductible avec une impulsion palpable à la toux
Une masse dure irréductible avec une impulsion palpable à la toux

Une masse molle réductible avec une impulsion palpable à la toux

Explication

Une hernie inguinale classique se présente généralement comme une masse molle réductible, avec une impulsion palpable à la toux. L’irréductibilité, l’absence d’impulsion et la douleur avec tension évoquent d’autres caractéristiques cliniques.

42. Chez un patient, une voussure inguinale apparaît lorsqu’il se lève ou tousse, puis disparaît lorsqu’il s’allonge. Quelle configuration anatomique est caractéristique de cette hernie ?

Un bombement latéral au triangle de Hesselbach sans variation posturale
Un bombement en avant à travers le triangle de Hesselbach
Un bombement sous le ligament inguinal dans la région fémorale
Un bombement qui apparaît allongé et disparaît debout

Un bombement en avant à travers le triangle de Hesselbach

Explication

La hernie inguinale directe bombe en avant à travers le triangle de Hesselbach, apparaît généralement debout lors de la toux ou d’un effort et disparaît en position allongée. La région fémorale et l’inversion du comportement postural correspondent à d’autres erreurs d’identification.

43. Une masse herniaire devient rouge, tendue et douloureuse à la palpation ; l’impulsion à la toux n’est plus perceptible. Quelle évolution faut-il suspecter ?

Une hernie avec impulsion à la toux conservée
Une hernie directe non compliquée
Un étranglement herniaire
Une hernie inguinale classique réductible

Un étranglement herniaire

Explication

L’étranglement peut rendre la peau sus-jacente rouge et tendue, provoquer une douleur à la palpation et faire disparaître l’impulsion à la toux. Une hernie non compliquée ne présente pas cette association de signes.

44. Quelle structure est concernée par les dilatations variqueuses qui définissent les hémorroïdes ?

L’anoderme, sous forme de déchirures internes ou externes
Les artères ano-rectales, internes ou externes
Les veines ano-rectales, internes ou externes
Les veines pelviennes, internes ou externes

Les veines ano-rectales, internes ou externes

Explication

Les hémorroïdes sont des dilatations variqueuses internes ou externes des veines ano-rectales. Les artères, les veines pelviennes et les déchirures de l’anoderme ne correspondent pas à cette définition.

45. Quelle lésion et quelle localisation définissent une fissure anale ?

Une déchirure superficielle de l’anoderme juste au-dessous de la ligne pectinée
Une déchirure profonde de la muqueuse rectale juste au-dessous de la ligne pectinée
Une dilatation variqueuse de l’anoderme juste au-dessous de la ligne pectinée
Une déchirure superficielle de l’anoderme juste au-dessus de la ligne pectinée

Une déchirure superficielle de l’anoderme juste au-dessous de la ligne pectinée

Explication

La fissure anale est une lacération superficielle ou une déchirure de l’anoderme située juste au-dessous de la ligne pectinée. Une lésion profonde, une localisation au-dessus de cette ligne ou une dilatation variqueuse ne répondent pas à cette définition.

46. Une personne souffrant de constipation retient ses selles par crainte de la douleur après une fissure anale. Quel enchaînement explique l’aggravation du problème ?

Le report durcit les selles, mais leur passage réduit la douleur et les spasmes cessent
Le report durcit les selles, leur passage devient plus douloureux et les spasmes aggravent la douleur
Le report ramollit les selles, leur passage devient moins douloureux et les spasmes diminuent
Le report relâche le sphincter, ce qui durcit les selles et réduit la douleur

Le report durcit les selles, leur passage devient plus douloureux et les spasmes aggravent la douleur

Explication

La douleur peut déclencher des spasmes qui l’aggravent ; le report de la défécation durcit ensuite les selles et rend leur passage plus douloureux, entretenant le cercle vicieux. L’idée que le report ramollit les selles ou que les spasmes réduisent la douleur inverse ce mécanisme.

47. Un patient atteint d’une fissure anale décrit une douleur très intense pendant la défécation, qui persiste plusieurs heures ensuite. Quel symptôme décrit-il ?

Un saignement abondant caractéristique de la fissure anale
La douleur caractéristique de la fissure anale
Une gêne qui cesse immédiatement après la défécation
Une douleur limitée à l’examen, sans lien avec la défécation

La douleur caractéristique de la fissure anale

Explication

La douleur est le symptôme principal de la fissure anale et peut être extrêmement intense pendant la défécation et durer plusieurs heures après. Un saignement abondant ou une gêne qui cesse immédiatement ne décrit pas cette caractéristique.

48. Une personne reçoit un diagnostic de fissure anale aiguë et demande quelle prise en charge initiale est adaptée. Quelle réponse convient ?

Anuscopie sous anesthésie générale et absence de mesures sur le transit
Suppléments de fibres et toucher rectal répété
Régulateurs du transit, suppléments de fibres et bains de siège
Intervention chirurgicale immédiate et restriction des fibres

Régulateurs du transit, suppléments de fibres et bains de siège

Explication

Plus de 80 % des fissures anales aiguës se résorbent sans traitement supplémentaire ; la prise en charge initiale comprend des régulateurs du transit, des suppléments de fibres et des bains de siège. L’intervention immédiate et l’examen sous anesthésie ne sont pas ces mesures initiales.

49. Quel mécanisme est au cœur de la pancréatite aiguë et peut déclencher des lésions inflammatoires locales ou à distance ?

La multiplication bactérienne dans le tissu pancréatique
L’activation inflammatoire limitée aux tissus voisins
L’auto-activation en cascade des enzymes pancréatiques
L’obstruction des voies biliaires par un calcul

L’auto-activation en cascade des enzymes pancréatiques

Explication

L’auto-activation en cascade des enzymes pancréatiques provoque des lésions et active des protéines de l’inflammation, avec des effets possibles sur des organes voisins ou éloignés. L’obstruction biliaire est une cause possible, tandis qu’une infection bactérienne primaire ou une inflammation limitée aux tissus voisins ne décrit pas le mécanisme central.

50. Une patiente présente une pancréatite aiguë après une intervention endoscopique des voies biliaires et pancréatiques. Quelle étiologie figure parmi les causes reconnues ?

Une maladie inflammatoire intestinale
Un antécédent de CPRE
Un antécédent familial de maladie inflammatoire
Une intervention endoscopique sans lien bilio-pancréatique

Un antécédent de CPRE

Explication

Un antécédent de CPRE est une étiologie citée de pancréatite aiguë. Une maladie inflammatoire intestinale, une intervention sans lien bilio-pancréatique ou un antécédent familial de cette maladie ne correspondent pas à l’élément causal ciblé.

51. Un patient a une douleur abdominale évocatrice, une lipase à 2,52{,}5 fois la normale et une imagerie non évocatrice. Les critères diagnostiques sont-ils remplis ?

Oui, car la douleur suffit à établir le diagnostic
Non, car l’absence d’imagerie évocatrice exclut le diagnostic
Non, car un seul des trois critères est présent
Oui, car la douleur et une lipase élevée suffisent

Non, car un seul des trois critères est présent

Explication

Le diagnostic exige au moins deux critères sur trois : douleur évocatrice, lipase supérieure à trois fois la normale et imagerie évocatrice. Ici, seule la douleur satisfait un critère; une lipase à 2,52{,}5 fois la normale reste sous le seuil et l’imagerie n’est pas évocatrice.

52. Chez un patient atteint de pancréatite aiguë, aucune infection n’est documentée. Quelle conduite concernant les antibiotiques correspond à la prise en charge décrite ?

Remplacer l’analgésie par une antibiothérapie précoce
Commencer une antibioprophylaxie dès le diagnostic
Réserver les antibiotiques aux infections documentées
Différer l’hyperhydratation en l’absence d’infection

Réserver les antibiotiques aux infections documentées

Explication

L’antibiothérapie ou l’antibioprophylaxie est réservée aux infections documentées; la prise en charge comprend aussi l’évaluation de la gravité, l’hyperhydratation, le traitement de la douleur, la nutrition et l’anticoagulation préventive. L’antibioprophylaxie systématique et le remplacement des soins de soutien par des antibiotiques sont des erreurs.

53. Lors d’une contusion abdominale, quelle caractéristique résume les structures susceptibles d’être atteintes et la difficulté principale de ces traumatismes ?

Des organes creux, avec des difficultés surtout neurologiques et vasculaires
Des vaisseaux abdominaux, avec des difficultés surtout rénales et cardiaques
Des organes pleins, creux ou les deux, avec des difficultés surtout diagnostiques et thérapeutiques
Des organes pleins, avec des difficultés surtout respiratoires et infectieuses

Des organes pleins, creux ou les deux, avec des difficultés surtout diagnostiques et thérapeutiques

Explication

Les traumatismes abdominaux, principalement des contusions, peuvent toucher des organes pleins, des organes creux ou les deux; ils posent surtout des problèmes diagnostiques et thérapeutiques. Limiter les lésions aux organes pleins ou creux, ou réduire le tableau à une atteinte vasculaire, déforme cette caractéristique générale.

54. Après un traumatisme abdominal, une perforation intestinale est suspectée. Quelle complication correspond le mieux à une lésion d’organe creux ?

Une hémorragie intra-parenchymateuse
Un hémopéritoine avec choc hémorragique
Une péritonite bactérienne ou chimique
Une pancréatite aiguë par atteinte d’un organe plein

Une péritonite bactérienne ou chimique

Explication

Une lésion d’organe creux, telle qu’une perforation, peut provoquer une péritonite bactérienne ou chimique. L’hémopéritoine, le choc hémorragique et l’hémorragie intra-parenchymateuse sont des conséquences associées plutôt à l’atteinte d’un organe plein.

55. Un traumatisme abdominal révèle une lésion de l’aorte. Quelle conduite urgente est requise ?

Un drainage péritonéal en urgence
Une surveillance clinique avant toute intervention
Un traitement médical initial puis une chirurgie différée
Une chirurgie en extrême urgence

Une chirurgie en extrême urgence

Explication

Les traumatismes de l’aorte, de la veine cave inférieure, de leurs branches ou des artères iliaques nécessitent une chirurgie en extrême urgence. La surveillance différée, le drainage péritonéal ou une chirurgie retardée ne répondent pas à cette règle de prise en charge.

56. Quelle affection désigne l’appendicite aiguë ?

Une inflammation aiguë de l’appendice iléocæcal à évolution imprévisible
Une perforation isolée de l’appendice iléocæcal sans inflammation
Une inflammation aiguë du cæcum à évolution prévisible
Une infection chronique de l’appendice iléocæcal à évolution lente

Une inflammation aiguë de l’appendice iléocæcal à évolution imprévisible

Explication

L’appendicite aiguë est une inflammation de l’appendice iléocæcal dont l’évolution est imprévisible et peut conduire à l’abcès ou à la perforation. L’infection chronique, l’inflammation du cæcum et la perforation isolée confondent respectivement la durée, l’organe et une complication avec la définition.

57. Chez un patient atteint d’appendicite, quelle fréquence et quelles causes sont cohérentes avec une occlusion de la lumière appendiculaire ?

Environ 70 % des cas, notamment par hyperplasie lymphoïde, bride de Lane ou fécalithe
Environ 30 % des cas, notamment par abcès, perforation ou péritonite
Environ 90 % des cas, notamment par hyperplasie lymphoïde, abcès ou péritonite
Environ 70 % des cas, notamment par infection pariétale, hémorragie ou sténose

Environ 70 % des cas, notamment par hyperplasie lymphoïde, bride de Lane ou fécalithe

Explication

Une occlusion de la lumière appendiculaire est retrouvée dans 70 % des cas, et ses causes fréquentes comprennent l’hyperplasie lymphoïde, la bride de Lane et le fécalithe. Les fréquences de 30 % et 90 % sont erronées; l’abcès, la perforation et la péritonite sont des complications plutôt que des causes fréquentes d’occlusion.

58. Une personne ressent d’abord une douleur continue et vague autour du nombril, aggravée par la toux, puis localisée dans le bas-ventre droit. Quelle évolution est typique de l’appendicite aiguë ?

Début péri-ombilical, puis migration vers la fosse iliaque droite
Début épigastrique après les repas, puis migration vers la fosse iliaque gauche
Début en fosse iliaque droite, puis migration vers la région péri-ombilicale
Début en fosse iliaque gauche, puis migration vers la région péri-ombilicale

Début péri-ombilical, puis migration vers la fosse iliaque droite

Explication

La douleur appendiculaire débute souvent de façon vague dans la région péri-ombilicale, reste continue et migre vers la fosse iliaque droite; la marche ou la toux peut l’aggraver. Les autres trajectoires inversent la migration ou empruntent une localisation et un contexte qui ne correspondent pas à ce tableau.

59. Chez un patient dont les symptômes évoquent une appendicite sans être concluants, quel élément d’imagerie apporte la valeur prédictive négative la plus proche de 100 % et peut montrer un appendice de diamètre externe supérieur à 6 mm ?

Le signe de Blumberg
Le signe de Rovsing
La TDM
L’échographie

La TDM

Explication

La TDM a une valeur prédictive négative proche de 100 % et peut montrer un appendice de diamètre externe supérieur à 6 mm. Un signe clinique isolé, comme Blumberg ou Rovsing, ne permet pas à lui seul de confirmer ou d’exclure suffisamment le diagnostic; l’échographie n’est pas l’examen visé par cette caractéristique.

60. Quel énoncé décrit correctement la transmission et la période habituelle de contamination par Helicobacter pylori ?

L’être humain est le seul réservoir, la transmission se fait par les selles ou la salive et la contamination survient presque toujours après 18 ans
L’être humain est le seul réservoir, la transmission se fait par les selles ou la salive et la contamination survient presque toujours avant 5 ans
L’être humain est le seul réservoir, la transmission se fait par le sang ou l’air et la contamination survient presque toujours avant 5 ans
Les animaux constituent le seul réservoir, la transmission se fait par les selles ou la salive et la contamination survient presque toujours avant 5 ans

L’être humain est le seul réservoir, la transmission se fait par les selles ou la salive et la contamination survient presque toujours avant 5 ans

Explication

H. pylori a l’être humain pour seul réservoir; la transmission se fait par les selles ou la salive, et la contamination a presque toujours lieu avant l’âge de 5 ans. Les animaux, le sang ou l’air et une contamination adulte contredisent respectivement le réservoir, les voies et la période habituelle.

61. Une personne prend régulièrement des AINS. Quel mécanisme explique l’augmentation de son risque d’ulcère et de saignement digestif ?

La baisse des prostaglandines vasoconstrictrices réduit le flux sanguin de la muqueuse
La hausse des prostaglandines vasodilatatrices réduit le flux sanguin de la muqueuse
La hausse des prostaglandines vasoconstrictrices augmente le flux sanguin de la muqueuse
La baisse des prostaglandines vasodilatatrices réduit le flux sanguin de la muqueuse

La baisse des prostaglandines vasodilatatrices réduit le flux sanguin de la muqueuse

Explication

Les AINS et l’aspirine diminuent la production de prostaglandines vasodilatatrices, ce qui réduit le flux sanguin muqueux; les AINS multiplient par quatre le risque d’ulcère symptomatique ou compliqué d’hémorragie. Les autres réponses inversent l’effet sur les prostaglandines ou leur action vasculaire.

62. Une fibroscopie œso-gastro-duodénale révèle un ulcère gastrique chez une personne. Quelle conduite concernant les biopsies correspond au rôle de cet examen ?

Éviter les biopsies, comme pour un ulcère duodénal
Réaliser des biopsies pour mesurer le risque de perforation
Éviter les biopsies, car la fibroscopie ne diagnostique pas l’ulcère
Réaliser des biopsies pour écarter un cancer gastrique

Réaliser des biopsies pour écarter un cancer gastrique

Explication

La fibroscopie est l’examen clé du diagnostic et permet des biopsies en cas d’ulcère gastrique afin d’éliminer un cancer; elles ne sont pas nécessaires pour un ulcère duodénal. Éviter les biopsies pour un ulcère gastrique inverse cette distinction, et la fibroscopie sert bien à diagnostiquer l’ulcère.

63. Une personne présente une fissure anale très douloureuse. Quelle démarche convient pour établir le diagnostic ?

Réaliser systématiquement une anuscopie sous anesthésie générale
Éviter le toucher rectal et privilégier l’inspection
Remplacer l’inspection par une anuscopie sans anesthésie
Effectuer un toucher rectal pour confirmer la fissure

Éviter le toucher rectal et privilégier l’inspection

Explication

La forte douleur justifie d’éviter le toucher rectal ; le diagnostic repose généralement sur l’inspection, et l’anuscopie sous anesthésie générale n’est pas systématiquement nécessaire. Le toucher rectal malgré la douleur méconnaît cette précaution, l’anuscopie systématique généralise une mesure non requise, et l’exclusion de l’inspection néglige l’examen diagnostique privilégié.

64. Un patient traité pour une infection à H. pylori est allergique à l’amoxicilline. Quel schéma de remplacement est adapté ?

Une quadrithérapie avec IPP, clarithromycine, tétracycline et métronidazole
Le traitement séquentiel avec amoxicilline, puis clarithromycine et métronidazole
Une quadrithérapie avec IPP, bismuth, tétracycline et métronidazole
Le traitement séquentiel avec clarithromycine, puis amoxicilline et métronidazole

Une quadrithérapie avec IPP, bismuth, tétracycline et métronidazole

Explication

En cas d’allergie à l’amoxicilline, un schéma alternatif est indiqué, par exemple la quadrithérapie associant IPP, bismuth, tétracycline et métronidazole. Maintenir l’amoxicilline ignore l’allergie, substituer la clarithromycine au bismuth modifie la composition de la quadrithérapie, et inverser l’ordre du traitement séquentiel ne constitue pas le schéma de remplacement proposé.

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Qu’est-ce qu’une tumeur ?

Une prolifération cellulaire excessive et désordonnée.

Comment le cancer invasif se dissémine-t-il hors de son organe d’origine ?

Par voie hématogène ou lymphatique, avec formation possible de métastases.

Quelles sont les étapes de la cancérogenèse, de l’initiation au stade métastatique ?

Initiation, sélection clonale et multiplication, stade tumoral cancéreux, puis stade métastatique.

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