QCM : Pathologies vestibulaires périphériques (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour orienter l’étiologie de symptômes vertigineux, quels éléments l’anamnèse doit-elle préciser ?

Leur intensité, leur retentissement professionnel, les traitements essayés et les antécédents familiaux
Leur localisation, leur évolution sous traitement, les habitudes alimentaires et les résultats de l’examen neurologique
Leur fréquence, leur association à des douleurs, les habitudes de sommeil et les antécédents chirurgicaux
Leur durée, leur ancienneté, leur rythme, leur moment de survenue, leurs déclencheurs et les bilans déjà réalisés

Leur durée, leur ancienneté, leur rythme, leur moment de survenue, leurs déclencheurs et les bilans déjà réalisés

Explication

La durée et le caractère intermittent ou persistant, l’ancienneté, le moment de survenue, la régularité, les facteurs précédant les symptômes et les bilans antérieurs aident à distinguer les étiologies. Les traitements essayés peuvent être utiles, mais ne remplacent pas les éléments temporels et déclenchants à préciser.

2. Un patient décrit des épisodes de vertige durant plusieurs heures ; quelles étiologies figurent parmi celles compatibles avec cette durée ?

Une hypotension orthostatique, un syndrome de la troisième fenêtre ou un VPPB
Un VPPB, une paroxysmie vestibulaire ou une hypotension orthostatique
Un syndrome de la troisième fenêtre, un VPPB ou une paroxysmie vestibulaire
Une crise de Ménière, une migraine vestibulaire ou un AIT/AVC vertébro-basilaire

Une crise de Ménière, une migraine vestibulaire ou un AIT/AVC vertébro-basilaire

Explication

Des épisodes de plusieurs minutes à plusieurs heures peuvent notamment correspondre à une crise de Ménière, une migraine vestibulaire ou un AIT/AVC vertébro-basilaire. Le VPPB et la paroxysmie vestibulaire sont plutôt associés aux épisodes de quelques secondes à quelques minutes.

3. Quels sont les trois symptômes principaux rencontrés dans les pathologies vestibulaires ?

L’instabilité posturale, la vision double et la faiblesse musculaire
Le vertige rotatoire, la baisse auditive et la douleur de l’oreille
Le vertige rotatoire, l’instabilité posturale et la sensation de tête vide ou de nuage
La sensation de tête vide, les nausées et les céphalées

Le vertige rotatoire, l’instabilité posturale et la sensation de tête vide ou de nuage

Explication

Les trois symptômes principaux sont le vertige rotatoire, l’instabilité posturale et la sensation de tête vide ou de nuage. La baisse auditive peut accompagner certaines atteintes, mais elle ne remplace pas l’un de ces trois symptômes principaux.

4. Une personne ressent surtout des symptômes au réveil lorsqu’elle bouge dans son lit ; quelle affection ce profil évoque-t-il ?

Une atteinte centrale lésionnelle
Une migraine vestibulaire
Un vertige positionnel paroxystique bénin
Une vestibulopathie bilatérale

Un vertige positionnel paroxystique bénin

Explication

Des symptômes matinaux déclenchés par les mouvements dans le lit évoquent un vertige positionnel paroxystique bénin. Une aggravation au cours de la journée oriente plutôt vers une vestibulopathie bilatérale.

5. Que représente le gain du réflexe vestibulo-oculaire (RVO) ?

Le rapport entre la vitesse de l’œil et celle d’une cible, généralement supérieur à 0,7 chez un sujet sain
La différence entre les amplitudes des mouvements de l’œil et de la tête, proche de 1 chez un sujet sain
Le rapport entre la vitesse de la tête et celle de l’œil, proche de 0 chez un sujet sain
Le rapport entre la vitesse du mouvement de l’œil et celle de la tête, proche de 1 chez un sujet sain

Le rapport entre la vitesse du mouvement de l’œil et celle de la tête, proche de 1 chez un sujet sain

Explication

Le gain du RVO compare la vitesse du mouvement oculaire à celle du mouvement de la tête et vaut environ 1 chez un sujet sain. Le rapport entre la vitesse de l’œil et celle d’une cible décrit plutôt le gain des poursuites oculaires.

6. À quelle vitesse le réflexe optocinétique est-il étudié par défilement panoramique en vidéonystagmographie ?

À 20°/s
À 40°/s
À 60°/s
À 30°/s

À 30°/s

Explication

En vidéonystagmographie, le réflexe optocinétique est étudié à l’aide d’un défilement panoramique à 30°/s. La valeur de 40°/s est une vitesse plausible, mais elle ne correspond pas au protocole indiqué.

7. Quel est le rôle du fauteuil rotatoire dans l’exploration vestibulaire ?

Mesurer la réponse de chaque oreille séparément afin de localiser le côté de l’atteinte vestibulaire.
Mesurer la mobilité de l’endolymphe en irriguant le conduit auditif externe à différentes températures.
Évaluer le réflexe vestibulo-oculaire en stimulant les deux canaux semi-circulaires latéraux à des fréquences moyennes.
Évaluer les voies otolithiques en provoquant une contraction des muscles cervicaux par stimulation sonore.

Évaluer le réflexe vestibulo-oculaire en stimulant les deux canaux semi-circulaires latéraux à des fréquences moyennes.

Explication

Le fauteuil rotatoire fournit un stimulus calibré qui permet d’analyser le réflexe vestibulo-oculaire en stimulant les deux canaux latéraux. Contrairement aux épreuves caloriques, il ne renseigne pas sur la latéralité de l’atteinte.

8. Lors de l’évaluation de l’acuité visuelle dynamique, quelle configuration est utilisée ?

La tête et la cible bougent en sens opposés.
La tête bouge tandis que la cible reste fixe.
La tête reste fixe tandis que la cible se déplace.
La tête et la cible bougent dans le même sens.

La tête bouge tandis que la cible reste fixe.

Explication

Cette mesure s’effectue avec la tête en mouvement et une cible fixe, afin d’évaluer la stabilisation du regard pendant les mouvements de tête. La configuration tête fixe et cible mobile correspond à la mesure de l’acuité visuelle statique.

9. Quelle distinction fonctionnelle différencie les cVEMP des oVEMP ?

Les cVEMP évaluent les voies vestibulo-spinales, tandis que les oVEMP évaluent les voies cochléaires.
Les cVEMP évaluent les voies utriculo-oculaires, tandis que les oVEMP évaluent les voies sacculo-coliques.
Les cVEMP évaluent les voies cochléaires, tandis que les oVEMP évaluent les voies vestibulo-spinales.
Les cVEMP évaluent les voies sacculo-coliques, tandis que les oVEMP évaluent les voies utriculo-oculaires.

Les cVEMP évaluent les voies sacculo-coliques, tandis que les oVEMP évaluent les voies utriculo-oculaires.

Explication

Les cVEMP explorent le réflexe sacculo-colique, alors que les oVEMP explorent le réflexe utriculo-oculaire. La distinction inverse entre ces deux voies confond les récepteurs otolithiques examinés par chaque test.

10. Quel effet recherché par la tympanométrie permet d’évaluer la fonction de transmission de l’oreille moyenne ?

Enregistrer les potentiels auditifs évoqués afin d’estimer les latences nerveuses
Mesurer les seuils auditifs selon la fréquence par stimulation sonore aérienne
Comparer les réponses cochléaires à des sons transmis par voie osseuse
Mesurer les variations d’impédance sous différentes pressions appliquées au conduit auditif externe

Mesurer les variations d’impédance sous différentes pressions appliquées au conduit auditif externe

Explication

Les changements de pression modifient l’impédance mesurée par tympanométrie, ce qui renseigne notamment sur l’intégrité et la compliance de l’oreille moyenne. L’audiométrie tonale mesure des seuils auditifs, mais n’évalue pas les variations d’impédance sous pression.

11. Chez un patient présentant un déficit vestibulaire unilatéral aigu, quelle combinaison d’examens peut aider à caractériser une atteinte complète ?

Réaliser un examen sous vidéonystagmoscopie et un test de Fukuda, puis conclure à une atteinte complète dès que le nystagmus spontané est absent.
Évaluer les seuils auditifs par audiométrie, compléter par une tympanométrie et réserver le test calorique aux patients présentant une hypoacousie de transmission.
Rechercher au V-HIT une altération du RVO des trois canaux, compléter par des VEMPs et le test calorique, puis observer le nystagmus et la déviation au Fukuda.
Mesurer au V-HIT le canal postérieur, compléter par des cVEMPs préservés et un test calorique normal, puis rechercher une atteinte isolée du nerf vestibulaire supérieur.

Rechercher au V-HIT une altération du RVO des trois canaux, compléter par des VEMPs et le test calorique, puis observer le nystagmus et la déviation au Fukuda.

Explication

Une atteinte vestibulaire complète peut associer un nystagmus horizonto-rotatoire, une déviation au Fukuda, des VEMPs absents, un RVO altéré dans les trois canaux au V-HIT et une hypovalence calorique franche. La préservation du V-HIT postérieur et des cVEMPs correspond plutôt au profil d’une atteinte du nerf vestibulaire supérieur.

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Qu’est-ce qu’un vertige ?

Une illusion de mouvement due à un conflit entre les informations des capteurs de l’équilibre.

Quel malaise est soulagé par le décubitus ?

Le malaise lié à l’hypotension orthostatique.

Quels sont les trois symptômes principaux des pathologies vestibulaires ?

Le vertige rotatoire, l’instabilité posturale et la sensation de tête vide ou de nuage.

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