QCM : Déformations crâniennes positionnelles (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction morphologique différencie la brachycéphalie de la plagiocéphalie ?

La brachycéphalie est asymétrique et allongée, tandis que la plagiocéphalie est arrondie.
La brachycéphalie est allongée et symétrique, tandis que la plagiocéphalie est courte.
La brachycéphalie est courte et symétrique, tandis que la plagiocéphalie présente une forme oblique.
La brachycéphalie est oblique, tandis que la plagiocéphalie est courte et symétrique.

La brachycéphalie est courte et symétrique, tandis que la plagiocéphalie présente une forme oblique.

Explication

La brachycéphalie se caractérise par un crâne court et symétrique, alors que la plagiocéphalie est oblique. L’option qui inverse ces descriptions confond les deux formes.

2. Quelle position de couchage est recommandée pour prévenir la mort inattendue du nourrisson ?

Le nourrisson dort dans une position inclinée sur le dos.
Le nourrisson est couché à plat sur le dos pendant son sommeil.
Le nourrisson est couché à plat sur le ventre pendant son sommeil.
Le nourrisson est couché sur le côté pendant son sommeil.

Le nourrisson est couché à plat sur le dos pendant son sommeil.

Explication

Le couchage strict à plat sur le dos est recommandé pour prévenir la mort inattendue du nourrisson. Le couchage ventral est au contraire son principal facteur de risque.

3. Que permettent de conclure les données actuelles sur les déformations crâniennes positionnelles et le développement de l’enfant ?

Elles ont un pronostic défavorable lorsqu’elles s’accompagnent de troubles vestibulaires ou oculomoteurs.
Elles provoquent fréquemment des troubles ophtalmologiques, mais pas de difficultés neurodéveloppementales.
Elles sont de bon pronostic, sans lien causal établi avec les retards neurodéveloppementaux ou les troubles sensoriels évoqués.
Elles entraînent généralement un retard neurodéveloppemental, même si leur pronostic crânien reste favorable.

Elles sont de bon pronostic, sans lien causal établi avec les retards neurodéveloppementaux ou les troubles sensoriels évoqués.

Explication

Le pronostic des déformations crâniennes positionnelles est bon, et les données ne permettent pas d’établir un lien causal avec les troubles mentionnés. L’affirmation d’un lien fréquent avec des difficultés neurodéveloppementales va au-delà des données disponibles.

4. Un nourrisson bouge peu spontanément en raison d’une mobilité limitée et d’un environnement contraignant ; quel facteur de risque des déformations crâniennes positionnelles cette situation illustre-t-elle ?

Une maturation précoce des sutures du crâne du nourrisson.
Une croissance trop rapide du squelette crânien du nourrisson.
Une limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson.
Une mobilité excessive de la tête pendant les périodes d’éveil.

Une limitation de la motricité libre et spontanée du nourrisson.

Explication

La limitation de la motricité libre et spontanée, liée à une difficulté propre ou à une contrainte externe, est le principal facteur de risque. Une maturation précoce des sutures renvoie plutôt à une autre problématique crânienne.

5. Quel mécanisme est à l’origine d’une plagiocéphalie posturale ?

Des forces mécaniques externes agissent sur un crâne malléable en croissance, avant ou après la naissance.
Une augmentation de la pression intracrânienne déforme le crâne après la naissance.
Une fusion précoce des sutures crâniennes bloque l’expansion du crâne en croissance.
Une perturbation primitive de la croissance du squelette crânien modifie la forme du crâne.

Des forces mécaniques externes agissent sur un crâne malléable en croissance, avant ou après la naissance.

Explication

La plagiocéphalie posturale résulte de forces mécaniques externes exercées sur le crâne malléable en croissance, en période prénatale ou postnatale. La perturbation primitive de la croissance du squelette crânien caractérise plutôt la crâniosténose.

6. Quels sont les deux diagnostics différentiels à envisager devant une plagiocéphalie posturale ?

La crâniosténose et le torticolis congénital.
La subluxation cervicale et l’oligoamnios.
La malformation du bassin maternel et l’accouchement dystocique.
La brachycéphalie et le retard de croissance intra-utérin.

La crâniosténose et le torticolis congénital.

Explication

Les deux diagnostics différentiels de la plagiocéphalie posturale sont la crâniosténose et le torticolis congénital. Les facteurs prénataux comme l’oligoamnios peuvent être recherchés dans l’anamnèse, mais ne constituent pas ces deux diagnostics différentiels.

7. Quelle définition correspond à la crâniosténose ?

Une asymétrie crânienne liée à une limitation de la mobilité spontanée du nourrisson.
Une déformation causée par un torticolis congénital agissant sur la position de la tête.
Une déformation du squelette crânien liée à une perturbation primitive de sa croissance.
Une déformation due à des forces externes exercées sur le crâne malléable en croissance.

Une déformation du squelette crânien liée à une perturbation primitive de sa croissance.

Explication

La crâniosténose est une déformation du squelette crânien résultant de perturbations primitives de sa croissance. Les forces mécaniques externes décrivent plutôt le mécanisme de la plagiocéphalie posturale.

8. À la palpation, quel ensemble de signes évoque une suture atteinte de crâniosténose ?

Elle est souple, peu visible et mobile, avec une croissance accrue perpendiculairement à la suture.
Elle est dure, saillante et fixe, avec une croissance réduite perpendiculairement et accrue parallèlement à la suture.
Elle est dure, plane et mobile, avec une croissance réduite dans les deux directions autour de la suture.
Elle est souple, saillante et fixe, avec une croissance réduite parallèlement et accrue perpendiculairement à la suture.

Elle est dure, saillante et fixe, avec une croissance réduite perpendiculairement et accrue parallèlement à la suture.

Explication

Une suture atteinte est dure, saillante et fixe ; la croissance diminue perpendiculairement à celle-ci et augmente parallèlement. Une suture souple et mobile ne correspond pas à ces signes palpatoires.

9. Lors de l’inspection d’une plagiocéphalie posturale, quel ensemble de signes peut être recherché ?

Un aplatissement occipito-pariétal unilatéral, une oreille parfois avancée du même côté et, selon la sévérité, une proéminence faciale homolatérale.
Un aplatissement frontal bilatéral, une oreille à hauteur différente et une déviation mandibulaire homolatérale.
Une proéminence occipito-pariétale unilatérale, une oreille parfois avancée du côté opposé et une déviation mandibulaire homolatérale.
Un aplatissement occipito-pariétal bilatéral, une oreille reculée du même côté et, selon la sévérité, une proéminence faciale controlatérale.

Un aplatissement occipito-pariétal unilatéral, une oreille parfois avancée du même côté et, selon la sévérité, une proéminence faciale homolatérale.

Explication

L’inspection recherche notamment un aplatissement occipito-pariétal unilatéral et une oreille parfois antérieure du même côté ; une proéminence faciale homolatérale peut apparaître selon la sévérité. L’aplatissement bilatéral et l’oreille reculée ne correspondent pas à ce tableau.

10. Un nourrisson présente une suspicion de crâniosynostose ou ne progresse pas malgré les traitements ostéopathiques ; quelle conduite est indiquée ?

Adresser l’enfant à une consultation ophtalmologique sans envisager d’imagerie crânienne.
Poursuivre les traitements ostéopathiques sans demander d’examen ni modifier le suivi.
Le réorienter vers un centre radiologique pédiatrique pour envisager une radiographie ou un scanner.
Recommander une surveillance à domicile jusqu’à l’apparition d’une déformation plus marquée.

Le réorienter vers un centre radiologique pédiatrique pour envisager une radiographie ou un scanner.

Explication

La suspicion de crâniosynostose et l’absence d’évolution malgré les traitements sont des signes d’alerte justifiant une réorientation en centre radiologique pédiatrique pour une imagerie. La poursuite du même traitement sans réorientation ne répond pas à ces signes d’alerte.

11. Dans la prise en charge d’une plagiocéphalie, quelles mesures permettent d’agir sur les facteurs extérieurs tout en respectant la prévention de la mort inattendue du nourrisson ?

Modifier le couchage et les positions diurnes en privilégiant le maintien prolongé de la tête dans une position fixe.
Adapter le portage, le couchage, les positions diurnes et la motricité libre aux recommandations de prévention.
Travailler les sutures crâniennes et les tensions cervicales sans modifier les habitudes de portage ou de motricité.
Réduire les périodes de motricité libre et concentrer les changements de position sur les temps de sommeil.

Adapter le portage, le couchage, les positions diurnes et la motricité libre aux recommandations de prévention.

Explication

La prise en charge des facteurs extérieurs comprend le portage, le couchage, les positions diurnes et la motricité libre, dans le respect des recommandations de prévention. Maintenir la tête dans une position fixe ne correspond pas à cette approche, qui vise notamment à varier les positions.

12. Un nourrisson de 8 mois est pris en charge pour une plagiocéphalie : quel intérêt de la prise en charge reste mis en avant à cet âge ?

Agir sur le schéma postural, un intérêt étant décrit jusqu’à l’âge de 2 ans.
Agir principalement sur la forme crânienne, objectif indiqué au plus tard à 4 mois.
Corriger les facteurs extérieurs, une intervention étant pertinente uniquement avant 4 mois.
Agir sur le schéma postural, un intérêt étant décrit uniquement après l’âge de 2 ans.

Agir sur le schéma postural, un intérêt étant décrit jusqu’à l’âge de 2 ans.

Explication

La prise en charge est présentée comme plus précoce possible pour agir sur la forme, au plus tard à 4 mois, mais elle conserve un intérêt pour le schéma postural jusqu’à 2 ans. L’objectif d’agir sur la forme est donc celui associé à l’intervention précoce, et non l’intérêt principal mentionné à 8 mois.

13. Quelle caractéristique distingue principalement la brachycéphalie de la plagiocéphalie ?

La brachycéphalie est une déformation symétrique et longue, tandis que la plagiocéphalie est courte.
La brachycéphalie correspond à une asymétrie sans raccourcissement, tandis que la plagiocéphalie est symétrique.
La brachycéphalie est une déformation symétrique et courte, tandis que la plagiocéphalie est oblique.
La brachycéphalie est une déformation oblique et unilatérale, tandis que la plagiocéphalie est symétrique.

La brachycéphalie est une déformation symétrique et courte, tandis que la plagiocéphalie est oblique.

Explication

La brachycéphalie est définie comme une déformation positionnelle symétrique et courte, alors que la plagiocéphalie est oblique. L’option qui attribue une déformation oblique à la brachycéphalie inverse précisément cette distinction.

14. Lorsqu’on observe une brachycéphalie par-dessus, quel ensemble de caractéristiques peut-on retrouver ?

Un aplatissement postérieur symétrique, souvent une avancée frontale et un volume crânien conservé.
Un aplatissement postérieur unilatéral, souvent une avancée frontale et un volume crânien conservé.
Un aplatissement postérieur unilatéral, souvent un recul frontal et une augmentation du volume crânien.
Un aplatissement postérieur symétrique, souvent un recul frontal et une diminution du volume crânien.

Un aplatissement postérieur symétrique, souvent une avancée frontale et un volume crânien conservé.

Explication

La brachycéphalie présente un aplatissement symétrique de l’arrière de la tête, souvent associé à une avancée frontale, avec un volume crânien conservé. Un aplatissement unilatéral décrit plutôt la distinction associée à la plagiocéphalie.

15. Dans le traitement décrit de la brachycéphalie, quelle approche associe le travail des chaînes, du crâne et des facteurs quotidiens ?

Équilibrer les chaînes antérieure et postérieure, travailler la posture et les membres, et agir sur le couchage sans mobiliser le crâne.
Équilibrer les chaînes antérieure linguale et postérieure, travailler la posture et le crâne, et agir sur le portage, la motricité libre, le couchage et la mobilisation.
Équilibrer les chaînes latérales, travailler les sutures isolément, et agir sur le sommeil, l’alimentation et les exercices de renforcement.
Équilibrer les chaînes antérieure linguale et postérieure, travailler le crâne sans la posture, et limiter les changements de portage et de mobilisation.

Équilibrer les chaînes antérieure linguale et postérieure, travailler la posture et le crâne, et agir sur le portage, la motricité libre, le couchage et la mobilisation.

Explication

Le traitement associe l’équilibre des chaînes antérieure linguale et postérieure, le travail de la posture et du crâne, ainsi que l’adaptation de facteurs comme le portage, la motricité libre, le couchage et la mobilisation. Une approche qui écarte le travail postural ou réduit les changements de portage ne reprend pas cette association.

16. Après l’âge de 2 ans, comment évoluent généralement les déformations morphologiques liées à la plagiocéphalie ?

Elles se corrigent rapidement après cet âge.
Elles évoluent peu après cet âge.
Elles changent de côté après cet âge.
Elles s’accentuent nettement après cet âge.

Elles évoluent peu après cet âge.

Explication

La description de l’évolution indique que les déformations morphologiques liées à la plagiocéphalie évoluent peu après 2 ans. Une accentuation nette après cet âge n’est pas le constat rapporté.

17. Quel lien est décrit entre la non-intégration des réflexes RTAC et Galant, la posture et certains risques associés à la plagiocéphalie ?

Elle est associée à une préférence posturale unilatérale et à des risques de scoliose.
Elle est associée à une préférence posturale unilatérale et à des risques de brachycéphalie.
Elle est associée à une préférence posturale bilatérale et à des risques de troubles occlusaux.
Elle est associée à une préférence posturale bilatérale et à des risques de raideur rachidienne.

Elle est associée à une préférence posturale unilatérale et à des risques de scoliose.

Explication

La non-intégration des réflexes RTAC et Galant est associée à une préférence posturale unilatérale et à des risques de scoliose. La raideur rachidienne est associée à un autre réflexe, celui de Perez, dans la description de la brachycéphalie.

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Quelles formes distinguent la brachycéphalie et la plagiocéphalie ?

La brachycéphalie est courte et symétrique, tandis que la plagiocéphalie est oblique.

Quelle recommandation de couchage la HAS préconise-t-elle en février 2020 pour prévenir la mort inattendue du nourrisson ?

Le couchage strict à plat sur le dos pendant le sommeil.

Quel est le pronostic des déformations crâniennes positionnelles selon la HAS, février 2020 ?

Il est bon.

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