QCM : Pharmacocinétique et pharmacodynamie — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que décrit principalement la pharmacocinétique ?

Le devenir du médicament dans l’organisme, de l’administration à l’élimination
La composition du médicament et le choix de sa forme galénique
Les mécanismes d’action du médicament et ses effets sur l’organisme
La réponse clinique du patient indépendamment du devenir du médicament

Le devenir du médicament dans l’organisme, de l’administration à l’élimination

Explication

La pharmacocinétique suit le médicament depuis son administration jusqu’à son élimination dans l’organisme. La pharmacodynamie, au contraire, porte sur les mécanismes d’action et les effets du médicament.

2. Quelle question relève de la pharmacodynamie plutôt que de la pharmacocinétique ?

Comment le médicament se distribue-t-il dans les différents tissus ?
Quelle fraction du médicament atteint la circulation générale ?
Quels mécanismes d’action et quels effets le médicament produit-il ?
Comment le médicament est-il absorbé puis éliminé ?

Quels mécanismes d’action et quels effets le médicament produit-il ?

Explication

La pharmacodynamie étudie les mécanismes d’action et les effets des médicaments sur l’organisme. L’absorption, la distribution et l’élimination décrivent plutôt le devenir du médicament, étudié en pharmacocinétique.

3. Dans la relation dose-effet, quelle association entre relation et discipline est correcte ?

Les deux relations relèvent de la pharmacodynamie, car elles concernent la réponse de l’organisme.
La relation dose-concentration relève de la pharmacocinétique, puis la relation concentration-effet de la pharmacodynamie.
La relation dose-concentration relève de la pharmacodynamie, puis la relation concentration-effet de la pharmacocinétique.
Les deux relations relèvent de la pharmacocinétique, car elles décrivent la dose administrée.

La relation dose-concentration relève de la pharmacocinétique, puis la relation concentration-effet de la pharmacodynamie.

Explication

La pharmacocinétique étudie le lien entre la dose administrée et la concentration obtenue, tandis que la pharmacodynamie étudie le lien entre cette concentration et l’effet. Les deux disciplines interviennent donc successivement dans la relation dose-effet.

4. Quelle succession correspond aux quatre phases majeures de la pharmacocinétique ?

Administration, action, excrétion et réponse clinique
Absorption, distribution, métabolisation et élimination
Dissolution, ionisation, distribution et fixation
Désintégration, absorption, liaison et transformation

Absorption, distribution, métabolisation et élimination

Explication

Les quatre phases majeures sont l’absorption, la distribution, la métabolisation et l’élimination. La désintégration et la dissolution appartiennent notamment à la phase pharmaceutique, avant l’absorption.

5. Lors de la phase pharmaceutique d’un comprimé, quel enchaînement rend le principe actif disponible pour l’absorption ?

Le médicament traverse la membrane cellulaire, puis il se fixe aux protéines plasmatiques.
La forme solide se désintègre, puis les particules se dissolvent dans un milieu aqueux.
Le principe actif est distribué dans les tissus, puis il est éliminé par les reins.
Les particules se dissolvent, puis la forme solide se reconstitue dans un milieu aqueux.

La forme solide se désintègre, puis les particules se dissolvent dans un milieu aqueux.

Explication

La phase pharmaceutique comprend notamment la désintégration de la forme solide en particules, suivie de leur dissolution sous forme moléculaire dans un milieu aqueux. La distribution et l’élimination surviennent lors de phases pharmacocinétiques ultérieures.

6. Un médicament appliqué sur la peau atteint ensuite le sang : quel processus décrit ce transfert ?

La distribution, c’est-à-dire le passage du sang vers les organes et les tissus
L’absorption, c’est-à-dire le passage du lieu d’administration vers la circulation générale
La métabolisation, c’est-à-dire la transformation du principe actif dans l’organisme
L’élimination, c’est-à-dire la sortie du médicament hors de l’organisme

L’absorption, c’est-à-dire le passage du lieu d’administration vers la circulation générale

Explication

L’absorption correspond au transfert du médicament depuis son lieu d’administration vers la circulation générale. La distribution désigne ensuite le passage du médicament sanguin vers les organes et les tissus.

7. Que mesure la biodisponibilité d’un médicament administré à un patient ?

La fraction atteignant la circulation générale et la vitesse à laquelle elle l’atteint
La quantité totale donnée au patient, sans tenir compte de son passage dans le sang
La proportion transformée par le foie avant son élimination hors de l’organisme
La concentration présente dans les tissus après sa distribution dans l’organisme

La fraction atteignant la circulation générale et la vitesse à laquelle elle l’atteint

Explication

La biodisponibilité combine la fraction du médicament qui atteint la circulation générale et la vitesse de cette arrivée. La quantité donnée au patient correspond à la dose administrée, qui ne renseigne pas à elle seule sur la fraction effectivement disponible.

8. Quelle est la biodisponibilité d’un médicament administré directement par voie intraveineuse ?

Elle dépend principalement de la surface d’échange intestinale du patient.
Elle est inférieure à 100 %, car le médicament doit d’abord être absorbé par l’intestin.
Elle est de 100 %, car le médicament est introduit directement dans la circulation générale.
Elle varie selon la fraction détruite par le foie avant l’arrivée dans le sang.

Elle est de 100 %, car le médicament est introduit directement dans la circulation générale.

Explication

Par voie intraveineuse, le médicament est directement introduit dans la circulation générale, ce qui donne une biodisponibilité de 100 %. Les facteurs intestinaux et le premier passage hépatique concernent surtout les administrations qui précèdent l’arrivée dans le sang.

9. Pourquoi l’intestin grêle est-il le lieu privilégié de l’absorption après une administration orale ?

Grâce à son faible apport sanguin, qui ralentit le passage du médicament vers les tissus
Grâce à une destruction complète du principe actif avant son entrée dans la circulation générale
Grâce à sa fonction principale de stockage, qui concentre le médicament avant son absorption
Grâce à sa grande surface d’échange, sa forte vascularisation et son contact prolongé avec le médicament

Grâce à sa grande surface d’échange, sa forte vascularisation et son contact prolongé avec le médicament

Explication

L’intestin grêle favorise l’absorption par sa très grande surface d’échange, son importante vascularisation et son temps de contact prolongé. Une vascularisation réduite ou une destruction complète du principe actif diminueraient au contraire la quantité absorbée.

10. Quel processus correspond au transfert d’un principe actif transporté par le sang vers les organes et les tissus ?

L’absorption depuis le lieu d’administration
L’élimination hors de l’organisme
La distribution vers les organes et les tissus
La métabolisation en composés actifs ou inactifs

La distribution vers les organes et les tissus

Explication

La distribution désigne le déplacement du principe actif véhiculé par le sang vers les différents organes et tissus. L’absorption décrit plutôt le passage du lieu d’administration vers le sang.

11. Quelle affirmation distingue correctement les deux formes plasmatiques d’un principe actif ?

La forme libre n’est pas fixée aux protéines plasmatiques, contrairement à la forme liée.
La forme libre est fixée aux protéines plasmatiques, contrairement à la forme liée.
La forme liée circule hors du plasma, contrairement à la forme libre.
Les deux formes sont fixées aux protéines plasmatiques avec la même intensité.

La forme libre n’est pas fixée aux protéines plasmatiques, contrairement à la forme liée.

Explication

Un principe actif libre circule sans être lié aux protéines plasmatiques, tandis que la forme liée y est fixée. Confondre ces deux formes inverse leur caractéristique essentielle.

12. Une quantité totale absorbée de 600 mg600\ \mathrm{mg} produit une concentration plasmatique de 3 mg/L3\ \mathrm{mg/L}. Quel est le volume de distribution selon Vd=QPV_d=\frac{Q}{P} ?

0,005 L0,005\ \mathrm{L}
180 L180\ \mathrm{L}
603 L603\ \mathrm{L}
200 L200\ \mathrm{L}

$$200\ \mathrm{L}$$

Explication

Le calcul donne Vd=6003=200 LV_d=\frac{600}{3}=200\ \mathrm{L}. La concentration doit diviser la quantité absorbée, et non être multipliée par celle-ci.

13. Que désigne la métabolisation d’un médicament ?

Une fixation réversible du médicament aux protéines plasmatiques
Un transfert du médicament du sang vers les organes et les tissus
Un ensemble de réactions enzymatiques qui transforme le médicament en métabolites
Un ensemble de mécanismes qui évacue le médicament ou ses métabolites

Un ensemble de réactions enzymatiques qui transforme le médicament en métabolites

Explication

La métabolisation regroupe des réactions enzymatiques qui transforment les médicaments en un ou plusieurs métabolites, principalement dans le foie. L’évacuation hors de l’organisme relève de l’élimination.

14. Quelle association caractérise correctement les phases I et II de la métabolisation ?

La phase I fonctionnalise la molécule et la phase II la conjugue à un composé endogène hydrosoluble.
La phase I élimine la molécule et la phase II la distribue dans les tissus.
La phase I lie la molécule aux protéines et la phase II la filtre au niveau rénal.
La phase I conjugue la molécule et la phase II introduit un groupement fonctionnel.

La phase I fonctionnalise la molécule et la phase II la conjugue à un composé endogène hydrosoluble.

Explication

Les réactions de phase I sont des réactions de fonctionnalisation, tandis que celles de phase II correspondent à une conjugaison avec un composé endogène hydrosoluble. La conjugaison n’est donc pas la caractéristique de la phase I.

15. Pourquoi la métabolisation facilite-t-elle généralement l’élimination d’une molécule lipophile ?

Elle la rend plus hydrosoluble, ce qui favorise son élimination urinaire ou biliaire.
Elle la fixe davantage aux protéines, ce qui augmente son accumulation plasmatique.
Elle diminue sa transformation enzymatique, ce qui prolonge sa présence dans l’organisme.
Elle la rend plus lipophile, ce qui accélère son passage dans les membranes rénales.

Elle la rend plus hydrosoluble, ce qui favorise son élimination urinaire ou biliaire.

Explication

La métabolisation transforme généralement les molécules lipophiles en molécules plus hydrosolubles, mieux éliminées par l’urine ou la bile. Une lipophilie accrue favoriserait plutôt la persistance dans les tissus.

16. Un inducteur des cytochromes P450 est ajouté au traitement d’un médicament A. Quelle conséquence est la plus probable ?

La distribution tissulaire augmente, sans modification notable de la métabolisation de A.
La synthèse enzymatique diminue, ralentissant l’élimination de A et favorisant un surdosage.
La synthèse enzymatique augmente, accélérant l’élimination de A et favorisant un sous-dosage.
La clairance rénale diminue, entraînant une accumulation de métabolites hydrosolubles.

La synthèse enzymatique augmente, accélérant l’élimination de A et favorisant un sous-dosage.

Explication

L’induction des cytochromes P450 augmente la synthèse de ces enzymes et accélère la métabolisation ainsi que l’élimination du médicament A. Cette accélération peut réduire son exposition et provoquer un sous-dosage ou une inefficacité.

17. Quel énoncé définit l’élimination d’un médicament ?

Le transfert du médicament circulant vers les organes et les tissus
L’ensemble des processus qui évacuent le médicament de l’organisme après son administration
Le passage du médicament du lieu d’administration vers la circulation sanguine
L’ensemble des réactions qui transforme le médicament en métabolites dans le foie

L’ensemble des processus qui évacuent le médicament de l’organisme après son administration

Explication

L’élimination regroupe les processus par lesquels un médicament est évacué de l’organisme après son administration. La transformation en métabolites correspond à la métabolisation, et non à la définition complète de l’élimination.

18. Quelles sont les deux principales voies d’élimination d’un médicament ?

Les voies rénale et hépatique
Les voies digestive et cutanée
Les voies pulmonaire et sudorale
Les voies salivaire et lacrymale

Les voies rénale et hépatique

Explication

Les voies rénale et hépatique sont les principales voies d’élimination. Les voies pulmonaire, sudorale, salivaire et lacrymale sont considérées comme secondaires.

19. Que mesure la clairance pharmacologique ?

Le temps nécessaire pour réduire de moitié la concentration plasmatique
La concentration de médicament fixée aux protéines plasmatiques
Le volume sanguin ou plasmatique épuré du médicament par unité de temps
La quantité totale de médicament absorbée depuis le lieu d’administration

Le volume sanguin ou plasmatique épuré du médicament par unité de temps

Explication

La clairance correspond au volume sanguin ou plasmatique totalement épuré d’un médicament par unité de temps, souvent exprimé en millilitres par minute. Le temps de réduction de moitié de la concentration définit plutôt la demi-vie.

20. Après l’administration d’un médicament, que représente sa demi-vie t1/2t_{1/2} ?

Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique diminue de moitié
Le temps nécessaire pour que toute la dose atteigne les tissus
Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique devienne nulle
Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique double

Le temps nécessaire pour que sa concentration plasmatique diminue de moitié

Explication

La demi-vie est le temps au bout duquel la concentration plasmatique du médicament a diminué de moitié. Elle ne correspond ni à une disparition complète ni à un doublement de la concentration.

21. Quelle distinction caractérise une action pharmacodynamique spécifique par rapport à une action non spécifique ?

Elle repose sur la neutralisation chimique d’une substance présente dans l’organisme.
Elle dépend des propriétés physiques du médicament dans le milieu biologique.
Elle correspond à une modification générale de la solubilité du médicament.
Elle résulte de l’interaction du médicament avec une macromolécule protéique cible.

Elle résulte de l’interaction du médicament avec une macromolécule protéique cible.

Explication

Une action spécifique apparaît lorsque le médicament interagit avec une macromolécule protéique cible, tandis qu’une action non spécifique découle de propriétés physiques ou chimiques. La dépendance aux propriétés physiques décrit donc l’action non spécifique, et non l’action spécifique.

22. Lequel de ces éléments fait partie des principales cibles pharmacologiques des médicaments ?

Les réserves énergétiques alimentaires
Les fibres musculaires conjonctives
Les phénomènes de transport membranaire
Les pigments produits par la peau

Les phénomènes de transport membranaire

Explication

Les phénomènes de transport, comme les récepteurs membranaires, les enzymes et les synthèses de macromolécules, constituent des cibles pharmacologiques majeures. Les autres éléments proposés ne figurent pas parmi les principales catégories de cibles indiquées.

23. Qu’est-ce qui caractérise un récepteur pharmacologique ?

C’est une zone cellulaire qui retient un médicament sans produire de réponse biologique.
C’est une substance lipidique qui inactive toute molécule présente dans l’organisme.
C’est une structure protéique dont la liaison avec une molécule déclenche une réponse pharmacologique.
C’est une enzyme qui transforme chaque ligand avant sa fixation sur une cellule.

C’est une structure protéique dont la liaison avec une molécule déclenche une réponse pharmacologique.

Explication

Un récepteur est une structure moléculaire d’origine protéique dont la liaison avec une molécule endogène ou exogène déclenche une réponse pharmacologique. Une fixation non spécifique peut retenir une molécule sans entraîner cette réponse, ce qui distingue cette situation d’une interaction récepteur-ligand.

24. Comment définit-on un ligand dans le contexte des récepteurs pharmacologiques ?

Une protéine capable de dégrader un médicament dans le sang
Une molécule capable de se fixer sur un récepteur
Un récepteur qui déclenche une réponse après activation
Une substance qui empêche toute communication entre les cellules

Une molécule capable de se fixer sur un récepteur

Explication

Un ligand est toute molécule capable de se fixer sur un récepteur. Une protéine de dégradation, une substance bloquante ou le récepteur lui-même ne correspondent pas à cette définition.

25. Quelle différence distingue l’affinité de la sélectivité d’un ligand ?

L’affinité concerne l’intensité de la réponse, tandis que la sélectivité concerne la durée d’action.
L’affinité concerne la toxicité, tandis que la sélectivité concerne la solubilité du médicament.
L’affinité concerne la liaison au récepteur, tandis que la sélectivité concerne le choix entre des sous-types.
L’affinité concerne la dose administrée, tandis que la sélectivité concerne la vitesse d’élimination.

L’affinité concerne la liaison au récepteur, tandis que la sélectivité concerne le choix entre des sous-types.

Explication

L’affinité désigne la capacité d’un ligand à se lier à son récepteur, alors que la sélectivité désigne sa capacité à interagir avec un sous-type particulier d’une famille de récepteurs. L’intensité de la réponse relève plutôt de l’activité pharmacologique, et non de la définition de l’affinité.

26. Quelle propriété définit un agoniste pharmacologique ?

Il réduit la réponse biologique en changeant la structure d’un récepteur voisin.
Il stimule un récepteur et déclenche une réponse comparable à celle du ligand endogène.
Il se fixe à un récepteur sans effet et empêche la liaison du ligand endogène.
Il modifie la disponibilité du ligand endogène sans se fixer spécifiquement au récepteur.

Il stimule un récepteur et déclenche une réponse comparable à celle du ligand endogène.

Explication

Un agoniste stimule le récepteur et produit une réponse biologique reproduisant celle du ligand endogène. La fixation sans effet correspond à un antagoniste, tandis que la modification de la disponibilité du ligand décrit un mécanisme d’agonisme indirect.

27. Un médicament augmente la quantité de ligand endogène disponible sans agir spécifiquement sur son récepteur : comment qualifier son mécanisme ?

Il exerce un agonisme direct.
Il exerce un antagonisme non compétitif.
Il exerce un agonisme indirect.
Il exerce un antagonisme compétitif.

Il exerce un agonisme indirect.

Explication

Un agoniste indirect augmente la quantité de ligand endogène ou facilite sa fixation sans agir spécifiquement sur le récepteur lui-même. Un agoniste direct, au contraire, stimule directement le récepteur en s’y fixant.

28. Quel effet caractérise un antagoniste au niveau d’un récepteur ?

Il active un autre récepteur afin de produire une réponse opposée.
Il augmente la concentration du ligand endogène et facilite son action.
Il s’y fixe en reproduisant la réponse biologique du ligand endogène.
Il s’y fixe sans effet propre et empêche la fixation du ligand endogène.

Il s’y fixe sans effet propre et empêche la fixation du ligand endogène.

Explication

Un antagoniste se fixe au récepteur sans exercer d’effet et empêche ainsi la fixation du ligand endogène. La reproduction de la réponse correspond à l’action d’un agoniste, tandis que l’augmentation du ligand décrit un mécanisme indirect.

29. Comment un antagoniste compétitif se distingue-t-il d’un antagoniste non compétitif ?

Il se fixe à une enzyme, alors que l’autre se lie à une macromolécule extracellulaire.
Il active le récepteur, alors que l’autre bloque un transporteur membranaire voisin.
Il modifie la structure du récepteur, alors que l’autre augmente la quantité de ligand endogène.
Il occupe le même site que le ligand endogène, alors que l’autre se fixe sur un site différent.

Il occupe le même site que le ligand endogène, alors que l’autre se fixe sur un site différent.

Explication

L’antagoniste compétitif partage le site de fixation du ligand endogène, tandis que l’antagoniste non compétitif se fixe sur un autre site et modifie la structure du récepteur. L’augmentation de la quantité de ligand relève plutôt d’un mécanisme d’agonisme indirect.

30. Quelle classification regroupe les grandes familles de récepteurs pharmacologiques ?

Récepteurs couplés aux lipides, aux glucides, aux vitamines et aux hormones
Récepteurs couplés aux protéines G, aux canaux ioniques, aux enzymes et récepteurs intracellulaires
Récepteurs membranaires, nucléaires, mitochondriaux et lysosomaux
Récepteurs synaptiques, musculaires, vasculaires et immunitaires

Récepteurs couplés aux protéines G, aux canaux ioniques, aux enzymes et récepteurs intracellulaires

Explication

Les grandes familles comprennent les récepteurs couplés aux protéines G, aux canaux ioniques, aux enzymes et les récepteurs intracellulaires. Les autres propositions mélangent des localisations ou des fonctions avec une classification pharmacologique des récepteurs.

31. Lorsqu’un récepteur couplé aux protéines G est activé, quelle succession décrit le mieux la transmission du signal ?

Le récepteur transforme directement le substrat en produit, puis la protéine G est consommée pendant la réponse
Les seconds messagers activent d’abord la protéine G, qui détruit ensuite le récepteur membranaire
La protéine G agit sur une enzyme ou un canal, puis les seconds messagers ou les ions déclenchent la réponse cellulaire
Le canal ionique produit la protéine G, puis l’hydrolyse déclenche la réponse cellulaire initiale

La protéine G agit sur une enzyme ou un canal, puis les seconds messagers ou les ions déclenchent la réponse cellulaire

Explication

L’activation modifie la protéine G, qui agit sur une enzyme ou un canal ionique; les seconds messagers ou les mouvements ioniques produisent ensuite la réponse cellulaire. La protéine G transmet et amplifie le signal, mais ce sont les seconds messagers ou les ions qui déclenchent directement la réponse.

32. Quelle propriété caractérise une enzyme dans une réaction biologique ?

Elle fournit l’énergie d’activation et disparaît après la transformation du substrat
Elle ralentit la réaction afin de préserver le substrat pendant la transformation
Elle accélère la transformation d’un substrat en produit sans être consommée
Elle transforme un produit en substrat en augmentant l’énergie d’activation

Elle accélère la transformation d’un substrat en produit sans être consommée

Explication

Une enzyme est un biocatalyseur protéique qui diminue l’énergie d’activation et accélère la réaction sans être consommé. Le substrat, et non l’enzyme, est transformé en produit au cours de la réaction.

33. Quel effet pharmacologique résulte de l’inhibition irréversible de la H+/K+ ATPase par un inhibiteur de la pompe à protons ?

Une stimulation de la sécrétion d’acide par les cellules gastriques
Une inhibition de la synthèse du peptidoglycane bactérien
Une augmentation de la conversion de l’angiotensine I en angiotensine II
Une diminution de la sécrétion d’acide gastrique

Une diminution de la sécrétion d’acide gastrique

Explication

Les inhibiteurs de la pompe à protons bloquent irréversiblement la H+/K+ ATPase, ce qui réduit la sécrétion d’acide gastrique. L’inhibition de l’angiotensine concerne les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, tandis que le peptidoglycane est une cible des bêta-lactamines.

34. Quelle valeur caractérise approximativement l’absorption digestive de la digoxine administrée par voie orale ?

Environ 95 à 100 %
Environ 70 à 80 %
Environ 10 à 20 %
Environ 40 à 50 %

Environ 70 à 80 %

Explication

L’absorption digestive de la digoxine orale est de l’ordre de 70 à 80 %, ce qui indique une absorption partielle. Une biodisponibilité de 100 % correspond à la voie intraveineuse, et non à l’administration orale.

35. Chez un patient recevant de la digoxine, comment comparer le début d’activité selon la voie d’administration ?

Il survient après 36 heures par voie veineuse et après 6 jours par voie orale
Il survient après 6 jours par voie veineuse et après 36 heures par voie orale
Il survient en 10 à 30 minutes par voie veineuse et en 1 à 2 heures par voie orale
Il survient en 1 à 2 heures par voie veineuse et en 10 à 30 minutes par voie orale

Il survient en 10 à 30 minutes par voie veineuse et en 1 à 2 heures par voie orale

Explication

La voie veineuse procure un début d’activité en 10 à 30 minutes, tandis que la voie orale le situe à 1 à 2 heures. Les durées de 36 heures et de 6 jours décrivent respectivement la demi-vie et l’atteinte de l’équilibre, pas le début d’activité.

36. Quelle relation est la plus pertinente pour interpréter l’élimination de la digoxine ?

Elle est principalement biliaire sous forme transformée et suit la concentration des protéines plasmatiques
Elle est principalement digestive sous forme transformée et suit l’absorption des lipides
Elle est principalement pulmonaire sous forme non transformée et suit la ventilation alvéolaire
Elle est principalement rénale sous forme non transformée et suit étroitement la clairance de la créatinine

Elle est principalement rénale sous forme non transformée et suit étroitement la clairance de la créatinine

Explication

La digoxine est éliminée essentiellement par les reins sous forme non transformée, et sa clairance rénale est étroitement corrélée à la clairance de la créatinine. La concentration des protéines plasmatiques ne constitue pas le principal déterminant de son élimination.

37. À quel moment faut-il contrôler la digoxinémie pour évaluer l’équilibre plasmatique après l’instauration du traitement ?

Dans les premières heures, avant que la demi-vie de 36 heures ne commence
Après environ deux heures, dès que l’absorption orale est terminée
Après plusieurs semaines, lorsque l’élimination rénale devient indépendante du traitement
À partir du sixième jour, après plusieurs demi-vies d’environ 36 heures

À partir du sixième jour, après plusieurs demi-vies d’environ 36 heures

Explication

La demi-vie plasmatique de la digoxine est d’environ 36 heures et l’équilibre est atteint à partir du sixième jour; le dosage doit donc attendre ce délai. Un contrôle précoce peut ne pas refléter la concentration à l’équilibre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Pharmacocinétique et pharmacodynamie.

Qu'est-ce que la pharmacocinétique étudie ?

Le devenir d'un médicament dans l'organisme depuis son administration jusqu'à son élimination.

Qu'étudie la pharmacodynamie ?

Les mécanismes d'action et les effets des médicaments sur l'organisme.

Quelle relation dose-effet étudie la pharmacocinétique ?

La relation dose-concentration.

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