QCM : Phobies et agoraphobie en TCC — 53 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ouvrage de référence publié par l’Association américaine de psychiatrie décrit et classe les troubles mentaux ?

Le DSM-5
La CIM-11
La Classification internationale des maladies infectieuses
Le Manuel de psychopathologie clinique

Le DSM-5

Explication

Le DSM-5 est publié par l’Association américaine de psychiatrie et sert à décrire et classer les troubles mentaux. La CIM-11 correspond plutôt à une classification internationale des maladies.

2. Quelle caractéristique distingue principalement la phobie spécifique de l’agoraphobie ?

La phobie spécifique implique toujours la peur de ne pas recevoir de l’aide
La phobie spécifique se définit par une prévalence supérieure à celle de l’agoraphobie
La phobie spécifique concerne un objet ou une situation précise
La phobie spécifique concerne exclusivement les attaques de panique

La phobie spécifique concerne un objet ou une situation précise

Explication

La phobie spécifique est déclenchée par un objet ou une situation déterminée. L’agoraphobie renvoie surtout à la difficulté perçue de s’échapper ou d’obtenir de l’aide.

3. Quelle situation correspond le mieux à la définition de l’agoraphobie ?

Craindre une maladie après avoir consulté un médecin
Craindre une situation uniquement parce qu’elle est inhabituelle
Craindre un lieu d’où il serait difficile de s’échapper en cas de panique
Craindre exclusivement un animal particulier

Craindre un lieu d’où il serait difficile de s’échapper en cas de panique

Explication

L’agoraphobie est la peur de lieux ou de situations dans lesquels il pourrait être difficile ou gênant de s’échapper ou d’obtenir de l’aide lors d’une attaque de panique.

4. Selon Lépine (2005), quelle est la prévalence des troubles anxieux en France sur la vie entière ?

11,6 %
21 %
1,8 %
15 %

21 %

Explication

En France, la prévalence des troubles anxieux est estimée à 21 % sur la vie entière et à 15 % sur un an selon Lépine (2005).

5. Quelle est la prévalence de l’agoraphobie sur la vie entière en France ?

0,8 %
11,6 %
1,8 %
1,7 %

1,8 %

Explication

La prévalence française de l’agoraphobie sur la vie entière est de 1,8 %.

6. En France, quelle comparaison entre les prévalences sur la vie entière est correcte ?

Les phobies spécifiques sont plus fréquentes que l’agoraphobie
L’agoraphobie est plus fréquente que les phobies spécifiques
Les deux prévalences sont identiques
Aucune des deux prévalences n’est estimée sur la vie entière

Les phobies spécifiques sont plus fréquentes que l’agoraphobie

Explication

Les phobies spécifiques concernent 11,6 % de la population sur la vie entière, contre 1,8 % pour l’agoraphobie. Elles sont donc plus fréquentes selon ces estimations.

7. Selon les World Mental Health Surveys de l’OMS en 2006, quelles sont les estimations mondiales de la prévalence de l’agoraphobie ?

11,6 % sur la vie entière et 1,8 % sur douze mois
0,8 % sur la vie entière et 1,7 % sur douze mois
21 % sur la vie entière et 15 % sur douze mois
1,7 % sur la vie entière et 0,8 % sur douze mois

1,7 % sur la vie entière et 0,8 % sur douze mois

Explication

L’agoraphobie est estimée mondialement à 1,7 % sur la vie entière et à 0,8 % sur douze mois selon les World Mental Health Surveys de 2006.

8. Que doit faire le thérapeute lors du premier entretien afin d’instaurer un cadre rassurant en TCC ?

Laisser le patient déterminer seul le nombre et la durée des séances
Commencer immédiatement l’exposition sans présenter le protocole
Expliquer les principes, les modalités, la durée et les étapes du traitement
Reporter toute information sur le suivi après la dernière séance

Expliquer les principes, les modalités, la durée et les étapes du traitement

Explication

La présentation des principes de la TCC, de ses modalités, du nombre et de la durée des séances ainsi que des étapes fournit un cadre rassurant. L’absence d’informations peut entretenir la crainte d’une thérapie indéfiniment prolongée.

9. Quel énoncé décrit correctement l’efficacité annoncée de la TCC dans les troubles anxieux ?

Elle est annoncée comme efficace dans environ 80 % des cas
Elle est annoncée comme efficace dans 100 % des cas
Elle n’est annoncée efficace que pour les phobies spécifiques
Elle est annoncée comme efficace dans environ 50 % des cas

Elle est annoncée comme efficace dans environ 80 % des cas

Explication

La TCC est annoncée comme efficace dans environ 80 % des cas de troubles anxieux, mais elle ne fonctionne pas dans 100 % des cas.

10. Quel enchaînement correspond au protocole de TCC après le diagnostic ?

Entretien motivationnel, puis arrêt du traitement
Exposition, puis établissement du diagnostic
Évaluation médicale, puis absence d’apprentissage des méthodes
Apprentissage des méthodes, puis exposition

Apprentissage des méthodes, puis exposition

Explication

Après le diagnostic, le protocole commence par l’apprentissage des méthodes, avant de proposer une exposition en imagination, dans la réalité ou en réalité virtuelle.

11. Quelle durée correspond habituellement à un protocole complet de TCC pour un trouble phobique ?

Un jour, réparti en une seule séance intensive
Six à douze mois, soit environ 30 à 40 séances
Une semaine, soit environ 2 à 3 séances
Deux à cinq mois, soit environ 10 à 16 séances

Deux à cinq mois, soit environ 10 à 16 séances

Explication

Le protocole complet dure habituellement 10 à 16 séances, réparties sur environ 2 à 5 mois. L’apprentissage des méthodes peut prendre cinq séances et l’exposition quatre à dix séances.

12. Quelle recommandation concerne la reprise d’une activité physique chez une personne anxieuse ?

Pratiquer une activité très intense une fois par semaine pour obtenir des effets rapides
Éviter toute activité physique jusqu’à la disparition complète de l’anxiété
Pratiquer une activité légère deux à trois fois par semaine en privilégiant la régularité
Pratiquer une activité uniquement lorsque les symptômes anxieux apparaissent

Pratiquer une activité légère deux à trois fois par semaine en privilégiant la régularité

Explication

La reprise d’une activité physique est recommandée au minimum deux à trois fois par semaine, en privilégiant la régularité plutôt que l’intensité.

13. Quel est l’objectif principal de la psychoéducation dans l’anxiété ?

Aider le patient à comprendre son trouble, ses symptômes et leurs mécanismes
Supprimer immédiatement toutes les sensations physiques liées à l’anxiété
Remplacer progressivement les traitements par une activité physique régulière
Modifier directement les interprétations catastrophiques par des exercices cognitifs

Aider le patient à comprendre son trouble, ses symptômes et leurs mécanismes

Explication

La psychoéducation explique le trouble, les symptômes, leur origine et les mécanismes biologiques et cérébraux impliqués. La modification des interprétations catastrophiques relève plutôt de la restructuration cognitive.

14. Quels modèles sont mobilisés dans la psychoéducation de l’anxiété ?

Les modèles émotionnel, pharmacologique, scolaire et relationnel
Les modèles historique, culturel, économique et psychodynamique
Les modèles médical, social, familial et professionnel
Les modèles biologique, neurologique, cognitif et comportemental

Les modèles biologique, neurologique, cognitif et comportemental

Explication

La psychoéducation de l’anxiété s’appuie sur quatre modèles issus des sciences biologiques, neurologiques, cognitives et comportementales.

15. Dans le modèle de Gray, que se passe-t-il après la perception d’une situation menaçante ?

Le BIS active l’anxiété et la vigilance avant l’apparition des symptômes corporels puis l’activation du FFS
Le FFS provoque d’abord une interprétation cognitive, puis seulement une sécrétion d’adrénaline
Le FFS évalue d’abord la menace et inhibe toute réponse corporelle avant l’activation du BIS
Le BIS déclenche immédiatement un comportement de fuite sans passer par la vigilance

Le BIS active l’anxiété et la vigilance avant l’apparition des symptômes corporels puis l’activation du FFS

Explication

Selon le modèle de Gray, le BIS évalue la menace et entraîne anxiété et vigilance, puis une sécrétion d’adrénaline et des symptômes corporels, avant l’activation du FFS.

16. Quelle réponse peut être déclenchée par le FFS face à une menace ?

Un comportement de combat, de fuite ou, plus rarement, d’immobilisation
Une analyse consciente prolongée suivie d’une inhibition systématique de l’action
Une recherche d’informations neutres suivie d’une interprétation optimiste
Une mémorisation automatique de la situation sans réaction comportementale

Un comportement de combat, de fuite ou, plus rarement, d’immobilisation

Explication

Le FFS peut produire une réponse de combat ou de fuite et, plus rarement, une immobilisation. L’évaluation et l’inhibition du comportement correspondent plutôt au BIS.

17. Quel exemple illustre le conditionnement classique ?

Une action est répétée parce qu’elle produit un résultat agréable
Une personne évite une situation parce que cet évitement réduit momentanément son anxiété
Un stimulus initialement neutre finit par provoquer une réponse après avoir été associé à un stimulus inconditionnel
Une personne interprète une sensation corporelle selon ses croyances de danger

Un stimulus initialement neutre finit par provoquer une réponse après avoir été associé à un stimulus inconditionnel

Explication

Le conditionnement classique repose sur l’association progressive d’un stimulus conditionnel neutre avec un stimulus inconditionnel, jusqu’à ce que le premier provoque seul la réponse.

18. Selon le conditionnement opérant, que devient probablement une action suivie d’un résultat désirable ?

Elle cesse progressivement d’être associée à son résultat
Elle déclenche automatiquement une réponse inconditionnelle
Elle est probablement répétée dans des conditions similaires
Elle est remplacée par une réaction d’immobilisation

Elle est probablement répétée dans des conditions similaires

Explication

Le conditionnement opérant prévoit qu’une action produisant un résultat désirable sera probablement répétée dans des conditions similaires.

19. Comment le modèle étiologique de Barlow explique-t-il l’apparition des troubles anxieux ?

Par l’interaction d’une vulnérabilité biologique, d’expériences anxiogènes et de comportements d’évitement
Par une cause exclusivement biologique indépendante de l’histoire de la personne
Par une interprétation cognitive sans influence des expériences ni des comportements
Par des réactions apprises uniquement après un événement traumatique direct

Par l’interaction d’une vulnérabilité biologique, d’expériences anxiogènes et de comportements d’évitement

Explication

Le modèle de Barlow décrit les troubles anxieux comme le résultat multifactoriel d’une vulnérabilité biologique, d’expériences anxiogènes et de comportements d’évitement.

20. Quelle situation constitue une expérience anxiogène indirecte ?

Développer une inquiétude après plusieurs mois de stress continu
Ressentir une peur après avoir vécu soi-même un événement menaçant
Croire à un danger en raison d’informations fausses transmises par l’entourage
Développer une peur après avoir observé une autre personne réagir avec anxiété

Développer une peur après avoir observé une autre personne réagir avec anxiété

Explication

Une expérience anxiogène indirecte peut résulter de l’observation de la réaction anxieuse d’une autre personne. Les autres propositions correspondent respectivement à une expérience directe, au stress prolongé et à de fausses informations transmises par l’entourage.

21. Quel rôle jouent les schémas cognitifs dans l’anxiété ?

Ils orientent l’attention et l’interprétation des situations à partir de croyances construites par les expériences passées
Ils remplacent les expériences passées par des informations nouvelles et nécessairement exactes
Ils déclenchent uniquement des réactions corporelles indépendamment de toute interprétation
Ils décrivent objectivement tous les éléments présents dans une situation sans en sélectionner certains

Ils orientent l’attention et l’interprétation des situations à partir de croyances construites par les expériences passées

Explication

Les schémas cognitifs sont des croyances formées par les expériences passées qui orientent l’attention et l’interprétation. Ils peuvent conduire à sélectionner certains détails plutôt qu’à représenter toute la situation.

22. Comment les schémas de danger et de vulnérabilité contribuent-ils aux pensées catastrophiques ?

Ils sélectionnent les éléments rassurants, ce qui conduit à minimiser systématiquement les risques
Ils empêchent toute anticipation du danger en limitant l’interprétation au présent immédiat
Ils transforment une interprétation négative en souvenir neutre sans modifier l’attention
Ils sélectionnent les détails menaçants, ce qui favorise une interprétation irréaliste de la situation

Ils sélectionnent les détails menaçants, ce qui favorise une interprétation irréaliste de la situation

Explication

Dans les troubles anxieux, ces schémas attirent l’attention vers les détails menaçants et favorisent une interprétation irréaliste, à l’origine de pensées catastrophiques.

23. Dans quel ordre la restructuration cognitive examine-t-elle une pensée catastrophique ?

Observer la pensée, rechercher les preuves, puis tirer la conclusion du détective
Tirer la conclusion du détective, observer la pensée, puis rechercher les preuves
Observer la pensée, tirer la conclusion du détective, puis rechercher les preuves
Rechercher les preuves, observer la pensée, puis tirer la conclusion du détective

Observer la pensée, rechercher les preuves, puis tirer la conclusion du détective

Explication

La démarche commence par l’observation de la pensée catastrophique, se poursuit par la recherche des preuves pour et contre, puis aboutit à la conclusion du détective.

24. Sous quelle forme une pensée catastrophique doit-elle être notée pour être examinée ?

Sous une forme générale au passé, comme « Je suis déjà tombé »
Sous une forme conditionnelle complexe, comme « Je pourrais éventuellement tomber »
Sous une forme simple au futur proche, comme « Je vais tomber »
Sous la forme d’une explication détaillée des causes de l’anxiété

Sous une forme simple au futur proche, comme « Je vais tomber »

Explication

Les pensées catastrophiques doivent être formulées simplement au futur proche afin de rendre clairement l’anticipation anxieuse observable.

25. Laquelle de ces propositions constitue une preuve plutôt qu’une impression dans une situation anxiogène ?

L’air circule effectivement dans l’ascenseur
Je sens que l’ascenseur est dangereux
Il est certain que quelque chose va mal se passer
La gorge semble se resserrer

L’air circule effectivement dans l’ascenseur

Explication

Une preuve est un fait objectif et indiscutable. La circulation de l’air est observable, contrairement à une sensation, une opinion ou une hypothèse.

26. Quelle erreur de raisonnement transforme une situation anxiogène en danger certain sans en faire un fait établi ?

Une observation détachée des émotions
Une conclusion fondée sur plusieurs faits
Une distorsion cognitive catastrophique
Une preuve objective vérifiée

Une distorsion cognitive catastrophique

Explication

Les pensées catastrophiques peuvent découler d’erreurs de raisonnement qui donnent à une interprétation anxieuse l’apparence d’un danger certain, sans qu’elle soit une preuve observable.

27. Une personne affirme que son ascenseur va tomber en panne parce qu’elle le ressent ainsi, sans rechercher aucun élément objectif. Quelle distorsion illustre-t-elle ?

L’inférence arbitraire
La surgénéralisation
La personnalisation
L’abstraction sélective

L’inférence arbitraire

Explication

L’inférence arbitraire consiste à tirer une conclusion sans rechercher de preuves, comme lorsqu’une impression est prise pour une prédiction fiable.

28. Après avoir rencontré un chien agressif, une personne conclut que tous les chiens mordront. Quelle distorsion cognitive manifeste-t-elle ?

Une centralisation
Une surgénéralisation
Une abstraction sélective
Une inférence arbitraire

Une surgénéralisation

Explication

La surgénéralisation consiste à étendre excessivement une expérience particulière à des situations comparables qui ne présentent pas nécessairement le même résultat.

29. Quel enchaînement correspond aux cinq étapes de la technique ACARA ?

Contrôler, éviter, comparer, rationaliser, puis supprimer l’anxiété
Accepter, contempler, agir, répéter, puis attendre le meilleur
Respirer, analyser, prévoir, se rassurer, puis éviter la situation
Observer, combattre, fuir, se distraire, puis oublier l’anxiété

Accepter, contempler, agir, répéter, puis attendre le meilleur

Explication

ACARA propose d’accepter l’anxiété, de contempler ses émotions, d’agir malgré elle, de répéter ces trois étapes, puis d’attendre le meilleur. La technique ne vise pas à supprimer immédiatement l’anxiété.

30. Que signifie accepter l’anxiété dans la technique ACARA ?

Décider de ne pas lutter contre elle ni chercher à la contrôler
Éviter les situations susceptibles de déclencher des symptômes
Abandonner toute action jusqu’à ce que l’anxiété disparaisse
Se convaincre que l’anxiété n’existe pas

Décider de ne pas lutter contre elle ni chercher à la contrôler

Explication

L’acceptation est une décision active consistant à laisser l’anxiété venir et repartir sans jugement, plutôt qu’à la combattre ou à se résigner.

31. Comment une personne contemple-t-elle son anxiété selon la technique ACARA ?

Elle détourne son attention jusqu’à ne plus percevoir aucun symptôme
Elle tente de réduire immédiatement son intensité à zéro
Elle recherche la cause unique de chaque sensation anxieuse
Elle observe son intensité de 0 à 100 et ses variations avec détachement

Elle observe son intensité de 0 à 100 et ses variations avec détachement

Explication

Contempler consiste à observer l’intensité de l’anxiété, évaluée de 0 à 100, ainsi que ses fluctuations dans le temps comme un observateur externe.

32. Une personne continue à accomplir la tâche prévue malgré ses symptômes anxieux, en se concentrant sur ses sensations immédiates. Quelle étape applique-t-elle ?

Agir avec l’anxiété
Accepter l’anxiété
Contempler l’anxiété
Attendre le meilleur

Agir avec l’anxiété

Explication

Agir avec l’anxiété signifie poursuivre l’action en cours malgré les symptômes, en portant son attention sur le présent et les sensations immédiates.

33. Quelles sont les cinq étapes de la conclusion cognitive face à une situation anxiogène ?

Identifier le danger, augmenter l’anxiété, imaginer le pire, supprimer les émotions et interrompre toute exposition
Reconnaître ses émotions, chercher une opportunité, examiner les preuves contraires, formuler les avantages et prévoir un dénouement réaliste
Nier les symptômes, éviter la situation, attendre la disparition de l’anxiété, rechercher une certitude et abandonner toute anticipation
Se rassurer immédiatement, oublier les preuves, minimiser la situation, éviter les avantages et prévoir un échec

Reconnaître ses émotions, chercher une opportunité, examiner les preuves contraires, formuler les avantages et prévoir un dénouement réaliste

Explication

La conclusion cognitive suit cinq points : reconnaître les émotions, chercher une opportunité, revoir les preuves contre, formuler les avantages et construire un dénouement réaliste. Elle ne repose donc pas sur le déni ni sur l’évitement.

34. Quelle définition correspond aux slogans thérapeutiques ?

Des consignes données par le thérapeute uniquement pendant une séance d’exposition
Des affirmations générales qui cherchent à nier l’existence de tout symptôme anxieux
Des descriptions détaillées des événements passés destinées à expliquer l’origine d’une peur
Des phrases simples, percutantes et répétées que le patient utilise pour gérer son anxiété ou décider d’affronter une situation

Des phrases simples, percutantes et répétées que le patient utilise pour gérer son anxiété ou décider d’affronter une situation

Explication

Les slogans thérapeutiques sont des auto-instructions positives, c’est-à-dire des phrases simples, percutantes et répétées pour gérer l’anxiété ou favoriser l’affrontement d’une situation. Ils ne consistent pas à nier les symptômes.

35. Une personne affirme : « Je crains cet avion depuis dix ans, donc il est forcément dangereux. » Quelle erreur cognitive commet-elle ?

Elle confond une possibilité avec une probabilité réaliste
Elle considère la peur comme une conséquence d’un danger réel
Elle confond une habitude de pensée avec un fait observable
Elle applique correctement une hypothèse vérifiée par l’expérience

Elle confond une habitude de pensée avec un fait observable

Explication

La durée d’une peur montre une habitude de pensée, mais ne constitue pas une preuve que la situation est réellement dangereuse. Une habitude de pensée doit être distinguée d’une donnée tangible.

36. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre la peur et le danger ?

La peur provoque généralement le danger dès qu’elle devient suffisamment intense
Le danger apparaît seulement après que la personne a interprété ses sensations comme une peur
La peur et le danger désignent le même phénomène, mais avec des degrés d’intensité différents
La peur peut apparaître en réaction à un danger, mais elle ne provoque pas nécessairement cet événement

La peur peut apparaître en réaction à un danger, mais elle ne provoque pas nécessairement cet événement

Explication

La peur peut suivre un événement dangereux, mais elle n’est pas, à elle seule, la cause de cet événement. Confondre la peur avec le mécanisme qui produit le danger inverse cette relation.

37. Une personne imagine qu’un incident est possible et conclut qu’il est donc le résultat le plus vraisemblable. Quelle distinction doit-elle appliquer ?

Une possibilité est toujours plus fréquente qu’une probabilité, qui désigne un événement exceptionnel
Une possibilité peut arriver, tandis qu’une probabilité désigne l’événement le plus vraisemblable et réaliste
Une probabilité décrit tout événement imaginable, tandis qu’une possibilité désigne uniquement un événement certain
Une possibilité et une probabilité sont synonymes dès qu’un événement suscite de l’anxiété

Une possibilité peut arriver, tandis qu’une probabilité désigne l’événement le plus vraisemblable et réaliste

Explication

Une possibilité est un événement qui peut arriver, alors qu’une probabilité renvoie à l’issue la plus vraisemblable et la plus réaliste. Le fait qu’un événement soit possible ne suffit donc pas à le rendre probable.

38. Laquelle des propositions énumère correctement les six techniques d’imagerie mentale ?

La recherche de preuves, la conclusion cognitive, le déconditionnement, la répétition, la prolongation et la réalité virtuelle
La substitution négative, l’image réaliste, le futur incertain, la comparaison sociale, l’évitement et la confrontation directe
La respiration lente, la relaxation musculaire, l’exposition graduée, la méditation, l’autosuggestion et l’analyse des rêves
La substitution positive, l’image symbolique, le futur positif, l’humour face à un danger plus grave, le modèle et la modification positive ou drôle de la réalité

La substitution positive, l’image symbolique, le futur positif, l’humour face à un danger plus grave, le modèle et la modification positive ou drôle de la réalité

Explication

Les six techniques sont la substitution positive, l’image symbolique, l’imagination d’un futur positif, l’imagination humoristique d’un danger plus grave, l’imagination d’un modèle et la modification drôle ou positive de la réalité.

39. Quel principe définit le mieux l’exposition thérapeutique ?

Analyser intellectuellement la situation sans la rencontrer afin de prévenir toute montée d’anxiété
Se confronter brutalement à la situation la plus difficile afin de supprimer rapidement toute réaction anxieuse
Éviter les situations redoutées jusqu’à ce que l’anxiété disparaisse spontanément
Affronter progressivement et en douceur les situations redoutées pour se déconditionner, pratiquer les méthodes et modifier son interprétation

Affronter progressivement et en douceur les situations redoutées pour se déconditionner, pratiquer les méthodes et modifier son interprétation

Explication

L’exposition consiste à affronter les situations évitées ou redoutées de manière progressive et contrôlée. Cette démarche vise notamment le déconditionnement, la pratique des méthodes et une interprétation plus bénéfique.

40. Dans quel cas une exposition peut-elle être considérée comme efficace ?

Lorsqu’elle est unique, très brève et menée à l’intensité maximale
Lorsqu’elle est répétée mais interrompue dès que l’anxiété commence à augmenter
Lorsqu’elle est uniquement mentale et réalisée sans contact avec la situation redoutée
Lorsqu’elle est progressive, répétée et prolongée, en réalité ou en réalité virtuelle

Lorsqu’elle est progressive, répétée et prolongée, en réalité ou en réalité virtuelle

Explication

Une exposition efficace doit être progressive, répétée et prolongée. Elle peut se dérouler dans la réalité ou en réalité virtuelle, tandis qu’une confrontation unique et brève est insuffisante.

41. Quel niveau d’anxiété faut-il viser pendant une exposition pour éviter de submerger le patient ?

Un niveau nul dès le début de la première confrontation
Un niveau variable sans limite, puisque l’intensité accélère toujours les progrès
Un niveau raisonnable ne dépassant pas environ 50 à 60 sur 100
Un niveau très élevé situé entre 80 et 100 sur 100

Un niveau raisonnable ne dépassant pas environ 50 à 60 sur 100

Explication

Pendant l’exposition, l’anxiété doit rester raisonnable et atteindre au maximum environ 50 à 60 sur 100. Un niveau supérieur risque de submerger le patient et de compromettre le travail thérapeutique.

42. Comment une exposition progressive doit-elle être organisée pour aider le patient à affronter une situation anxiogène ?

Alterner au hasard des situations faciles et difficiles selon l’anxiété du jour
Commencer directement par la situation la plus difficile afin d’accélérer l’adaptation
Commencer par les situations les plus faciles, puis augmenter progressivement la difficulté
Éviter les situations modérément anxiogènes jusqu’à la disparition complète de la peur

Commencer par les situations les plus faciles, puis augmenter progressivement la difficulté

Explication

L’exposition progressive débute par des situations faciles provoquant une anxiété modérée, puis avance par étapes vers des situations plus difficiles. Elle évite ainsi que le patient soit submergé, contrairement à une exposition brutale.

43. Un patient évalue son anxiété à 75 sur 100 pendant une exposition. Quelle conduite est la plus appropriée ?

Quitter définitivement l’exposition afin de prévenir toute réactivation anxieuse
Revenir à une situation plus facile ou ralentir la progression
Poursuivre jusqu’à atteindre spontanément une anxiété nulle
Passer immédiatement à l’étape suivante pour éviter l’évitement

Revenir à une situation plus facile ou ralentir la progression

Explication

Lorsque l’anxiété dépasse environ 50 à 60 sur 100, le patient doit revenir à une situation plus facile ou ralentir. L’objectif est de maintenir une anxiété modérée et gérable.

44. À quel moment le patient peut-il généralement passer à l’étape suivante d’une exposition ?

Lorsque le patient ne ressent plus aucune émotion avant même l’exposition
Après une durée fixe identique pour toutes les situations
Dès que l’anxiété atteint son niveau maximal
Lorsque l’anxiété diminue à 0 ou à 10-20 sur 100 et qu’un ennui apparaît

Lorsque l’anxiété diminue à 0 ou à 10-20 sur 100 et qu’un ennui apparaît

Explication

Le passage à l’étape suivante est possible lorsque l’anxiété est redescendue à 0 ou à 10-20 sur 100 et que le patient commence à s’ennuyer dans la situation travaillée.

45. Que doit faire un patient dont l’anxiété ne redescend pas pendant l’exposition ?

Rester plus longtemps ou revenir à l’étape précédente avant de réessayer
Progresser malgré tout pour ne pas renforcer la peur
Interrompre toute thérapie jusqu’à la disparition spontanée de l’anxiété
Remplacer systématiquement l’exposition par une situation plus difficile

Rester plus longtemps ou revenir à l’étape précédente avant de réessayer

Explication

Si l’anxiété ne diminue pas, le patient ne doit pas aller plus loin. Il doit rester davantage dans la situation ou revenir à l’étape précédente avant une nouvelle tentative.

46. Quelle durée minimale est recommandée pour que l’exposition permette une diminution de l’anxiété ?

Une durée variable, sans seuil minimal particulier
Une minute, à condition de répéter l’exposition le même jour
Au moins quinze minutes, et si possible plus de vingt minutes
Environ cinq minutes, afin de limiter la fatigue

Au moins quinze minutes, et si possible plus de vingt minutes

Explication

Le patient doit rester dans la situation anxiogène au moins quinze minutes et, si possible, plus de vingt minutes. Une sortie immédiate ne permet pas suffisamment la diminution de l’anxiété.

47. Pendant une exposition prolongée, à quoi servent notamment la relaxation, ACARA et la thérapie cognitive ?

À aider le patient à rester suffisamment longtemps dans la situation
À permettre au patient de fuir dès que l’anxiété augmente
À remplacer définitivement les situations anxiogènes par des exercices théoriques
À supprimer toute anxiété avant de commencer l’exposition

À aider le patient à rester suffisamment longtemps dans la situation

Explication

Ces méthodes thérapeutiques aident le patient à faire face à l’anxiété et à rester assez longtemps dans la situation. La fuite, au contraire, interrompt l’exposition.

48. Dans une phobie, que doit généralement faire le patient lorsque la situation n’est pas trop difficile malgré son envie de fuir ?

Attendre que l’anxiété disparaisse complètement avant d’entrer dans la situation
Passer directement à une situation beaucoup plus difficile
Fuir immédiatement, car rester empêche toute habituation
Rester dans la situation, car l’anxiété finit par diminuer

Rester dans la situation, car l’anxiété finit par diminuer

Explication

Dans les phobies et les TOC, l’instinct pousse souvent à fuir, mais le patient doit rester si la situation demeure supportable. L’anxiété finit alors généralement par diminuer.

49. Quel est l’effet principal de la répétition des expositions plusieurs fois par semaine et au cours de séances successives ?

Elle maintient volontairement l’anxiété à son niveau maximal pour éviter la banalisation
Elle permet de s’habituer, de modifier sa perspective et de renforcer sa confiance
Elle rend inutile l’utilisation des méthodes thérapeutiques apprises
Elle remplace la progression graduelle par une confrontation immédiate

Elle permet de s’habituer, de modifier sa perspective et de renforcer sa confiance

Explication

La répétition aide le patient à s’habituer aux situations, à changer sa manière de les percevoir et à renforcer sa confiance. Elle constitue donc un élément important du processus thérapeutique.

50. Comment se déroulent généralement les séances 6 à 12 ou les séances suivantes consacrées à l’exposition ?

Elles imposent une exposition continue de plusieurs heures en situation réelle
Elles utilisent exclusivement la réalité virtuelle pendant cinq minutes
Elles consistent uniquement en discussions de moins de dix minutes sans exposition
Elles comportent des expositions de 30 à 45 minutes, en réalité, en imagination ou en réalité virtuelle

Elles comportent des expositions de 30 à 45 minutes, en réalité, en imagination ou en réalité virtuelle

Explication

Les séances 6 à 12 ou davantage exposent le patient aux situations redoutées ou évitées pendant 30 à 45 minutes. L’exposition peut avoir lieu en réalité, en imagination ou en réalité virtuelle.

51. Quelle séquence décrit le mieux le rôle du thérapeute pendant une exposition ?

Observer en silence, laisser le patient fuir, puis supprimer les situations anxiogènes suivantes
Évaluer l’anxiété, demander au patient de rester, l’aider à appliquer une méthode, puis autoriser la progression
Éviter toute évaluation, interrompre rapidement l’exposition et imposer immédiatement l’étape suivante
Commencer par une situation maximale, interdire les méthodes apprises, puis mettre fin à la séance

Évaluer l’anxiété, demander au patient de rester, l’aider à appliquer une méthode, puis autoriser la progression

Explication

Le thérapeute fait évaluer l’anxiété, encourage le patient à rester, l’aide à utiliser une méthode thérapeutique et l’autorise à progresser lorsque l’anxiété diminue.

52. Que convient-il d’envisager lorsque la TCC ne produit pas d’amélioration suffisante chez une personne ?

L’associer à un traitement médicamenteux ou essayer une autre thérapie
La poursuivre sans modification jusqu’à l’obtention d’un résultat
Remplacer systématiquement tout traitement par une hospitalisation
Interrompre toute prise en charge psychologique et médicale

L’associer à un traitement médicamenteux ou essayer une autre thérapie

Explication

La TCC n’est pas efficace dans 100 % des cas. En l’absence d’amélioration suffisante, il est possible de l’associer à un traitement médicamenteux ou d’essayer une autre approche, comme la psychanalyse ou l’EMDR.

53. Quelle conclusion décrit le mieux les limites d’efficacité de la TCC ?

Elle peut être utile, mais son efficacité varie selon les personnes et les situations
Elle est moins efficace que toutes les autres formes de psychothérapie
Elle ne peut jamais être combinée avec un traitement médicamenteux
Elle garantit une amélioration dès lors que les exercices sont correctement suivis

Elle peut être utile, mais son efficacité varie selon les personnes et les situations

Explication

Le bilan de la TCC souligne qu’elle ne fonctionne pas dans tous les cas. Une absence d’efficacité peut conduire à envisager une combinaison avec un médicament ou une autre thérapie, plutôt qu’à considérer la TCC comme universellement efficace.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 83 flashcards sur Phobies et agoraphobie en TCC.

Qu'est-ce que le DSM-5 ?

Un ouvrage de référence décrivant et classant les troubles mentaux.

Qui a publié le DSM-5 en 2013 ?

L’Association américaine de psychiatrie.

Qu'est-ce qu'une phobie spécifique ?

Une peur marquée, persistante, excessive ou déraisonnable liée à un objet ou une situation spécifique.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Phobies et agoraphobie en TCC.

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