QCM : Physiologie de l’exercice (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude de la physiologie ?

Les échanges entre l’organisme et son environnement physique
Les réactions du corps limitées aux situations d’exercice
La structure des organes sans examiner leur activité
Le fonctionnement des organes, des tissus et des cellules vivants

Le fonctionnement des organes, des tissus et des cellules vivants

Explication

La physiologie étudie le fonctionnement des organes, des tissus et des cellules vivants. L’étude de la structure sans examiner l’activité relève davantage d’une approche anatomique.

2. Que caractérise la physiologie intégrée pendant l’exercice ?

La coordination et les interactions entre les systèmes de l’organisme
La réponse d’un seul organe aux changements de température
La mesure des performances musculaires sans tenir compte des organes
L’action de chaque système étudiée indépendamment des autres

La coordination et les interactions entre les systèmes de l’organisme

Explication

La physiologie intégrée s’intéresse à la coordination et aux interactions entre les systèmes de l’organisme, notamment pendant l’exercice. Étudier chaque système séparément ne rend pas compte de cette intégration.

3. Lors d’un effort, quel rôle correspond aux muscles dans les échanges gazeux et la production de chaleur ?

Ils utilisent l’O₂ et produisent du CO₂ ainsi que de la chaleur
Ils transportent les gaz entre les poumons et les tissus actifs
Ils apportent l’O₂ au sang et éliminent le CO₂ par expiration
Ils ajustent les hormones pour stimuler les globules rouges

Ils utilisent l’O₂ et produisent du CO₂ ainsi que de la chaleur

Explication

Pendant l’exercice, les muscles utilisent l’O₂ et produisent du CO₂ et de la chaleur. Le transport des gaz entre les poumons et les muscles est plutôt assuré par le système cardiovasculaire.

4. Après une séance, quelle situation illustre une adaptation aiguë plutôt qu’une adaptation chronique ?

Une réponse immédiate déclenchée par cette séance
Un changement résultant de la répétition des séances
Une modification durable acquise grâce à un entraînement régulier
Une progression développée au fil de plusieurs semaines

Une réponse immédiate déclenchée par cette séance

Explication

L’adaptation aiguë est la réponse immédiate à une séance d’entraînement. Une adaptation issue de séances répétées correspond à une adaptation chronique.

5. Comment définit-on la force maximale volontaire ?

La force la plus élevée produite lors d’une contraction volontaire maximale
La force produite lors d’un mouvement exécuté à vitesse maximale
La force absolue associée à des circonstances physiques extrêmes
La force moyenne maintenue durant des contractions répétées

La force la plus élevée produite lors d’une contraction volontaire maximale

Explication

La force maximale est la force la plus élevée que le système neuromusculaire peut produire lors d’une contraction volontaire maximale. Elle ne désigne pas la force absolue évoquée dans des circonstances extrêmes.

6. Un sportif exerce une force de 200 N200\,\text{N} à une vitesse de 3 m/s3\,\text{m/s} ; quelle puissance mécanique produit-il ?

3200 W\frac{3}{200}\,\text{W}
203 W203\,\text{W}
600 W600\,\text{W}
2003 W\frac{200}{3}\,\text{W}

$$600\,\text{W}$$

Explication

La puissance mécanique se calcule en multipliant la force par la vitesse, soit P=200×3=600 WP=200\times3=600\,\text{W}. Diviser la force par la vitesse ne correspond pas à la relation définissant la puissance.

7. Quelle caractéristique définit l’endurance à une intensité donnée ?

La vitesse maximale atteinte au cours d’un effort progressif
La charge la plus élevée déplacée pendant un mouvement unique
La force maximale développée lors d’une contraction volontaire
La capacité à résister à la fatigue ou le temps limite soutenable

La capacité à résister à la fatigue ou le temps limite soutenable

Explication

L’endurance correspond à la capacité de résister à la fatigue ou au temps limite soutenable à une intensité donnée. La force maximale décrit la production de force, et non le maintien d’un effort.

8. Quelle molécule fournit directement l’énergie nécessaire à la contraction musculaire ?

La phosphocréatine, qui constitue la source directe de toute contraction
L’ATP, dont les réserves musculaires limitées doivent être resynthétisées
Le glucose, dont l’énergie est utilisée sans transformation par le muscle
L’oxygène, stocké dans le muscle pour alimenter directement la contraction

L’ATP, dont les réserves musculaires limitées doivent être resynthétisées

Explication

L’ATP fournit directement l’énergie nécessaire à la contraction, et les réserves musculaires doivent être resynthétisées en permanence. L’oxygène contribue indirectement en permettant la resynthèse de l’ATP.

9. Au début d’un effort très bref, quel ordre décrit la contribution des réserves du système phosphagène ?

La phosphocréatine contribue d’abord, puis l’ATP déjà présent prend le relais
L’ATP déjà présent contribue d’abord, puis la phosphocréatine prend le relais
L’oxygène alimente d’abord l’ATP, puis le CO₂ fournit de l’énergie
Les glucides fournissent d’abord l’ATP, puis les lipides prennent le relais

L’ATP déjà présent contribue d’abord, puis la phosphocréatine prend le relais

Explication

Le système phosphagène utilise d’abord l’ATP déjà présent, puis la phosphocréatine contribue à la resynthèse de l’ATP. Inverser cet ordre ne correspond pas au fonctionnement indiqué pour ces réserves.

10. Pourquoi la glycolyse rapide peut-elle resynthétiser rapidement de l’ATP lors d’un effort bref ?

Elle oxyde les lipides en utilisant l’O₂ dans les mitochondries
Elle puise directement dans les réserves d’ATP déjà présentes dans le muscle
Elle utilise les glucides sans dépendre directement de l’utilisation mitochondriale de l’O₂
Elle transforme le CO₂ produit par l’effort en énergie utilisable

Elle utilise les glucides sans dépendre directement de l’utilisation mitochondriale de l’O₂

Explication

La glycolyse rapide resynthétise rapidement l’ATP à partir des glucides sans dépendre directement de l’utilisation mitochondriale de l’O₂. L’oxydation mitochondriale avec utilisation de l’oxygène caractérise plutôt le métabolisme aérobie.

11. Pourquoi les filières énergétiques ne fonctionnent-elles pas comme des mécanismes qui s’excluent mutuellement ?

Elles fournissent des parts identiques, quelle que soit la durée de l’effort
Elles contribuent simultanément, avec une part qui varie selon la puissance et la durée
Elles interviennent successivement, chacune cessant quand la suivante commence
Elles dépendent toutes directement de l’oxygène, quelle que soit la puissance

Elles contribuent simultanément, avec une part qui varie selon la puissance et la durée

Explication

Les filières énergétiques fonctionnent simultanément, mais leur contribution relative varie selon la puissance et la durée de l’effort. Elles ne se remplacent donc pas l’une l’autre de façon entièrement successive.

12. Lorsqu’on classe les voies respiratoires selon leur position, où se termine l’ensemble des voies aériennes supérieures ?

Au niveau du larynx, après l’entrée par le nez ou la bouche
Au niveau de la trachée, avant sa division en bronches
Au niveau des alvéoles, où commencent les échanges gazeux
Au niveau des bronchioles, avant les sacs alvéolaires

Au niveau du larynx, après l’entrée par le nez ou la bouche

Explication

Les voies aériennes supérieures s’étendent de l’entrée par le nez ou la bouche jusqu’au larynx, tandis que la trachée et les structures qui suivent appartiennent aux voies inférieures. Confondre la limite avec la trachée inclut à tort cette dernière dans les voies supérieures.

13. Quel effet la bronchoconstriction produit-elle sur le passage de l’air dans les bronches et les bronchioles ?

Elle augmente leur diamètre et réduit la résistance au passage de l’air.
Elle réduit leur diamètre et diminue la résistance au passage de l’air.
Elle réduit leur diamètre et augmente la résistance au passage de l’air.
Elle augmente leur diamètre et accroît la résistance au passage de l’air.

Elle réduit leur diamètre et augmente la résistance au passage de l’air.

Explication

La bronchoconstriction diminue le diamètre des bronches et des bronchioles, ce qui augmente la résistance à l’écoulement de l’air. L’augmentation du diamètre correspond à la bronchodilatation et tend à réduire cette résistance.

14. Pourquoi les alvéoles entourées de capillaires sont-elles essentielles à la fonction respiratoire ?

Elles modifient le diamètre des voies aériennes pour réguler la résistance au flux.
Elles séparent les lobes pulmonaires et limitent le déplacement du cœur.
Elles constituent les principaux sites des échanges gazeux et offrent une vaste surface d’échange.
Elles conduisent l’air vers les bronches et assurent principalement sa filtration.

Elles constituent les principaux sites des échanges gazeux et offrent une vaste surface d’échange.

Explication

Les alvéoles entourées de capillaires sont les principaux sites d’échanges gazeux et leur nombre élevé contribue à une surface totale de l’ordre de 100 m². Les bronches conduisent l’air, mais ne constituent pas les principaux sites de ces échanges.

15. À température constante, si le volume d’un gaz pulmonaire diminue, que prédit la loi de Boyle-Mariotte pour sa pression ?

La pression dépend de la fraction du gaz dans le mélange respiratoire.
La pression reste identique, car seule la température détermine la pression.
La pression augmente, car pression et volume varient en sens inverse.
La pression diminue, car pression et volume varient dans le même sens.

La pression augmente, car pression et volume varient en sens inverse.

Explication

À température constante, la loi de Boyle-Mariotte relie pression et volume en sens inverse : une baisse du volume entraîne une hausse de la pression. La fraction du gaz dans un mélange intervient dans le calcul des pressions partielles associé à la loi de Dalton.

16. Pendant une inspiration au repos, quelle suite de changements fait entrer l’air dans les poumons ?

Le diaphragme se relâche et remonte, le volume thoracique diminue et la pression alvéolaire baisse sous la pression atmosphérique.
Les muscles inspiratoires se relâchent, le volume thoracique diminue et la pression alvéolaire rejoint la pression atmosphérique.
Le diaphragme se contracte et s’abaisse, le volume thoracique diminue et la pression alvéolaire dépasse la pression atmosphérique.
Le diaphragme se contracte et s’abaisse, le volume thoracique augmente et la pression alvéolaire baisse sous la pression atmosphérique.

Le diaphragme se contracte et s’abaisse, le volume thoracique augmente et la pression alvéolaire baisse sous la pression atmosphérique.

Explication

À l’inspiration au repos, le diaphragme se contracte et s’abaisse, ce qui augmente le volume thoracique et abaisse la pression alvéolaire sous la pression atmosphérique; l’air entre alors dans les poumons. Un diaphragme qui se relâche et remonte s’inscrit plutôt dans l’expiration normale.

17. Qu’est-ce qui provoque principalement la sortie de l’air lors d’une expiration normale ?

La contraction du diaphragme et des muscles inspiratoires augmente le volume thoracique, ce qui élève la pression alvéolaire.
Le relâchement des muscles expiratoires augmente le volume thoracique, ce qui abaisse la pression alvéolaire.
La contraction des muscles inspiratoires réduit le volume thoracique, ce qui abaisse la pression alvéolaire.
Le relâchement des muscles inspiratoires et le recul élastique réduisent le volume thoracique, ce qui élève la pression alvéolaire.

Le relâchement des muscles inspiratoires et le recul élastique réduisent le volume thoracique, ce qui élève la pression alvéolaire.

Explication

Lors d’une expiration normale, les muscles inspiratoires se relâchent et le recul élastique réduit le volume thoracique; la pression alvéolaire dépasse alors la pression atmosphérique et l’air sort. La contraction du diaphragme qui augmente le volume thoracique caractérise plutôt l’inspiration au repos.

18. Une personne respire à un volume courant de 0,5 L et à une fréquence de 12 respirations par minute; quelle est sa ventilation minute ?

6 L par minute, obtenus en multipliant le volume courant par la fréquence respiratoire.
24 L par minute, obtenus en divisant la fréquence respiratoire par le volume courant.
0,04 L par minute, obtenus en divisant le volume courant par la fréquence respiratoire.
12 L par minute, obtenus en additionnant le volume courant et la fréquence respiratoire.

6 L par minute, obtenus en multipliant le volume courant par la fréquence respiratoire.

Explication

La ventilation minute se calcule en multipliant le volume courant par la fréquence respiratoire : 0,5 L × 12 par minute donne 6 L par minute. L’addition des deux valeurs ne correspond pas à la relation définissant cette ventilation.

19. Dans un mélange gazeux, comment calcule-t-on approximativement la pression partielle d’un gaz selon la loi de Dalton ?

En divisant la pression totale par la fraction du gaz dans le mélange.
En soustrayant la pression du gaz de la pression totale du mélange.
En multipliant la fraction du gaz par la pression totale du mélange.
En multipliant la quantité de gaz dissous par le volume du liquide.

En multipliant la fraction du gaz par la pression totale du mélange.

Explication

La loi de Dalton estime la pression partielle en multipliant la fraction du gaz par la pression totale du mélange. La quantité de gaz dissous dans un liquide relève d’une autre relation, et non de ce calcul de pression partielle.

20. Un gaz se déplace passivement entre deux régions où sa pression partielle diffère; dans quel sens diffuse-t-il ?

Vers la région qui fournit de l’ATP afin de soutenir le déplacement du gaz.
Vers la région où sa concentration totale est identique, quelle que soit la pression partielle.
De la région où sa pression partielle est faible vers celle où elle est plus élevée.
De la région où sa pression partielle est élevée vers celle où elle est plus faible.

De la région où sa pression partielle est élevée vers celle où elle est plus faible.

Explication

La diffusion gazeuse est un déplacement passif suivant le gradient de pression partielle, de la valeur élevée vers la valeur faible. Un déplacement qui exige directement de l’ATP n’est pas le mécanisme de diffusion décrit ici.

21. Dans les poumons, dans quelle direction l’oxygène et le dioxyde de carbone diffusent-ils entre les alvéoles et le sang veineux arrivant ?

L’O₂ et le CO₂ passent tous deux du sang aux alvéoles avant l’inspiration.
L’O₂ passe du sang aux alvéoles, tandis que le CO₂ passe des alvéoles au sang.
L’O₂ passe des alvéoles au sang, tandis que le CO₂ passe du sang aux alvéoles.
L’O₂ et le CO₂ passent tous deux des alvéoles au sang avant l’expiration.

L’O₂ passe des alvéoles au sang, tandis que le CO₂ passe du sang aux alvéoles.

Explication

Dans les poumons, l’O₂ diffuse des alvéoles vers le sang veineux arrivant, alors que le CO₂ diffuse du sang vers les alvéoles avant d’être expiré. Inverser le trajet de l’O₂ confond son entrée dans le sang pulmonaire avec son transport vers les tissus.

22. Sous quelle forme la majeure partie de l’oxygène présent dans le sang est-elle transportée ?

Liée à des protéines plasmatiques, avec une petite fraction sous forme gazeuse.
Liée à l’hémoglobine, avec une petite fraction dissoute dans le plasma.
Dissoute dans le plasma, avec une petite fraction liée à l’hémoglobine.
Convertie en bicarbonate, avec une petite fraction dissoute dans le plasma.

Liée à l’hémoglobine, avec une petite fraction dissoute dans le plasma.

Explication

La majeure partie de l’O₂ sanguin est liée à l’hémoglobine, tandis qu’une petite fraction est dissoute dans le plasma. Le bicarbonate est une forme importante de transport du CO₂, et non la forme principale de transport de l’O₂.

23. Lors d’un test progressif, comment évolue généralement la VO₂ lorsque l’intensité augmente ?

Elle atteint immédiatement la VO₂max dès le début de l’effort.
Elle reste stable à toutes les intensités sous-maximales.
Elle diminue dès que la charge dépasse le niveau de repos.
Elle augmente jusqu’à s’approcher de la VO₂max.

Elle augmente jusqu’à s’approcher de la VO₂max.

Explication

Lors d’un test progressif, la VO₂ augmente généralement avec l’intensité jusqu’à approcher la VO₂max. À charge sous-maximale constante, elle peut plutôt atteindre un état stable; ce comportement ne décrit pas toute progression de l’effort.

24. Après l’arrêt d’un exercice, que désigne l’EPOC ?

Une baisse temporaire de la ventilation sous le niveau de repos.
Une consommation d’O₂ mesurée pendant l’effort seulement.
Une consommation d’O₂ temporairement supérieure au repos.
Une augmentation de la VO₂max provoquée par l’exercice.

Une consommation d’O₂ temporairement supérieure au repos.

Explication

L’EPOC est la consommation d’O₂ qui demeure temporairement supérieure au repos après l’exercice. La VO₂ pendant l’effort correspond à une mesure réalisée durant l’activité, et non à cette consommation post-exercice.

25. Lors d’un exercice à charge constante et d’intensité modérée, quelle évolution peut suivre la ventilation ?

Une baisse initiale, puis une stabilisation uniquement pendant la récupération.
Une hausse continue jusqu’à l’arrêt, suivie d’une chute instantanée au repos.
Un état stable immédiat, suivi d’une hausse progressive après l’arrêt.
Un accrochage initial, une installation, un état stable, puis une récupération après l’arrêt.

Un accrochage initial, une installation, un état stable, puis une récupération après l’arrêt.

Explication

La réponse ventilatoire peut comprendre un accrochage initial, une phase d’installation et un état stable à intensité modérée, puis un décrochage et une récupération progressive à l’arrêt. Une chute instantanée ne rend pas compte de cette récupération progressive.

26. Dans un test progressif, quel changement caractérise le premier seuil ventilatoire ?

La VO₂ diminue alors que la ventilation conserve le même rythme de hausse.
La ventilation cesse d’augmenter alors que la charge continue de progresser.
La fréquence cardiaque commence à baisser malgré une puissance croissante.
La ventilation commence à croître plus rapidement que la charge ou la puissance.

La ventilation commence à croître plus rapidement que la charge ou la puissance.

Explication

Le premier seuil ventilatoire correspond au point où la ventilation commence à augmenter plus rapidement que la charge ou la puissance. Il ne se définit pas par une diminution de la VO₂.

27. Quelle distinction décrit correctement la puissance aérobie et la capacité aérobie ?

La puissance mesure la durée de récupération; la capacité mesure l’intensité maximale d’un effort.
La puissance est le maintien prolongé d’une fraction de la VO₂max; la capacité est la consommation maximale d’O₂ par unité de temps.
La puissance est le maximum d’O₂ utilisable par unité de temps; la capacité est le maintien prolongé d’une fraction de ce maximum.
La puissance correspond au volume pulmonaire maximal; la capacité correspond au nombre d’alvéoles fonctionnelles.

La puissance est le maximum d’O₂ utilisable par unité de temps; la capacité est le maintien prolongé d’une fraction de ce maximum.

Explication

La puissance aérobie renvoie à la quantité maximale d’O₂ utilisable par unité de temps, représentée par la VO₂max, tandis que la capacité correspond au maintien prolongé d’une fraction de ce maximum. Inverser ces deux notions constitue une confusion fréquente.

28. Deux personnes suivent un entraînement d’endurance, mais leurs progrès de VO₂max diffèrent; quelle explication est cohérente ?

La réponse dépend de la durée des séances, mais pas de leur intensité ni des modalités.
La réponse dépend principalement de l’agrandissement des poumons provoqué par l’entraînement.
La réponse est identique dès lors que les deux personnes s’entraînent dans la même discipline.
La réponse dépend notamment de l’entraînement suivi, de la valeur initiale et de la susceptibilité individuelle.

La réponse dépend notamment de l’entraînement suivi, de la valeur initiale et de la susceptibilité individuelle.

Explication

L’évolution de la VO₂max dépend de plusieurs facteurs, dont la discipline, les modalités, la durée et l’intensité, ainsi que la valeur initiale et la susceptibilité individuelle. Une même discipline ne garantit donc pas une progression identique.

29. Après un entraînement d’endurance, que peut-on observer à intensité sous-maximale identique ?

Une sollicitation métabolique relative accrue, mais une production d’ions H⁺ et une ventilation réduites.
Une sollicitation métabolique relative, une production d’ions H⁺ et de CO₂, ainsi qu’une ventilation réduites.
Une sollicitation métabolique relative inchangée, malgré une hausse de la production d’ions H⁺.
Une production de CO₂ accrue par le tamponnement, accompagnée d’une ventilation plus élevée.

Une sollicitation métabolique relative, une production d’ions H⁺ et de CO₂, ainsi qu’une ventilation réduites.

Explication

À intensité sous-maximale identique, l’entraînement peut réduire la sollicitation métabolique relative, la production d’ions H⁺ et de CO₂ liée au tamponnement, ainsi que la ventilation. Une augmentation de la production de CO₂ va à l’encontre de cette adaptation décrite.

30. Un coureur entraîné peut soutenir une puissance plus élevée avant que sa ventilation n’augmente plus rapidement; quelle adaptation explique ce résultat ?

La ventilation augmente plus rapidement dès les premières intensités.
Le SV1 est repoussé vers une intensité ou une puissance plus élevée.
Le premier seuil ventilatoire est atteint à une puissance plus faible.
La VO₂max est remplacée par une capacité à rester sous le SV1.

Le SV1 est repoussé vers une intensité ou une puissance plus élevée.

Explication

L’entraînement peut repousser le SV1 vers une intensité ou une puissance plus élevée et permettre de soutenir une plus grande fraction de la VO₂max. Atteindre ce seuil à une puissance plus faible décrirait l’évolution inverse.

31. Pourquoi l’hyperventilation peut-elle retarder l’envie de respirer sans augmenter équivalemment les réserves d’oxygène ?

Elle réduit les réserves d’O₂ et accroît le CO₂, ce qui déclenche plus tôt l’envie de respirer.
Elle abaisse le CO₂ alvéolaire et sanguin, mais n’accroît pas dans la même mesure les réserves d’O₂.
Elle élève le CO₂ alvéolaire, ce qui masque la baisse des réserves d’O₂.
Elle augmente fortement les réserves d’O₂ tout en élevant le CO₂ sanguin.

Elle abaisse le CO₂ alvéolaire et sanguin, mais n’accroît pas dans la même mesure les réserves d’O₂.

Explication

L’hyperventilation abaisse le CO₂ alvéolaire et sanguin, ce qui peut retarder l’envie de respirer sans augmenter de manière équivalente les réserves d’oxygène. L’augmentation des réserves d’O₂ n’est donc pas la raison de ce retard.

32. Quelle précaution est justifiée avant une apnée ou une immersion après hyperventilation volontaire ?

Éviter de pratiquer seul, car le signal respiratoire retardé peut favoriser une syncope hypoxique.
Commencer l’apnée seul, puisque le retard du signal prévient la perte de connaissance.
Pratiquer l’apnée après une immersion, car le CO₂ protège alors contre l’hypoxie.
Allonger l’hyperventilation pour que le signal respiratoire survienne plus tôt sous l’eau.

Éviter de pratiquer seul, car le signal respiratoire retardé peut favoriser une syncope hypoxique.

Explication

L’hyperventilation peut retarder le signal d’alerte respiratoire et favoriser une syncope hypoxique; l’apnée ou l’hyperventilation volontaire ne doit pas se pratiquer seul. Retarder davantage ce signal ne constitue pas une protection contre la perte de connaissance.

33. Quelle association entre type de muscle et rôle est correcte ?

Le muscle squelettique se contracte involontairement dans les organes creux.
Le muscle cardiaque forme les parois des bronches et de nombreux organes.
Le muscle lisse constitue le cœur et assure le pompage du sang.
Le muscle squelettique contribue aux mouvements volontaires et à la posture.

Le muscle squelettique contribue aux mouvements volontaires et à la posture.

Explication

Le muscle strié squelettique participe aux mouvements volontaires et au maintien de la posture. Le muscle lisse, contrairement au muscle squelettique, se trouve notamment dans les parois des bronches et de nombreux organes.

34. Dans un sarcomère, de quoi sont principalement constitués les filaments fins et les filaments épais, respectivement ?

D’actine pour les filaments fins et de myosine pour les filaments épais.
De calcium pour les filaments fins et d’ATP pour les filaments épais.
De troponine pour les filaments fins et de tropomyosine pour les filaments épais.
De myosine pour les filaments fins et d’actine pour les filaments épais.

D’actine pour les filaments fins et de myosine pour les filaments épais.

Explication

Le sarcomère est l’unité contractile répétée des myofibrilles, avec des filaments fins principalement composés d’actine et des filaments épais constitués de myosine. Inverser ces constituants est une confusion fréquente, mais la myosine forme les filaments épais.

35. Lorsqu’un sarcomère se contracte, que deviennent les filaments d’actine et de myosine ?

Ils glissent les uns par rapport aux autres sans raccourcir eux-mêmes.
Ils se transforment en filaments plus épais pour produire la contraction.
Ils se détachent du sarcomère avant que celui-ci ne se raccourcisse.
Ils raccourcissent chacun, tandis que leur position relative reste stable.

Ils glissent les uns par rapport aux autres sans raccourcir eux-mêmes.

Explication

La contraction résulte du glissement relatif des filaments d’actine et de myosine, qui ne raccourcissent pas eux-mêmes. L’idée que chaque filament se raccourcit confond le raccourcissement du sarcomère avec celui de ses filaments.

36. Quel rôle de l’ATP contribue directement à la fois au cycle actine-myosine et au retour au repos du muscle ?

Il transforme les filaments d’actine en filaments épais et raccourcit les filaments de myosine.
Il déclenche la propagation du potentiel d’action dans les tubules T et libère le Ca²⁺ du réticulum.
Il fixe le Ca²⁺ à la troponine et maintient la tropomyosine déplacée pendant le relâchement.
Il favorise le détachement de la myosine de l’actine et alimente les pompes qui ramènent le Ca²⁺ dans le réticulum sarcoplasmique.

Il favorise le détachement de la myosine de l’actine et alimente les pompes qui ramènent le Ca²⁺ dans le réticulum sarcoplasmique.

Explication

L’ATP permet notamment à la myosine de se détacher de l’actine et fournit l’énergie aux pompes qui ramènent le Ca²⁺ dans le réticulum sarcoplasmique. La fixation du calcium à la troponine participe au déclenchement de la contraction, mais ne décrit pas ces deux rôles de l’ATP.

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Mémorisez les réponses avec 77 flashcards sur Physiologie de l’exercice.

Qu’étudie la physiologie ?

Le fonctionnement des organes, des tissus et des cellules vivants.

Que décrit la physiologie intégrée ?

La coordination et les interactions entre les systèmes de l’organisme, notamment pendant l’exercice.

Quel rôle les poumons remplissent-ils pendant l’exercice ?

Ils apportent l’O₂ et éliminent le CO₂.

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