QCM : Consultation pré-anesthésique (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de fonctions remplit la consultation pré-anesthésique avant une intervention ?

Évaluer le patient, prescrire les examens et avis utiles, définir la stratégie anesthésique, informer et optimiser son état
Recueillir les données administratives, obtenir l’accord du chirurgien, choisir la date opératoire et organiser le transport du patient
Réaliser tous les examens complémentaires, décider du geste opératoire, fixer la durée du séjour et assurer le suivi postopératoire
Confirmer l’indication opératoire, choisir la technique chirurgicale, organiser l’hospitalisation et prévoir la rééducation

Évaluer le patient, prescrire les examens et avis utiles, définir la stratégie anesthésique, informer et optimiser son état

Explication

Cette consultation sert à évaluer et préparer le patient, notamment en établissant la stratégie anesthésique et en prescrivant les examens ou avis nécessaires. La décision du geste chirurgical relève d’un autre cadre et ne résume pas ses fonctions.

2. Où les résultats de la consultation pré-anesthésique doivent-ils être consignés ?

Dans un document écrit inséré dans le dossier médical
Dans une note écrite remise au patient sans archivage médical
Dans un compte rendu oral transmis à l’équipe opératoire
Dans une fiche administrative conservée hors du dossier médical

Dans un document écrit inséré dans le dossier médical

Explication

Les résultats doivent être consignés par écrit et intégrés au dossier médical. Une transmission orale à l’équipe ne constitue pas le document écrit attendu dans le dossier.

3. Quelles modalités peuvent être proposées pour une consultation pré-anesthésique ?

Une consultation à distance menée par une équipe tierce, ou une consultation sur place sans participation du médecin anesthésiste
Une consultation sur place, une consultation délocalisée avec un médecin anesthésiste-réanimateur, ou une téléconsultation
Une consultation sur place dans le seul établissement opératoire, ou un entretien téléphonique avec le chirurgien
Une consultation sur place, une consultation délocalisée menée par un infirmier, ou une téléconsultation réservée aux urgences

Une consultation sur place, une consultation délocalisée avec un médecin anesthésiste-réanimateur, ou une téléconsultation

Explication

La consultation peut avoir lieu dans l’établissement, être délocalisée en présence physique d’un médecin anesthésiste-réanimateur avec l’accord requis, ou se dérouler à distance. La modalité délocalisée ne remplace pas le médecin anesthésiste par un infirmier.

4. Dans quelle situation la téléconsultation pré-anesthésique est-elle adaptée, et quelle exigence doit-elle respecter ?

Pour un patient à faible risque, même si la téléconsultation ne respecte pas les exigences de sécurité du présentiel
Pour un patient à risque élevé nécessitant un examen approfondi, avec un niveau de sécurité inférieur au présentiel
Pour un patient à faible risque ou dont le dossier est déjà connu, avec un niveau de sécurité équivalent au présentiel
Pour un patient dont le dossier est inconnu, à condition de reporter l’examen clinique jusqu’après l’intervention

Pour un patient à faible risque ou dont le dossier est déjà connu, avec un niveau de sécurité équivalent au présentiel

Explication

La téléconsultation est réservée aux situations à faible risque ou aux dossiers déjà connus et doit offrir la même sécurité qu’une consultation présentielle. Un examen clinique complet est une caractéristique de la consultation présentielle, et non une raison de considérer la téléconsultation adaptée aux situations à risque élevé.

5. Quel élément de l’évaluation doit être complété lors de la visite pré-anesthésique après une téléconsultation ?

La vérification des antécédents, des allergies et des traitements, qui ne peut pas être réalisée à distance
La prescription de tous les examens biologiques, qui ne peut être décidée avant une auscultation complète
La détermination de la stratégie anesthésique, qui doit être reportée jusqu’à l’admission au bloc opératoire
L’examen clinique, notamment l’évaluation des voies aériennes, l’auscultation et l’examen des voies veineuses

L’examen clinique, notamment l’évaluation des voies aériennes, l’auscultation et l’examen des voies veineuses

Explication

La téléconsultation ne permet pas un examen clinique complet, notamment l’évaluation des critères d’intubation difficile, l’auscultation et l’examen des voies veineuses ; ces éléments sont complétés lors de la visite. Les antécédents, les allergies et les traitements peuvent, eux, être abordés à distance.

6. Une patiente doit être évaluée avant une intervention : quelle démarche correspond à l’évaluation pré-anesthésique ?

Examiner le cœur et les poumons, puis demander systématiquement tous les examens complémentaires avant d’évaluer l’autonomie, la fragilité et les risques
Interroger la patiente sur ses anesthésies antérieures et ses habitudes, puis remplacer l’examen clinique par une estimation globale de son risque opératoire
Prescrire un bilan général complet avant tout interrogatoire, puis limiter l’examen clinique aux voies aériennes et définir les risques à partir des résultats biologiques
Recueillir ses antécédents, traitements et allergies, examiner les fonctions cardio-respiratoires et les voies aériennes, apprécier sa fragilité, puis stratifier les risques avant des examens ciblés

Recueillir ses antécédents, traitements et allergies, examiner les fonctions cardio-respiratoires et les voies aériennes, apprécier sa fragilité, puis stratifier les risques avant des examens ciblés

Explication

L’évaluation combine un interrogatoire étendu, un examen clinique et l’appréciation de plusieurs dimensions, puis la stratification des risques précède le choix d’examens complémentaires ciblés. Demander d’emblée un bilan général complet inverse cette logique et ne correspond pas à des examens ciblés.

7. Quels risques doivent être pris en compte dans la stratification pré-anesthésique ?

Les risques ASA, rénal et infectieux, ainsi que ceux liés à la cicatrisation, à la nutrition et à la durée d’hospitalisation
Les risques ASA, cardiaque et allergique, ainsi que ceux liés aux voies aériennes, aux nausées-vomissements et à la douleur
Les risques cardiaque, respiratoire et thrombotique, ainsi que ceux liés à la transfusion, à la rééducation et au retour à domicile
Les risques allergique, neurologique et rénal, ainsi que ceux liés à l’hypothermie, à la cicatrisation et aux infections

Les risques ASA, cardiaque et allergique, ainsi que ceux liés aux voies aériennes, aux nausées-vomissements et à la douleur

Explication

La stratification comprend les risques ASA, cardiaque et allergique, ainsi que ceux des voies aériennes, des nausées et vomissements postopératoires et de la douleur. Le risque thrombotique peut être pertinent en médecine périopératoire, mais il ne figure pas dans cette liste précise.

8. Pourquoi les lésions myocardiques après une chirurgie non cardiaque méritent-elles une attention particulière ?

Elles sont fréquentes, souvent silencieuses et pronostiques, tandis que les événements cardiaques sont la première cause de mortalité périopératoire
Elles sont fréquentes et silencieuses, mais ne sont pas associées au pronostic des patients après une chirurgie non cardiaque
Elles provoquent généralement des symptômes évidents, mais leur valeur pronostique reste faible après une chirurgie non cardiaque
Elles sont rares après une chirurgie non cardiaque, bien que les événements cardiaques constituent une cause importante de mortalité périopératoire

Elles sont fréquentes, souvent silencieuses et pronostiques, tandis que les événements cardiaques sont la première cause de mortalité périopératoire

Explication

Les MINS après chirurgie non cardiaque sont fréquentes, souvent silencieuses et ont une valeur pronostique ; les événements cardiaques constituent la première cause de mortalité périopératoire. L’absence de symptômes ne signifie donc pas que ces lésions sont dépourvues d’importance pronostique.

9. Quelle fréquence des nausées et vomissements postopératoires faut-il retenir, notamment chez les patients à risque ?

Environ 10 % des patients, avec une fréquence pouvant atteindre 30 % dans les groupes à risque
Environ 30 % des patients, avec une fréquence pouvant atteindre 50 % dans les groupes à risque
Environ 50 % des patients, avec une fréquence pouvant atteindre 70 % dans les groupes à risque
Environ 30 % des patients, avec une fréquence pouvant atteindre 80 % dans les groupes à risque

Environ 30 % des patients, avec une fréquence pouvant atteindre 80 % dans les groupes à risque

Explication

Ces symptômes concernent environ 30 % des patients et peuvent toucher jusqu’à 80 % des groupes à risque. Une fréquence maximale de 50 % sous-estime donc leur fréquence dans ces groupes.

10. Un patient manifeste une anxiété marquée avant une intervention. Quelle conduite concernant la prémédication est appropriée ?

Remplacer la prémédication par une consigne de jeûne et de prise des traitements habituels.
La décider et la tracer lors de la consultation, en pouvant proposer un anxiolytique selon l’anxiété.
Attendre l’arrivée au bloc opératoire pour décider de la prémédication sans la tracer en consultation.
Prescrire un anxiolytique à chaque patient, puis consigner cette décision le jour de l’intervention.

La décider et la tracer lors de la consultation, en pouvant proposer un anxiolytique selon l’anxiété.

Explication

La prémédication est décidée et tracée lors de la consultation, et un anxiolytique peut être proposé si l’anxiété est marquée. Une prescription pour chaque patient ne convient pas, car elle n’est pas systématique.

11. Avant une chirurgie à risque hémorragique, quel dépistage la HAS recommande-t-elle d’effectuer suffisamment tôt ?

Rechercher une infection et une dénutrition avant l’admission au bloc opératoire.
Rechercher une hypertension et une insuffisance rénale à la veille de l’intervention.
Rechercher une anomalie de coagulation et une thrombopénie chez chaque patient.
Rechercher une anémie et une carence martiale avant l’intervention.

Rechercher une anémie et une carence martiale avant l’intervention.

Explication

La recommandation citée prévoit le dépistage de l’anémie et de la carence martiale suffisamment tôt avant une chirurgie à risque hémorragique. Un bilan systématique des anomalies de coagulation ne correspond pas à cette recommandation.

12. Quel ensemble de critères définit l’anémie préopératoire et la carence martiale ?

Hémoglobine inférieure à 12 g/dL chez les femmes et à 13 g/dL chez les hommes ; ferritinémie inférieure à 100 µg/L et saturation inférieure à 20 %.
Hémoglobine inférieure à 13 g/dL pour les deux sexes ; ferritinémie inférieure à 100 µg/L et saturation de la transferrine nécessairement inférieure à 20 %.
Hémoglobine inférieure à 13 g/dL pour les deux sexes ; ferritinémie inférieure à 100 µg/L et/ou saturation de la transferrine inférieure à 20 %.
Hémoglobine inférieure à 13 g/dL pour les deux sexes ; ferritinémie inférieure à 20 µg/L et/ou saturation de la transferrine inférieure à 100 %.

Hémoglobine inférieure à 13 g/dL pour les deux sexes ; ferritinémie inférieure à 100 µg/L et/ou saturation de la transferrine inférieure à 20 %.

Explication

L’anémie correspond à une hémoglobine inférieure à 13 g/dL chez les hommes comme chez les femmes, tandis que la carence martiale repose sur l’un ou l’autre des seuils indiqués. Le troisième choix transforme à tort le « et/ou » en exigence de satisfaire les deux critères.

13. Un examen préopératoire est envisagé, mais son résultat ne changerait aucune décision de prise en charge. Que convient-il de faire ?

Ne pas le prescrire, puisque son résultat ne peut pas modifier la prise en charge.
Le reporter après l’intervention afin de comparer le résultat à l’état postopératoire.
Le prescrire pour compléter systématiquement le dossier avant l’intervention.
Le prescrire dès que le patient présente une pathologie chronique, quel que soit le résultat attendu.

Ne pas le prescrire, puisque son résultat ne peut pas modifier la prise en charge.

Explication

Un examen préopératoire se justifie lorsque son résultat est susceptible de modifier la prise en charge. Le prescrire pour compléter systématiquement le dossier ne respecte pas ce principe.

14. Un patient ASA 2 doit subir une intervention à faible risque. Quelle stratégie d’examens complémentaires correspond aux recommandations SFAR de 2012 ?

Choisir les examens selon l’âge, même si le contexte clinique ne justifie aucune prescription.
Demander un électrocardiogramme à tous les patients ASA 2 avant une intervention à faible risque.
Ne pas prévoir d’examens complémentaires systématiques et cibler les prescriptions selon le contexte clinique.
Prescrire un bilan biologique standard, puis ajouter des examens selon les symptômes rapportés.

Ne pas prévoir d’examens complémentaires systématiques et cibler les prescriptions selon le contexte clinique.

Explication

Pour un patient ASA 1 ou 2 avant une intervention à faible risque, aucun examen complémentaire systématique n’est recommandé. Un bilan standard pour tous les patients constitue précisément une prescription systématique.

15. Avant une chirurgie, quelle démarche est recommandée pour évaluer le risque hémorragique ?

Réaliser un bilan d’hémostase chez tous les patients, puis compléter par un questionnaire standardisé.
Demander un avis spécialisé à tous les patients avant de réaliser un questionnaire hémorragique.
Éviter le bilan d’hémostase systématique et utiliser un questionnaire standardisé.
Prescrire un bilan d’hémostase en fonction du type de chirurgie, sans recourir à un questionnaire.

Éviter le bilan d’hémostase systématique et utiliser un questionnaire standardisé.

Explication

Le bilan d’hémostase systématique n’est pas recommandé, tandis qu’un questionnaire standardisé est préconisé. Réaliser ce bilan chez tous les patients confond l’évaluation ciblée avec une prescription systématique.

16. Quelle obligation s’applique avant une anesthésie générale ou loco-régionale ?

Une consultation par un médecin anesthésiste-réanimateur après l’intervention, afin de vérifier la tolérance.
Une consultation pré-anesthésique par un médecin anesthésiste-réanimateur plusieurs jours avant l’intervention.
Une évaluation préopératoire par le médecin traitant, sans consultation anesthésique dédiée.
Une consultation pré-anesthésique par le chirurgien le jour de l’intervention, avant l’entrée au bloc.

Une consultation pré-anesthésique par un médecin anesthésiste-réanimateur plusieurs jours avant l’intervention.

Explication

La consultation pré-anesthésique est obligatoire avant toute anesthésie générale ou loco-régionale et doit être menée plusieurs jours avant par un médecin anesthésiste-réanimateur. Une évaluation par le chirurgien le jour même ne satisfait pas ces exigences.

17. Une intervention programmée laisse le choix de la date de consultation pré-anesthésique. Quel délai respecte à la fois le délai usuel et le délai idéal ?

Prévoir 24 heures au minimum, et viser idéalement 48 heures avant l’intervention.
Prévoir au moins 48 heures, et viser idéalement 6 à 8 semaines avant l’intervention.
Prévoir 2 à 4 semaines au minimum, et viser idéalement 48 heures avant l’intervention.
Prévoir au moins 48 heures, et viser idéalement 2 à 4 semaines avant l’intervention.

Prévoir au moins 48 heures, et viser idéalement 2 à 4 semaines avant l’intervention.

Explication

Le délai usuel est d’au moins 48 heures, tandis que le délai idéal se situe entre 2 et 4 semaines pour permettre l’optimisation du patient. L’inversion de ces deux repères ne décrit pas les délais attendus.

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Quel est le premier objectif de la consultation pré-anesthésique concernant le patient ?

Évaluer le patient.

Quels examens et avis la consultation pré-anesthésique permet-elle de prescrire ?

Les examens utiles et les avis spécialisés.

Qu’élabore la consultation pré-anesthésique pour la prise en charge ?

La stratégie anesthésique et la prémédication.

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