QCM : Hyperkératoses et soins plantaires (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quoi correspond l’hyperkératose plantaire ?

À une accumulation de sébum dans les tissus sous-cutanés de la plante du pied
À une perte de la couche cornée causée par une élimination excessive de kératine
À une inflammation de la couche profonde provoquée par une infection
À un épaississement excessif de la couche cornée par accumulation de kératine

À un épaississement excessif de la couche cornée par accumulation de kératine

Explication

L’hyperkératose plantaire désigne l’épaississement excessif de la couche cornée lié à une accumulation de kératine. Une inflammation infectieuse peut toucher les tissus, mais elle ne définit pas cette hyperkératose.

2. Comment des pressions ou des frottements répétés peuvent-ils épaissir la couche cornée ?

Ils réduisent la production de cellules épidermiques et provoquent une accumulation de sébum en surface
Ils entraînent une migration accélérée des cellules vers les tissus profonds, où elles forment un épaississement
Ils détruisent la kératine superficielle et stimulent la formation d’une couche cornée plus fine
Ils favorisent une production excessive de cellules kératinisées qui s’accumulent si leur élimination est insuffisante

Ils favorisent une production excessive de cellules kératinisées qui s’accumulent si leur élimination est insuffisante

Explication

Les contraintes répétées entraînent une production excessive de cellules riches en kératine, qui migrent vers la surface et s’accumulent lorsque leur élimination ne suffit pas. Une diminution de la production épidermique ne rend pas compte de cet épaississement.

3. Quelle distinction permet de différencier une kératose mécanique d’une kératodermie plantaire ?

La kératose mécanique provient d’une infection osseuse, tandis que la kératodermie résulte d’une bursite de friction
La kératose mécanique touche le corps muqueux, tandis que la kératodermie désigne une atteinte du périoste
La kératose mécanique accompagne une affection dermatologique, tandis que la kératodermie résulte des frottements de chaussures
La kératose mécanique est liée aux pressions ou frottements, tandis que la kératodermie peut accompagner une affection dermatologique

La kératose mécanique est liée aux pressions ou frottements, tandis que la kératodermie peut accompagner une affection dermatologique

Explication

Les kératoses mécaniques résultent de pressions ou de frottements, alors que les kératodermies plantaires peuvent accompagner des affections comme l’eczéma ou le psoriasis. L’association à une affection dermatologique correspond donc aux kératodermies, et non aux kératoses mécaniques.

4. Une pédicure constate une hyperkératose qui pourrait être liée à une affection dermatologique : quelle conduite convient-il d’adopter ?

Demander à la personne de choisir entre plusieurs affections dermatologiques avant de poursuivre les soins
Orienter la personne vers son médecin, qui pourra différencier les affections sans poser soi-même de diagnostic
Identifier l’affection dermatologique à partir de l’aspect de la peau et prescrire un traitement adapté
Traiter la lésion comme une kératose mécanique et écarter l’avis médical en l’absence de douleur

Orienter la personne vers son médecin, qui pourra différencier les affections sans poser soi-même de diagnostic

Explication

La différenciation des affections dermatologiques responsables de kératodermies relève du médecin ; la pédicure doit orienter la personne et ne pas établir de diagnostic. Le seul aspect de la peau ne lui permet pas de se substituer à cette évaluation médicale.

5. Que se passe-t-il au premier stade de l’évolution d’une hyperkératose plantaire ?

Un noyau se forme dans la couche cornée, puis adhère aux tissus profonds sous l’effet des frottements
Une bourse séreuse se forme contre l’os, puis l’inflammation gagne les tissus périostés
Des microtraumatismes provoquent une prolifération cellulaire, puis des cellules meurent prématurément et s’accumulent dans la couche cornée
Une infection du périoste entraîne une accumulation de kératine avant l’apparition des microtraumatismes

Des microtraumatismes provoquent une prolifération cellulaire, puis des cellules meurent prématurément et s’accumulent dans la couche cornée

Explication

Au premier stade, des microtraumatismes, notamment dus aux chaussures, déclenchent une prolifération cellulaire ; les cellules meurent ensuite prématurément et s’accumulent dans la couche cornée. La formation d’une bourse séreuse correspond au stade d’hygroma, et non au stade initial.

6. Quelle caractéristique décrit le mieux un durillon plantaire ?

Une lésion étendue, non nucléée et fixée aux tissus profonds, souvent située sur le dessus des orteils
Une induration étendue, non nucléée et mobile avec la peau, souvent sous les têtes métatarsiennes ou au talon
Une poche inflammatoire mobile, remplie de liquide et située entre la peau plantaire et l’os
Une induration localisée, nucléée et enchâssée dans les tissus, souvent sous les têtes métatarsiennes ou au talon

Une induration étendue, non nucléée et mobile avec la peau, souvent sous les têtes métatarsiennes ou au talon

Explication

Le durillon est une induration étendue, généralement située sous les têtes métatarsiennes ou au talon, qui n’est pas nucléée et reste mobile avec la peau. Une lésion nucléée et susceptible d’être enchâssée correspond plutôt à la description d’un cor.

7. Chez une personne très active dont les pieds sont souvent sollicités, quels éléments font partie des causes directes possibles d’un durillon ?

L’hypersollicitation des pieds et des caractéristiques des chaussures comme leur largeur ou leurs coutures
L’hallux valgus et l’affaissement de l’avant-pied, qui constituent des causes prédisposantes
Les pieds plats ou creux et les troubles de la marche, qui figurent parmi les facteurs prédisposants
La maigreur du pied et la finesse cutanée, qui constituent des caractéristiques prédisposantes

L’hypersollicitation des pieds et des caractéristiques des chaussures comme leur largeur ou leurs coutures

Explication

Les facteurs causals comprennent l’hypersollicitation des pieds ainsi que des caractéristiques des chaussures, notamment leur largeur et leurs coutures. L’hallux valgus et l’affaissement de l’avant-pied sont plutôt des causes prédisposantes.

8. Quelle caractéristique distingue le cor du durillon et explique qu’il puisse irriter les terminaisons nerveuses du derme ?

Il se développe entre les orteils sous l’effet de l’humidité.
Il possède un noyau conique qui peut s’enfoncer dans la peau.
Il contient des papilles vasculaires visibles en surface.
Il forme une couche diffuse qui reste mobile avec la peau.

Il possède un noyau conique qui peut s’enfoncer dans la peau.

Explication

Le cor est nucléé et son cône peut pénétrer dans la peau jusqu’à irriter les terminaisons nerveuses. Le durillon, contrairement au cor, n’est pas nucléé et reste mobile avec la peau.

9. Une lésion blanchâtre, macérée et spongieuse, très douloureuse, apparaît entre deux orteils : de quel type de cor s’agit-il ?

D’un cor mou, favorisé par l’humidité des espaces interdigitaux.
D’un cor dur, généralement profond et situé sur une articulation.
D’un cor neuro-vasculaire, caractérisé par une douleur parfois nocturne.
D’un cor vasculaire, reconnaissable à ses taches foncées en surface.

D’un cor mou, favorisé par l’humidité des espaces interdigitaux.

Explication

Le cor mou se forme entre les orteils, où l’humidité rend la peau blanchâtre, macérée et spongieuse; il est généralement très douloureux. Le cor dur apparaît surtout sur les articulations interphalangiennes ou sous les têtes métatarsiennes.

10. Quelle description correspond à une crevasse ?

Une atteinte vasculaire du derme visible sous forme de petites taches foncées.
Une macération entre les orteils associée à une accumulation de kératine.
Une lésion fendillée de la peau ou des muqueuses, parfois profonde et sanguinolente.
Une plaque épaissie de peau sèche qui se forme surtout sous les têtes métatarsiennes.

Une lésion fendillée de la peau ou des muqueuses, parfois profonde et sanguinolente.

Explication

Une crevasse est une lésion fendillée de la peau ou des muqueuses, dont la profondeur varie; elle est généralement douloureuse et peut saigner. Une macération interdigitalisée décrit plutôt certaines lésions humides, et non la définition d’une crevasse.

11. Quelle association entre le type de rhagade et sa localisation est correcte ?

Les rhagades sèches touchent surtout le talon, tandis que les humides siègent souvent entre les orteils.
Les rhagades sèches touchent surtout les articulations, tandis que les humides apparaissent sous les têtes métatarsiennes.
Les rhagades sèches siègent souvent entre les orteils, tandis que les humides touchent surtout le talon.
Les rhagades sèches se limitent aux muqueuses, tandis que les humides siègent surtout sur la plante du pied.

Les rhagades sèches touchent surtout le talon, tandis que les humides siègent souvent entre les orteils.

Explication

Les rhagades sèches touchent essentiellement le talon, alors que les rhagades humides se situent souvent dans les espaces entre les orteils et peuvent être sanguinolentes. Inverser leurs localisations est une confusion fréquente.

12. Lors du soin d’un durillon, comment préparer la peau selon qu’elle est sèche ou humide ?

Durcir la peau sèche à l’alcool dénaturé et ramollir la peau humide.
Durcir les deux types de peau à l’alcool dénaturé avant l’excision.
Ramollir les deux types de peau avant de retirer l’hyperkératose.
Ramollir la peau sèche et durcir la peau humide à l’alcool dénaturé.

Ramollir la peau sèche et durcir la peau humide à l’alcool dénaturé.

Explication

La peau sèche doit être ramollie, tandis que la peau humide est durcie à l’alcool dénaturé avant le retrait progressif de l’hyperkératose. Inverser ces préparations ne correspond pas au soin indiqué.

13. Quelle technique d’excision permet de retirer un durillon tout en protégeant les tissus sous-jacents ?

Faire des incisions parallèles à la peau en fines couches, bistouri relevé et peau tendue.
Faire des incisions perpendiculaires à la peau en couches épaisses, bistouri abaissé et peau relâchée.
Retirer le durillon par lambeaux en commençant par sa couronne d’hyperkératose.
Décoller la couche épaissie d’un seul geste, puis appliquer une pommade adéquate.

Faire des incisions parallèles à la peau en fines couches, bistouri relevé et peau tendue.

Explication

L’excision se fait par incisions parallèles à la surface cutanée et par fines couches jusqu’à la peau saine; relever le bistouri et tendre la peau aide à éviter les lésions. Le retrait par lambeaux avec élimination de la couronne concerne le soin d’un œil-de-perdrix.

14. Quel enchaînement décrit le soin d’une rhagade afin de favoriser sa cicatrisation ?

Désinfecter la crevasse, retirer les berges indurées au bistouri en travers de la fissure, appliquer un émollient et laisser à l’air libre.
Éliminer l’hyperkératose au bistouri dans le sens de la crevasse, poser un pansement, puis appliquer un émollient sur les berges indurées.
Ramollir la peau avec un émollient, retirer les berges indurées sans éliminer l’hyperkératose, puis poser un pansement sans désinfection.
Ramollir l’hyperkératose avec un émollient, l’éliminer au bistouri dans le sens de la crevasse, retirer les berges indurées, désinfecter et poser un pansement.

Ramollir l’hyperkératose avec un émollient, l’éliminer au bistouri dans le sens de la crevasse, retirer les berges indurées, désinfecter et poser un pansement.

Explication

L’émollient ramollit l’hyperkératose avant son élimination au bistouri dans le sens de la crevasse ; le retrait des berges indurées, la désinfection et le pansement complètent le soin. Une incision en travers de la fissure ne respecte pas le sens indiqué pour éliminer l’hyperkératose.

15. Lors du soin d’une rhagade, dans quel sens faut-il éliminer mécaniquement l’hyperkératose au bistouri ?

Par mouvements circulaires autour de la crevasse, après avoir désinfecté la peau.
Dans le sens de la crevasse, avant d’appliquer un émollient sur l’hyperkératose.
Perpendiculairement à la crevasse, après avoir ramolli l’hyperkératose avec un émollient.
Dans le sens de la crevasse, après avoir ramolli l’hyperkératose avec un émollient.

Dans le sens de la crevasse, après avoir ramolli l’hyperkératose avec un émollient.

Explication

Après ramollissement avec un émollient, l’hyperkératose est éliminée au bistouri dans le sens de la crevasse. La réaliser perpendiculairement à la fissure ne correspond pas au geste décrit.

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Qu’est-ce que l’hyperkératose plantaire ?

Un épaississement excessif de la couche cornée de la plante du pied par accumulation de kératine.

Que provoquent les pressions ou frottements répétés sur l’épiderme plantaire ?

Une production excessive de cellules riches en kératine, qui migrent vers la surface.

Quand les cellules riches en kératine épaississent-elles la couche cornée plantaire ?

Lorsque leur élimination est insuffisante.

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