QCM : Péritonites : causes et traitements (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une péritonite ?

Une accumulation de liquide dans la cavité abdominale, sans inflammation péritonéale nécessaire
Une obstruction aiguë de l’intestin, souvent accompagnée d’une inflammation de la muqueuse
Une inflammation aiguë de la séreuse péritonéale, souvent infectieuse, localisée ou généralisée
Une infection chronique de la paroi abdominale, généralement limitée à un organe

Une inflammation aiguë de la séreuse péritonéale, souvent infectieuse, localisée ou généralisée

Explication

La péritonite correspond à une inflammation aiguë de la séreuse péritonéale, qui peut être localisée ou généralisée et qui est le plus souvent d’origine infectieuse. Une obstruction intestinale peut provoquer des complications abdominales, mais elle ne définit pas la péritonite.

2. Sur quels critères distingue-t-on les péritonites primaires, secondaires et tertiaires ?

Sur le germe responsable ou le degré de fièvre associé
Sur leur localisation anatomique ou leur étendue dans l’abdomen
Sur leur origine ou leur persistance après traitement
Sur la présence d’une ascite ou d’une insuffisance rénale

Sur leur origine ou leur persistance après traitement

Explication

La classification en formes primaires, secondaires et tertiaires repose sur l’origine de la péritonite ou sa persistance après traitement. La localisation ou l’étendue permet plutôt de distinguer les formes localisées des formes généralisées.

3. Quel mécanisme contribue au cloisonnement d’une péritonite localisée ?

L’épiploon circonscrit l’infection, tandis qu’un iléus réflexe et un troisième secteur peuvent se constituer
Les reins concentrent les toxines, tandis qu’une défaillance multiviscérale apparaît d’emblée
La circulation systémique élimine l’infection, tandis que le liquide péritonéal se résorbe rapidement
Le diaphragme diffuse les germes vers le thorax, tandis que le péristaltisme s’accélère

L’épiploon circonscrit l’infection, tandis qu’un iléus réflexe et un troisième secteur peuvent se constituer

Explication

Une péritonite localisée entraîne une réaction péritonéale, un iléus réflexe et la constitution d’un troisième secteur, tandis que l’épiploon peut cloisonner l’infection. La diffusion systémique des germes et les défaillances d’organes sont des risques associés à la généralisation.

4. Quel indicateur est utilisé pour évaluer la gravité des péritonites en fonction des défaillances d’organes ?

Le volume d’ascite mesuré par l’index de Mannheim
Le degré de cloisonnement de l’infection mesuré par un score rénal
L’étendue de l’inflammation évaluée par le score APACHE II
Le nombre de défaillances d’organes évalué par le score SOFA

Le nombre de défaillances d’organes évalué par le score SOFA

Explication

La gravité est corrélée au nombre de défaillances d’organes, évalué par le score SOFA. Le score APACHE II et l’index de Mannheim figurent parmi les facteurs associés à la mortalité, mais ils ne correspondent pas à l’indicateur précisé ici.

5. Que désigne le cri du Douglas dans le contexte d’une péritonite ?

Une douleur déclenchée lors du toucher rectal, signe d’irritation péritonéale
Une douleur provoquée par la percussion de la région épigastrique
Une défense abdominale provoquée par la palpation de la fosse iliaque droite
Une absence de respiration abdominale visible à l’inspection

Une douleur déclenchée lors du toucher rectal, signe d’irritation péritonéale

Explication

Le cri du Douglas est une douleur recherchée au toucher rectal et fait partie des signes d’irritation péritonéale. La défense abdominale est également un signe d’irritation, mais elle est constatée à la palpation de l’abdomen.

6. Chez quels patients la péritonite asthénique est-elle particulièrement observée ?

Chez les adultes jeunes atteints de diverticulite
Chez les sujets âgés et les patients immunodéprimés
Chez les patients ventilés et les sujets traumatisés
Chez les patients cirrhotiques et ceux sous dialyse péritonéale

Chez les sujets âgés et les patients immunodéprimés

Explication

La forme asthénique touche notamment les personnes âgées et les patients immunodéprimés, chez qui les signes abdominaux peuvent rester discrets malgré une atteinte générale grave. Les patients intubés et ventilés relèvent plutôt de la description de la péritonite de réanimation.

7. Quel est le rôle principal du TDM abdomino-pelvien avec injection dans la prise en charge d’une suspicion de péritonite ?

Évaluer la réponse au remplissage vasculaire avant l’intervention
Mesurer le retentissement infectieux et les défaillances d’organes
Identifier les germes responsables afin d’adapter l’antibiothérapie
Établir le diagnostic et en préciser la cause pour orienter la prise en charge

Établir le diagnostic et en préciser la cause pour orienter la prise en charge

Explication

Le TDM avec injection est l’examen de référence pour confirmer la péritonite, en rechercher l’étiologie et contribuer au choix de la prise en charge. La biologie apprécie plutôt le retentissement infectieux et les défaillances d’organes, sans avoir de valeur diagnostique propre pour la péritonite.

8. En quoi la réanimation et la chirurgie diffèrent-elles dans la prise en charge d’une péritonite ?

La réanimation traite la cause abdominale, tandis que la chirurgie corrige les désordres hydro-électrolytiques.
La réanimation corrige les désordres hydro-électrolytiques, tandis que la chirurgie traite la cause et réalise une toilette péritonéale.
La réanimation adapte l’antibiothérapie aux prélèvements, tandis que la chirurgie choisit les drogues vaso-actives.
La réanimation assure le drainage abdominal, tandis que la chirurgie réalise le remplissage vasculaire.

La réanimation corrige les désordres hydro-électrolytiques, tandis que la chirurgie traite la cause et réalise une toilette péritonéale.

Explication

La réanimation vise notamment à corriger les désordres hydro-électrolytiques et peut inclure un remplissage vasculaire, alors que la chirurgie traite le foyer causal et nettoie la cavité péritonéale après les prélèvements. Le drainage abdominal relève aussi de la chirurgie, et non de la réanimation.

9. Quelle conséquence explique la prise en charge multidisciplinaire d’une péritonite tertiaire ?

La diffusion rapide d’une infection spontanée impose une antibiothérapie probabiliste, avec une mortalité proche de 10 %.
La persistance de l’infection, souvent liée à des germes nosocomiaux multirésistants, entraîne une mortalité proche de 30 %.
La perforation digestive provoque un sepsis contrôlé par lavage, avec une mortalité proche de 5 %.
L’infection liée à la dialyse entraîne fréquemment un abcès localisé, avec une mortalité proche de 20 %.

La persistance de l’infection, souvent liée à des germes nosocomiaux multirésistants, entraîne une mortalité proche de 30 %.

Explication

La péritonite tertiaire correspond à une infection péritonéale persistante, souvent due à des germes nosocomiaux multirésistants, et sa mortalité est proche de 30 %, ce qui justifie une approche multidisciplinaire. Une péritonite secondaire liée à une perforation relève d’un traitement chirurgical de la cause, mais cette association ne caractérise pas la péritonite tertiaire.

10. Après une intervention pour péritonite, quel élément faut-il surveiller pour repérer la reprise de l’activité digestive ?

La reprise du transit intestinal
La température des extrémités
La fréquence des pansements opératoires
La coloration des sécrétions drainées

La reprise du transit intestinal

Explication

Le suivi postopératoire comprend l’observation de la reprise du transit, qui renseigne sur le rétablissement de l’activité digestive. La fréquence des pansements concerne les soins locaux, mais ne permet pas d’évaluer directement cette reprise.

11. Quelle caractéristique distingue principalement une péritonite primaire d’une péritonite secondaire ?

Elle survient spontanément, notamment dans l’ascite cirrhotique ou lors d’une dialyse péritonéale.
Elle résulte d’un foyer abdominal, comme une perforation ou une infection locale.
Elle persiste malgré un traitement initial et s’accompagne d’un sepsis réfractaire.
Elle correspond à une inflammation péritonéale limitée sans origine infectieuse.

Elle survient spontanément, notamment dans l’ascite cirrhotique ou lors d’une dialyse péritonéale.

Explication

La forme primaire est une infection spontanée, notamment associée à l’ascite cirrhotique ou à la dialyse péritonéale. Une infection issue d’un foyer abdominal correspond plutôt à une péritonite secondaire.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Péritonites : causes et traitements.

Qu’est-ce qu’une péritonite ?

Une inflammation aiguë de la séreuse péritonéale, le plus souvent infectieuse, localisée ou généralisée.

Selon quels critères les péritonites sont-elles classées ?

Selon leur origine ou leur persistance après traitement.

Que provoque une péritonite localisée sur le péritoine ?

Une réaction péritonéale, un iléus réflexe, un troisième secteur et le cloisonnement de l’infection par l’épiploon.

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