QCM : Physiologie de l’exercice anaérobie (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi l’organisme doit-il resynthétiser rapidement l’ATP pendant un effort maximal ?

La production d’ATP par voie aérobie s’arrête dès que l’effort devient maximal.
Les muscles consomment leur glycogène avant que l’effort maximal puisse se poursuivre.
La contraction musculaire empêche la formation d’ATP dès les premières secondes.
Les réserves d’ATP musculaire disponible ne couvrent que quelques secondes d’effort maximal.

Les réserves d’ATP musculaire disponible ne couvrent que quelques secondes d’effort maximal.

Explication

La quantité d’ATP musculaire immédiatement disponible suffit pour environ deux à trois secondes d’effort maximal, d’où la nécessité de la resynthétiser. La voie aérobie ne s’arrête pas lorsque l’effort est intense : elle contribue elle aussi à l’effort.

2. Un sportif augmente brusquement sa dépense énergétique au début d’un effort très intense : quelle filière intervient dès la phase initiale ?

Le métabolisme anaérobie alactique, qui répond à l’augmentation de la dépense et intervient lors des efforts intenses.
Le métabolisme anaérobie lactique, qui répond à toute hausse de dépense dès les premières secondes.
La filière aérobie, qui intervient après que les deux métabolismes anaérobies ont cessé d’agir.
Le métabolisme oxydatif, qui prend en charge les efforts intenses avant les efforts modérés.

Le métabolisme anaérobie alactique, qui répond à l’augmentation de la dépense et intervient lors des efforts intenses.

Explication

Le métabolisme anaérobie alactique répond à toute augmentation de la dépense énergétique, au moins dans la phase initiale, et participe aux efforts d’intensité élevée. Le métabolisme anaérobie lactique intervient plutôt lorsque les capacités des voies alactique et aérobie sont dépassées.

3. Lors d’un effort maximal qui se prolonge au-delà de deux minutes, quelle description des filières énergétiques est correcte ?

Les trois filières contribuent à parts égales, y compris après deux minutes d’effort.
Les trois filières contribuent, mais la filière aérobie devient dominante après deux minutes.
La filière aérobie commence à contribuer après deux minutes, tandis que les deux autres cessent d’agir.
La filière anaérobie lactique devient dominante après deux minutes, avec un apport aérobie secondaire.

Les trois filières contribuent, mais la filière aérobie devient dominante après deux minutes.

Explication

Les trois sources d’ATP participent quelle que soit la durée de l’effort maximal, mais la filière aérobie domine après deux minutes. Leur participation commune ne signifie pas qu’elles contribuent à parts égales.

4. Que désigne le rôle de la lactate déshydrogénase dans la réaction reliant le pyruvate au lactate ?

Elle transporte le pyruvate de la fibre musculaire vers le sang.
Elle convertit le NAD+ en NADH lors de la dégradation du glycogène.
Elle transforme le lactate en créatine phosphate pour reconstituer l’ATP.
Elle recycle le NADH en NAD+ lors de la formation du lactate.

Elle recycle le NADH en NAD+ lors de la formation du lactate.

Explication

La lactate déshydrogénase catalyse la conversion du pyruvate en lactate tout en oxydant le NADH en NAD+, ce qui contribue au recyclage nécessaire à la glycolyse. La transformation du lactate en créatine phosphate ne correspond pas à l’action de cette enzyme.

5. Quelle voie représente la principale part de l’élimination du lactate, avec une contribution estimée entre 50 et 75 % ?

Sa conversion par néoglucogenèse
Son oxydation
Sa transformation par transamination
Son élimination par sudation

Son oxydation

Explication

L’oxydation assure la plus grande part de l’élimination du lactate, estimée à 50–75 %. La néoglucogenèse contribue aussi à son élimination, mais sa part est plus faible, de 10–25 %.

6. Quelle fonction le MAOD remplit-il dans l’évaluation de la capacité anaérobie ?

Il mesure la quantité totale de lactate éliminée au cours de la récupération après un effort maximal.
Il détermine la puissance aérobie maximale à partir de la consommation d’oxygène à l’effort.
Il quantifie l’oxygène consommé pendant un effort sous-maximal maintenu à intensité constante.
Il estime le déficit cumulé entre la demande en oxygène et l’absorption mesurée pendant un effort supramaximal épuisant.

Il estime le déficit cumulé entre la demande en oxygène et l’absorption mesurée pendant un effort supramaximal épuisant.

Explication

Le MAOD compare la demande cumulée estimée en oxygène à l’absorption cumulée mesurée après un exercice supramaximal épuisant, et sert à caractériser la capacité anaérobie. La mesure de l’élimination du lactate décrit un processus de récupération distinct, pas le MAOD.

7. Lors d’un exercice aérobie incrémenté, à quelle évolution de la lactatémie faut-il s’attendre lorsque l’intensité passe de faible à élevée ?

Elle augmente fortement à basse intensité, puis diminue progressivement à mesure que l’effort s’intensifie.
Elle diminue à basse intensité, puis demeure stable lorsque la demande énergétique augmente.
Elle reste faible et stable à basse intensité, puis augmente fortement lorsque l’intensité s’élève.
Elle reste élevée et stable à toutes les intensités, malgré la hausse de la consommation d’oxygène.

Elle reste faible et stable à basse intensité, puis augmente fortement lorsque l’intensité s’élève.

Explication

À faible intensité, la lactatémie est décrite comme faible et stable, puis elle augmente fortement lorsque l’exercice incrémenté devient plus intense. Une hausse importante dès les faibles intensités ne correspond pas à cette évolution.

8. En quoi le MLSS se distingue-t-il d’un simple seuil lactique repéré par une hausse de la lactatémie ?

Il représente la charge où la production de lactate dépasse durablement sa clairance sanguine.
Il désigne la charge la plus élevée où la lactatémie peut rester stable, la production équilibrant la clairance.
Il désigne la première intensité où la lactatémie commence à augmenter, quelle que soit sa durée.
Il correspond à l’intensité où la ventilation cesse d’évoluer proportionnellement à la consommation d’oxygène.

Il désigne la charge la plus élevée où la lactatémie peut rester stable, la production équilibrant la clairance.

Explication

Le MLSS correspond à la charge maximale maintenable sans hausse continue du lactate, lorsque sa production égale sa clairance. Le seuil ventilatoire décrit plutôt une modification de la relation entre ventilation et consommation d’oxygène.

9. Comment appelle-t-on les deux points d’inflexion de la réponse ventilatoire, et quels noms portent leurs correspondances lactiques ?

Les points ventilatoires SL1 et SL2, correspondant aux seuils lactiques SV1 et SV2
Les points ventilatoires VO2max1 et VO2max2, correspondant aux seuils lactiques SL1 et SL2
Les points ventilatoires SV1 et SV2, correspondant aux seuils lactiques SL1 et SL2
Les points ventilatoires MLSS1 et MLSS2, correspondant aux seuils lactiques SV1 et SV2

Les points ventilatoires SV1 et SV2, correspondant aux seuils lactiques SL1 et SL2

Explication

Les inflexions ventilatoires sont désignées par SV1 et SV2, tandis que les seuils lactiques correspondants sont désignés par SL1 et SL2. L’option qui inverse les sigles confond les appellations ventilatoires avec les appellations lactiques.

10. Comment la baisse du pH musculaire causée par l’accumulation de H+ peut-elle contribuer à la fatigue ?

Elle stimule la glycogène phosphorylase et augmente la mobilisation des acides gras.
Elle perturbe l’hydrolyse de l’ATP et limite la capture du calcium.
Elle améliore le fonctionnement des transporteurs entre le cytoplasme et la mitochondrie.
Elle accélère l’hydrolyse de l’ATP et facilite la capture du calcium.

Elle perturbe l’hydrolyse de l’ATP et limite la capture du calcium.

Explication

L’accumulation de H+ abaisse le pH et contribue à la fatigue en inhibant l’hydrolyse de l’ATP ainsi qu’en limitant la capture du calcium. La stimulation de la glycogène phosphorylase est un distracteur plausible, mais la baisse du pH perturbe son fonctionnement.

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Combien de temps l’ATP musculaire disponible soutient-il un effort maximal ?

2 à 3 secondes.

À partir de quelle durée le système aérobie domine-t-il l’effort maximal ?

Après 2 minutes.

Quand le métabolisme anaérobie alactique intervient-il lors d’un effort ?

Lors de toute hausse de dépense énergétique, surtout au début, et lors des efforts intenses.

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