QCM : Physiopathologie de la douleur (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel enchaînement décrit la transmission du message douloureux depuis la détection du stimulus jusqu’à sa perception ?

Transduction par les nocicepteurs, transmission afférente par la racine postérieure, perception médullaire, puis relais moteurs jusqu’au cortex
Transduction par les nocicepteurs, réflexe moteur par la racine postérieure, transmission par la racine ventrale, puis relais jusqu’au cortex
Transmission par la racine ventrale, transduction dans la moelle, réflexe par la racine postérieure, puis relais jusqu’au cortex
Transduction par les nocicepteurs, transmission afférente par la racine postérieure, réflexe moteur par la racine ventrale, puis relais jusqu’au cortex

Transduction par les nocicepteurs, transmission afférente par la racine postérieure, réflexe moteur par la racine ventrale, puis relais jusqu’au cortex

Explication

Le stimulus est d’abord transduit par les nocicepteurs, puis le message afférent rejoint la moelle par la racine postérieure; la réaction réflexe emprunte la racine ventrale avant les relais vers le cortex. L’inversion des racines postérieure et ventrale confond la voie afférente avec la voie motrice réflexe.

2. À quel niveau cérébral le siège de la douleur est-il localisé ?

Au niveau du cortex pariétal
Au niveau du cortex temporal
Au niveau du cortex occipital
Au niveau du cortex frontal

Au niveau du cortex frontal

Explication

Le siège de la douleur est localisé au niveau du cortex frontal. Le cortex pariétal est une localisation plausible pour des fonctions sensitives, mais ce n’est pas celle indiquée pour le siège de la douleur ici.

3. Quelle description rend compte de la distribution des nocicepteurs dans l’organisme ?

Ce sont des cellules spécialisées concentrées dans la peau, avec une présence limitée dans les autres tissus
Ce sont des terminaisons nerveuses situées principalement dans les muscles et les articulations, mais absentes des organes internes
Ce sont des récepteurs présents surtout dans les os et les vaisseaux sanguins, avec peu de présence dans la peau
Ce sont des terminaisons nerveuses présentes presque partout, notamment dans la peau, les muscles, les articulations et les organes internes

Ce sont des terminaisons nerveuses présentes presque partout, notamment dans la peau, les muscles, les articulations et les organes internes

Explication

Les nocicepteurs sont des terminaisons nerveuses largement distribuées, notamment dans la peau, les muscles, les articulations, les os, les vaisseaux et les organes internes. Leur attribuer une distribution limitée à la peau écarte à tort plusieurs tissus où ils sont également présents.

4. Quel type de nocicepteur répond à des stimuli mécaniques, thermiques et chimiques ?

Le récepteur mécano-thermique
Le thermorécepteur
Le récepteur polymodal
Le mécanorécepteur

Le récepteur polymodal

Explication

Les récepteurs polymodaux sont activés par des stimuli mécaniques, thermiques et chimiques. Le récepteur mécano-thermique répond à deux catégories de stimuli, mais n’inclut pas les stimuli chimiques dans sa définition.

5. Un nocicepteur appartient à la catégorie qui représente plus de 75 % de l’ensemble des nocicepteurs; de quel type s’agit-il ?

D’un récepteur polymodal
D’un récepteur mécano-thermique
D’un thermorécepteur
D’un mécanorécepteur

D’un récepteur polymodal

Explication

Les récepteurs polymodaux sont les nocicepteurs les plus nombreux et représentent plus de 75 % de l’ensemble. Les mécanorécepteurs répondent aux stimuli mécaniques, mais ne constituent pas la catégorie majoritaire indiquée.

6. Quel médiateur libéré par les fibres C nociceptives sensibilise les neurones nociceptifs en agissant sur les récepteurs NK1 ?

La substance P
Le CGRP
L’aspartate
Le glutamate

La substance P

Explication

La substance P est libérée par les fibres C nociceptives, sensibilise les neurones nociceptifs et agit sur les récepteurs NK1. Le glutamate est également un médiateur de la douleur, mais il est associé aux récepteurs NMDA et AMPA.

7. Quel médiateur est le principal excitateur de la douleur et participe à la transmission rapide du signal nociceptif via les récepteurs NMDA et AMPA ?

La substance P
Le CGRP
L’aspartate
Le glutamate

Le glutamate

Explication

Le glutamate est le principal médiateur excitateur de la douleur et contribue à sa transmission rapide par les récepteurs NMDA et AMPA. L’aspartate agit aussi sur les récepteurs NMDA, mais c’est un excitateur secondaire moins abondant.

8. Quel médiateur associe transmission et sensibilisation de certaines fibres périphériques, vasodilatation et implication dans la migraine ?

L’aspartate
Le glutamate
Le CGRP
La substance P

Le CGRP

Explication

Le CGRP participe à la transmission et à la sensibilisation de certaines fibres périphériques, provoque une vasodilatation et est impliqué dans la migraine. La substance P sensibilise également des neurones nociceptifs, mais ses caractéristiques distinctives ici sont son action sur les récepteurs NK1 et sa libération par les fibres C.

9. Comment les enképhalines ou les endomorphines atténuent-elles la transmission douloureuse dans la moelle épinière ?

Un neurone nociceptif les libère, puis elles activent les récepteurs α2 et augmentent l’excitabilité des neurones médullaires.
Un interneurone excitateur les libère, puis elles se fixent aux récepteurs 5-HT1A et renforcent le signal nociceptif.
Une voie descendante les libère, puis elles bloquent les récepteurs opioïdes μ et empêchent l’inhibition médullaire.
Un interneurone inhibiteur médullaire les libère, puis elles se fixent aux récepteurs opioïdes μ et diminuent l’excitabilité des neurones nociceptifs.

Un interneurone inhibiteur médullaire les libère, puis elles se fixent aux récepteurs opioïdes μ et diminuent l’excitabilité des neurones nociceptifs.

Explication

Libérées par un interneurone inhibiteur médullaire, ces substances se lient aux récepteurs opioïdes μ et réduisent l’excitabilité des neurones nociceptifs. Les récepteurs α2 sont associés à l’action de la noradrénaline, et non au mécanisme décrit pour les enképhalines et les endomorphines.

10. Quels neurotransmetteurs les voies descendantes inhibitrices du tronc cérébral utilisent-elles pour moduler la nociception dans la moelle épinière ?

La sérotonine et la noradrénaline.
La dopamine et l’acétylcholine.
Le CGRP et les endorphines.
Le glutamate et la substance P.

La sérotonine et la noradrénaline.

Explication

Les voies descendantes inhibitrices issues du tronc cérébral utilisent la sérotonine et la noradrénaline pour moduler la nociception médullaire. Le glutamate et la substance P participent plutôt à la transmission nociceptive, et ne sont pas les deux neurotransmetteurs indiqués pour ces voies.

11. Comment l’Association internationale pour l’étude de la douleur définit-elle la douleur dans sa définition de 2020 ?

Comme une sensation physique désagréable causée par une lésion tissulaire observable et accompagnée d’une réponse émotionnelle secondaire.
Comme une expérience émotionnelle désagréable déclenchée par une menace de lésion, même sans composante sensorielle ni ressemblance avec une douleur tissulaire.
Comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou ressemblant à celle qui lui est associée.
Comme une sensation sensorielle produite par une lésion tissulaire réelle, que la personne éprouve ou non une expérience émotionnelle désagréable.

Comme une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou ressemblant à celle qui lui est associée.

Explication

La définition de 2020 inclut une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, associée à une lésion réelle ou potentielle, ou ressemblant à celle qui accompagne une telle lésion. Une lésion observable n’est pas requise, contrairement à ce que suppose la définition plus restrictive proposée dans un distracteur.

12. Une personne présente à la fois une douleur liée à une stimulation excessive des récepteurs périphériques et une douleur due à une atteinte nerveuse ; comment classer cette douleur ?

Comme une douleur nociceptive, car la composante liée aux récepteurs périphériques détermine la classe.
Comme une douleur neuropathique, car la présence d’une atteinte nerveuse exclut les autres composantes.
Comme une douleur mixte, associant des composantes nociceptive et neuropathique.
Comme une douleur psychogène, puisque plusieurs mécanismes contribuent à la plainte.

Comme une douleur mixte, associant des composantes nociceptive et neuropathique.

Explication

Une douleur mixte associe plusieurs composantes, ici nociceptive et neuropathique. La présence d’une atteinte nerveuse ne transforme pas à elle seule cette douleur en douleur limitée à une seule classe.

13. Après une brûlure, quel mécanisme correspond le mieux à une douleur nociceptive ?

Une atteinte du cerveau ou de la moelle épinière déclenche la douleur.
Une stimulation excessive des récepteurs périphériques déclenche la douleur.
Une lésion primitive du système somato-sensoriel déclenche la douleur.
Un dysfonctionnement des nerfs hors du cerveau et de la moelle déclenche la douleur.

Une stimulation excessive des récepteurs périphériques déclenche la douleur.

Explication

Une brûlure peut provoquer une douleur nociceptive en stimulant excessivement des récepteurs périphériques. Une lésion du système somato-sensoriel correspond plutôt au mécanisme général de la douleur neuropathique.

14. Une lésion du cerveau à l’origine d’une douleur neuropathique relève de quel type ?

D’une douleur neuropathique périphérique, car la douleur se manifeste dans une région du corps.
D’une douleur neuropathique centrale, car le cerveau appartient au système nerveux central.
D’une douleur nociceptive, car toute lésion cérébrale stimule des récepteurs périphériques.
D’une douleur psychogène, car la lésion touche une structure impliquée dans les émotions.

D’une douleur neuropathique centrale, car le cerveau appartient au système nerveux central.

Explication

La douleur neuropathique centrale est liée à une atteinte du cerveau ou de la moelle épinière. La localisation ressentie de la douleur ne rend pas la lésion périphérique : ce terme concerne une atteinte ou un dysfonctionnement des nerfs hors du cerveau et de la moelle.

15. Quelle distinction entre douleur aiguë et douleur chronique est correcte ?

La douleur aiguë et la douleur chronique se distinguent principalement par leur intensité, sans seuil de durée caractéristique.
La douleur aiguë persiste au-delà de trois mois, tandis que la douleur chronique correspond à un signal d’alarme qui cède rapidement.
La douleur aiguë constitue un signal d’alarme qui cède rapidement, tandis que la douleur chronique persiste au-delà de trois mois et constitue une pathologie à part entière.
La douleur chronique est un signal d’alarme de courte durée, tandis que la douleur aiguë constitue une pathologie persistante.

La douleur aiguë constitue un signal d’alarme qui cède rapidement, tandis que la douleur chronique persiste au-delà de trois mois et constitue une pathologie à part entière.

Explication

La douleur aiguë sert de signal d’alarme et finit par céder rapidement, tandis que la douleur chronique persiste au-delà de trois mois et constitue une pathologie à part entière. Le seuil de trois mois caractérise ici la douleur chronique, pas la douleur aiguë.

16. Sur une échelle d’intensité de 0 à 10, quelle catégorie correspond à une douleur évaluée à 7 ?

Une douleur intense, cotée de 6 à 7.
Une douleur faible ou légère, cotée de 1 à 3.
Une douleur insupportable, cotée de 8 à 10.
Une douleur modérée, cotée de 4 à 5.

Une douleur intense, cotée de 6 à 7.

Explication

Une intensité de 7 appartient à la catégorie des douleurs intenses, qui va de 6 à 7. La catégorie insupportable commence à 8, tandis que la douleur modérée s’arrête à 5.

17. Quelle description correspond à l’échelle visuelle analogique (EVA) ?

Elle propose cinq niveaux verbaux au patient adulte et s’utilise dès 4 ans.
Elle demande une note orale de 0 à 100 mm et s’utilise chez l’enfant dès 4 ans.
Elle présente six visages gradués de 0 à 10 et s’utilise chez l’enfant dès 6 ans.
Elle comporte une face graduée de 0 à 10 pour le soignant et une face patient munie d’un curseur, et s’utilise dès 6 ans.

Elle comporte une face graduée de 0 à 10 pour le soignant et une face patient munie d’un curseur, et s’utilise dès 6 ans.

Explication

L’EVA associe une face graduée destinée au soignant et un curseur manipulé par le patient ; elle est utilisable chez l’adulte et l’enfant à partir de 6 ans. L’échelle à six visages, en revanche, est prévue dès 4 ans.

18. Un adulte évalue sa douleur avec l’échelle numérique (EN) : quelle consigne doit-il recevoir ?

Déplacer un curseur entre deux faces, sur une échelle qui commence à 4 et se termine à 10.
Choisir parmi six visages, auxquels le soignant associe une note de 0 à 10.
Donner une note de 0, sans douleur, à 10, douleur maximale imaginable, avec une graduation possible de 0 à 100 mm.
Choisir l’un des cinq niveaux verbaux, où 0 correspond à l’absence de douleur et 10 à la douleur maximale.

Donner une note de 0, sans douleur, à 10, douleur maximale imaginable, avec une graduation possible de 0 à 100 mm.

Explication

L’EN demande au patient de noter sa douleur de 0 à 10, et la graduation peut également être exprimée de 0 à 100 mm. Les cinq niveaux verbaux décrivent l’EVS et ne constituent pas la consigne de l’EN.

19. Sur une échelle numérique graduée de 0 à 10, à partir de quel score une prise en charge de la douleur est-elle nécessaire ?

À partir d’un score de 2 sur 10, seuil qui s’applique aussi à l’échelle verbale simple.
À partir d’un score de 5 sur 10, seuil correspondant au nombre de points de l’échelle verbale simple.
À partir d’un score de 6 sur 10, seuil correspondant à l’âge minimal d’utilisation de l’EVA.
À partir d’un score de 4 sur 10, seuil équivalent à 4 sur 100 lorsque cette graduation est utilisée.

À partir d’un score de 4 sur 10, seuil équivalent à 4 sur 100 lorsque cette graduation est utilisée.

Explication

Pour l’EN, une prise en charge est nécessaire à partir d’un score égal ou supérieur à 4 sur 10, ou à 4 sur 100 selon la graduation. Le seuil de 2 concerne l’EVS, dont les scores ne sont pas exprimés sur cette graduation numérique.

20. Avec l’échelle verbale simple (EVS), quel score déclenche la nécessité d’une prise en charge de la douleur ?

Un score supérieur ou égal à 4 sur une échelle comportant cinq points.
Un score supérieur ou égal à 4 sur une échelle graduée de 0 à 100 mm.
Un score supérieur ou égal à 2 sur une échelle graduée de 0 à 10.
Un score supérieur ou égal à 2 sur une échelle comportant cinq points.

Un score supérieur ou égal à 2 sur une échelle comportant cinq points.

Explication

L’EVS comporte cinq points et le seuil de prise en charge est atteint à partir d’un score de 2. Le seuil de 4 s’applique à l’EN, tandis que les graduations de 0 à 10 ou de 0 à 100 mm sont numériques.

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Quelles étapes mènent le message douloureux des nocicepteurs à la moelle ?

La transduction du stimulus, puis la transmission afférente par la racine postérieure.

Par quelle racine la réaction réflexe motrice liée à la douleur passe-t-elle ?

Par la racine ventrale.

Où les relais du message douloureux permettent-ils de percevoir et localiser la douleur ?

Au cortex.

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