QCM : Prélèvements non stériles — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure la diurèse ?

Le volume d’urines émises pendant une durée donnée
La concentration des ions présents dans les urines
Le nombre de mictions réalisées au cours d’une journée
La quantité d’albumine filtrée par les reins

Le volume d’urines émises pendant une durée donnée

Explication

La diurèse quantifie le volume d’urines produit pendant une période déterminée, généralement vingt-quatre heures. L’ionogramme urinaire, et non la diurèse, renseigne sur la teneur en ions des urines.

2. Dans quelle situation la mesure de la diurèse est-elle particulièrement pertinente ?

Pour évaluer la fonction rénale et établir le bilan des entrées et sorties
Pour mesurer la fréquence respiratoire au cours d’une surveillance clinique
Pour identifier précisément le micro-organisme responsable d’une infection
Pour déterminer la concentration d’un médicament dans le plasma

Pour évaluer la fonction rénale et établir le bilan des entrées et sorties

Explication

La diurèse aide à évaluer la fonction rénale, à surveiller certaines maladies ou traitements et à comptabiliser les pertes liquidiennes. L’identification d’un micro-organisme relève d’un examen microbiologique, comme l’ECBU.

3. Quelle association entre un trouble de la diurèse et son seuil est correcte ?

Polyurie : absence complète d’émission d’urines
Anurie : plus de 2000 ml en 24 heures
Oligurie : moins de 500 ml en 24 heures
Polyurie : moins de 500 ml en 24 heures

Oligurie : moins de 500 ml en 24 heures

Explication

L’oligurie correspond à une diurèse inférieure à 500 ml en vingt-quatre heures. Une polyurie dépasse 2000 ml en vingt-quatre heures, tandis que l’anurie désigne une absence d’urines.

4. Quel aspect des urines peut évoquer une hématurie ?

Un dépôt donnant un aspect trouble
Une coloration rouge-brun
Un aspect clair et jaune pâle
Une odeur de pomme trop mûre

Une coloration rouge-brun

Explication

Une coloration rouge-brun peut évoquer la présence de sang dans les urines, appelée hématurie. L’odeur de pomme trop mûre oriente plutôt vers une hyperglycémie ou un diabète, tandis que la turbidité peut évoquer une infection.

5. Quelle séquence respecte la procédure de mesure de la diurèse sur 24 heures ?

Vider la vessie, recueillir pendant 24 heures, ajouter l’urine finale, mesurer puis transmettre
Jeter l’urine finale, recueillir pendant 24 heures, mesurer puis vider le bocal
Mesurer la première miction, recueillir les suivantes, puis arrêter avant la dernière
Recueillir une miction, conserver le premier jet, puis additionner les urines du lendemain

Vider la vessie, recueillir pendant 24 heures, ajouter l’urine finale, mesurer puis transmettre

Explication

La procédure débute par une vessie vidée, puis toutes les urines sont collectées pendant vingt-quatre heures, y compris celles émises à la fin. Le volume est ensuite mesuré et les résultats sont transmis ; l’urine finale ne doit donc pas être jetée.

6. Quelle caractéristique doit présenter le bocal utilisé pour mesurer la diurèse ?

Il doit être stérile, opaque, non gradué et identifié après le recueil
Il doit rester ouvert, être rempli d’antiseptique et porter le groupe sanguin
Il doit être propre, sec, gradué, couvert et correctement étiqueté
Il doit être souple, non couvert, gradué et réservé aux prélèvements microbiologiques

Il doit être propre, sec, gradué, couvert et correctement étiqueté

Explication

Le bocal de diurèse doit permettre un recueil et une mesure fiables : il est propre, sec, gradué, muni d’un couvercle et étiqueté avec les informations requises. La stérilité et l’ajout d’antiseptique ne constituent pas les exigences indiquées pour ce bocal.

7. Quelles mesures de protection sont requises lors de la manipulation des urines ?

Porter des gants stériles réutilisables et laisser le sol sécher après le soin
Porter des gants non stériles à usage unique et prévenir les projections
Utiliser des gants poudrés et déplacer le bocal sans précaution particulière
Manipuler à mains nues et désinfecter le récipient après chaque miction

Porter des gants non stériles à usage unique et prévenir les projections

Explication

Les manipulations d’urines nécessitent des gants non stériles à usage unique et une prévention des projections, des souillures et des glissades. Les gants stériles ne sont pas l’équipement demandé pour cette manipulation courante.

8. Quel est l’objectif principal d’une bandelette urinaire ?

Identifier précisément le micro-organisme responsable d’une infection urinaire
Déterminer la quantité de sodium et de potassium excrétée par les reins
Mesurer le volume total d’urines produit par un patient en 24 heures
Rechercher rapidement des anomalies comme l’albumine, le glucose ou l’acétone

Rechercher rapidement des anomalies comme l’albumine, le glucose ou l’acétone

Explication

La bandelette urinaire est une analyse rapide qui recherche notamment l’albumine, le glucose et l’acétone afin de dépister ou de suivre une anomalie. L’identification d’un micro-organisme relève de l’ECBU, tandis que le volume urinaire relève de la diurèse.

9. Quelle définition de la glycosurie est exacte ?

La présence de glucose dans les urines
La présence d’albumine dans les urines
La présence d’acétone dans les urines
La présence de sang dans les urines

La présence de glucose dans les urines

Explication

La glycosurie désigne la présence de glucose dans les urines. L’albumine correspond à l’albuminurie et l’acétone à l’acétonurie ; la présence de sang correspond à une hématurie.

10. Quelle méthode permet de réaliser correctement une bandelette urinaire ?

Utiliser des urines récentes, immerger la zone réactive, retirer l’excès, attendre puis comparer
Utiliser des urines anciennes, immerger toute la bandelette, essuyer puis lire immédiatement
Déposer les urines sur le flacon, rincer la zone réactive, attendre puis noter la couleur
Tremper la bandelette dans l’eau, ajouter les urines ensuite, puis comparer sans respecter les délais

Utiliser des urines récentes, immerger la zone réactive, retirer l’excès, attendre puis comparer

Explication

La méthode consiste à utiliser des urines récentes, à tremper la partie réactive, à éliminer l’excès, à respecter les temps de lecture puis à comparer les couleurs à l’échelle. Une lecture immédiate ou l’utilisation d’urines anciennes peut fausser l’interprétation.

11. Quel temps de lecture correspond au paramètre « sang » sur l’échelle présentée ?

Lecture immédiate
Quarante secondes
Soixante secondes
Trente secondes

Soixante secondes

Explication

Sur l’échelle indiquée, le paramètre « sang » se lit après soixante secondes. Le pH se lit immédiatement, tandis que les protéines et le glucose se lisent à trente secondes et les corps cétoniques à quarante secondes.

12. Que mesure principalement un ionogramme urinaire réalisé à partir d’urines recueillies pendant 24 heures ?

La présence urinaire de protéines, de glucose et de corps cétoniques
La concentration sanguine en sodium, potassium, chlorures et bicarbonates
La présence de bactéries urinaires et leur sensibilité aux anti-infectieux
La teneur des urines en sodium, potassium, chlorures et bicarbonates

La teneur des urines en sodium, potassium, chlorures et bicarbonates

Explication

L’ionogramme urinaire quantifie plusieurs ions, notamment le sodium, le potassium, les chlorures et les bicarbonates, souvent dans une collecte de 24 heures. La recherche de protéines, de glucose et de corps cétoniques relève plutôt de la bandelette urinaire.

13. Pourquoi associe-t-on fréquemment un ionogramme urinaire à un ionogramme sanguin ?

Pour mesurer exclusivement la quantité de protéines éliminées par les reins
Pour rechercher des cellules anormales dans les urines et préciser leur origine
Pour confirmer la présence d’un micro-organisme et choisir un traitement anti-infectieux
Pour surveiller l’équilibre acido-basique, l’hydratation et les déséquilibres hydro-électrolytiques

Pour surveiller l’équilibre acido-basique, l’hydratation et les déséquilibres hydro-électrolytiques

Explication

L’association des deux examens aide à apprécier l’équilibre acido-basique, l’état d’hydratation et les échanges hydro-électrolytiques. L’identification d’un micro-organisme et de sa sensibilité correspond plutôt à l’ECBU.

14. Quel est l’objectif principal d’un ECBU réalisé sur un prélèvement aseptique ?

Rechercher des parasites intestinaux et mesurer leur abondance
Analyser des sécrétions pulmonaires afin de détecter une infection respiratoire
Diagnostiquer une infection urinaire, identifier le germe et déterminer sa sensibilité
Évaluer l’hydratation et la répartition des ions dans les urines

Diagnostiquer une infection urinaire, identifier le germe et déterminer sa sensibilité

Explication

L’ECBU analyse les cellules et les bactéries urinaires afin de diagnostiquer une infection, d’identifier le micro-organisme et d’étudier sa sensibilité aux anti-infectieux. La mesure des ions urinaires appartient à l’ionogramme urinaire.

15. Quelle succession d’actions respecte le recueil aseptique d’un ECBU ?

Prélever les urines dans un bassin, transférer tout le contenu et agiter le flacon avant son transport
Faire la toilette et l’antisepsie, recueillir 5 à 10 ml au milieu du jet, fermer, identifier et envoyer rapidement
Recueillir le premier jet dans un flacon ouvert, ajouter un antiseptique, puis attendre avant l’identification
Remplir le flacon jusqu’au bord sans toilette préalable, le laisser ouvert, puis l’envoyer en fin de journée

Faire la toilette et l’antisepsie, recueillir 5 à 10 ml au milieu du jet, fermer, identifier et envoyer rapidement

Explication

Le protocole comprend une toilette génito-urinaire, une antisepsie, un recueil de 5 à 10 ml au milieu de la miction sans toucher l’intérieur du flacon, puis sa fermeture et son acheminement. Le recueil du premier jet ou dans un récipient intermédiaire augmente le risque de contamination.

16. Quelle distinction oppose correctement la recherche parasitologique des selles et la coproculture ?

La première mesure les ions fécaux, tandis que la seconde recherche des virus digestifs
La première recherche des bactéries, tandis que la seconde recherche des parasites
La première recherche des parasites, tandis que la seconde recherche des bactéries
La première analyse la couleur des selles, tandis que la seconde mesure leur teneur en eau

La première recherche des parasites, tandis que la seconde recherche des bactéries

Explication

La recherche parasitologique vise les parasites présents dans les selles, alors que la coproculture vise les bactéries. Les autres propositions attribuent à ces examens des objectifs qui ne correspondent pas à leur distinction principale.

17. Comment recueillir un prélèvement de selles chez une personne continente ?

Prélever les selles dans un bassin non préparé, puis toucher l’intérieur du pot avec le fragment
Déposer le pot sous la personne pendant la défécation, puis mélanger l’échantillon avec de l’eau stérile
Recueillir les selles dans un bassin désinfecté ou sur un sac propre, puis transférer un fragment de la taille d’une noix
Faire déféquer directement dans le pot stérile, puis remplir celui-ci jusqu’à la moitié

Recueillir les selles dans un bassin désinfecté ou sur un sac propre, puis transférer un fragment de la taille d’une noix

Explication

Les selles sont recueillies dans un bassin désinfecté ou sur un sac propre, puis un fragment de la taille d’une noix est placé dans le pot stérile sans toucher ses surfaces internes. Le recueil direct dans le pot ou le contact avec son intérieur favorise la contamination.

18. Après l’arrêt de substances pouvant gêner l’interprétation, quand faut-il réaliser le prélèvement parasitologique des selles ?

Après un délai de 3 à 4 jours suivant l’arrêt de ces substances
Le jour même, avant toute prise alimentaire ou médicamenteuse
Dans les 30 minutes qui suivent l’arrêt de ces substances
Après 24 heures de conservation réfrigérée suivant leur dernière prise

Après un délai de 3 à 4 jours suivant l’arrêt de ces substances

Explication

Le prélèvement doit être effectué 3 à 4 jours après l’arrêt de substances telles que l’huile de paraffine, le charbon, les laxatifs ou les antibiotiques. Le délai de 30 minutes concerne l’acheminement de l’échantillon après son prélèvement, et non l’arrêt de ces substances.

19. Que faire si un échantillon de selles ne peut pas parvenir au laboratoire dans les 30 minutes ?

Le laisser à température ambiante jusqu’au lendemain matin
Le diluer dans de l’eau stérile avant de le transmettre au laboratoire
Le conserver au réfrigérateur pendant une durée maximale de 24 heures
Le congeler immédiatement pour préserver toutes ses caractéristiques

Le conserver au réfrigérateur pendant une durée maximale de 24 heures

Explication

L’échantillon doit idéalement parvenir au laboratoire dans les 30 minutes, mais une conservation au réfrigérateur est possible pendant 24 heures au maximum. La congélation et la dilution modifieraient les conditions prévues pour l’analyse.

20. Que recherche principalement un ECBC des expectorations ?

Des protéines et des corps cétoniques dans les sécrétions buccales
Des agents pathogènes dans des sécrétions provenant des poumons
Des bactéries dans les selles afin de diagnostiquer une infection digestive
Des parasites dans un échantillon d’urines recueilli sur 24 heures

Des agents pathogènes dans des sécrétions provenant des poumons

Explication

L’ECBC est un examen cyto-bactériologique des crachats qui analyse des sécrétions broncho-pulmonaires pour identifier les agents responsables d’affections respiratoires. La recherche de bactéries dans les selles correspond à la coproculture.

21. Quelle méthode est recommandée pour recueillir un ECBC de qualité ?

Le matin à jeun, après rinçage de la bouche, en demi-assise, par toux profonde directement dans le pot
À n’importe quel moment, en position debout, par expectoration recueillie d’abord dans un verre propre
Après un repas, en position allongée, par raclement de gorge avec dépôt de salive dans le pot
Le soir, après l’application d’un antiseptique dans la bouche, par respiration calme dans le récipient

Le matin à jeun, après rinçage de la bouche, en demi-assise, par toux profonde directement dans le pot

Explication

Le recueil se fait de préférence le matin à jeun, après rinçage de la bouche ou brossage des dents, en position demi-assise, avec une toux profonde directement dans le pot. La salive ou un raclement de gorge ne permettent pas d’obtenir correctement les sécrétions broncho-pulmonaires recherchées.

22. Pour garantir la fiabilité d’un prélèvement, quelles pratiques sont requises lors de sa prise en charge ?

L’identifier avec exactitude, le transporter rapidement et joindre les informations utiles
Le transporter rapidement sans ajouter d’informations afin de préserver la confidentialité
L’identifier approximativement, puis attendre la tournée suivante pour le transport
Le conserver sur place, puis transmettre son identité après l’interprétation

L’identifier avec exactitude, le transporter rapidement et joindre les informations utiles

Explication

Un prélèvement fiable doit être correctement identifié, acheminé rapidement et accompagné des renseignements nécessaires à son interprétation et à sa traçabilité. Le transport rapide ne suffit pas si l’identification ou les informations associées sont incomplètes.

23. Lors d’un soin exposant à des liquides biologiques, quelle combinaison réduit les risques de contamination et d’exposition ?

Pratiquer l’hygiène des mains et désinfecter le matériel, sans modifier la gestion des déchets
Désinfecter le matériel, puis déposer les déchets dans un sac courant fermé
Porter des gants, puis considérer que l’hygiène des mains devient moins importante après le soin
Porter des gants non stériles à usage unique, pratiquer l’hygiène des mains, désinfecter le matériel et trier les déchets

Porter des gants non stériles à usage unique, pratiquer l’hygiène des mains, désinfecter le matériel et trier les déchets

Explication

La prévention repose sur l’association des gants adaptés, de l’hygiène des mains, de la désinfection du matériel et de l’élimination des déchets dans les sacs appropriés. Les gants ne remplacent pas l’hygiène des mains, et la désinfection du matériel ne corrige pas une mauvaise élimination des déchets.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Prélèvements non stériles.

Que sont les prélèvements non stériles en milieu de soins?

Des prélèvements fréquents pour déceler ou surveiller certaines maladies.

Qu'est-ce que la diurèse mesure?

Le volume d’urines émises pendant un temps donné.

À quoi sert la mesure de la diurèse?

À évaluer la fonction rénale et surveiller certaines pathologies.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Prélèvements non stériles.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM