Fiche de révision : Prévention des troubles musculosquelettiques

Plan du Cours

  1. Définition et enjeux des TMS
  2. Réglementation et prévention en entreprise
  3. Anatomie générale et colonne vertébrale
  4. Articulations et mouvements corporels
  5. Principaux troubles musculosquelettiques
  6. Vieillissement et affections discales
  7. Facteurs biomécaniques des TMS
  8. Facteurs environnementaux et personnels
  9. Prévention et ergonomie du travail
  10. Adapter charges outils et accès
  11. Organiser le travail
  12. Adopter les bonnes postures
  13. Manutentions spécifiques sécurisées
  14. Dos protégé au quotidien
  15. Pressions lombaires et bras de levier
  16. Ressources documentaires et audiovisuelles
  17. Outils pratiques de prévention

1. Définition et enjeux des TMS

Notions clés & Définitions

  • Troubles musculosquelettiques : Kroemer, 1989 — Un ensemble de symptômes comprenant l’inconfort, une faiblesse, une incapacité ou une douleur persistante dans les articulations, les muscles, les tendons ou autres tissus mous, avec ou sans manifestations physiques.

★ À maîtriser

  • 🔄 L’évolution habituelle des TMS comprend: des troubles vagues, des douleurs importantes, une perte de fonction du système musculosquelettique

  • En 2015, l’étude européenne sur les conditions de travail indique que 46 % des travailleurs belges souffrent de maux de dos, 44 % de douleurs des membres supérieurs et 30 % de douleurs des membres inférieurs.

Compléments

  • Les structures concernées sont:

    • les muscles
    • les tendons et gaines tendineuses
    • les nerfs
    • les bourses séreuses
    • les vaisseaux sanguins
    • les articulations
    • les ligaments
  • Les conséquences pour l’entreprise comprennent: la diminution des prestations, l’absentéisme, les accidents liés à la fatigue ou à la douleur, la rotation du personnel, la baisse de productivité, l’augmentation des pertes, déchets et réparations

Astuce mémo

Contraintes répétées → douleurs, incapacités et perte de fonction

2. Réglementation et prévention en entreprise

★ À maîtriser

📌 L’employeur doit évaluer les risques de l’entreprise, appliquer les principes généraux de prévention et proposer des mesures de prévention dans le cadre d’un système dynamique de gestion des risques.

📌 Toutes les entreprises d’au moins 50 travailleurs doivent créer un comité pour la prévention et la protection au travail, chargé de donner des avis sur les mesures favorisant le bien-être des travailleurs.

  • Les dimensions à prendre en compte sont: l’organisation et les méthodes de travail, la disposition des lieux et l’ergonomie du poste, les équipements de travail et de protection individuelle, les aspects psychosociaux

Compléments

  • L’arrêté royal du 12 août 1993 concerne les manutentions manuelles de charges.

  • L’arrêté royal du 7 juillet 2005 concerne les risques liés aux vibrations mécaniques sur le lieu de travail.

3. Anatomie générale et colonne vertébrale

Notions clés & Définitions

  • Articulation : Une zone de mobilité entre deux os, dont les surfaces sont recouvertes de cartilage pour assurer le glissement et la répartition des pressions.
  • Muscle et tendon : Le muscle se contracte ou s’allonge pour produire ou stabiliser un mouvement, tandis que le tendon transmet la force musculaire à l’os comme une corde plus ou moins élastique.
  • Ligament : Une structure fibreuse qui relie les os d’une articulation et contribue à sa stabilité en renseignant le corps sur les étirements trop intenses.

★ À maîtriser

  • La moelle épinière passe dans chaque vertèbre par le canal rachidien et se subdivise en racines nerveuses donnant naissance aux nerfs sensitifs et moteurs.

  • La colonne comprend: sept vertèbres cervicales C1 à C7, douze vertèbres dorsales D1 à D12, cinq vertèbres lombaires L1 à L5, le sacrum formé de cinq vertèbres soudées S1 à S5, le coccyx formé de trois ou quatre vertèbres soudées

  • Les courbures naturelles de la colonne comprennent une lordose cervicale et lombaire, bombée vers l’avant, ainsi qu’une cyphose dorsale, bombée vers l’arrière.

  • Le disque intervertébral est composé d’un noyau central constitué essentiellement d’eau et d’un anneau périphérique formé de fibres entrecroisées qui maintiennent le noyau au centre.

  • Le disque intervertébral amortit les chocs en répartissant les variations de pression et permet les mouvements de flexion, d’extension et de rotation grâce à l’élasticité de son noyau.

Compléments

  • Le noyau du disque intervertébral contient essentiellement 90% d’eau retenue par des protéines appelées protéoglycans.

  • Comme le disque intervertébral ne contient pas de vaisseaux sanguins, les variations de pression liées aux mouvements permettent son alimentation et l’élimination des toxines.

Astuce mémo

La colonne comme pilier courbé, amorti par les disques

4. Articulations et mouvements corporels

★ À maîtriser

  • L’épaule est constituée de l’omoplate, de la clavicule et de la tête de l’humérus, et la coiffe des rotateurs participe à la mobilité de l’humérus et empêche sa tête de se catapulter contre l’acromion.

  • Le coude est constitué de l’humérus, du cubitus et du radius, et ses mouvements comprennent la flexion-extension ainsi que la prono-supination.

  • Le poignet est constitué de huit os et de 33 ligaments, et le canal carpien contient notamment le nerf médian et le nerf cubital.

  • Le genou relie la cuisse et la jambe par les articulations entre le fémur, le tibia et la rotule, avec des ligaments puissants et des ménisques qui complètent l’articulation.

Compléments

  • La hanche relie l’os iliaque au fémur et possède une articulation en forme de boule dans une cavité permettant une grande mobilité.

  • La cheville effectue essentiellement des mouvements de flexion et d’extension et est peu touchée par les TMS professionnels, ses lésions étant fréquemment accidentelles.

5. Principaux troubles musculosquelettiques

Notions clés & Définitions

  • Tendinite : La tendinite est une inflammation du tendon, tandis que la ténosynovite est une inflammation du tendon et de sa gaine.

★ À maîtriser

📌 Les TMS évoluent selon trois niveaux : au niveau 1, les plaintes apparaissent durant l’activité et disparaissent au repos ; au niveau 2, elles apparaissent rapidement et mettent plus longtemps à disparaître ; au niveau 3, elles deviennent chroniques et persistent pendant les activités et au repos.

  • L’épicondylite latérale, ou tennis elbow, provoque une douleur près de l’épicondyle externe, aggravée par l’extension du poignet et des doigts et par la prise d’objets.

  • Le syndrome de la coiffe des rotateurs se manifeste par une douleur de l’épaule lors de l’abduction du bras et apparaît notamment lors de tâches répétitives ou réalisées fréquemment au-dessus des épaules.

  • 🔄 La compression nerveuse entraîne: le blocage des micro-vaisseaux du nerf, la perturbation des messages sensitifs et moteurs, des picotements et engourdissements, des pertes de sensibilité et de force

  • Le syndrome du canal carpien résulte de l’inflammation d’une gaine tendineuse qui comprime le nerf médian et provoque des troubles dans la main, notamment aux premier, deuxième et troisième doigts.

  • Le syndrome du canal de Guyon est une compression du nerf cubital au poignet qui provoque des douleurs et des paresthésies dans les quatrième et cinquième doigts.

  • Le syndrome de Raynaud est un trouble de la circulation sanguine des doigts et des orteils pouvant provoquer raideur, douleur, picotements et blanchiment des doigts, notamment après exposition au froid ou utilisation de gants serrés.

📌 Les contractions dynamiques comportent un relâchement musculaire entre deux contractions, tandis que les contractions statiques ne permettent pas ce relâchement temporaire et sont plus pénibles.

  • Le lumbago est une douleur lombaire soudaine et importante, souvent due à l’accumulation de gestes et de positions inadéquats, mais pouvant apparaître après un effort violent ou un geste banal.

📌 L’inactivité prolongée retarde la cicatrisation du disque intervertébral, tandis qu’une activité physique modérée la favorise ; le repos complet ne devrait pas dépasser deux jours.

  • Au stade 2 des affections discales, des mouvements répétés ou excessifs de flexion ou de rotation-flexion provoquent de petites déchirures dans les fibres de l’anneau, généralement indolores en raison de l’absence de récepteurs nerveux.

Compléments

  • La tendinite de De Quervain est une inflammation de la gaine des tendons du pouce, au bord externe du poignet, provoquant une douleur à la base du pouce aggravée par les mouvements du poignet et de la main.

  • Le syndrome hypothénarien du marteau réduit le débit sanguin vers les doigts lorsque la paume est utilisée de manière répétée pour écraser, presser ou tordre des objets.

  • Avec le vieillissement, les protéoglycans du disque perdent leur capacité à attirer l’eau, le noyau contient moins d’eau, l’épaisseur du disque diminue et des excroissances osseuses appelées ostéophytes peuvent apparaître.

  • Au niveau de la colonne vertébrale, l’arthrose liée au vieillissement du cartilage est appelée discarthrose lorsqu’elle touche le disque et lombarthrose lorsqu’elle touche la région lombaire.

Astuce mémo

Tendons → nerfs → vaisseaux → muscles → disques

6. Vieillissement et affections discales

Notions clés & Définitions

  • Arthrose : Modification dégénérative du cartilage liée le plus souvent au vieillissement naturel et aux mouvements répétés.

★ À maîtriser

  • 🔄 Le vieillissement discal suit une succession de modifications:

    1. Les protéoglycanes attirent moins l’eau
    2. Le noyau perd de l’eau
    3. L’épaisseur du disque diminue
    4. L’os sous-jacent développe des ostéophytes
  • Les affections discales évoluent généralement en quatre stades : disque intact avant 15 ans, fissures de l’anneau, protrusion du noyau vers la périphérie, puis hernie discale par rupture de l’anneau.

  • Une hernie discale n’est pas nécessairement douloureuse, car 3 à 20 % des adultes en bonne santé peuvent en présenter une sans douleur associée, révélée par scanner ou IRM.

Compléments

📌 L’arthrose du disque intervertébral est appelée discarthrose, et sa localisation lombaire est appelée lombarthrose.

  • Le risque de hernie discale est maximal entre 30 et 45 ans, tandis qu’après 45 ans le disque contient moins d’eau et moins de matière susceptible de faire hernie.

  • Un épanchement du liquide synovial d’une bourse séreuse provoque un gonflement important, notamment à l’épaule, au coude ou au genou.

Astuce mémo

Perte d’eau du disque → tassement → ostéophytes → arthrose

7. Facteurs biomécaniques des TMS

Points essentiels

  • Les quatre principaux facteurs biomécaniques sont:

    • la posture
    • la force
    • la répétition
    • la durée de l’activité
  • Une posture hors de la zone de confort étire les structures articulaires, les ligaments, les tendons et les muscles, et peut étirer ou comprimer les structures nerveuses.

📌 La flexion du tronc pince l’avant du disque et étire ses structures postérieures, tandis que l’extension comprime l’arrière du disque et les articulations postérieures.

  • La rotation combinée à la flexion constitue un risque majeur pour le dos en provoquant un cisaillement de l’anneau, une augmentation de la charge discale, une inversion de la courbure et un étirement de la partie postérieure fragile.

📌 La contraction dynamique alterne contraction et décontraction, ce qui permet la circulation des nutriments et des déchets, tandis que la contraction statique comprime les vaisseaux et favorise la fatigue musculaire.

  • Pour une charge de 10 kg, la charge subie par les disques intervertébraux passe de 110 kg contre le bassin à 210 kg lorsque les bras sont tendus vers l’avant.

📌 La prise de force est la plus puissante, tandis que la prise en pincement est la plus précise et nécessite un effort musculaire cinq fois plus élevé pour exercer une force.

Astuce mémo

P-R-F-D : posture, répétition, force, durée

8. Facteurs environnementaux et personnels

Notions clés & Définitions

  • Stress : Perception d’un déséquilibre entre les exigences de la tâche et les moyens, l’autonomie ou le contrôle disponibles, avec un effet possible sur les TMS.

★ À maîtriser

  • Les principaux facteurs environnementaux sont:

    • les pressions mécaniques
    • les chocs
    • les vibrations
    • le froid
  • Le froid réduit la dextérité et la force des mains, ce qui augmente la force de préhension nécessaire et accentue la fatigue musculaire.

Compléments

  • Les vibrations des membres supérieurs sont surtout ressenties entre 5 et 1500 Hz, tandis que les vibrations transmises au corps entier sont plutôt ressenties entre 0,5 et 100 Hz.

  • Le tabagisme diminue le calibre des vaisseaux sanguins, réduit l’apport nutritif aux disques intervertébraux et est corrélé aux maux de dos, surtout en cas d’excès de poids.

  • Avec l’âge, les capacités physiques, la force musculaire et la souplesse diminuent, ce qui augmente le risque de détérioration des structures musculosquelettiques.

Astuce mémo

Froid → dextérité réduite → préhension accrue → fatigue musculaire

9. Prévention et ergonomie du travail

Notions clés & Définitions

  • Ergonomie : Science qui étudie les relations entre l’homme et son environnement afin d’adapter le travail aux capacités et aux limites physiques et psychologiques de la personne.

★ À maîtriser

  • La prévention des TMS consiste à analyser les risques, élaborer et mettre en œuvre un plan d’action, puis évaluer ce plan afin de supprimer ou réduire les risques.

  • La distance maximale d’atteinte correspond à la distance entre le poignet et l’épaule et doit être réservée aux mouvements intermittents, tandis que la distance de confort correspond environ aux deux tiers de cette distance et convient aux mouvements fréquents.

  • L’articulation de l’épaule subit une contrainte importante à partir de 30° d’élévation ou d’abduction, et le risque est encore plus élevé au-delà de 90°.

Compléments

  • Pour un chariot, les poignées doivent être situées entre 90 et 120 cm du sol et la hauteur du chariot rempli ne doit pas dépasser 120 cm afin de préserver la posture et la visibilité.

  • Les dimensions recommandées pour les caisses et les bacs sont au maximum de 40 cm de longueur, 30 cm de largeur et 30 cm de hauteur afin de rapprocher la charge du corps.

Astuce mémo

Analyser → planifier → agir → évaluer

10. Adapter charges outils et accès

★ À maîtriser

📌 Le poids d’une charge ne devrait pas dépasser 25 kg pour les hommes et 15 kg pour les femmes afin de limiter le risque d’endommagement des disques intervertébraux.

📌 Un outil doit être léger, utilisable d’une seule main et, pour les tâches répétitives, électrique ou pneumatique afin de réduire la force appliquée.

  • Une voie de circulation doit mesurer au minimum 80 cm sans charge et 120 cm avec une charge.

Compléments

  • Les caisses et les bacs ne devraient pas dépasser 40 cm de longueur, 30 cm de largeur et 30 cm de hauteur.

  • Les poignées facilitent la prise d’une charge, et leur diamètre devrait être compris entre 1,9 et 3,8 cm.

  • L’éclairement moyen recommandé est le suivant:

    • 200 lux dans les vestiaires et sanitaires
    • 150 lux dans les couloirs et escaliers
    • 300 à 500 lux dans un bureau
    • 500 lux dans une cuisine

Astuce mémo

Charge rapprochée et outil adapté → effort et pression réduits

11. Organiser le travail

★ À maîtriser

  • La rotation des tâches diversifie le travail, réduit la sollicitation répétée des mêmes muscles et tendons et doit être accompagnée d’une formation et de l’avis des travailleurs.

📌 Les périodes de récupération sont plus efficaces lorsqu’elles peuvent être choisies librement plutôt que lorsque le rythme de travail est imposé par la machine.

Compléments

  • Multiplier les micropauses de courte durée est plus efficace pour réduire la charge physique et mentale qu’une ou deux longues pauses.

  • Alterner les tâches lourdes et légères permet aux muscles de se reposer brièvement et de mieux protéger le dos.

  • Les vêtements de travail doivent être souples et ne pas limiter les mouvements, tandis que les chaussures doivent être souples, solidaires du pied et antidérapantes.

Astuce mémo

Alterner les tâches, varier les positions, récupérer

12. Adopter les bonnes postures

★ À maîtriser

📌 La prévention posturale repose sur la réduction des pressions sur la colonne vertébrale et le maintien de ses courbures naturelles, en particulier la lordose lombaire.

  • Lors d’une manutention, rapprocher la charge réduit le bras de levier de 50 cm à 15 cm, tandis que passer d’une inclinaison du tronc de 90° à 30° le réduit de 20 cm à 10 cm.

📌 Pour soulever une charge, il faut encadrer la charge avec les pieds, fléchir les genoux à 90° et maintenir les courbures naturelles de la colonne vertébrale.

Compléments

📌 Pendant le soulèvement, il faut garder les bras allongés, poser les pieds à plat, souffler pendant l’effort et éviter une vitesse trop rapide ou trop lente.

  • Les solutions gestuelles comprennent:
    • prendre un appui antérieur sur un support
    • prendre appui sur la cuisse
    • fléchir les genoux
    • maintenir la lordose lombaire
    • poser un genou au sol

Astuce mémo

Dos rond et bras tendus s’opposent à lordose maintenue et charge rapprochée

13. Manutentions spécifiques sécurisées

★ À maîtriser

  • 🔄 La manutention d’une charge rectangulaire à deux poignées se déroule ainsi: avancer le pied droit, écarter le pied gauche, fléchir les genoux à 90° et saisir les poignées, étendre les genoux

  • Pour soulever une charge sans poignée, il faut encadrer la charge, fléchir les genoux à 90°, basculer la charge vers l’avant pour créer une prise, puis étendre les genoux.

Compléments

📌 Pour soulever une charge trop lourde ou trop volumineuse à deux, les équipiers doivent se coordonner et désigner la personne qui donne le signal de soulèvement.

📌 Pousser un roll est moins contraignant que le tirer de côté.

Astuce mémo

Encadrer, fléchir, saisir, redresser

14. Dos protégé au quotidien

★ À maîtriser

  • Pour entrer dans une voiture, il faut s’asseoir d’abord puis pivoter sur le siège pour introduire les jambes dans l’habitacle, et effectuer l’inverse pour sortir.

  • Le poids du cartable d’un enfant ne devrait pas dépasser 10 % à 15 % de son poids.

  • Une activité physique régulière améliore la force et l’endurance cardiovasculaire et musculaire, diminue le stress et aide à contrôler le poids lorsqu’elle est associée à de bonnes habitudes alimentaires.

Compléments

  • Les sports d’endurance favorables au dos comprennent: la marche, le jogging, la natation, le vélo

📌 Les étirements doivent être progressifs, rester aisés, être maintenus environ 20 secondes et éviter les mouvements saccadés.

Astuce mémo

Un dos mobile qui change de position au travail, à la maison et dans le sport

15. Pressions lombaires et bras de levier

Points essentiels

  • En position debout, la charge sur le dernier disque lombaire représente environ les deux tiers du poids corporel ; pour une personne de 75 kg, elle est d’environ 50 kg, soit 500 N.

📐 Formule — Avec une charge de 15 kg posée verticalement sur la tête, la charge sur le disque lombaire est de 65 kg, soit 650 N : 50kg+15kg=65kg50\,\text{kg} + 15\,\text{kg} = 65\,\text{kg}.

  • Avec une charge de 15 kg tenue en avant du corps, la charge sur le disque L5-S1 est estimée à 215 kg, soit 2150 N, en raison du bras de levier de 50 cm de la charge et de 5 cm des muscles paravertébraux.

  • Penché en avant à 90° avec le dos rond et sans charge en main, la charge sur le disque L5-S1 atteint 300 kg, soit 3000 N.

  • Penché en avant à 90° avec le dos rond et une charge de 15 kg en main, la charge sur le disque L5-S1 atteint 502,5 kg, soit 5025 N, ce qui peut favoriser des micro-ruptures de l’anneau fibreux.

  • Avec une charge de 15 kg soulevée en posture correcte, la charge sur le disque L5-S1 est de 210 kg, soit 2100 N, ce qui représente une réduction d’environ 300 kg par rapport à la posture penchée jambes tendues.

Astuce mémo

Bras de levier accru → contraction musculaire et pression lombaire accrue

16. Ressources documentaires et audiovisuelles

Points essentiels

  • Les ressources citées comprennent notamment des guides de l’HSE, de l’INRS, de Prevent, de l’OSHA, de l’OHSAH et de l’EU-OSHA sur les troubles musculosquelettiques, la manutention, l’ergonomie et la prévention dans l’hôtellerie-restauration.

  • Les supports audiovisuels cités comprennent des films de la CRAM Aquitaine, de l’INRS et de Prevent consacrés à la démarche ergonomique, aux TMS du membre supérieur et à la prévention des lombalgies.

17. Outils pratiques de prévention

★ À maîtriser

  • Il existe 36 brochures pratiques « Troubles musculosquelettiques dans les métiers » destinées au personnel de l’aide à domicile, du nettoyage, de la petite enfance, des hôpitaux, des caisses, du réassort, de la réception de marchandises, de la vente au comptoir, de la livraison, de la préparation de commandes, du transport routier, de l’élevage, de la culture, de l’aménagement des espaces verts, de la cuisine, de la logistique, du sanitaire et de la climatisation, du plafonnage, de la maçonnerie, du ferraillage et du coffrage, de la conduite d’engins, de la couverture, des centres d’appels, de la cordonnerie

  • La série « Manutentions manuelles des charges » comprend un guide pour évaluer et prévenir les risques ainsi qu’une fiche FIFARIM d’identification des facteurs de risque liés à la manutention.

  • 🔄 Les niveaux successifs de la stratégie SOBANE sont:

    1. dépistage
    2. observation
    3. analyse
    4. expertise

Compléments

  • Les trois documents pratiques sont:

    • Epargnons le dos des aides familiales — matériel à fournir au prestataire de soins à domicile
    • Epargnons le dos des aides familiales — astuces pour le demandeur
    • Soins à domicile — fiche d’analyse des risques pour le dos
  • Les neuf secteurs couverts sont:

    • construction
    • petite enfance
    • agriculture et horticulture
    • secteur hospitalier
    • aide à domicile
    • horeca
    • distribution
    • transport et logistique
    • traitement des déchets
  • Les publications mentionnées sont disponibles gratuitement en version électronique PDF sur le site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale.

Astuce mémo

Dépistage → observation → analyse → expertise

Tableaux de synthèse

Comparaison des syndromes du poignet

SyndromeStructure atteinteManifestations principales
Canal carpienNerf médianPicotements, douleurs et faiblesse des premier, deuxième et troisième doigts
Canal de GuyonNerf cubitalDouleurs et paresthésies des quatrième et cinquième doigts

Types de contraction musculaire

TypeCaractéristiqueConséquence
DynamiqueAlternance contraction-décontractionCirculation des nutriments et des déchets facilitée
StatiqueAbsence de phase de reposCompression vasculaire et fatigue musculaire

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Prévention des troubles musculosquelettiques avec 55 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Comment les troubles musculosquelettiques apparaissent-ils généralement au cours du temps ?

2. Quelle caractéristique distingue principalement les troubles musculosquelettiques des blessures accidentelles ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Prévention des troubles musculosquelettiques avec 91 flashcards interactives.

Que sont les troubles musculosquelettiques selon Kroemer (1989)?

Un ensemble de symptômes incluant inconfort, faiblesse, incapacité ou douleur persistante dans les tissus musculosquelettiques.

Comment les TMS évoluent-ils généralement?

Ils apparaissent progressivement, de troubles vagues à une perte de fonction musculosquelettique.

Quels tissus peuvent être affectés par les TMS?

Les muscles, tendons, nerfs, bourses séreuses, vaisseaux sanguins, articulations et ligaments.

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