QCM : Prévention du risque infectieux (10 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la distinction entre épidémie et pandémie :

Une épidémie se caractérise par l’apparition rapide de nombreux cas infectieux.
Une pandémie désigne une maladie persistante dans une région à des époques déterminées.
Une pandémie peut se limiter à une région ou à une population.
Une épidémie correspond à de nombreux cas apparaissant rapidement dans une population ou région.
Une pandémie s’étend à un continent ou au monde entier.

Une épidémie se caractérise par l’apparition rapide de nombreux cas infectieux. · Une épidémie correspond à de nombreux cas apparaissant rapidement dans une population ou région. · Une pandémie s’étend à un continent ou au monde entier.

Explication

Une épidémie associe une apparition rapide et un grand nombre de cas dans une région ou une population. La persistance régionale d’une maladie définit l’endémie, tandis qu’une pandémie s’étend à un continent ou au monde entier. Une pandémie ne se limite donc pas à une région ou à une population.

2. Parmi les caractéristiques des terrains favorisant les infections associées aux soins, lesquelles sont exactes ?

L’insuffisance respiratoire figure parmi les terrains favorisant les infections associées aux soins.
L’immunodépression multiplie le risque infectieux par quatre.
L’immunodépression réduit de moitié le risque infectieux associé aux soins.
L’insuffisance rénale figure parmi les terrains favorisant les infections associées aux soins.
Le diabète peut favoriser la survenue d’infections associées aux soins.

L’insuffisance respiratoire figure parmi les terrains favorisant les infections associées aux soins. · L’insuffisance rénale figure parmi les terrains favorisant les infections associées aux soins. · Le diabète peut favoriser la survenue d’infections associées aux soins.

Explication

Le diabète, l’insuffisance respiratoire et l’insuffisance rénale favorisent les IAS. L’immunodépression multiplie le risque par deux, et non par quatre ni ne le réduit de moitié.

3. Une équipe évalue l’incidence de dispositifs sur le risque infectieux :

Une sonde urinaire multiplie le risque infectieux par deux à six.
Le risque infectieux lié au cathéter est exprimé par une multiplication de deux à six.
Un cathéter multiplie le risque infectieux par quatre dans tous les cas.
Une sonde urinaire multiplie le risque infectieux par quatre.
Un cathéter multiplie le risque infectieux par deux à six.

Le risque infectieux lié au cathéter est exprimé par une multiplication de deux à six. · Une sonde urinaire multiplie le risque infectieux par quatre. · Un cathéter multiplie le risque infectieux par deux à six.

Explication

La sonde urinaire multiplie le risque infectieux par quatre, tandis que le cathéter le multiplie par deux à six. Le facteur quatre ne s’applique pas au cathéter de façon générale, et la plage de deux à six ne décrit pas le risque lié à la sonde urinaire.

4. Qu’est-ce qu’un prion ?

Un micro-organisme végétal responsable de mycoses dans les milieux chauds et humides
Une protéine anormale transmissible pouvant provoquer une maladie neurodégénérative rare
Un organisme animal qui se nourrit et se reproduit aux dépens d’un hôte
Un virus capable de se reproduire de façon autonome dans le milieu extérieur

Une protéine anormale transmissible pouvant provoquer une maladie neurodégénérative rare

Explication

Un prion est une protéine anormale transmissible associée à des maladies neurodégénératives rares. Un parasite est bien lié à un hôte, mais c’est un organisme vivant du règne animal et non une protéine.

5. Dans quelles conditions les bactéries peuvent-elles se multiplier rapidement ?

Une à deux cellules toutes les deux heures, entre 60 et 100 °C, en présence d’humidité
Une dizaine de cellules toutes les heures, entre 10 et 60 °C, en milieu sec et propre
Une à deux cellules toutes les 20 minutes, entre 0 et 10 °C, en milieu sec et propre
Une à deux cellules toutes les 20 minutes, entre 10 et 60 °C, en présence d’humidité et de salissures

Une à deux cellules toutes les 20 minutes, entre 10 et 60 °C, en présence d’humidité et de salissures

Explication

Le cours indique que les bactéries peuvent se reproduire à raison d’une à deux cellules toutes les 20 minutes et que la chaleur de 10 à 60 °C, l’humidité et les salissures favorisent leur développement. L’option évoquant une dizaine de cellules par heure reprend une plage de température pertinente, mais donne une cadence de multiplication différente.

6. Quel rôle joue la transmission manuportée dans la propagation des infections ?

Elle favorise surtout la transmission aérienne par des particules qui restent en suspension.
Elle constitue une voie majeure de transmission, à l’origine de plus de 70 % des infections.
Elle correspond à la contamination par les micro-organismes propres au patient.
Elle désigne le dépôt direct de gouttelettes sur les muqueuses sans passage par l’air.

Elle constitue une voie majeure de transmission, à l’origine de plus de 70 % des infections.

Explication

Le transport des micro-organismes par les mains est une voie importante de propagation et serait à l’origine de plus de 70 % des infections. Le dépôt direct de gouttelettes sur les muqueuses relève d’un autre mode de transmission, et non de la transmission manuportée.

7. Quel élément permet de distinguer une infection d’une colonisation par des micro-organismes ?

La présence de signes cliniques ou biologiques associés à leur présence dans un site habituellement stérile
La détection de micro-organismes sur une surface cutanée sans autre manifestation
La capacité des micro-organismes à se multiplier dans un milieu non stérile
La réponse immunitaire spécifique déclenchée par des antigènes vaccinaux

La présence de signes cliniques ou biologiques associés à leur présence dans un site habituellement stérile

Explication

Une infection associe des micro-organismes présents dans un site anatomique habituellement stérile à des signes cliniques ou biologiques. La simple détection de micro-organismes sans ces signes correspond plutôt à une colonisation.

8. En quoi les précautions standard et les précautions complémentaires diffèrent-elles dans la prévention des infections associées aux soins ?

Les précautions standard s’appliquent à tout patient, tandis que les précautions complémentaires s’y ajoutent dans certaines situations pour limiter la dissémination des microbes.
Les précautions standard concernent les patients infectés, tandis que les précautions complémentaires s’appliquent à tous les patients sans distinction.
Les précautions standard portent sur l’environnement, tandis que les précautions complémentaires concernent uniquement la vaccination et l’hygiène corporelle.
Les précautions standard sont prescrites selon le germe, tandis que les précautions complémentaires remplacent les mesures habituelles de prévention.

Les précautions standard s’appliquent à tout patient, tandis que les précautions complémentaires s’y ajoutent dans certaines situations pour limiter la dissémination des microbes.

Explication

Les précautions standard s’appliquent quel que soit l’état infectieux du patient, et des précautions complémentaires peuvent s’y ajouter dans certaines situations. À l’inverse de l’idée qu’elles remplacent les mesures habituelles, elles viennent les compléter.

9. Pourquoi vaporise-t-on un produit prêt à l’emploi sur la chiffonnette plutôt que directement sur la surface à nettoyer ?

Pour augmenter l’action détergente en évitant tout contact avec la chiffonnette.
Pour réduire la dispersion du produit dans l’air et les risques d’inhalation.
Pour empêcher la surface de rester humide après l’étape de désinfection.
Pour prolonger la stabilité du produit après son application sur la surface.

Pour réduire la dispersion du produit dans l’air et les risques d’inhalation.

Explication

La vaporisation sur la chiffonnette limite la dispersion atmosphérique du produit et réduit ainsi les risques d’inhalation. La stabilité après dilution concerne la durée de conservation du produit dilué, pas la façon d’appliquer un produit prêt à l’emploi.

10. Avant de commencer un quart, une soignante se prépare à enfiler sa tenue professionnelle. Quelle pratique respecte les consignes d’hygiène des mains associées à l’habillage?

Réaliser un lavage simple ou une désinfection hygiénique des mains avant de revêtir la tenue.
Se laver les mains uniquement si la tenue a été rangée dans un espace partagé.
Porter des gants propres pour enfiler la tenue sans procéder à l’hygiène des mains.
Enfiler la tenue, puis effectuer une désinfection des mains avant le premier soin.

Réaliser un lavage simple ou une désinfection hygiénique des mains avant de revêtir la tenue.

Explication

L’hygiène des mains doit être réalisée avant de revêtir la tenue professionnelle, afin de limiter le risque de contamination. La désinfection avant le premier soin ne remplace pas cette étape préalable à l’habillage.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Prévention du risque infectieux.

Qu’est-ce qui distingue une épidémie d’une pandémie par leur étendue ?

Une épidémie concerne une région ou une population, tandis qu’une pandémie s’étend à un continent ou au monde entier.

Selon quelle enquête et quelle année, 5 à 6 patients hospitalisés sur 100 contractent-ils une IAS ?

L’enquête nationale de prévalence IAS/ES, 2022.

Selon l’enquête de prévalence IAS de 2024, combien de résidents en EHPAD contractent une IAS sur 100 ?

2,35 résidents sur 100.

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Consultez la fiche de révision complète sur Prévention du risque infectieux.

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