QCM : Prise en charge du diabète pédiatrique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conséquence métabolique résulte de la destruction de plus de 80 % des cellules bêta pancréatiques ?

Une hyperinsulinémie réduisant la glycémie et bloquant la lipolyse
Une insulinopénie diminuant la glycémie et stimulant la synthèse lipidique
Une insulinopénie provoquant une hyperglycémie et un recours à la lipolyse
Une hyperinsulinémie provoquant une hypoglycémie et une utilisation accrue du glucose

Une insulinopénie provoquant une hyperglycémie et un recours à la lipolyse

Explication

La destruction massive des cellules bêta entraîne une insulinopénie, donc une hyperglycémie, tandis que la lipolyse fournit une énergie de compensation. L’hyperglycémie ne résulte pas d’une hyperinsulinémie et la lipolyse n’est pas bloquée dans ce contexte.

2. Quel enchaînement explique l’apparition d’une acidose métabolique dans le diabète de type 1 décompensé ?

Une bêta-hydroxylation accrue des acides gras, suivie d’une accumulation de corps cétoniques
Une glycémie élevée, suivie d’une accumulation directe de glucose dans les poumons
Une synthèse accrue de glycogène, suivie d’une diminution des acides cétoniques
Une dégradation des protéines, suivie d’une accumulation de bicarbonates dans le plasma

Une bêta-hydroxylation accrue des acides gras, suivie d’une accumulation de corps cétoniques

Explication

L’augmentation de la bêta-hydroxylation des acides gras favorise l’accumulation de corps cétoniques, puis l’acidose métabolique avec compensation respiratoire. L’hyperglycémie est distincte de la cétose et ne correspond pas à une accumulation de corps cétoniques en elle-même.

3. Dans un schéma basal-bolus, quelle fonction est attribuée à l’insuline rapide ?

Couvrir les besoins nécessaires à la vie entre les repas
Couvrir les besoins liés aux repas
Maintenir une glycémie stable pendant le jeûne nocturne
Remplacer l’insuline produite lors de l’activité physique

Couvrir les besoins liés aux repas

Explication

Dans le schéma basal-bolus, l’insuline rapide couvre les besoins provoqués par les repas, tandis que l’insuline lente assure les besoins de fond. Les besoins entre les repas et durant la nuit relèvent donc principalement de l’insuline lente.

4. Comment une pompe à insuline délivre-t-elle habituellement l’insuline ?

Elle alterne des injections intraveineuses selon la glycémie mesurée
Elle administre une dose unique d’insuline intermédiaire chaque jour
Elle délivre de l’insuline rapide par un débit basal et des bolus
Elle injecte de l’insuline lente le matin et de l’insuline rapide le soir

Elle délivre de l’insuline rapide par un débit basal et des bolus

Explication

La pompe délivre de l’insuline rapide en continu sous forme de débit basal, avec des bolus destinés notamment aux repas. Le schéma associant habituellement une insuline lente et une insuline rapide correspond plutôt aux injections basal-bolus.

5. Quelle stratégie d’administration de l’insuline est appropriée en présence ou en l’absence d’acido-cétose ?

Commencer par voie intraveineuse dans tous les cas et conserver cette voie après résolution de l’acido-cétose
Commencer par voie sous-cutanée dans tous les cas et poursuivre cette voie pendant l’acido-cétose
Commencer par voie sous-cutanée sans acido-cétose et relayer la voie intraveineuse après plus de 24 heures en cas d’acido-cétose
Commencer par voie intraveineuse sans acido-cétose et relayer la voie sous-cutanée après quelques heures en cas d’acido-cétose

Commencer par voie sous-cutanée sans acido-cétose et relayer la voie intraveineuse après plus de 24 heures en cas d’acido-cétose

Explication

En l’absence d’acido-cétose, l’insulinothérapie sous-cutanée est débutée d’emblée ; en cas d’acido-cétose, elle prend le relais de l’insuline intraveineuse continue après plus de 24 heures. La voie intraveineuse est donc liée à la prise en charge de l’acido-cétose, et non à toutes les situations.

6. Un élève atteint de diabète peut-il être dispensé d’éducation physique et sportive au seul motif de sa maladie ?

Non, car les élèves diabétiques doivent pratiquer une activité physique sans adaptation
Oui, le diabète entraîne automatiquement une dispense d’éducation physique et sportive
Oui, mais seulement lorsque l’élève reçoit de l’insuline plusieurs fois par jour
Non, une dispense nécessite une inaptitude établie par un contrôle médical

Non, une dispense nécessite une inaptitude établie par un contrôle médical

Explication

Le diabète ne justifie pas à lui seul une dispense d’éducation physique et sportive ; celle-ci repose sur une inaptitude établie par un contrôle médical. Cette règle ne signifie pas que l’activité doit être pratiquée sans adaptation ni que le diabète entraîne une dispense automatique.

7. Quel effet l’activité physique exerce-t-elle généralement sur la glycémie chez une personne diabétique ?

Elle l’augmente pendant l’exercice puis la stabilise immédiatement après
Elle la diminue pendant l’exercice et surtout dans les heures qui suivent
Elle la maintient pendant l’exercice et l’élève principalement durant la nuit
Elle la diminue pendant l’exercice puis provoque habituellement une hausse immédiate

Elle la diminue pendant l’exercice et surtout dans les heures qui suivent

Explication

L’activité physique est conseillée car elle favorise le bien-être et améliore généralement le contrôle du diabète, tout en faisant baisser la glycémie pendant l’effort et surtout après. Elle ne provoque donc pas habituellement une élévation glycémique immédiate comme effet principal.

8. Quelle recommandation alimentaire correspond à la prise en charge habituelle d’un enfant diabétique ?

Une alimentation normale, avec une ration calorique normale et trois repas pouvant être complétés par un goûter
Un régime strict pauvre en glucides, avec deux repas quotidiens et une ration calorique réduite
Une alimentation sans glucides au dîner, avec trois repas fixes sans collation possible
Une ration calorique augmentée, avec des repas supprimés pour limiter les variations glycémiques

Une alimentation normale, avec une ration calorique normale et trois repas pouvant être complétés par un goûter

Explication

L’enfant diabétique doit recevoir une alimentation normale, sans régime particulier ni repas dépourvu de glucides, avec trois repas éventuellement complétés par un goûter. Une restriction systématique des glucides ou une diminution des apports énergétiques ne correspond pas à cette recommandation.

9. Laquelle de ces situations peut expliquer une hyperglycémie aiguë ?

Un repas équilibré suivi d’une activité habituelle
Une hydratation correcte avec une dose adaptée
Une collation prévue après une mesure normale
Un repas excessif associé à une infection

Un repas excessif associé à une infection

Explication

Un repas excessif et un stress aigu, notamment une infection, font partie des causes possibles d’hyperglycémie. Une activité physique habituelle et une dose d’insuline adaptée ne correspondent pas aux causes décrites ici.

10. Quelle conduite adopter concernant l’insuline en cas d’hyperglycémie sans cause identifiée ?

Remplacer l’insuline par une activité physique plus intense
Arrêter l’insuline jusqu’au retour d’une glycémie normale
Maintenir l’insuline et envisager une augmentation après 2 à 3 jours
Doubler immédiatement la dose dès la première mesure élevée

Maintenir l’insuline et envisager une augmentation après 2 à 3 jours

Explication

L’insuline doit être maintenue, et une augmentation prudente peut être envisagée après 2 à 3 jours sans cause retrouvée. L’arrêt de l’insuline ou une augmentation immédiate et importante ne correspond pas à la conduite recommandée.

11. Chez une personne dont la glycémie capillaire est supérieure à 2,5 g/L, quelle vérification faut-il effectuer ?

Rechercher une hypoglycémie et retenir une cétonémie positive dès 0,8 mmol/L
Attendre une glycémie supérieure à 3 g/L avant de rechercher des cétones
Considérer les cétones positives dès que la glycémie dépasse 2,5 g/L
Rechercher des cétones et considérer la cétonémie positive au-delà de 0,5 mmol/L

Rechercher des cétones et considérer la cétonémie positive au-delà de 0,5 mmol/L

Explication

Une glycémie capillaire supérieure à 2,5 g/L impose une recherche de cétones, dont le seuil de positivité est supérieur à 0,5 mmol/L. Le seuil glycémique déclenche la recherche, mais ne définit pas à lui seul une cétonémie positive.

12. En cas de cétones positives chez une personne traitée par pompe, quelle conduite est recommandée ?

Ajouter 10 % de la dose totale journalière d’insuline rapide au stylo, puis contrôler à H2
Ajouter une dose fixe d’insuline lente, puis contrôler le lendemain matin
Boire de l’eau et contrôler la glycémie sans modifier l’insulinothérapie
Suspendre la pompe et attendre la disparition des cétones avant toute injection

Ajouter 10 % de la dose totale journalière d’insuline rapide au stylo, puis contrôler à H2

Explication

La présence de cétones positives conduit à ajouter de l’insuline rapide à hauteur de 10 % de la dose totale journalière, au stylo si le traitement passe par une pompe, puis à contrôler glycémie et cétones à H2. Attendre ou utiliser une insuline lente ne suit pas cette procédure.

13. Quelle situation constitue une cause possible d’hypoglycémie ?

Un repas plus copieux accompagné d’une dose habituelle
Une activité physique imprévue ou plus intense que prévu
Une infection aiguë sans modification de l’alimentation
Une période de repos après une mesure glycémique normale

Une activité physique imprévue ou plus intense que prévu

Explication

Une activité physique imprévue ou plus intense augmente le risque d’hypoglycémie, tout comme un repas insuffisant ou une erreur de dose d’insuline. Un repas copieux n’est pas la situation typiquement associée à cette baisse de glycémie.

14. Quel résultat définit une hypoglycémie capillaire chez une personne présentant des signes évocateurs ?

Une glycémie inférieure à 0,8 g/L en présence de signes
Une glycémie comprise entre 0,8 et 1,2 g/L avec une soif importante
Une glycémie supérieure à 0,8 g/L après une activité physique
Une glycémie inférieure à 0,7 g/L en l’absence de signes

Une glycémie inférieure à 0,8 g/L en présence de signes

Explication

Une glycémie capillaire inférieure à 0,8 g/L peut définir une hypoglycémie lorsqu’elle s’accompagne de signes. Le seuil de 0,7 g/L correspond à la définition générale, sans dépendre de la présence de signes.

15. Quelle séquence correspond au traitement initial d’une hypoglycémie ?

Mesurer la glycémie, prendre un sucre par kilogramme puis contrôler après une heure
Pratiquer une activité physique, prendre trois sucres puis attendre la mesure du lendemain
Se mettre au repos, mesurer la glycémie, prendre un sucre pour 20 kg puis contrôler après 10 à 15 minutes
Prendre un repas complet, éviter la mesure et renouveler l’insuline habituelle

Se mettre au repos, mesurer la glycémie, prendre un sucre pour 20 kg puis contrôler après 10 à 15 minutes

Explication

Le traitement initial associe repos, mesure de la glycémie, prise d’un sucre pour 20 kg avec un maximum de trois, puis contrôle après 10 à 15 minutes. Une nouvelle prise peut être nécessaire si l’efficacité est insuffisante, tandis que l’activité physique aggraverait la situation.

16. Quel traitement urgent convient à une hypoglycémie sévère avec trouble de la conscience ?

Administrer du glucagon par voie intranasale, intramusculaire ou sous-cutanée
Injecter une dose supplémentaire d’insuline rapide pour corriger la situation
Faire boire une boisson sucrée à la personne inconsciente sans autre intervention
Attendre la reprise de conscience avant de mesurer ou traiter la glycémie

Administrer du glucagon par voie intranasale, intramusculaire ou sous-cutanée

Explication

Une hypoglycémie sévère avec trouble de la conscience ou impossibilité de se resucrer seul nécessite du glucagon, notamment par voie intranasale, intramusculaire ou sous-cutanée. Faire boire une personne inconsciente présente un risque et ne constitue pas le traitement recommandé.

17. Quel objectif décrit correctement la cible glycémique mesurée par capteur ?

Passer environ 50 % du temps entre 180 et 250 mg/dL
Passer plus de 70 % du temps entre 70 et 180 mg/dL
Maintenir une glycémie supérieure à 180 mg/dL pendant plus de 70 % du temps
Maintenir plus de 70 % du temps une glycémie inférieure à 70 mg/dL

Passer plus de 70 % du temps entre 70 et 180 mg/dL

Explication

La cible au capteur est l’intervalle de 70 à 180 mg/dL, soit 3,9 à 10,0 mmol/L, avec plus de 70 % du temps dans cet intervalle. Les autres propositions placent la majorité du temps sous ou au-dessus de la zone cible.

18. Quel objectif biologique est recommandé pour le suivi du diabète ?

Analyser le temps dans la cible par HbA1c chaque semaine et viser 10 %
Mesurer l’HbA1c tous les 3 mois et viser une valeur inférieure à 7 %
Mesurer l’HbA1c une fois par an et viser une valeur supérieure à 7 %
Évaluer les cétones tous les 3 mois et les maintenir sous 7 %

Mesurer l’HbA1c tous les 3 mois et viser une valeur inférieure à 7 %

Explication

L’objectif biologique repose sur une HbA1c mesurée tous les 3 mois et inférieure à 7 %. Le temps passé dans les intervalles glycémiques relève du suivi par capteur, tandis que les cétones ne sont pas exprimées comme une HbA1c.

19. Quel ensemble de compétences relève de l’éducation thérapeutique ?

Mémoriser les résultats biologiques sans aborder l’alimentation ni les symptômes
Comprendre le diabète, reconnaître les hypo- et hyperglycémies, et adapter alimentation et sport
Remplacer l’apprentissage des normes glycémiques par une surveillance médicale périodique
Apprendre uniquement les réglages de la pompe et supprimer toute activité sportive

Comprendre le diabète, reconnaître les hypo- et hyperglycémies, et adapter alimentation et sport

Explication

L’éducation thérapeutique porte notamment sur le diabète, les normes glycémiques, la reconnaissance des hypoglycémies et hyperglycémies, l’alimentation et le sport. Elle ne se limite donc pas aux réglages techniques de l’insulinothérapie.

20. Laquelle de ces propositions correspond à une complication à long terme du diabète ?

La rétinopathie diabétique
La bronchite infectieuse
La gastrite aiguë
La fracture traumatique

La rétinopathie diabétique

Explication

La rétinopathie diabétique fait partie des complications chroniques du diabète, avec la néphropathie, la neuropathie et les complications cardiovasculaires. Les autres propositions désignent des affections qui ne figurent pas parmi ces complications à long terme.

21. Quelle association entre une complication chronique du diabète et l’organe principalement atteint est correcte ?

Complication cardiovasculaire — estomac
Neuropathie — rétine
Néphropathie — rein
Rétinopathie — système nerveux

Néphropathie — rein

Explication

La néphropathie diabétique atteint le rein, tandis que la rétinopathie concerne la rétine et la neuropathie le système nerveux. Les autres associations confondent les organes touchés par ces complications.

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Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Prise en charge du diabète pédiatrique.

Qu'entraîne la destruction de plus de 80 % des cellules bêta du pancréas ?

Une insulinopénie, une hyperglycémie et le recours à la lipolyse du tissu adipeux.

Quelle conséquence provoque l'augmentation de la bêta-hydroxylation des acides gras ?

Une accumulation de corps cétoniques dans le plasma.

Quelle complication suit l'accumulation de corps cétoniques dans le plasma ?

Une acidose métabolique avec compensation respiratoire.

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