QCM : Traumatismes des membres inférieurs (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition distingue correctement un polytraumatisé d’un patient simplement « polycassé » ?

Il présente plusieurs fractures sans risque vital associé identifiable
Il présente au moins deux lésions, dont une peut menacer le pronostic vital
Il présente une seule fracture accompagnée d’une douleur particulièrement intense
Il présente plusieurs plaies cutanées sans atteinte osseuse ou viscérale

Il présente au moins deux lésions, dont une peut menacer le pronostic vital

Explication

Un polytraumatisé associe au moins deux lésions, dont l’une est potentiellement vitale. Le terme « polycassé » décrit plusieurs fractures sans impliquer qu’une lésion menace le pronostic vital.

2. Pourquoi un traumatisme du membre inférieur peut-il rester grave malgré un risque vital initial souvent limité ?

Ses complications, ses comorbidités et son retentissement fonctionnel peuvent être importants
Il entraîne habituellement une hémorragie cérébrale dès les premières minutes
Il compromet fréquemment la fonction cardiaque indépendamment des lésions associées
Il provoque directement une insuffisance respiratoire chez la plupart des patients

Ses complications, ses comorbidités et son retentissement fonctionnel peuvent être importants

Explication

La gravité peut provenir des complications, des comorbidités et des séquelles fonctionnelles, même lorsque la lésion initiale engage rarement le pronostic vital. Une insuffisance respiratoire ou une atteinte cardiaque ne constitue pas la conséquence habituelle d’un traumatisme isolé du membre inférieur.

3. Chez une personne âgée de plus de 80 ans, quelle mortalité annuelle est associée à une fracture du col du fémur ?

Environ un tiers à la moitié des patients
Environ un patient sur vingt
Environ trois quarts des patients
Environ deux patients sur cent

Environ un tiers à la moitié des patients

Explication

Une fracture du col du fémur après 80 ans est associée à une mortalité d’environ un tiers à la moitié dans l’année. Les autres proportions s’écartent nettement de cette estimation.

4. Quelle attitude est appropriée lorsqu’un traumatisme du membre inférieur coexiste avec une autre plaie ?

Évaluer aussi les lésions associées, car certaines peuvent menacer le pronostic vital
Traiter d’abord la douleur du membre, puis rechercher les lésions associées à distance
Considérer le traumatisme du membre comme fonctionnel jusqu’à l’apparition de signes généraux
Se concentrer sur la plaie visible, car le membre inférieur présente peu de risques immédiats

Évaluer aussi les lésions associées, car certaines peuvent menacer le pronostic vital

Explication

Il faut rechercher les lésions associées, car leur gravité peut être vitale malgré une atteinte initiale du membre inférieur apparemment peu menaçante. Se focaliser sur la plaie visible risque donc de faire manquer une complication grave.

5. Qu’est-ce qui explique principalement la dangerosité initiale d’une lésion ostéo-articulaire ?

La limitation articulaire observée après la consolidation de la fracture
La douleur provoquée par l’atteinte osseuse, même sans lésion associée
La composition minérale de l’os indépendamment des tissus environnants
Ses rapports avec les structures vasculaires, nerveuses et cutanées voisines

Ses rapports avec les structures vasculaires, nerveuses et cutanées voisines

Explication

La menace initiale vient surtout des rapports de l’os avec les vaisseaux, les nerfs et la peau adjacents. L’os isolé compromet davantage la fonction, tandis que les structures voisines peuvent aggraver rapidement le pronostic.

6. Pourquoi une fracture plus proximale est-elle généralement considérée comme plus dangereuse ?

Les fractures distales provoquent habituellement davantage de saignements internes
Les os proximaux sont dépourvus de réseaux nerveux protecteurs
Les fractures proximales touchent toujours une articulation majeure
Les gros vaisseaux se trouvent davantage dans les régions proximales

Les gros vaisseaux se trouvent davantage dans les régions proximales

Explication

La proximité des gros vaisseaux augmente le danger potentiel d’une fracture proximale. Une atteinte articulaire ou nerveuse n’est pas systématique et ne constitue pas l’explication principale de cette règle.

7. Quelle caractéristique définit une fracture ouverte ?

Une fracture dont les fragments restent alignés sous une peau intacte
Une fracture présentant une douleur intense sans plaie visible au niveau cutané
Une fracture accompagnée d’une perte des rapports entre deux surfaces articulaires
Une fracture associée à une effraction cutanée qui communique avec l’extérieur

Une fracture associée à une effraction cutanée qui communique avec l’extérieur

Explication

Une fracture ouverte comporte une effraction cutanée mettant la fracture en communication avec l’extérieur. Une peau intacte correspond à une fracture fermée, tandis qu’une perte des rapports articulaires définit une luxation.

8. Que désigne une luxation ?

Une infection d’une articulation survenant après une immobilisation prolongée
Une fissure osseuse sans déplacement des surfaces articulaires
Une rupture cutanée au niveau d’un os fracturé et exposé à l’air
Une perte des rapports articulaires, parfois associée à une fracture

Une perte des rapports articulaires, parfois associée à une fracture

Explication

La luxation correspond à une perte des rapports normaux entre les surfaces articulaires et peut s’associer à une fracture pour former une fracture-luxation. Une rupture cutanée décrit plutôt une fracture ouverte, tandis qu’une fissure osseuse isolée ne définit pas une luxation.

9. Quelle prise en charge est requise pour une fracture ouverte ?

Une antibiothérapie et, dans la plupart des cas, un traitement chirurgical
Une immobilisation sans antibiothérapie lorsque la plaie paraît peu profonde
Une réduction articulaire isolée, sans traitement spécifique de la plaie
Une surveillance simple, car le risque infectieux reste comparable à celui d’une fracture fermée

Une antibiothérapie et, dans la plupart des cas, un traitement chirurgical

Explication

Toute fracture ouverte nécessite une antibiothérapie et est presque toujours traitée chirurgicalement en raison de sa communication avec l’extérieur et du risque infectieux. Une fracture fermée non infectée ne justifie pas automatiquement la même antibiothérapie.

10. Lors de l’examen vasculaire d’un membre inférieur traumatisé, quelle conduite permet de rechercher une suppléance artérielle ou son absence ?

Évaluer la recoloration capillaire avant de palper les pouls distaux
Palper tous les pouls, y compris les pouls intermédiaires
Comparer la température cutanée sans examiner les pouls intermédiaires
Rechercher uniquement le pouls fémoral et le pouls pédieux

Palper tous les pouls, y compris les pouls intermédiaires

Explication

La palpation de tous les pouls du membre inférieur, notamment les pouls intermédiaires, permet d’identifier une suppléance ou son absence. Se limiter aux pouls fémoral et pédieux peut faire méconnaître une anomalie située entre ces deux points.

11. Pourquoi l’immobilisation d’un membre inférieur augmente-t-elle le risque de phlébite ?

Elle augmente le retour veineux tout en diminuant la pression veineuse
Elle accélère la contraction musculaire et augmente la stase artérielle
Elle diminue la contraction musculaire et réduit le retour veineux
Elle dilate les artères et favorise la migration des globules rouges

Elle diminue la contraction musculaire et réduit le retour veineux

Explication

L’immobilisation réduit la contraction musculaire, qui contribue normalement au retour veineux, ce qui favorise la stase et la phlébite. L’idée selon laquelle l’immobilisation faciliterait le retour veineux inverse le rôle physiologique de la contraction musculaire.

12. Quelle distinction décrit correctement les saignements liés à une lésion vasculaire traumatique ?

Le saignement veineux est en nappe, tandis que le saignement artériel est pulsatile et en jet
Le saignement veineux est pulsatile, tandis que le saignement artériel s’écoule en nappe
Les deux saignements sont en jet, mais le saignement veineux est généralement plus rapide
Les deux saignements sont en nappe, mais leur abondance dépend de la taille de la plaie

Le saignement veineux est en nappe, tandis que le saignement artériel est pulsatile et en jet

Explication

Un saignement veineux s’écoule généralement en nappe et moins rapidement, tandis qu’un saignement artériel est pulsatile et projeté en jet. La proposition opposée attribue à chaque type de vaisseau le mode d’écoulement caractéristique de l’autre.

13. Quelle mesure est appropriée lorsqu’un saignement important nécessite la pose d’un garrot ?

Poser le garrot en amont du saignement et noter précisément l’heure de sa pose
Placer le garrot sous la plaie et retirer toute indication concernant son horaire
Comprimer la plaie sans noter l’heure, car la durée de pose n’a pas d’intérêt clinique
Appliquer le garrot directement sur l’articulation et le desserrer à intervalles réguliers

Poser le garrot en amont du saignement et noter précisément l’heure de sa pose

Explication

Un garrot peut être placé en amont du saignement, et son heure de pose doit être notée pour guider la prise en charge ultérieure. Une compression locale peut aussi être utilisée, mais elle ne supprime pas l’importance de l’horaire lorsqu’un garrot est posé.

14. Quelle définition correspond au syndrome des loges ?

Une obstruction artérielle isolée causée par un caillot circulant dans une grosse artère
Une infection diffuse des muscles provoquée par une contamination bactérienne après une plaie profonde
Une paralysie nerveuse transitoire liée à l’étirement d’un nerf au cours d’un traumatisme
Des ischémies multiples de petits vaisseaux dues à une compression extrinsèque, souvent par un hématome ou un plâtre

Des ischémies multiples de petits vaisseaux dues à une compression extrinsèque, souvent par un hématome ou un plâtre

Explication

Le syndrome des loges résulte d’une compression extrinsèque, souvent liée à un hématome ou à un plâtre, qui entraîne des ischémies de petits vaisseaux. Une obstruction artérielle isolée ne décrit pas ce mécanisme de compression au sein d’une loge.

15. Quel traitement peut être nécessaire pour décomprimer une loge en cas de syndrome des loges ?

Une mobilisation forcée répétée du membre concerné
Une simple application de froid sur la région atteinte
Une immobilisation plâtrée plus serrée
Une aponévrotomie de décharge

Une aponévrotomie de décharge

Explication

L’aponévrotomie de décharge ouvre la loge et permet de réduire la compression qui menace les tissus. Une immobilisation seule ne traite pas la compression et peut même la maintenir ou l’aggraver.

16. Quelle immobilisation est adaptée aux urgences lorsqu’un membre traumatisé doit être plâtré ?

Un plâtre circulaire renforcé par une seconde couche pour limiter l’œdème
Une attelle plâtrée postérieure avec surélévation et surveillance
Un plâtre circulaire complet associé à une mobilisation précoce
Une attelle très serrée sans consigne de surveillance ni de surélévation

Une attelle plâtrée postérieure avec surélévation et surveillance

Explication

Aux urgences, l’attelle plâtrée postérieure permet de laisser une place à l’œdème et doit s’accompagner de conseils de surélévation et de surveillance. Un plâtre circulaire risque davantage de majorer la compression lorsque l’œdème augmente.

17. Quel examen neurologique doit être réalisé après tout traumatisme d’un membre inférieur ?

Un examen de la sensibilité du membre supérieur pour comparer les deux côtés
Une recherche de douleur à la palpation sans vérification des fonctions nerveuses
Un testing systématique de la sensibilité et de la motricité en aval
Une évaluation de la force musculaire sans examen de la sensibilité distale

Un testing systématique de la sensibilité et de la motricité en aval

Explication

Tout traumatisme du membre inférieur impose de tester en aval la sensibilité et la motricité afin de dépister une atteinte neurologique. Examiner la force sans la sensibilité ne permet pas une évaluation neurologique complète.

18. Dans quelle situation une lésion musculaire présente-t-elle un risque particulièrement grave ?

Lorsqu’elle provoque une douleur modérée qui diminue au repos
Lorsqu’il s’agit d’une contusion musculaire simple sans traitement associé
Lorsqu’elle concerne un muscle superficiel sans signe de compression
Lorsqu’il s’agit d’un hématome chez une personne traitée par anticoagulants

Lorsqu’il s’agit d’un hématome chez une personne traitée par anticoagulants

Explication

Les lésions musculaires sont souvent bénignes, mais un hématome sous anticoagulants peut devenir grave en raison du risque de saignement important. Une contusion musculaire simple est généralement moins préoccupante en l’absence de signe de complication.

19. Quel mécanisme définit le crush syndrome ?

La compression prolongée d’un membre suivie d’une libération de débris musculaires dans le sang
Une contusion brève entraînant une douleur locale sans conséquence systémique
Une plaie cutanée infectée entraînant une inflammation limitée aux tissus superficiels
Une fracture isolée provoquant une obstruction immédiate d’une artère principale

La compression prolongée d’un membre suivie d’une libération de débris musculaires dans le sang

Explication

Le crush syndrome survient après l’écrasement ou la compression prolongée d’un membre, puis la libération systémique de débris musculaires lors de la décompression. Un simple hématome musculaire reste local et ne correspond pas à cette libération massive dans la circulation.

20. Quelle complication biologique peut survenir après un crush syndrome ?

La créatine phospho-kinase protège le rein et le potassium entraîne une hypoglycémie progressive
La créatine phospho-kinase peut précipiter dans le rein et le potassium provoquer une hyperkaliémie brutale
La créatine phospho-kinase provoque une anémie isolée et le potassium entraîne une hypotension durable
La créatine phospho-kinase bloque la respiration et le potassium provoque une déshydratation cutanée

La créatine phospho-kinase peut précipiter dans le rein et le potassium provoquer une hyperkaliémie brutale

Explication

Après un crush syndrome, la créatine phospho-kinase peut précipiter dans le rein et contribuer à une insuffisance rénale, tandis que le potassium libéré peut entraîner une hyperkaliémie brutale avec risque d’arrêt cardiaque. La diminution du potassium ne correspond pas au mécanisme attendu après la destruction musculaire.

21. Quel est le premier traitement d’une douleur traumatique d’un membre ?

Réaliser immédiatement une radiographie
Administrer un antalgique seul
Immobiliser le membre atteint
Commencer une antibiothérapie préventive

Immobiliser le membre atteint

Explication

L’immobilisation constitue le premier traitement, car elle réduit la composante mécanique de la douleur traumatique. Un antalgique seul peut soulager, mais il ne corrige pas cette composante mécanique.

22. Chez un patient présentant une douleur traumatique évaluée à 6 sur l’échelle visuelle analogique, quelle prise en charge antalgique est indiquée ?

Une immobilisation sans traitement antalgique complémentaire
Un antalgique de palier 2 ou 3, souvent par voie intraveineuse
Un antalgique de palier 1 administré uniquement par voie orale
Une anesthésie générale avant toute évaluation clinique

Un antalgique de palier 2 ou 3, souvent par voie intraveineuse

Explication

Une douleur dont l’échelle visuelle analogique dépasse 4 justifie un antalgique de palier 2 ou 3, souvent administré par voie intraveineuse si une intervention est possible. L’immobilisation reste utile, mais elle ne remplace pas l’antalgie adaptée à une douleur intense.

23. Quelle association thérapeutique est nécessaire en cas de luxation ?

Une antibiothérapie et une mobilisation progressive sous surveillance
Une immobilisation et une réduction, avec anesthésie locorégionale possible
Une traction prolongée et une immobilisation sans remise en place
Une réduction spontanée attendue après administration d’antalgiques

Une immobilisation et une réduction, avec anesthésie locorégionale possible

Explication

La luxation doit être immobilisée et réduite, une anesthésie locorégionale pouvant compléter les antalgiques. L’immobilisation sans réduction ne rétablit pas la position articulaire.

24. Quel élément appartient à la checklist infirmière initiale lors d’un traumatisme d’un membre ?

Retirer l’attelle afin d’observer librement toute la longueur du membre
Poser un plâtre fermé avant d’évaluer la circulation périphérique
Palper les pouls et tester la sensibilité ainsi que la motricité distales
Reporter la mesure des constantes après la prise en charge antalgique

Palper les pouls et tester la sensibilité ainsi que la motricité distales

Explication

La checklist comprend la palpation des pouls et le testing sensitivo-moteur distal afin d’évaluer l’état neurovasculaire. Un plâtre fermé est à éviter dans cette situation, et les constantes doivent être contrôlées pendant l’évaluation initiale.

25. Quelle affirmation caractérise la gravité d’une fracture du col du fémur chez la personne âgée ?

Elle apparaît surtout après une plaie ouverte et ne comporte pas de risque vital notable
Elle concerne principalement l’adulte jeune sportif et évolue favorablement sans complication
Elle résulte généralement d’un traumatisme à haute énergie et entraîne une mortalité faible après traitement
Elle peut survenir après une chute de sa hauteur et entraîner une mortalité annuelle de 30 à 40 %

Elle peut survenir après une chute de sa hauteur et entraîner une mortalité annuelle de 30 à 40 %

Explication

Chez la personne âgée ostéoporotique, une fracture du col du fémur peut survenir après une chute de sa hauteur et reste associée à une mortalité de 30 à 40 % dans l’année. Elle ne concerne donc pas principalement les adultes jeunes ni les traumatismes à haute énergie.

26. Quelle position du membre est typiquement observée lors d’une fracture du col du fémur ?

Une position antalgique en rétraction et rotation externe
Une position en abduction avec flexion plantaire
Une position en extension complète avec rotation interne
Une position relâchée sans modification de l’axe du membre

Une position antalgique en rétraction et rotation externe

Explication

La fracture du col du fémur provoque typiquement une position antalgique avec rétraction et rotation externe du membre. Une rotation interne ou une absence de modification de l’axe ne correspond pas à la présentation habituelle décrite.

27. Quel est le rôle de la traction dans la prise en charge d’une fracture du col du fémur ?

Une technique destinée à remplacer la réduction lors d’une luxation
Un traitement définitif permettant d’éviter habituellement la chirurgie
Une mesure d’attente avant un traitement généralement chirurgical
Une méthode réservée aux fractures sans déplacement après consolidation

Une mesure d’attente avant un traitement généralement chirurgical

Explication

La traction peut être utilisée temporairement en attendant une chirurgie, car le traitement de la fracture du col du fémur est chirurgical dans la plupart des cas. Elle ne constitue donc pas habituellement le traitement définitif.

28. Quelle conduite préhospitalière est indiquée pour une fracture diaphysaire du fémur lorsqu’une esquille osseuse menace un gros vaisseau ?

Mobiliser régulièrement le membre pour prévenir la raideur articulaire
Appliquer un plâtre circulaire afin de comprimer le foyer fracturaire
Attendre l’imagerie hospitalière avant toute immobilisation spécialisée
Mettre en place sous anesthésie une traction avec une attelle de Donway

Mettre en place sous anesthésie une traction avec une attelle de Donway

Explication

Le risque hémorragique est important et une esquille dirigée vers un gros vaisseau impose une traction préhospitalière sous anesthésie avec une attelle de Donway. Attendre l’imagerie ou poser un plâtre circulaire ne répond pas à cette urgence vasculaire.

29. Quelle structure ligamentaire est le plus souvent touchée lors d’une entorse de cheville ?

Le ligament latéral
Le ligament croisé antérieur
Le ligament médial
Le ligament patellaire

Le ligament latéral

Explication

L’entorse de cheville est très fréquente et atteint le plus souvent le ligament latéral. Les autres structures proposées appartiennent à d’autres articulations ou sont moins typiquement concernées par l’entorse latérale de la cheville.

30. Pourquoi une radiographie de cheville n’est-elle pas réalisée systématiquement après une entorse ?

Elle aggrave directement l’instabilité et retarde la consolidation osseuse
Elle remplace l’évaluation de la douleur et rend l’immobilisation inutile
Elle empêche l’examen clinique et augmente le risque de récidive ligamentaire
Elle n’améliore ni la satisfaction ni le traitement et expose à une irradiation

Elle n’améliore ni la satisfaction ni le traitement et expose à une irradiation

Explication

La radiographie systématique n’améliore ni la satisfaction des patients ni le traitement, tout en exposant notamment les sujets jeunes à une irradiation. Elle reste cependant indiquée lorsque certains critères cliniques font suspecter une fracture.

31. Dans quelle situation une radiographie de cheville est-elle indiquée après un traumatisme ?

En cas d’œdème modéré avec appui conservé et examen osseux indolore
En cas de douleur malléolaire postérieure ou d’impossibilité de faire quatre pas
En cas d’ecchymose cutanée sans douleur localisée sur les reliefs osseux
En cas de douleur isolée du tendon d’Achille sans gêne à la marche

En cas de douleur malléolaire postérieure ou d’impossibilité de faire quatre pas

Explication

Une radiographie de cheville est indiquée en cas de douleur du bord postérieur ou de la crête médiane d’une malléole sur 6 cm, ou d’impossibilité de faire quatre pas immédiatement puis lors de l’examen. Un œdème ou une ecchymose isolés ne suffisent pas à eux seuls selon ces critères.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Traumatismes des membres inférieurs.

Qu'est-ce qu'un polytraumatisé ?

Une personne avec au moins deux lésions dont une potentiellement vitale.

Quel est le risque vital immédiat d'un traumatisme du membre inférieur ?

Il est rarement engagé à court terme.

Quelles complications peuvent être graves après un traumatisme du membre inférieur ?

Les complications, comorbidités et retentissements fonctionnels.

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